Slide # 1

Baby Driver (2017)

Le réalisateur culte de la trilogie cornetto revient enfin avec son nouveau Baby. Verdict !

Daylight (1996)

Ghost in the Shell (2017)

L'adaptation du manga culte japonais avec Scarlett Johannssen est-elle à la hauteur des attentes ?

Slide # 3

Blood Father (2016)

Retour de l'ogre Gibson dans un rôle à sa mesure.

Slide # 4

Star Trek Beyond (2016)

Encore un flamboyant exemple de la malédiction du numéro 3.

Slide # 5

La Maison des Otages (1990)

L'avant dernier film de Michael Cimino, remake du classique de 1945 avec Mickey Rourke.

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01/09/2017

Top 10 car chases in movies

Hell Driver - Patrick Lussier (2011)

En marge de mon article sur Baby Drive, fort sympathique par ailleurs, je me suis mis en tête d'énumérer mes courses poursuites préférées dans des films que j'ai apprécié ou pas. Alors, oui, il y en a un sacré paquet mais je me suis contenté de ne citer que les 10 meilleurs. C'est bien 10.

Oh, et puis, c'est un top tout ce qu'il y a de plus personnel et qui ne se base donc sur rien de plus que mon ressenti lors du visionnage de ces films, donc rangez vos couteaux et dites-moi en commentaire si vous êtes d'accord avec ce classement et quels sont vos préférés. Sans plus attendre, à vous les studios ! 

08/11/2011

Friday the 13th (2009)



Il était pratiquement inévitable que la franchise des ''Vendredi 13'' ne tombe entre les mains de la machine à Remakes d'Hollywood, et particulièrement celle de Platinum Dunes, dont c'est ici la 6ème production. Il est vrai que le personnage de Jason Voorhees avec sa machette et son masque de Hockey sont l'une des figures les plus emblématiques du cinéma d’horreur de ces 30 dernières années. Plus encore que celle de Freddy Kruger, ou celle de Michael Meyers. Alors sa remise au gout du jour n'était qu'une question de temps et c'est le duo de ''Massacre à la tronçonneuse'' qui s'y colle... Je sais, pas très réjouissant... 

En fait, ce qu'il faut noter ici c'est que ce n'est pas à proprement un Remake mais un Reboot (qui est tout aussi à la mode). Cette mouture ne reprend aucun épisode de la saga, il ne s'agit pas non plus d'une suite ni d'un prequel (ça aussi c'est à la mode) mais plutôt s'inscrit juste après le premier épisode de la série, là ou justement naït le personnage de Jason tel que nous le connaissons: massif, bestial et fan de Hockey.
En soi c'est une très bonne initiative, ça rentre dans le vif du sujet et ça évite de trop sombrer dans la comparaison avec l'un ou l'autre des épisodes. De plus, le film prend (légèrement) la peine d'expliquer en introduction, ce qui pousse le petit Jason à massacrer tout ce qui passe à proximité (C'est pour venger sa môman, c'est pas mignon?) et aussi l'existence du masque de Hockey sur sa tronche puisque ce dernier n’apparaît que vers le 3ème épisode. Ce sont quelques petits détails sans grande importance, mais qui marquent tout de même un peu d'amélioration dans le traitement cinématographique de la production Michael Bay, quand même. Alors autant vous dire que personnellement, une fois n'est pas coutume, j'ai beaucoup apprécié cette reboomakél ou je sais pas quoi, pas spécialement pour les efforts entrepris par les producteurs, mais pour les caractéristiques elles mêmes. 
Le scénario a eu la bonne idée de garder tous les aspects jouissifs de la saga du tueur du vendredi (qui soit en passant, tue tous les jours de la semaine). En son époque, elle avait instauré tous les codes du slasher movie estival qui a depuis enfanté à foison, pour le meilleur et surtout pour le pire. Comme de coutume, ce n'est pas un groupe de campeurs qui vont se faire découper en rondelles, mais deux! Toute la débilité des personnages abrutis qu'on aime dans la série sont là pour notre plus grand plaisir: 

-Vous avez les couples: garçons virils qui vont avec des gonzesses crétines (et pas forcément blondes). Ici Michael Bay les sort comme d'hab droit d'une revue de play boy (et principalement de série tv us que je connais pas).  Et pour ancrer le casting dans l'ère du temps, vous avez aussi (en plus du black de service qui écoute du rap, bravo pour la finesse) un jeune asiatique que la racines orientales ne sauveront pas du traitement Voohrees. 
-Vous avez le geek aux binocles, plus intéressé par son portable-gps que par les nichons de ses amies, mais par contre -nouveauté- il est aussi intéressé par une plantation de shit qu'il compte revendre. Malheureusement cette plantation se trouve pile à Crystal lake, juste à coté de la baraque de Jason. Ce qui soulève un point important pour les fans: ''Le tueur du vendredi'' est-il un accro à l'herbe, ce qui expliquerait sa bestialité? hmmm.. je pensais que la marijuana adoucissait les moeurs... la preuve que non.
_Vous avez le trou du cul de service qui est riche, beau, musclé, qui a une superbe petite-amie-objet  mais qui agit comme le dernier des salopards et tu sais très bien qu'il crèvera en dernier, lentement et douloureusement.
_Le héros, beau gosse aux couilles en acier trempé et qui conduite une Triumph ou quelque chose comme ça (qui est trop petite pour lui d'ailleurs). Il est à la recherche de sa soeur disparue, et ''il croit dur comme fer qu'elle est là'' pour aucune raison en particulier mais ''il le sait, il le sent''. Il va bien sûr se disputer avec le trou du cul de service et charmer la copine de celui-ci. Hmmmm, vous sentez la Testostérone???

En tout cas, comme je l'ai dit plus haut (ou pas, je ne sais plus) la débilité de ces personnages rentre bien dans la logique des productions Bay ce qui fait que le film très bien. Les scénaristes peuvent se réjouir de leur conneries puisque c'est exactement pour ça qu'on aime la Saga Vendredi 13. Tous les personnages à part le héros ne pensent qu'à baiser comme des castors, s'éclater comme des pétards, boire comme des éponges, se shooter comme des rastas... Leur comportement n'obéit à aucune logique, surtout lorsque le danger est là:

"_Oh merde, tu as cassé la chaise de mon père''
 ''_ Pas de problème, je peux la réparer mais j'ai besoin d'outils''
''_ Y'en a dans la remise, toute noire, à vingt mètres de la maison. Vas-y maintenant et seul, il est 1h du matin...''
''_ Ok.... tiens, mais c'est qui ce gros mec baraqué, avec un masque de Hockey sur la tronche... et pourquoi il tient une hache?? ARHGHHRAAAHGHEUUUUU!!!!''
'' _hé, t'as entendu? on dirait des cris... Attends, c'est peut être l'asiatique qui n'est pas revenu de la remise depuis 3 heures... je vais vérifier... Seul... et je vais m'armer d'un wok et d'un tisonnier.

Le côté le plus jouissif, comme dans tous les épisodes est bien entendu le Body Count, le nombre de cadavres entassés et surtout la façon dont ils crèvent. Ici, la tuerie est bien gore (heureusement), originale et à un rythme soutenu. Les armes de prédilection du tueur sont bien là: la machette, le harpon, la hache et le grand classique, j'ai nommé la prise Voorhees : Le passe muraille! c'est quand tu te crois à l'abri derrière un mur et que le tueur le pulvérise et t'en fais sortir à travers. Culte! Et pour cloturer, le soubresaut final que je tairai si vous n'avez pas vu le film.

Par contre, un seul problème subsiste  sur ce film, qui est assez important: C'est Jason Voorhees lui même. Je ne sais pas pourquoi, cette version 2009 essaye de le rendre sympathique et doué de sentiments débiles. Pour commencer il décide de garder une des victimes du campement en vie mais en captivité... Hmmm, c'est sûr qu'il fume trop de shit. Et en plus il la garde en vie parce qu'elle ressemble beaucoup à sa mère. Je ne sais pas mais je ne trouve pas que ça ajoute un réel plus au personnage, bien au contraire. Ce qui fout la trouille chez Jason c'est justement son côté déshumanisé. C'est une force de la nature, un être surnaturel,  sauvage, increvable et qui ne s'accorde pas le temps de réfléchir ni de calculer sauf pour tuer. Il frappe, fort, vite et bien. J'ai donc eu in peu de mal avec cette version ou il parait presque vouloir engager la conversation avant de découper une tête en deux, genre: ''tiens ça dans ta gueule'' ou ''Goute un peu de ma machette...''
Pour ce qui est du reste, j'avoue que j'ai pris énormément de plaisir à visionner ce film, même avec deux gros lourdauds derrière la caméra. Ne boudons pas notre plaisir.



07/11/2011

The Hitcher (2007)



Cette fois-ci Michael Bay, toujours via Platinum Dunes est parti chercher dans les tréfonds du registre de l'angoisse/horreur et à sorti une pépite des années 80, malheureusement trop méconnue et qui voyait un auto-stoppeur psychopathe mener la vie dure à un pauvre automobiliste sur les routes désertes des USA. Un rôle culte (un autre) pour Rutger Hauer et un film qui à dégoûté les américains des auto-stoppeurs pendant des génération. 
En 2007 par contre, cette mouture se prend en pleine gueule le traitement Bay et avec elle le pauvre spectateur qui a été berné par la bande annonce. Je vous la fait courte, la version 2007 est une bouse US comme on en fait rarement, indigne d'une série Z. Le producteur succombe sans retenue à son égo et crache sur le modèle original (en terme ciné on dit: proposer une relecture) et se croit bien meilleur. 
Pour commencer, Michael Bay intervertit les rôles pour donner celui du héros à son personnage féminin (Sophia Bush). Ça aurait été une très bonne idée, mais chez lui, la femme n'est qu'une poupée gonflable qui n'existe que pour sa plastique de couverture de mode. Et pour verses plus dans le fantasme masculin, il lui donne à chaque fois un gros flingue ou fusil à pompe pour shooter ici et là. Je ne vais même pas parler de son acolyte qui ressemble lui aussi à une gonzesse, sans aucune trace distinctive et dont je me rappelle à peine la gueule.L'autre idée qui aurait pu être bonne, c'est la présence du trop rare Sean Bean qui n'ajoute malheureusement rien au personnage de serial killer tenace, à défaut d'être inquiétant, il est juste...pas net. 
Bay s'adjoint encore les ''services'' d'un nouveau venu du ...oui, vous l'avez deviné,du milieu du clip qui a travaillé avec nombre d'artistes dont je tairai le nom par miséricorde. Dave Meyers (c'est son nom) fonctionne en mode automatique et aligne des scènes beta sans se soucier de cohérence (le scénario ne l'aide pas vraiment) si bien qu'on se foute vraiment de ce qui arrive aux personnages comme de l'an un. Il préfère le gore gratuits et graphiques, les effets chocs à deux balles et les plans léchés d'une pub de bagnole. 
je crois que le pire dans tout ça c'est qu'en plus ça se prends hyper au sérieux et n'est pas du tout conscient de son propre ridicule (qui heureusement ne tue pas). Le genre de film qui se croit plus malin que son spectateur et qui finit par donner l'envie de gifler quelqu'un à la fin de la séance... Un ratage complet. 



The Amityville Horror (2005)


Amityville est la deuxième production de la société ''Platinum Dunes'', tout auréolée par le succès public de son précédent ouvrage. La formule ne change pas, Michael Bay s'attaque aussi à un autre film important de l'horreur américain, bien que moins culte que ''Massacre à la tronçonneuse''. Encore une fois le réalisateur (Andrew Douglas) est un nouveau venu au cinéma mais a déjà fait ses armes à la pub et aux clips. Le scénariste lui, est toujours le même que pour la précédente prod, alors il y a de quoi craindre le pire. 

Je ne sais pas si le producteur à écouté les critiques qu'on lui a adressé concernant son précédent remake parce que... heu... non attendez... je retire ça, tout le monde sait très bien que Michael Bay ne lis jamais les critiques qu'on lui adresse même celles provenant de son nombril. Alors, je reformule: il se trouve que, par total hasard, la plus part des défauts que j'avais trouvé au remake de ''massacre...'' ont été évitées sur ce film ci. Mais ça se comprends très bien puisqu'on n'est plus ici dans le registre du slasher psychopathe qui trucide à la pelle mais dans celui de la maison hantée, ce qui fait que le rythme n'est plus si effréné, il y a moins de migraine à cause du montage nerveux des productions Bay et les personnages semblent moins sortis d'une pub pour Calvin Klein. Sinon, comme toujours (et chose que je regrette beaucoup) le films repose beaucoup  trop sur les effets visuels que sur autre chose. 

Pourtant, Amityville 2005 n'a pas à rougir devant son modèle. Le réalisateur se débrouille tout de même pour créer une identité propre à son film qui, même si elle ne brille pas par son originalité, lui permet quand même de survivre à la première vision. Il a aussi clairement plus de talent de réalisation que son collègue Marcus Nispel puisque le rythme est très bien équilibré et les moments dramatiques et horrifiques s’enchaînent ''presque'' naturellement. En élève appliqué, il suite à la lettre les consignes du cahier de charges et les codes du genre ''maison hantée''. Les moments d'angoisse foisonnent et arrivent à point nommé là ou les attends et avouons quand même qu'ils sont bien agencés et font souvent froid dans le dos grâce (ou à cause) des effets spéciaux. La bonne nouvelle aussi c'est que la scène culte (pour moi) du premier film à été gardée dans le remake, à savoir l'attaque par les mouches du révérend Callaway. 
Pourtant, comme dans ''massacre à la tronçonneuse'' les producteurs passent encore à côté du vrai sujet. La force d'Amityville, (comme celle de ''Shining'' par exemple) réside dans son personnage principal, joué à l'époque par James Brolin et ici par Ryan Reynolds. Dans le film de 79, ce qui foutait le plus les pétoches, ce n'est pas tant la maison elle même, mais la lente métamorphose du père de famille en un parfait étranger déshumanisé, possédé par les ondes maléfiques de la maison et qui s'en prends à ses propres enfants et femme. La version 2005 ne s'embarrasse pas de pareilles futilités et le déclin est amorcé en deux scènes éclairs, si bien qu'au lieu de se dire ''papa est devenu un démoniaque serial killer'' on se dit ''Papa est devenu un vrai trou du cul!''. Ryan Reynolds, malgré sa barbe n'a pas l'étoffe de son prédécesseur et, bien qu'il fasse  du bon boulot, demeure beaucoup trop lisse et pas convaincant du tout en meurtrier potentiel. 

Nonobstant ces lacunes, Amityville 2005 reste tout à fait décent par rapport à d'autres crimes perpétrés par Michael Bay et se regarde avec plaisir pour peu qu'on ne soit pas trop regardant sur certains détails.    


05/11/2011

Massacre à la Tronçonneuse (2003)



Un beau jour, on ne sait trop comment, Michale Bay (qui est je pense la pire chose qui soit jamais arrivé au cinéma US) décide, comme ça sur un coup de tête de ''Remaker'' tous les films d'horreur d'anthologie, voire  carrément cultes. Il créera même une société dédiée ''Platinum Dunes" qui produira ses méfaits en s'en mettant plein les fouilles. Et voilà que du jour au lendemain, tout Hollywood se redécouvrait une passion pour le sang, les tripes et les boyaux. La première victime de ce caprice de réalisateur-play boy est ni plus ni moins que le cultissime ''Massacre à la tronçonneuse" qui comme son l'indique n'est pas une comédie romantique. 

On pourrait débattre des heures sur le choix de pareilles pratiques, et surtout le choix d'un tel film à ''Refaire'' mais ce serait vain, Hollywood n'obéit plus à aucune logique depuis longtemps, et un remake de plus ou de moins.... L'oeuvre de Tobe Hooper sortie en 74 constitue une pierre angulaire dans l'édifice du film d'horreur moderne, alors il est tout à fait logique que des légions de fans attendent ce remake toutes griffes dehors, prêts à dézinguer le pauvre pêcheur qui oserait toucher l'objet de leur adoration. Et ils ont eu raison. 

''Massacre à la Tronçonneuse'' nouvelle mouture recèle tous les défauts d'un film de Michael Bay, le principal étant la forme. Bay a cette fâcheuse tendance de tout prendre comme un video clip. Le film est léché à l'extrême, les acteurs sont beau gosses et ne dépassent pas les 25 ans d'âge, L’héroïne (Jessica Biel) est une gravure de mode sexy à souhait recouverte d'une fine couche de sueur à cause du soleil du sud Us et qui se débrouille pour garder son sweat shirt noué juste au dessus du nombril, malgré avoir couru dans tous les sens, tombé une dizaine de fois, crié, frappé, charcuté... Bref, tout est factice dès les premières images du film. Et lorsqu'on pose la question au producteur pour savoir ce qui le pousse à reprendre ces vieux classiques, il répond sans vergogne que c'est parce qu'il en est grand fan. Faux! Bay n'a rien compris à ce qui faisait la beauté et la force de l'original. Là ou le film de Tobe Hooper est une lente descente vers la folie pure et dure, qui repose plus sur l'atmosphère poisseuse distillée tout au long que sur le gore, celui de Bay déboule bille en tête et déballe tout, avec une succession de scènes qui se veulent choc mais qui puent quand même le toc. En plus ici préfère se focaliser sur le personnage de ''Leather Face'' alors que le film original tourne tout autour de sa famille de dégénérés. La faute revient aussi au réalisateur Marcus Nispel qui arrive lui aussi du milieu du clip et qui sera longtemps abonné au Remakes. En parfait élève, il s'écrase comme une punaise et exécute à la lettre les consignes de son producteur: Caméra tremblante, actions confuses, montage épileptique... Du Bay tout craché! Il en ressort un film totalement aseptisé, dépourvu de sa moelle, qui ne laisse aucune impression impérissable une fois le visionnage fini et qui passe totalement à côté de son modèle. 
Seul Bon point... L'affiche est pas mal.