Slide # 1

Baby Driver (2017)

Le réalisateur culte de la trilogie cornetto revient enfin avec son nouveau Baby. Verdict !

Daylight (1996)

Ghost in the Shell (2017)

L'adaptation du manga culte japonais avec Scarlett Johannssen est-elle à la hauteur des attentes ?

Slide # 3

Blood Father (2016)

Retour de l'ogre Gibson dans un rôle à sa mesure.

Slide # 4

Star Trek Beyond (2016)

Encore un flamboyant exemple de la malédiction du numéro 3.

Slide # 5

La Maison des Otages (1990)

L'avant dernier film de Michael Cimino, remake du classique de 1945 avec Mickey Rourke.

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13/01/2017

Vendredi 13 (1980)




Le vendredi 13 juin 1958, un jeune garçon nommé Jason Voorhees meurt noyé au camp de Crystal Lake. L'année suivante, deux moniteurs sont également tués. À la suite de ces événements, le camp reste abandonné. En 1979, Steve Christy décide de le rouvrir un vendredi 13 juin, jour anniversaire des décès survenus vingt et un an auparavant. Lors de la préparation du camp pour l'été, les moniteurs employés par Christy commencent à disparaître les uns après les autres pendant la nuit. En effet, le même tueur qui a sévi en 1958 est de retour pour une justice sanglante…





Y'avait ce petit garçon. Un chic p'tit gars qu'était venu avec sa mère pour passer les vacances d'été au Camp Crystal Lake en 1957. Le pauvre petit s'est noyé dans le lac au grand désespoir de sa maman. On dit que c'est la faute de ses moniteurs qui ont pas fait assez attention. C'est ce que sa mère a toujours soutenu, mais personne n'en a pris compte. Vous savez, ce choc l'a bien secoué, elle en a presque perdu la tête et personne ne peut l'en blâmer. Quoi qu'il en soit, ce triste accident a été le départ d'une série de disparitions et de meurtres étranges l'année suivante puis durant les années 80. Des morts atroces, toutes plus horribles les une que les autres, y'en a eu des paquets, si bien que le camp est définitivement fermé depuis le temps - quelques inconscients bravent souvent l'interdiction pour venir y fricoter, mais n'y font pas long feu -. Beaucoup de théories ont circulé à propos de ces meurtres. On raconte même que c'est le fantôme du petit garçon qui est revenu pour se venger, mais personne n'a encore pu élucider ce mystère. Bref, son nom à ce p'tit gars c'était Jason. Jason Voorhees. Et ceci est son histoire.

Il est de bon ton de dire, en parlant d'une franchise du cinéma, que c'est l'accueil favorable du public qui a fait qu'une ou des suites aient été envisagées, et que « personne » parmi l'équipe ne s'attendait à un tel succès, ni n'avait en tête de faire des séquelles. Pour le cas de la saga Vendredi 13, la démarche n'a rien d'aussi spontanée. Sean S.Cunningham, réalisateur et producteur de la série, avait clairement en tête l'envie de surfer sur le succès d'Halloween - La Nuit des Masques - d'un certain John Carpenter, sorti en 79 - en produisant un film qui irait encore plus loin dans l'angoisse et qui resterait gravé dans les mémoires. Il a déjà un titre qui, pense-t-il, sonne bien : Vendredi 13, et un Logo, le célèbre 13 en relief qui explose une vitre. Cunningham, très prévoyant, commencera même par poster une pré-affiche avec ce titre et ce logo dans  le journal Variety - une affiche qui annonce sans complexes Vendredi 13 comme « le film le plus terrifiant jamais réalisé » - pour être sur que personne n'en détenait les droits - ce fut pourtant le cas, mais l'affaire a été réglée à l'amiable -. Une fois la machine sur les rails, le script fut goupillé par Victor Miller, qui ne cachera pas non plus avoir largement puisé dans Halloween. Miller saura cependant trouver une variante extrêmement intéressante et originale en situant l'action dans un camp de vacances - il inventera pratiquement tout un sous genre : le Backwood Slasher - mais aussi en insérant un twist inattendu concernant l'identité de son tueur. Le reste n'a été que pure formalité et au vu du résultat on ne peut que féliciter Cunningham pour son flair incroyable : il sera l'heureux papa de l'une des francises les plus connues et les plus prolifiques du cinéma d'horreur.

Pourtant, à regarder ce premier épisode, un constat saute aux yeux : si Cunningham est un petit futé pour le marketing / packaging et autres noms « corporate » en ing, il pousse tout de même l'optimisme un peu trop loin en s'adjugeant le poste de réalisateur. Un choix malheureux qui aurait pu tuer la franchise dans l’œuf tellement sa réalisation se révèle plate et impersonnelle. Tout au long du film, il ne fera que se reposer sur son scénario - déjà assez maigrichon - en enchaînant les scènes quasi mécaniquement et un peu par dessus la jambe. Il s'en fout et il a raison, ce n'est pas comme s'il se passait grand chose dans ce film. Les ados fument du shit, se désapent pour un oui ou pour un non, mais surtout, et c'est ce qui nous intéresse, se font trucider en masse. Un canevas certes simpliste mais auquel il fallait penser, parce qu'il servira de mètre étalon pour tous les slashers à venir - et des enfants illégitimes, Vendredi 13 en aura à la pelle -. C'est donc un peu dommage que la réalisation n'ait pas été à la hauteur des ambitions affichées et l'on se surprend à penser à ce qu'aurait donné le film avec un réal plus aguerri. Malgré cette déconvenue, quelques points positifs demeurent, le premier - que l'on doit principalement au scénario, il est vrai - étant le ton du film, qui lorgne beaucoup plus vers le giallo que vers l'horreur puisque, jusqu'au bout, l'identité du tueur reste secrète et ne sera dévoilée que dans un final expéditif et inédit. En effet, on a trop tendance à l'oublier, mais dans ce premier opus, le tueur n'est pas notre ami Jason - qu'une version française débile appellera Jacky - mais bien sa maman tarée. Un choix couillu donc qui ajoute à l'originalité de l'oeuvre et sert de prélude au mythe de Jason.

Un homme pourtant fera toute la différence, et s'il ne fallait choisir qu'une seule star du film ce serait lui : Tom Savini. Nul besoin de le présenter, ce magicien des maquillages, à l'époque fraîchement sorti de Zombie de Romero est pour beaucoup dans le succès public de ce premier Vendredi 13. Palliant à une réalisation morne, ce sont ses maquillages et ses effets spéciaux qui donneront au film un aspect hautement fun : tous les dézinguages  sans exception seront des morceaux de bravoure généreux en ingéniosité et en hémoglobine. L'autre bonne idée du film a été de varier les morts et les objets prodiguant cette mort, une règle qui sera appliquée à la lettre au gré des suites. C'est un massacre en règle auquel nous avons droit, que ce soit un coup de hache dans la gueule, une flèche en travers de la gorge - oui, c'est bien Kevin Bacon dans ses tous premiers rôles -, un étripage à la machette ou encore, le clou, une superbe décapitation et une tête qui roule dans un final en apothéose. Du grand art. L'apport de Savini ne se limite pas seulement à ses qualités de maquilleurs, il aura aussi cette idée de génie - inspirée du Carrie de Depalma - un peu par blague, mais dont il s'est empressé de faire part à l'équipe : et si on faisait revenir Jason des tréfonds du lac ? Bingo: la scène est un électrochoc qui a le double mérite d'offrir une fin ambiguë - s'agissait-t-il d'un rêve ou d'une réalité ? - et ouverte à toutes les spéculations - et à toutes les suites -. Enfin, on ne peut pas clore cette chronique du film sans parler du fameux score signé Harry Manfredi, devenu instantanément culte grâce à son Tch-Tch-Tch-Tch-Ha-Ha-Ha-Ha reconnaissable entre mille. Un thème musical qui constitue l'un des tous premier piliers de cette saga en devenir.

Pris isolément, ce Vendredi 13 n'est rien d'autre qu'un slasher  tout juste moyen qui a très mal vieilli, mais qui peut procurer un certain plaisir régressif au visionnage. A ce titre, il faudra plus y voir un  prologue à la saga qu'un premier épisode à proprement parler. Il faudra attendre l'année suivante pour la suite du film, qui lance la saga en grande pompes. Mais ça, c'est une autre histoire.

13/04/2012

Vendredi 13 (1980)

Vendredi 13 (1980)

Le film par ou tout a commencé à 30 d'âge. On ne vas pas dire qu'il ne les fait pas.
Bizarrement c'est aussi le plus méconnu, parce que généralement quand les gens parlent de Vendredi 13, ils font presque automatiquement allusion aux suites et non pas à l'original. C'est parce que c'est le seul de la série ou le personnage de Jason Voorhees tel que nous le connaissons n’apparaît pas et ne fait pas un massacre de masse à coups de machette. 
C'est aussi le film qui a instauré définitivement les bases du Slasher Movie  pour tout le reste des années 80, et qui a donné naissance à une légion de fils illégitimes, tous essayant de surfer sur la même vague et de tirer le maximum de profit de cette nouvelle notoriété. 
L'histoire en elle même tient en un sms: Un groupe d'adolescents décide de rouvrir un vieux camp de vacances, fermé des années auparavant suite à la noyade d'un petit garçon, puis au meurtre de 2 superviseurs (ce qui lui a valu l'appellation de Camp Blood). Le vendredi 13, ils commencent un à un à se faire trucider de façon très cinématographique... 

Le film constitue donc une pierre d'édifice de toute la saga à venir et présente déjà tous les ingrédients de la recette du Slasher movie, en plus d'une originalité de taille: le tueur dans le film est en fait une femme, et oui, vive l'égalité des sexes. D'ailleurs il est intéressant de voir à quel point ce premier opus se rapproche du ''Prequel'' à part entière: Toute l'histoire de Jason est racontée par sa mère, ainsi que celle du Crystal Lake (ou Camp blood). Même s'il n’apparaît qu'à la toute fin du film, on en sait déjà beaucoup, la légende est née.


08/11/2011

Friday the 13th (2009)



Il était pratiquement inévitable que la franchise des ''Vendredi 13'' ne tombe entre les mains de la machine à Remakes d'Hollywood, et particulièrement celle de Platinum Dunes, dont c'est ici la 6ème production. Il est vrai que le personnage de Jason Voorhees avec sa machette et son masque de Hockey sont l'une des figures les plus emblématiques du cinéma d’horreur de ces 30 dernières années. Plus encore que celle de Freddy Kruger, ou celle de Michael Meyers. Alors sa remise au gout du jour n'était qu'une question de temps et c'est le duo de ''Massacre à la tronçonneuse'' qui s'y colle... Je sais, pas très réjouissant... 

En fait, ce qu'il faut noter ici c'est que ce n'est pas à proprement un Remake mais un Reboot (qui est tout aussi à la mode). Cette mouture ne reprend aucun épisode de la saga, il ne s'agit pas non plus d'une suite ni d'un prequel (ça aussi c'est à la mode) mais plutôt s'inscrit juste après le premier épisode de la série, là ou justement naït le personnage de Jason tel que nous le connaissons: massif, bestial et fan de Hockey.
En soi c'est une très bonne initiative, ça rentre dans le vif du sujet et ça évite de trop sombrer dans la comparaison avec l'un ou l'autre des épisodes. De plus, le film prend (légèrement) la peine d'expliquer en introduction, ce qui pousse le petit Jason à massacrer tout ce qui passe à proximité (C'est pour venger sa môman, c'est pas mignon?) et aussi l'existence du masque de Hockey sur sa tronche puisque ce dernier n’apparaît que vers le 3ème épisode. Ce sont quelques petits détails sans grande importance, mais qui marquent tout de même un peu d'amélioration dans le traitement cinématographique de la production Michael Bay, quand même. Alors autant vous dire que personnellement, une fois n'est pas coutume, j'ai beaucoup apprécié cette reboomakél ou je sais pas quoi, pas spécialement pour les efforts entrepris par les producteurs, mais pour les caractéristiques elles mêmes. 
Le scénario a eu la bonne idée de garder tous les aspects jouissifs de la saga du tueur du vendredi (qui soit en passant, tue tous les jours de la semaine). En son époque, elle avait instauré tous les codes du slasher movie estival qui a depuis enfanté à foison, pour le meilleur et surtout pour le pire. Comme de coutume, ce n'est pas un groupe de campeurs qui vont se faire découper en rondelles, mais deux! Toute la débilité des personnages abrutis qu'on aime dans la série sont là pour notre plus grand plaisir: 

-Vous avez les couples: garçons virils qui vont avec des gonzesses crétines (et pas forcément blondes). Ici Michael Bay les sort comme d'hab droit d'une revue de play boy (et principalement de série tv us que je connais pas).  Et pour ancrer le casting dans l'ère du temps, vous avez aussi (en plus du black de service qui écoute du rap, bravo pour la finesse) un jeune asiatique que la racines orientales ne sauveront pas du traitement Voohrees. 
-Vous avez le geek aux binocles, plus intéressé par son portable-gps que par les nichons de ses amies, mais par contre -nouveauté- il est aussi intéressé par une plantation de shit qu'il compte revendre. Malheureusement cette plantation se trouve pile à Crystal lake, juste à coté de la baraque de Jason. Ce qui soulève un point important pour les fans: ''Le tueur du vendredi'' est-il un accro à l'herbe, ce qui expliquerait sa bestialité? hmmm.. je pensais que la marijuana adoucissait les moeurs... la preuve que non.
_Vous avez le trou du cul de service qui est riche, beau, musclé, qui a une superbe petite-amie-objet  mais qui agit comme le dernier des salopards et tu sais très bien qu'il crèvera en dernier, lentement et douloureusement.
_Le héros, beau gosse aux couilles en acier trempé et qui conduite une Triumph ou quelque chose comme ça (qui est trop petite pour lui d'ailleurs). Il est à la recherche de sa soeur disparue, et ''il croit dur comme fer qu'elle est là'' pour aucune raison en particulier mais ''il le sait, il le sent''. Il va bien sûr se disputer avec le trou du cul de service et charmer la copine de celui-ci. Hmmmm, vous sentez la Testostérone???

En tout cas, comme je l'ai dit plus haut (ou pas, je ne sais plus) la débilité de ces personnages rentre bien dans la logique des productions Bay ce qui fait que le film très bien. Les scénaristes peuvent se réjouir de leur conneries puisque c'est exactement pour ça qu'on aime la Saga Vendredi 13. Tous les personnages à part le héros ne pensent qu'à baiser comme des castors, s'éclater comme des pétards, boire comme des éponges, se shooter comme des rastas... Leur comportement n'obéit à aucune logique, surtout lorsque le danger est là:

"_Oh merde, tu as cassé la chaise de mon père''
 ''_ Pas de problème, je peux la réparer mais j'ai besoin d'outils''
''_ Y'en a dans la remise, toute noire, à vingt mètres de la maison. Vas-y maintenant et seul, il est 1h du matin...''
''_ Ok.... tiens, mais c'est qui ce gros mec baraqué, avec un masque de Hockey sur la tronche... et pourquoi il tient une hache?? ARHGHHRAAAHGHEUUUUU!!!!''
'' _hé, t'as entendu? on dirait des cris... Attends, c'est peut être l'asiatique qui n'est pas revenu de la remise depuis 3 heures... je vais vérifier... Seul... et je vais m'armer d'un wok et d'un tisonnier.

Le côté le plus jouissif, comme dans tous les épisodes est bien entendu le Body Count, le nombre de cadavres entassés et surtout la façon dont ils crèvent. Ici, la tuerie est bien gore (heureusement), originale et à un rythme soutenu. Les armes de prédilection du tueur sont bien là: la machette, le harpon, la hache et le grand classique, j'ai nommé la prise Voorhees : Le passe muraille! c'est quand tu te crois à l'abri derrière un mur et que le tueur le pulvérise et t'en fais sortir à travers. Culte! Et pour cloturer, le soubresaut final que je tairai si vous n'avez pas vu le film.

Par contre, un seul problème subsiste  sur ce film, qui est assez important: C'est Jason Voorhees lui même. Je ne sais pas pourquoi, cette version 2009 essaye de le rendre sympathique et doué de sentiments débiles. Pour commencer il décide de garder une des victimes du campement en vie mais en captivité... Hmmm, c'est sûr qu'il fume trop de shit. Et en plus il la garde en vie parce qu'elle ressemble beaucoup à sa mère. Je ne sais pas mais je ne trouve pas que ça ajoute un réel plus au personnage, bien au contraire. Ce qui fout la trouille chez Jason c'est justement son côté déshumanisé. C'est une force de la nature, un être surnaturel,  sauvage, increvable et qui ne s'accorde pas le temps de réfléchir ni de calculer sauf pour tuer. Il frappe, fort, vite et bien. J'ai donc eu in peu de mal avec cette version ou il parait presque vouloir engager la conversation avant de découper une tête en deux, genre: ''tiens ça dans ta gueule'' ou ''Goute un peu de ma machette...''
Pour ce qui est du reste, j'avoue que j'ai pris énormément de plaisir à visionner ce film, même avec deux gros lourdauds derrière la caméra. Ne boudons pas notre plaisir.