Slide # 1

Baby Driver (2017)

Le réalisateur culte de la trilogie cornetto revient enfin avec son nouveau Baby. Verdict !

Daylight (1996)

Ghost in the Shell (2017)

L'adaptation du manga culte japonais avec Scarlett Johannssen est-elle à la hauteur des attentes ?

Slide # 3

Blood Father (2016)

Retour de l'ogre Gibson dans un rôle à sa mesure.

Slide # 4

Star Trek Beyond (2016)

Encore un flamboyant exemple de la malédiction du numéro 3.

Slide # 5

La Maison des Otages (1990)

L'avant dernier film de Michael Cimino, remake du classique de 1945 avec Mickey Rourke.

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07/02/2015

Left Behind (2014)






Perdu : Nicolas Kim Coppola, plus connu sous le nom Nicolas Cage, ou encore The Cage pour les intimes. Profession: Acteur jusqu'en 2006, année à laquelle sa filmographie commence à partir en caca-huètes pour cause de problèmes financiers consécutifs à un audit fiscal particulièrement désastreux . Signe distinctif: Porte un Oscar, obtenu en 1995 pour le film Leaving Las Vegas et croit dur comme fer que ça excuse tout. Adapte sa coiffure à chaque nouveau film en accord avec son taux de nanardise. Vu pour la dernière fois dans l'excellente Joe en 2014. Des sources bien informées signalent l'avoir aperçu dans d'autres films au courant de la même année -Rage, Left Behind, Outcast...- mais aucune preuve n'a été avancée jusqu'ici. Si vous le retrouvez, merci de le signaler au plus vite. Ses fans sont très, très inquiets. 

Quand on y repense avec un peu de recul, la décision de changer de nom artistique de Coppola à Cage à été pour le petit Nicolas prophétique. Aucun Coppola n'aurait toléré que son nom de famille soit associé de près ou de loin à ce qu'on pourrait appeler ''L'étrange filmographie du Cage''. Talia Shire, sa tante, a certes fait Horreur à volonté, mais elle a arrêté les conneries depuis Le Parrain. Francis Ford Coppola, son tonton, a certes fait Jack mais lui, il peut, parce que c'est Francis Ford Coppola. Nous ne pouvons que supposer l'ampleur de la circonspection qu'éprouvent ses proches au vu du dérapage dangereux de la filmo de notre Nico. Nous compatissons et sommes prêts à pardonner, surtout lorsque le Nico nous jure ses grands dieux qu'on ne l'y reprendrait plus et qu'il est définitivement rangé des voitures. Joe a été une très bonne surprise en début d'année. Rage n’était pas folichon mais avait su montrer les crocs. Puis ce Left Behind... Dis-donc, tu nous prendrais pas un peu pour des cons, Nicolas ? 

Parlons-en de ce Left Behind puisqu'il le faut. Difficile à croire, mais il s'agit là du reboot d'une trilogie déjà existante datant du début 2000, adaptation d'une série de best sellers cathos signés Tim LaHaye et Jerry B. Jenkins. Déjà à l'époque, l'accueil commercial et critique avait été désastreux et l'on s’étonne encore de la pertinence d'un tel reboot, surtout au vu du résultat de cette nouvelle mouture. Par où faut-il commencer ? Par la patine cheap et mal fagotée du métrage dont le plus gros du budget est allé dans les poches du coiffeur de Nic Cage ? Ce n'est pas le pire, spécialement dans la filmo de l'acteur. Pour un film qui veut traiter de l'apocalypse et du chaos, il est scandaleusement avare en scènes chocs. Une voiture numérisée qui pète ici ou là, tout au plus, dans un New York qui ressemble vachement à ... à rien en fait. On ne remarquera même pas les talents plus que limités de Vic Armstrong, dont le dernier film en tant que réalisateur remonte au début des années 90 et le pourtant très fun et bourrin Au dessus de la loi. Terne, moche, sans éclats, une prestation qui frôle le ghost directing.  Tout comme l'on ne s'attardera pas sur ce casting transparent choisi uniquement pour sa galerie de tronches lisses et oubliables qui se contentent d'arborer une moue de circonstance. Non, tout cela n'est pas spécialement le souci de cette péloche.

Ce qui pue vraiment dans ce Chaos, c'est qu'il est extrêmement faux cul dans le fond comme dans la forme. Le pitch veut faire croire qu'il traite de l'enlèvement des chrétiens selon la bible et le merdier qui s'en suit. Or il abandonne son postulat de départ en cours de route -trop cher, t'es fou? - pour nous narrer la mésaventure d'un avion en atterrissage forcé et dont l'équipage se limite exclusivement à la classe Business. Le texte religieux est amené avec autant de grâce qu'un rhinocéros traversant un champ dégagé, et est aussi simplet qu'un cours de maternelle : En gros, faut croire en Dieu sinon, bah y'a plein de merdouilles qui vont t'arriver et si jamais y'a l'apocalypse, tu seras épargné. Mais le plus dégueulasse ici, c'est le ton sérieux comme la mort qui prévaut. Un comble au vu de l'amateurisme et de la médiocrité dont il fait preuve. C'est con, c’est creux, c’est chiantissime, ça met trois plombes à se mettre en place et en plus ça pète plus haut que son cul. Dire qu'on passe à côté d'un authentique nanar certifié Gold avec Nic Cage en prime et qu'au lieu de ça on nous sert ce navet infect qu'on veut faire passer pour du caviar. C'est too much. 

Le Chaos est sans conteste le pire film de la filmo de Nicolas Cage. Faut-il en dire plus? Ne perdez surtout pas votre temps avec, il n'y a rien, mais rien à en tirer. On vous aura prévenus. 

21/08/2013

L'Anthologie du Film Con: White House Down (2013)

Entendons-nous bien: je ne suis pas contre une bonne resucée de la vieille formule Die Hard. Dans un bateau, dans un train, dans un avion, dans un stade de hockey ou même ici, dans la vénérable Ouaïte Haousse ov Ze younaitède Stètes Ov Ameurika. Je pense qu'on a eu de très bonnes pépites de ce genre là, Under Siege avec Steven Seagal étant clairement la meilleure référence. Certaines mêmes ont été de solides divertissements sans prétention.  Mais là, faut pas pousser. 

Roland Emmerich n'est pas spécialement réputé pour sa finesse ni par une filmographie follement jouasse, c'est un fait. Pourtant, avec un pitch aussi simple et un cahier de charge ultra balisé, tous les espoirs étaient permis. Personnellement, je me suis même surpris à espérer un grand retour de l'allemand à sa période faste, celle de Universal Soldier, Stargate ou même le débilos Independance Day. Des films sans grande prétention que celle de divertir, mais qui bénéficiaient d'un savoir faire certain et pas avares en action burinée et efficace. Force est de constater que je me suis planté. 

Pour info, le film ne reprends pas seulement la formule de Die Hard mais aussi toutes les grandes lignes: Le héros un peu loser sur les bords, en instance de divorce et jamais présent pour sa fille est coincé dans un édifice infesté de méchants terroristes qu'il dézinguera au fil de l'action. Le type est même en marcel blanc comme on le voit sur l'affiche. Ajoutez-y de méchants terroristes dont un Nerd en informatique et un crash de Limousine et vous y êtes. Avec tous ces éléments en main, je me demande quand même comment on peut foirer son coup aussi connement, surtout avec un budget de 150 Millions de Dollars US!

Et bien, plusieurs raisons à ça:

Premièrement, n'est pas John McClane qui veut. L'élément central d'un bon film d'action, surtout comme celui-là est un bon héros. Bourrin ou Dandy, c'est au choix. Channing Tatum n'est ni l'un ni l'autre. Passons sur son miscast gigantesque qui peut aisément s'expliquer par sa ''Bankability'' soudaine, mais ne nous voilons pas la face: Il est nul à chier dans le rôle principale. Pas badass pour deux sous, même tous muscles saillants et deux machine-guns aux poings, il se contente de traverser le film avec cet air abruti période Step Up en tirant dans le tas. Impossible de ressentir la moindre sympathie pour le gars même en sachant que sa fille est parmi les otages. De plus, il n'est pas aidé par un scénario aussi rachitique que crétin qui lui fait traverser explosion après explosion interrompues ici et là par une fusillade mal filmée. Aucun corps à corps, ou peu avec l'ennemi, aucune démonstration d'un savoir faire quelconque en terme de tactiques de combat, ses seuls faits d'armes sont juste mentionnés à la va vite en deux trois répliques. Un choix plus couillu pour ce rôle aurait été le bienvenu au moins pour donner plus de crédibilité à un film qui n'y aspire pas du tout.

Deuxièmement, n'est pas John Mctiernan qui veut. Roland Emmercih n'a pas toujours été ce tâcheron que l'on connait, Universal Soldier témoignait d'une grande maîtrise de l'action bourrine et décérébrée qui avait fait les beaux jours de la carrière de Lundgren et Van Damme. Pas de ça ici. Le réalisateur n'en a strictement rien à battre de ses personnages ou de ce qui leur arrive, son seul désir étant de filmer le dynamitage en règle des différentes parties de la maison blanche, des hélicos qui se crachent (y'en a bien 3), des poursuites de voiture qui se terminent dans la piscine, des tirs de char, Air Force One en feu et j'en passe. A ce sujet, les effets spéciaux sont forcément impressionnants, mais ne parviennent pas à enlever cette impression de vacuité qui pèse sur le film. Le pire, c'est la paresse inouïe de Emmerich qui ne se mouille pas du tout et se complaît dans la médiocrité. Son manque de style et une absence totale des notions élémentaires de mise en scène empêchent White House Down d'atteindre les sommets qu'il mérite: On perds ainsi 45 bonne minutes à se mettre dans le bain, non pas en faisant monter la tension crescendo ni même en montrant les enjeux, mais en brossant grossièrement une palette de personnages débiles à souhait, de la fille totalement fana du président US qui se réveille à 5 heures du mat juste pour écouter son speech ou voir son hélico voler en rase-motte (parce que c'est écrit dessus que c'est celui du président),  des membres du cabinet du président qui le regardent avec des yeux pleins d'admiration et des sourires béats comme s'il était Michael Jackson sans oublier les relations tendues au sein de la famille Tatum (Il a oublié d'assister au Show de fin d'année de sa fille, Ow Noo!!!). Pour ce qui est des terroriste, eh ben, ils sont juste sur place, pas besoin de soigner leur entrée, ne vous dérangez pas pour eux.

Mais alors, que reste-t-il dans White House Down? Rien ou presque. Encore un président de plus pour Emmerich en la personne de Jamie Foxx dans une performance obamesque qui frise le ridicule. Ce président est tellement cool qu'il fait un saut dans la salle de visites de la maison blanche, serre des mains, papote avec les présents et fait même une dédicace pour le blog de la fille de Tatum. Waw! En plus, il prévoir le rapatriement de tous les soldats au moyen orient pour concentrer tous les efforts sur la famine dans le monde... moué... de la science-fiction quoi. Jamie Foxx est sympa dans le film, mais c'est juste parce que c'est Jamie Foxx, rien à voir avec le rôle en lui même. Et puis signalons la performance du toujours impeccable James Woods dans le rôle de l'antagoniste. Un peu moins flamboyant que d'habitude certes, mais c'est toujours un plaisir de le revoir, dans un rôle similaire à celui de Ed Harris dans The Rock. Malheurement, il n'est pas à la hauteur d'un Hans Gruber par exemple.

En conclusion, c'est décidé: je ne regarderai plus jamais un film de Roland Emmerich, c'est sûr. Non content d'avoir foutu en l'air un projet qui avait un potentiel monstrueux et un budget de même, cette plaie n'hésite pas à s'auto-citer deux fois dans son navet avec des références à Independance Day et à The Patriot. Un comble! Fuck You Roland! 

27/04/2013

L'anthologie du Film Con: Driven (2001)


Driven c'est ce film  qui a réussi la prouesse de finir d'enterrer les carrières respectives de Sylvester Stallone et de Renny Harlin, temporairement pour le premier et quasi définitivement pour le second. Pour leur défense, le film était sorti en 2001 et je ne sais pas si vous vous rappelez, mais à l'aube des années 2000 c'était le gros bordel dans le cinéma hollywoodien et spécialement dans les films d'action/spectacle comme celui-ci: C'était comme si plus personne ne savait plus comment faire un film décent, toutes les productions étaient lisses, insipides et sans consistance, on a soudain eu droit à des merdes dont plus personne ne se souvient comme la Momie/Retour de la Momie, Le masque de l'araignée, Pas un motRomeo Doit Mourir (Oh putain!!) et j'en passe. Même les plus grands réalisateurs se prenaient plein la gueule en cette auguste année 2001 comme Steven Speilberg avec son A.ITim Burton avec sa version de La Planète des Singes ou encore John Carpenter avec Ghosts of Mars. C'était finalement assez logique que ce bon vieux Sly essaye de nous servir  ce Driven de triste mémoire. 

A la base, Stallone cherchait depuis longtemps à concrétiser un projet de film sur la Formule 1, écumant les grands prix à travers le monde et prenant contact avec bon nombre de pilotes (dont beaucoup apparaîtront dans ce film). Le problème c'est que le monde de la F1 était tellement fermée et ses secrets tellement bien gardés (comprendre: les hauts responsables avaient fait leur pute et n'ont pas été très coopératifs. Pas cool les gens) que Stalloe a du laisser tomber et faire évoluer son film dans le milieu de la défunte ChampCar (je crois qu'elle a fusionné avec la Indycar maintenant). Pour la réalisation, il a eu la bonne idée de confier la réalisation à son vieux pote, l'abominable homme des neiges: Renny Harlin, auquel il doit le succès du très bon Cliffhanger. Sur le papier, ça avait de la gueule quand même. 

Pourtant à voir le résultat, on ne sait plus trop quoi penser. D'abord, il faut souligner que ce n'est pas à proprement parler un film DE Stallone. Il joue un personnage important mais pas autant que ça (il aurait même pu être très bien remplacé sans que ça n'enlève/n'ajoute rien au film). Il joue ici le personnage de Joe Tanto, une ex-gloire des courses qui est rappelé par son ancien boss (Burt Reynolds en chaise roulante) pour rempiler. Là on serait tenté de croire qu'il ne la rejoue façon Rocky Balboa sur roues, mais non. Il est juste là pour servir de guide, back-up à un jeune prodige de son écurie. Et ce n'est qu'un des nombreux aspects déroutants du film. 

Car au final de quoi ça parle ''Driven''? surement pas du monde de la course automobile puisque cet aspect là est vite effleuré de façon amateuriale, voir même insultante pour les pros du domaine. D'ailleurs les scènes de connerie anthologique ne manquent pas ici: Notons la célèbre scène ou deux pilotes font la course en plein centre ville, sans casques, au milieu du traffic, puis font un brin de causette fort émotionnelle ou Stallone explique la dure vie de champion de course, sans qu'ils ne soient inquiétés ni par les flics ni par des représailles punitives de la FIA. Et puis cette scène ou le jeune prodige fait demi tour et roule à contresens en pleine course pour aller sauver son coéquipier, victime d'un accident de voiture (tout aussi ridicule). 
la palme du ridicule revient sans aucun doute aux effets spéciaux, très symptomatiques de l'époque et qui veulent tellement se la péter et faire cool qu'elles en deviennent vraiment risibles, voir même parasitantes: Non seulement ils sont nuls, mais ils sont partout, voitures en numérique, gouttes de pluies numériques, pneu qui pète et retombe sur les gradins... Vraiment lassant à la fin. 

Qu'est ce qui reste au final? pas grand chose. Driven est une bluettes pour ados qui raconte les déboires sentimentaux d'un jeune pilote lisse, niais et capricieux, aux prises avec un adversaire redoutable qui, pour corser le tout, lui dispute l'amour de sa petite amie, la toujours sexy (et cruche) Estella Warren. Au milieu  de ces ados, Stallone fait son numéro de vieux vétéran blasé et tout autour, des voitures se crachent toutes les 10 minutes sans qu'on en ait rien à foutre. 

Dans le genre, on préfèrera ''Jours de Tonnerre'' de feu Tony Scott. ça avait autrement plus de gueule. 

17/05/2012

L'anthologie du Film Con: Rightous Kill (2008)

Décidément, il faut croire que Al Pacino a tellement apprécié sa collaboration avec le tâcheron Jon Avnet qu'il remet ça, un an après le très oubliable ''88 minutes''. Cette fois-ci, roulement de tambour, les deux monstres sacrés (has beens?) du cinéma DeNiro/Pacino sont réunis à l'écran pour la première fois depuis ''Heat'' en 1995. De quoi faire trépigner d'excitation même les plus blasés.  
Et pourtant, c'est vite la débandade.

13/05/2012

L'anthologie du Film Con: 88 Minutes (2007)


Vous savez, les acteurs sont finalement des gens comme vous et moi. Des gens ordinaires qui ont un métier comme un autre mais aussi des charges à payer, des factures qui pleuvent à chaque fin de mois etc... Vous savez ce que c'est. 
Alors pour arrondir les fins de mois difficiles, des gens comme vous et moi ou Al Pacino piochent dans le bas de tiroir des scénarios pourraves (rangés là à cet effet) et choisissent celui qui pue le moins, du moins l'espère-t-on au vu des résultats à l'écran de certains choix comme ce 88 minutes. Rien qu'à l'emballage, on peut avancer sans risque que nous sommes bien en présence d'un nanar certifié gold. Déjà, voir la tête de Pacino, cheveux en pétard et au teint dangereusement hâlé avec la barbe version Carlito Brigante donne le ton.

07/11/2011

The Hitcher (2007)



Cette fois-ci Michael Bay, toujours via Platinum Dunes est parti chercher dans les tréfonds du registre de l'angoisse/horreur et à sorti une pépite des années 80, malheureusement trop méconnue et qui voyait un auto-stoppeur psychopathe mener la vie dure à un pauvre automobiliste sur les routes désertes des USA. Un rôle culte (un autre) pour Rutger Hauer et un film qui à dégoûté les américains des auto-stoppeurs pendant des génération. 
En 2007 par contre, cette mouture se prend en pleine gueule le traitement Bay et avec elle le pauvre spectateur qui a été berné par la bande annonce. Je vous la fait courte, la version 2007 est une bouse US comme on en fait rarement, indigne d'une série Z. Le producteur succombe sans retenue à son égo et crache sur le modèle original (en terme ciné on dit: proposer une relecture) et se croit bien meilleur. 
Pour commencer, Michael Bay intervertit les rôles pour donner celui du héros à son personnage féminin (Sophia Bush). Ça aurait été une très bonne idée, mais chez lui, la femme n'est qu'une poupée gonflable qui n'existe que pour sa plastique de couverture de mode. Et pour verses plus dans le fantasme masculin, il lui donne à chaque fois un gros flingue ou fusil à pompe pour shooter ici et là. Je ne vais même pas parler de son acolyte qui ressemble lui aussi à une gonzesse, sans aucune trace distinctive et dont je me rappelle à peine la gueule.L'autre idée qui aurait pu être bonne, c'est la présence du trop rare Sean Bean qui n'ajoute malheureusement rien au personnage de serial killer tenace, à défaut d'être inquiétant, il est juste...pas net. 
Bay s'adjoint encore les ''services'' d'un nouveau venu du ...oui, vous l'avez deviné,du milieu du clip qui a travaillé avec nombre d'artistes dont je tairai le nom par miséricorde. Dave Meyers (c'est son nom) fonctionne en mode automatique et aligne des scènes beta sans se soucier de cohérence (le scénario ne l'aide pas vraiment) si bien qu'on se foute vraiment de ce qui arrive aux personnages comme de l'an un. Il préfère le gore gratuits et graphiques, les effets chocs à deux balles et les plans léchés d'une pub de bagnole. 
je crois que le pire dans tout ça c'est qu'en plus ça se prends hyper au sérieux et n'est pas du tout conscient de son propre ridicule (qui heureusement ne tue pas). Le genre de film qui se croit plus malin que son spectateur et qui finit par donner l'envie de gifler quelqu'un à la fin de la séance... Un ratage complet. 



02/06/2011

L'anthologie du Film Con: The Guardian (2006)



Qui l'eut cru? Quelqu'un a Hollywood a quand même eu le feu vert pour accorder une autre chance à Andrew Davis, après le calamiteux ''Collateral Damage". Non seulement ça, mais le film a pour vedettes Kevin Costner et le jeune mari de Demi Moore qui est apparemment acteur aussi... je sais pas. (oui je parle d'Ashton Kutcher).

Le film se déroule dans le milieu des gardes côtes of Ze Younaytède stètes Ov Ameurika. Ben Randall est un vétéran de ce corps de sauvetage qui après un accident qui a failli lui coûter la vie, se retire du terrain pour se consacrer à la formation de jeunes recrues. C'est là qu'il rencontre une jeune tête brûlée et grande gueule dont il sent le potentiel énorme. Un bras de fer d'Egos se met en place entre les deux... <--Remarquez que j'ai mis trois points de suspension pour dire que ''c'est pas tout, hahaha, plein d'autres trucs vont se passer que je vais pas vous dévoiler ici. Niarf, Niarf, Niarf.''

Malheureusement, même si je vais vous raconter en détail ce qui se passe dans le film, je pense qu'après lecture du pitch vous en aurez déjà une idée bien précise. Ça a été le cas pour moi par exemple. Et j'ai eu raison. Parce que le problème de ''The Guardian'' est que c'est un film de commande qui fonctionne en pilotage automatique. Ce genre de scénarios existe en copies avec pointillés qui peuvent servir pour tout et n'importe quoi dès qu'un producteur en a envie.

_''Tiens, j'aimerais bien faire un film sur les gardes côtes! ''
_''Aucun problème Boss, on a un script bêta pour ça !!''
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........ est un vétéran de la ........ . Il a eu un accident tragique (merci de détailler l'accident tragique en scène d'ouverture et n'oubliez pas que le héros doit impérativement être le seul survivant de cet accident). Traumatisé à mort .......... n'a d'autre choix que de quitter le terrain et enseigner son art. Là il rencontre....... (choisir un jeune acteur à la mode de préférence pour garantir le public de jeunes connasses de moins de 17 ans). Malgré leurs différences (prévoir des indifférences entre les deux) et la tension (prévoir des tensions entre les deux) un profond respect (prévoir des scènes de respect) et d'amitié (prévoir des scènes d'amitié, de préférence une amitié macho dans un bar) les liera dans l'adversité (prévoir au moins 2 scènes d'adversité dont une grosse à la fin du film).
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Remarquez que l'avantage de ces scénarii c'est que ça marche pour toute branche particulière que vous voulez mettre en valeur. Ça a marché pour l'US Air Force (Top Gun, 1986), Les Navy Seals (Navy Seals, 1990), Le corps des pompiers (Backdraft, 1991 ; Ladder 49, 2004), les pompiers volants (Always, 1990)... Pas que des chefs d'oeuvres tout de même, mais ces producteurs n'ont pas froid aux yeux.

Que le film soit bourré de clichés, n'est pas un problème en soi. Pleins le sont et s'en tirent quand même assez bien (parfois). Mais ici plusieurs éléments se combinent pour conduire à un ratage complet, à commencer par l'emphase. Ici, tout le monde en fait trop là ou il ne faut pas et pas assez là ou il en faut. A commencer par les acteurs.
Dans la grande tradition du Héros Vétéran revenu de tout, l'idée de caster Costner est très séduisante. Lui même étant un acteur vétéran et revenu de tout et le gout de l'eau de mer ne lui est visiblement pas passé malgré l'échec abyssal de ''Waterworld". alors que ce soit un vétéran, d'accord, tout le monde l'a compris et s'en doute. Mais c'est pas assez, il faut qu'on en rajoute. Alors ''Le premier Maître Ben Randall est l'un des sauveteurs les plus décorés de toute l'histoire de la garde côtière des Etats Unis''. On le sait parce que à un moment donné un instructeur dit à ses recrues :''Le premier Maître Ben Randall est l'un des sauveteurs les plus décorés de toute l'histoire de la garde côtière des Etats Unis''. (je vous l'avais dit).
Mais attendez, c'est pas assez... Dans un bar, la vieille amie de Ben raconte l'histoire de l'AEGIS, un bateau hopital qui a pris feu en pleine mer: ''C'était un cauchemar, les gens brûlaient dans leur lits. Et Ben les en a sorti un à un... Sauf un seul... Et quand le bateau à commencé à couler, il a plongé et l'en a sorti.... Mais le treuil de l'hélico est resté coincé.... Et ils étaient à 20mn de la base et l'homme criait... Alors Ben l'a regardé droit dans les yeux et lui a dit: "j'te lâcherai pas"... et il a pas lâché... il s'est disloqué l'épaule, s'est arraché les tendons de la main et il a pas lâché".
La vache, cet homme c'est le John Rambo des gardes côtes, j'espère que maintenant vous avez retenu la leçon!

Il en va de même pour le personnage de Jake Ficher (pêcheur en anglais, t'as compris? pour un garde côte...) qui campe la jeune recrue aux dents longues. Pour faire croire que ce type est un emmerdeur fini -et donc diamétralement opposé au personnage de Ben- on le fait passer pour le pire des trous du cul. Déjà lorsqu'il arrive au camp d'entrainement, il porte des Ray-Ban Aviator en métal qui lui donnent l'air d'un branleur. Quand un instructeur leur gueule dessus pour les faire sortir du bus en quatrième vitesse (vous savez, le vieux cliché comme à l'armée) et bien Jake Fisher n'en a rien à battre, il prends son temps et sort d'une démarche ''cool" en mâchant son chewing-gum... Ensuite pour son premier jour de classe, lorsqu'il voit le tableau des records (tous détenus par Ben Randall soit dit en passant) il se lève et lance au capitaine: ''Je voudrais que vous l'informiez que je vais rayer son nom de ce tableau''... Si c'est pas un trou du cul ça!!
Et beh non, détrompez-vous! Kutcher coûte beaucoup trop cher dans le budget pour vous laisser croire ça. Comme Ben, il a une histoire poignante à raconter et comme par hasard elle implique aussi un accident tragique (check!), un tas de morts (check!) et dont il est le seul survivant (check!). C'est pour ça qu'il a tout plaqué pour devenir garde côte. Il en profite même pour verser des larmes pour souligner à quel point il est traumatisé et à quel point il se croit bon acteur. Mais ça ne m'explique toujours pas pourquoi il se comporte comme un vrai connard...

Avec autant de bourrage de clichés j'aurais pas craché sur de l'action bourrine et bien grasse qui aurait compensé au mois la vacuité du reste. Mais ça n'a pas été le cas. Pour un film qui traite de la garde côtière, il y a finalement très peu de scènes de... heu... ''garde côterie''. Sur les 136 minutes que dure le film, presque les 2 tiers se passent dans le camp d'entrainement avec le sempiternel montage de la préparation physique, des épreuves à passer, des scènes de franche camaraderie et de tissage de liens avec d'autres personnages dont on n'a rien à foutre... C'est long, c'est chiant et c'est sans intérêt.

_ ''T'as entendu ça Phil ? ça a l'air chiant et sans intérêt. Qu'est ce qu'on peut faire de plus?''
_ ''Aucun problème boss, on va faire le coup classique de glisser une histoire d'amour quelque part. ça plaira aux filles!''

Oui parce qu'en plus il y a deux histoires d'amour. L'une à peine esquissée de Ben et son ex-femme (Sela Ward, qui ressemble de plus en plus à Michael Jackson dans ses mauvais jours). Histoire qui n'a aucune autre utilité que de resouligner à quel point la vie de héros n'est pas aussi rose qu'il n'y parait. Et il y a aussi une amourette entre kutcher et une jeune enseignante près de la base. Les 2 personnages insistent sur le fait que c'est purement physique et sans aucun engagement, mais COUP DE THEATRE: ils sont vraiment amoureux l'un de l'autre!!!! Je l'ai pas vue venir celle là...

Lorsqu'arrive enfin la scène de la catastrophe finale, on se dit qu'on y est. Le réalisateur va se rattraper et faire tout oublier de ces conneries qui n'ont que trop duré. On va avoir droit à de la castagne avec plein d'effets spéciaux comme sait les faire Hollywood. Ashton Kutcher part en solo pour un sauvetage risqué, tout se passe bien mais une tuile arrive... Saperlipopette!
Heureusement Costner n'a pas encore quitté la base (il allait juste démarrer la voiture, ouf) lorsqu'il entend le s.o.s de son pote. Il part donc à sa rescousse, tant pis pour son traumatisme!! C'est un Coast Guard Ov Ze Younaytède Stètz, MauZeurFokeur!

Je ne vais pas vous la raconter en long et en large quand même, parce que y'a rien à dire. La nullité du dénouement final n'a d'égal que le bâclage avec lequel elle a été tournée. Pas de quoi en faire tout un plat, on a déjà vu ça en beaucoup mieux. En comparaison, les 25 minutes consacrés au sauvetage en mer dans ''En pleine tempête (2000) '' valent beaucoup mieux que toutes les scènes musclées de ce film-ci. Et c'était il y a 11 ans.

Je ne veux même pas penser aux somme d'argents investies dans un pareil Nanar. Mais en tout cas une chose est sure, y'a des coups de pieds aux culs qui se perdent à Hollywood.

17/02/2011

L'Anthologie du Film Con: SALT (2010)

''Salt'' réussit l'exploit de condenser tout ce que je n'ai plus envie de voir dans le cinéma d'action (et dans le cinéma tout court) en moins de 120 mn de temps. Faut le faire!C'est le genre de produit aseptisé dont l'industrie du film US a maîtrisé la recette et qui la ressert à toutes les sauces jusqu'à plus soif. Y'en a marre.

Comme tout bon produit de consommation de masse, tout commence par la promesse sur le papier: Vous avez Angelina Jolie qui joue clairement le rôle d'une espionne (waaw), dans un film dont le réalisateur Philip Noyce à déjà signé plusieurs
pépites du cinéma d'action comme Danger Immédiat, Jeux de guerre ou encore Calme Blanc (waaaaw) et par dessus vous avec un grand studio comme la Columbia qui claque je ne sais combien de millions de dollars pour la conception du truc. Donc ça ne peut pas être mauvais quand même?
Puis, deuxième étape-et c'est là ou ça devient sérieux- vous avez la publicité du produit: La Bande Annonce. Ce petit Patshwork d'une minute qui est supposé te donner envie est fait avec tellement de moyens, et de précision que tu es sûr à tous les coups de tenir le bon poisson. Montage hyper serré, musique héroïque, Angélina qui saute d'un pont, d'un camion, d'un building, qui fait sauter un immeuble et qui se fait elle même sauter par son mari... Nom de dieu, c'est le blockbuster du siècle! Moi quand j'ai vu la BA, je me suis dit que je tenais le parfait mélange entre ''Le fugitif'' et ''Mission impossible''. Et voilà, emballé c'est pesé, on vous sert le film dans un papier cadeau hyper luxe.
Seulement voilà, comme toujours, ma déception est à la hauteur de l'attente et ''Salt'' confirme tout le mal que je pense du statut de film d'action par les temps qui courent.
Tout comme une ribambelle de films à l'image de celui-ci, le cinéma d'action est de plus en plus vidé de sa substance, les industriels Us font tout pour enlever l'action dans l'action, que ce soit par le montage frénétique comme le fait si bien Michael Bay soit par la pure et simple paresse crasse dont fait preuve ici le réalisateur. C'est mou, c'est insipide et ça repose trop sur des mouvements de caméra qui suggèrent l'action plutôt que de la faire vivre. Ajoutons à cela la musique qui vous dicte quoi penser, ou et quand et là le ras le bol ne tarde pas à venir: ça a l'odeur du film d'action, le gout d'un film d'action, ça parle comme un film d'action mais ce n'en est surement pas un. Et le temps que vous vous en rendiez compte, c'est trop tard vous avez déjà payé votre ticket ciné et/ou acheté le dvd.

Dans le cas de SALT ce n'est pas seulement technique qui me pose problème mais tout ce qu'il y a autour. Je ne suis pas spécialement mauvais public, malgré ce qu'on pourrait croire en lisant mes articles sur ce blog. Je n'ai rien contre un bon spectacle, un bon petit film sympa. Mais ce que je veux surtout c'est que le film me respecte en tant que spectateur et qu'il ne pète pas plus haut que son cul. Ici c'est tout le contraire: Tout dans ''SALT'' essaye de me faire croire qu'il est plus futé que moi, qu'il est vraiment ''trop cool''. A commencer par Angelina Jolie. Déjà que je la supporte pas, bien que ma femme ne me croit pas. Ici, elle use et abuse de sa moue si particulière pour dire ''houlala, ce que je suis sexy en blonde'' et puis peu après pour dire ''houlala, ce que je suis sexy en brune...'', puis encore pour dire ''Houlala, ce que je suis sexy déguisée en homme...''. Bon ça va je crois que vous avez compris.

Plus sérieusement, à force de trop vouloir faire dans le twist, le scénario du film devient vite du grand n'importe quoi. Les scénaristes essayent par tous les moyens de pisser dans votre poche et de vous dire qu'il pleut à coup d'invraisemblances sans aucune finesse. ''Alors tu t'y attendais pas à celle là petit con de spectateur hein?''... Alors un Twist ça va, 3 twists, bonjour les dégâts.
A un certain moment, j'ai tellement perdu le fil des évènements que je me suis totalement déconnecté du film, et j'ai attendu patiemment que ce ramassis de conneries se termine. J'en avais plus rien à battre de ses protagonistes ni de ce qui se passait dedans en félicitant intérieurement Tom Cruise d'avoir laissé tomber ce projet à temps (le rôle titre était d'abord prévu pour lui). Un total foutage de gueule ça ne m'était pas arrivé depuis ''Miami Vice'' qui lui aussi pétait plus haut que son cul et duquel je me suis désintéressé depuis la première moitié.

Je vous conseille vivement de passer votre chemin, ''Salt'' est aussi imbuvable que son nom l'indique.

22/11/2010

L'anthologie du film con - Bangkok Dangerous (2008)


Dans ''Bangkok Dangerous'', Nicolas Cage se balade à Bangkok, tire sur des gens, conduit presque exclusivement des motos, fait des yeux en silence et parle en voix off tout au long du film au cas ou vous auriez pas compris ce qu'il est en train de faire.

Depuis ses difficultés financières, je ne m'étonne plus de voir Nicolas Cage dans un film sur trois qui sortent en salles. Si on ajoute à ça son problème de calvitie galopante, on lui pardonnera facilement ce faux pas supplémentaire... Il en a fait des pires (de films et de coupes de cheveux).

Dans ce film là, qui pourrait s'appeler ''The Hitman's Movie for Dummies'' tous les poncifs du tueur à ''Cage'' sont au rendez-vous sans aucun plus: Joe/cage est un tueur solitaire, froid et méthodique qui ne s'embarrasse pas de bagages ni d'attaches roule sa bosse partout où ses services létaux sont demandés et ne se pose jamais de questions (Je le sais parce qu'il le dit en même temps en voix-off). Pourtant dès qu'il mets les pieds à Bangkok il commence à enfreindre ses propres règles une à une (les fameuses ''Rules" du tueur). Je sais pas, ça doit être la bouffe thaïlandaise ou la météo ou un truc de ce genre, en tout cas le type commence à faire ami-ami avec un pic Pocket, se met en tête de lui apprendre son métier (et vas-y que je te sers le célèbre montage du training), risque tout pour lui venir en aide, s'éprend d'une jolie pharmacienne muette qui lui fait découvrir le bangkok by night. Il croisera même un éléphant en pleine rue, scène visiblement importante dans le film puisque Joe/cage en lui tapotant la tête et le nourrissant de banane s'arrête un moment et contemple le vide avec un regard à la... heu...Nicolas Cage. Genre: ''Hmm.. cet éléphant me fait venir des pensées profondes''. Puis, à cause de l'éléphant ou pas, toutes les merdouilles qu'on est en droit d'attendre de ce genre de scénario arrivent (et oué). Les états d'âme, les hésitations et surtout surtout le ''Un dernier contrat et je me casse'' LE truc à ne pas faire quand vous êtes un tueur à gage! (regardez ''Assassins'', merde).
Vous me direz que quand on regarde un film d'action, on n'est jamais trop regardants pour le scénario, ce n'est pas faux. Mais sur ce registre aussi le film foire dans les grandes largeurs, avec son envie de de se la jouer stylisée, effets ralentis, gros plans sur les yeux bleus du petit Nicolas... La vérité c'est que l'action dans ce film d'action est beaucoup trop mollassonne et plate pour divertir un tant soit peu et faire diversion sur le ratage général. Je ne comprendrai jamais pourquoi avec tous ces moyens mis en place, on puisse encore avoir ce genre de bouses qui laissent sur sa faim et limite tapent sur le système.
Tu fais chier Nicolas Cage!!!

Un point intéressant cependant: Le film possède une fin alternative que je ne raconterai pas, mais qui avait au moins le mérite de donner plus de couilles à l'oeuvre. Il semblerait donc que la loi du marketing ait eu raison du scénario initial et que le tout ait été pré-mâché pour une audience US à majorité crétine. J'aime à croire que c'est cette version qui a motivé le choix de Cage et des réalisateurs, trop confiants dans le système hollywoodien.

18/10/2010

L'anthologie du film con - Stigmata (1999)


Keskecé:

Après avoir reçu un rosaire volé sur le corps d'un curé, une jeune femme - pas catholique pour deux sous- se met à subir les blessures infligées au christ lors de sa mort. Le Vatican dépêche un prêtre sur les lieux afin d' exorciser tout ça...

Vas Dans l'Métro, Satanas:

L'idée de départ est séduisante. Un prêtre tiraillé entre la science et la foie est obligé de remettre en cause ses croyances et ses principes et mettre en doute le bien fondé même de l'autorité dont il relève en raison de l'apparition d'un mystérieux évangile (et d'une blonde Sexy). L'idée ne va guère plus loin, le réalisateur préférant mettre en avant l'histoire d'amour entre le dit prêtre et sa "patiente". Point de psychologie ici donc, mais un ersatz de scènes esthétisantes, effets clinquants, couleurs criardes, musique pop-rock à fond et ça va du générique du début au clap de fin. On appelle ça le style MTV et le résultat ne se fait pas attendre: Migraine carabinée dès les premières trente minutes .

Ça se veut horrifique mais c'est surtout assommant et ça souffre beaucoup trop de baisse de rythme. Ça se veut un genre d' "Exorciste", mais Rupert Wainwright - en bon élève de l'école du clip et de la pub- n'a rien d'un William Friedkin bien au contraire. Un tel sujet aurait mérité beaucoup plus de sobriété et un peu moins de mécanismes ronflants car dans son souci de trop bien faire- a savoir filmer une histoire d'amour impossible et traiter du monde du Vatican- le réalisateur foire sur les deux plans et nous laisse sur notre faim avec la désagréable impression de nous être fait arnaquer en beauté.

Non, le film vaut surtout pour la décontraction de Gabriel Byrne - parfait en homme d'église et scientifique, la plastique toujours irréprochable de Patricia Arquette et la prestation de Jonathan Pryce , jamais aussi bon qu'en salopard fini. C'est vraiment dommage car les bonnes intentions ne manquaient pas. Ca tombe bien , l'enfer aussi...

L'Anthologie Du Film Con- Lake Placid (1999)


Késkecé:
Dans une bourgade du Maine, au Lake Placid, un plongeur se fait découper en deux par une chose inconnue...Mais ce n'est pas un ours (because que les ours n'attaquent pas sous l'eau...) La dent trouvée sur le (reste du) corps de la victime révèle qu'elle a plus de 150 ans. Une anthropologue du New York Museum est vite dépêchée sur les lieux. Le film peut alors commencer.

Suspense Placide:
Pénurie de scénarios ou simple nostalgie, Hollywood nous ressert ses vielles recettes surgelées et nous ressuscite les requins, les chauves souris, les serpents géants et ici - comble de l’originalité- des crocodiles. Sous prétexte de vouloir nous faire peur (encore faut il avoir peur des crocodiles...) Steve Miner réussit à nous faire bailler devant tant d'invraisemblances. Un croco-dinosaurus migre de l’Asie vers le Maine pour y passer sa retraite en bouffant du ricain. Ça sent le déjà-vu à plein nez et les personnages sont archi-stéréotypés, on retrouve Le shérif grassouillet au grand cœur, la belle scientifique citadine un peu conne qui a horreur de la campagne et de ses moustiques, le spécialiste des crocodiles un brin déjanté et enfin, le beau héros aux yeux bleus et aux couilles en acier trempé. Dire qu'il partira avec la belle scientifique au soleil couchant ne serait pas gâcher le suspense. De plus , aucun cliché ne nous est épargné, des seconds couteaux qui se font massacrer les uns après les autres aux têtes d'affiche qui se sortent des situations les plus désespérées et nous gratifient de répliques qui frôlent le débile : "mais shérif, on ne va tout de même pas tuer cette pauvre bête?!" jusqu'au caricatural coup de théâtre final que je ne vous révélerai pas, qui sait vous aurez peut être envie de la voir cette daube... En tout cas l'horreur véritable c'est surtout de savoir qu'il existe un 2 et un 3 à ce film.

Bref, on a déjà vu tout ça en mieux et sans les effets spéciaux de Stan Winston et de Digital Domain. Restent quelques bons moments d'humour avec un casting fort sympathyque. On se demande d'ailleurs ce que font Bill Pullman (Independance Day, Lost highway) Bridget Fonda (Nom de code Nina, Un plan simple) Brebdan Gleeson (Bravehart) dans cette serie B mollassonne. Eh bien ils essayent de faire ce qu'ils peuvent pour sauver le film. N'oublions pas qu'un acteur a aussi des factures à payer. C'est très très con mais au moins on rit beaucoup.
Si vous avez rien d'autre à foutre...