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Baby Driver (2017)

Le réalisateur culte de la trilogie cornetto revient enfin avec son nouveau Baby. Verdict !

Daylight (1996)

Ghost in the Shell (2017)

L'adaptation du manga culte japonais avec Scarlett Johannssen est-elle à la hauteur des attentes ?

Slide # 3

Blood Father (2016)

Retour de l'ogre Gibson dans un rôle à sa mesure.

Slide # 4

Star Trek Beyond (2016)

Encore un flamboyant exemple de la malédiction du numéro 3.

Slide # 5

La Maison des Otages (1990)

L'avant dernier film de Michael Cimino, remake du classique de 1945 avec Mickey Rourke.

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05/06/2016

Criminal : Un espion dans la tête (2016)



Jusqu'ici cantonné aux petites productions DTV - RXDanika -, Ariel Vromen s'est surtout fait connaitre en 2013 avec le très efficace The Iceman, film de gangsters avec Michael Shannon, qu'il avait coécrit et dans lequel il avait fait preuve d'une belle maîtrise autant dans la réalisation que dans la direction d'acteurs. Avec Criminal : un espion dans la tête, il passe à la vitesse supérieure puisqu'il se retrouve aux commandes d'un thriller high-tech avec un parterre de stars qui fait rêver : Kevin Costner, Gary Odlman, Tommy Lee Jones, Gal Gadot et Ryan Reynolds. Le rêve s'arrête cependant ici, le casting est à peu de choses près tout ce que le film a  à offrir, Vromen étant visiblement incapable de transcender un scénario lambda et retombe dans tous les travers de la DTV générique malgré une enveloppe budgétaire très confortable.

Ryan Reynolds n'arrête pas de faire des folies avec son corps. Après Echange standard où il se retrouvait dans le corps de Jason Bateman, après Renaissances, où l'âme de Ben Kingsley était transférée dans son enveloppe corporelle et après toutes les saloperies que des scientifiques chelous lui ont infligés pour en faire Deadpool, voilà que Reynolds remet ça. Dans Criminal : un espion dans la tête, il incarne un agent secret sur le point d'extraire le hacker le plus dangereux de l'histoire, lorsque l'opération capote et qu'il est tué sous la torture. Pas de panique, les avancées technologiques sont telles qu'il suffit de transférer la mémoire du défunt dans un autre corps et le tour est joué. Et quel meilleur cobaye pour recevoir cette mémoire que ce psychopathe condamné à mort aussi dangereux qu'imprévisible ? En plus c'est Kevin Costner, la chance! Si le concept vous semble risible, rappelez-vous qu'en 97 John Woo avait quand même réussi à nous faire gober qu'on pouvait aisément faire un face swap entre John Travolta et Nicolas Cage, sans passer par une application mobile. Bref, voilà donc le pitch pas plus zarbi qu'un autre du film qui nous intéresse et qui sera le prétexte à toute une série d'événements rocambolesques mais malheureusement pas aussi barrées que l'idée de départ. Avec sa chasse à l'homme londonienne, ses courses poursuites, ses bastonnades en tout genre, Criminal : un espion dans la tête se positionne comme un sous Jason Bourne, le savoir faire de Paul Greengrass en moins. Cette impression est renforcée tout au long du premier acte -qui concerne exclusivement Ryan Reynolds- qui suit sa fuite dans la métropole londonienne, filmée caméra à l'épaule en montage ultra cut avec tous les clichés Big Brother : Salle d'opération avec plein de gens qui regardent plein d'écrans avec un haut gradé en costard qui leur gueule dessus "Retrouvez-le moi'', extraits crades des caméras de surveillance d'une gare, d'un métro, d'un hypermarché, sans oublier les inserts écran qui vous donnent l'heure et l'endroit où se passe l'action. Au cas où vous vous sentiriez perdu. Pratique.

 Curieusement, c'est avec l'arrivée de Kevin Costner que le film semble prendre conscience de la légèreté de son postulat. Une fois le transfert de mémoire terminé, Vromen se retrouve avec un éventail de possibilités à explorer et donne l'impression de ne pas s'y être préparé. Il en résulte un patchwork confus qui part dans tous les sens mais sans destination précise. Dans un premier temps, ça prête à sourire : Costner en mode gros connard, on ne voit pas ça souvent et le plaisir qu'il prend à défoncer des innocents, cracher sur des passants et les insulter à coup de ''Motherfucker'', est visible à l'écran, voir même communicatif. Bien sûr, le scénario nous fait très souvent oublier qu'il s'agit d'un condamné à mort aux actes vachement répréhensibles, mais vous savez... C'est Costner, on lui donnerait le bon Dieu sans confession. Les choses finissent par déraper sérieusement lorsque Vromen tente de traiter ce qui aurait du être le cœur de son film, à savoir le dilemme psychologique de son personnage, lorsque celui-ci se trouve de plus en plus submergé par la personnalité de l'espion décédé. Soit tout à fait l'inverse d'un Docteur Jekyll et Mister Hyde. Un dilemme qui aurait nécessité un minimum de finesse mais qui vire vite à la mauvaise farce, la faute à un scénario écrit avec les pieds, terrible de balourdise et bourré de clichés. Le point de non retour est atteint lorsqu'on essaye de nous fourguer cette idylle naissante entre la veuve de l'espion -la lumineuse Gal Gadot- et Jericho-Costner, en qui elle reconnait des bribes de son mari, le tout sous l’œil approbateur de sa petite fille qui a vite fait d'adopter ce nouveau papa bourru. Faut pas pousser mémé dans les bégonias. 

Une fois évacués tous les ressorts dramatiques qui auraient pu rendre le film intéressant, Criminal : un espion dans la tête peut alors sombrer définitivement dans le film d'action mainstream. Parce que ce n'est pas tout ça, mais il y a un quota d'explosions, de fusillades et de courses poursuites à respecter. Vromen emballe vite fait l'intrigue qui traîne sans s'embrasser de vraisemblance et sans prendre la peine de cacher son ennui. C'est que le temps commence à se faire bien long dans ce dernier tiers et ce n'est pas son suspense à deux balles qui inverserait la tendance. Pour passer le temps et arriver enfin au final en happy end du plus mauvais goût, le spectateur pourra s'amuser à reconnaître les nombreux seconds rôles de luxe qui complètent le casting : Amaury-prison-break- Nolasco, l'immense Scott Adkins - qui ne met ici aucun coup de latte, scandaleux- et, non, vous ne rêvez pas, il s'agit bien de Michael Pitt dans le rôle du hacker tout en sueur. Encore une fois, c'est le casting qui constituera le plus gros gâchis du film tant il est - à quelques exceptions près- honteusement sous-exploité. Tommy Lee Jones et Gary Oldman, malgré leurs prestations impeccables, ne nous contrediront pas. 

Avec son pitch improbable et son scénario boursouflé, Criminal : un espion dans la tête aurait pu donner un résultat intéressant et original s'il avait eu le courage -ou la volonté- d'assumer pleinement son postulat ridicule. Tel n'étant pas le cas, le film reste un divertissement correct mais qui ne se démarque pas vraiment des centaines de productions similaires, tout juste sauvé par la prestation de son acteur principal. Au vu de tous les talents impliqués et tous les moyens mis à contribution ici, c'est tout bonnement inexcusable. 

03/06/2011

The Bodyguard (1992)


Je viens de revoir ''Bodyguard'' pour la première fois depuis sa sortie en 92. Je l'avais totalement oublié et je me suis étonné par la suite qu'il n'ait pas été rediffusé à foison sur les chaines satellitaires comme c'est le cas pour quelques films.

Passée la grosse émotion des retrouvailles (j'avais 12 ans à l'époque de sa sortie et, oui, je l'avoue: j'ai moi aussi poussé le refrain: and Ayyyyyyyyy y Aïe, will aaalways, loooooove youuuuuuuu!!!) je fus assez étonné de voir à quel point le film était mal foutu. Non vraiment, j'arrivais pas à le croire!

Ce que j'avais gardé en tête sur le film c'était que c'était un solide thriller, doublé d'une histoire d'amour gentillette avec une bande son du tonnerre. Mais bon à 12 ans il en fallait peu pour que je crie au chef d'oeuvre.

Ce qui est bien avec le film (oui je ne vais pas faire ma chieuse et commencer par les défauts), et qui est resté avec le temps, c'est l'originalité de l'histoire d'amour, puisqu'il s'agit d'une liaison inter raciale. Dit comme ça ça peut paraître désuet, mais il faut se rappeler que le film était sorti quelques mois à peine après l'affaire Rodney King et les violentes émeutes qui en avaient découlé à Los Angeles. Alors je ne sais pas si c'était une tentative de calmer les ardeurs, ou si c'était un vrai choix audacieux et assumé par les producteurs (dont Kevin Costner). Je penche plutôt pour la deuxième éventualité parce que le script du films était déjà écrit depuis fin 1970 avec Diana Ross dans le rôle principal. Un bon point que j'ai trouvé non négligeable surtout que les films traitant d'amour inter-racial n'étaient pas légion à l'époque (ni par la suite d'ailleurs) si l'on exclue Jungle Fever (Spike lee, 1991).

L'autre atout de Bodyguard et ça tout le monde s'en doute, même moi à 12 ans, c'est le charisme indéniable de Kevin Costner dans un rôle qu'il affectionne particulièrement: Un ex militaire, efficace en toute circonstance, solitaire et s'interdisant toute émotion qui viendrait perturber son travail, ne voilà-t-il pas qu'il s'amourache de sa cliente en danger. Du sur mesure pour lui, et c'est normal: le rôle a été écrit pour lui et produit par lui alors avouez que se serait trop con s'il ne se donnait pas à 100% ?

Passons maintenant à tout ce qui ne va pas avec me film et c'est ... A peu près tout le reste.
L'histoire est peut être séduisante sur le papier mais le scénario est taillé à coup de serpe accumulant les incohérences et les sottises sans ciller. Tout est brouillon dans le film et frise très souvent le ridicule, je suis sûre que des tas de vrais gardes du corps se sont bien poilés en regardant le film tellement le travail est bâclé: Une star d'envergure est menacée de mort et ni ses proches ni son manager ne pensent appeler la police, à aucun moment du film... Pour toute protection on ne lui colle qu'un garde du corps unique (Ok c'est Kevin Costner mais quand même)... Elle se produit dans une boite de nuit hype et personne ne pense à instaurer un périmètre de sécurité entre la foule et la scène... Franchement, arrêtez vos conneries les gars...

En plus d'un scénario enfantin, la qualité de la réalisation est mollassonne comme un caramel au soleil. Et c'est un truc que j'ai jamais compris chez Hollywood, confier un potentiel blockbuster, un thriller à un quelqu'un qui n'a jamais dirigé une production de cette envergure. C'est comme avec la série des James Bond, ils ne veulent pas comprendre qu'il faut les confier à un vrai pro, pas à de simples faiseurs comme c'est le cas ici. Toutes les scènes d'action font autant d'effet qu'un pétard mouillé et le tout est d'une platitude crasse. Mais ce n'est pas ça le pire.

Le pire c'est qu'on ne croit pas une seconde à cette histoire d'amour, à commencer par les protagonistes eux mêmes. Ça crève les yeux à l'écrans que le couple ne fait aucune étincelle et que les deux acteurs se font chier à mort en essayant de faire croire qu'ils sont amoureux, même Kevin Costner. Et qui l'en blâmerait ? Je ne sais pas à quoi pensait le scénariste lorsqu'il a écrit le rôle de Whitney Houston, mais il est totalement impossible de tomber amoureux de son personnage. Aucune chance: C'est une vraie connasse aussi capricieuse que prétentieuse, elle se comporte de façon erratique et sans aucun bon sens. Franchement je comprends que sa soeur ait voulu la buter, à peine 20 minutes du film et j'avais déjà envie d'en faire autant. Dès que les choses ne vont pas comme elle veut, elle commence à faire chier son monde y compris son garde du corps en humiliations et propos cassants. Puis à la première menace, elle se réfugie dans ses bras et fait sa sainte ni touche genre: ''Oh mais je suis pas si mauvaise dans le fond, si on prends la peine de me sauter connaitre...''. Tu te dis tiens ok, laissons lui une chance, mais après PAF, dès que son amant la repousse, elle recommence à faire son emmerdeuse, casse tout le monde et saute le premier venu... Une vraie tordue, voilà ce qu'elle est! Et Costner qui prend une balle pour cette conne... vraiment n'importe quoi.

Je vais maintenant vous dire ce qui m'a le plus choqué dans le film, ce que j'ai mis 19 ans à réaliser. Je n'en reviens toujours pas.... Le Tube insterstellaire de 92, que j'ai moi même chanté plusieurs fois sous la douche est finalement une reprise!!!!! de qui???

De ça
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Et oui, vous ne rêvez pas, Dolly Parton, la reine de la Country, du Botox et des bonnets F. Ce titre figure sur le même album que la chanson Jolene, qui sera à son tour reprise par ''the White Stripes". Qui l'eut cru ??

02/06/2011

L'anthologie du Film Con: The Guardian (2006)



Qui l'eut cru? Quelqu'un a Hollywood a quand même eu le feu vert pour accorder une autre chance à Andrew Davis, après le calamiteux ''Collateral Damage". Non seulement ça, mais le film a pour vedettes Kevin Costner et le jeune mari de Demi Moore qui est apparemment acteur aussi... je sais pas. (oui je parle d'Ashton Kutcher).

Le film se déroule dans le milieu des gardes côtes of Ze Younaytède stètes Ov Ameurika. Ben Randall est un vétéran de ce corps de sauvetage qui après un accident qui a failli lui coûter la vie, se retire du terrain pour se consacrer à la formation de jeunes recrues. C'est là qu'il rencontre une jeune tête brûlée et grande gueule dont il sent le potentiel énorme. Un bras de fer d'Egos se met en place entre les deux... <--Remarquez que j'ai mis trois points de suspension pour dire que ''c'est pas tout, hahaha, plein d'autres trucs vont se passer que je vais pas vous dévoiler ici. Niarf, Niarf, Niarf.''

Malheureusement, même si je vais vous raconter en détail ce qui se passe dans le film, je pense qu'après lecture du pitch vous en aurez déjà une idée bien précise. Ça a été le cas pour moi par exemple. Et j'ai eu raison. Parce que le problème de ''The Guardian'' est que c'est un film de commande qui fonctionne en pilotage automatique. Ce genre de scénarios existe en copies avec pointillés qui peuvent servir pour tout et n'importe quoi dès qu'un producteur en a envie.

_''Tiens, j'aimerais bien faire un film sur les gardes côtes! ''
_''Aucun problème Boss, on a un script bêta pour ça !!''
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........ est un vétéran de la ........ . Il a eu un accident tragique (merci de détailler l'accident tragique en scène d'ouverture et n'oubliez pas que le héros doit impérativement être le seul survivant de cet accident). Traumatisé à mort .......... n'a d'autre choix que de quitter le terrain et enseigner son art. Là il rencontre....... (choisir un jeune acteur à la mode de préférence pour garantir le public de jeunes connasses de moins de 17 ans). Malgré leurs différences (prévoir des indifférences entre les deux) et la tension (prévoir des tensions entre les deux) un profond respect (prévoir des scènes de respect) et d'amitié (prévoir des scènes d'amitié, de préférence une amitié macho dans un bar) les liera dans l'adversité (prévoir au moins 2 scènes d'adversité dont une grosse à la fin du film).
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Remarquez que l'avantage de ces scénarii c'est que ça marche pour toute branche particulière que vous voulez mettre en valeur. Ça a marché pour l'US Air Force (Top Gun, 1986), Les Navy Seals (Navy Seals, 1990), Le corps des pompiers (Backdraft, 1991 ; Ladder 49, 2004), les pompiers volants (Always, 1990)... Pas que des chefs d'oeuvres tout de même, mais ces producteurs n'ont pas froid aux yeux.

Que le film soit bourré de clichés, n'est pas un problème en soi. Pleins le sont et s'en tirent quand même assez bien (parfois). Mais ici plusieurs éléments se combinent pour conduire à un ratage complet, à commencer par l'emphase. Ici, tout le monde en fait trop là ou il ne faut pas et pas assez là ou il en faut. A commencer par les acteurs.
Dans la grande tradition du Héros Vétéran revenu de tout, l'idée de caster Costner est très séduisante. Lui même étant un acteur vétéran et revenu de tout et le gout de l'eau de mer ne lui est visiblement pas passé malgré l'échec abyssal de ''Waterworld". alors que ce soit un vétéran, d'accord, tout le monde l'a compris et s'en doute. Mais c'est pas assez, il faut qu'on en rajoute. Alors ''Le premier Maître Ben Randall est l'un des sauveteurs les plus décorés de toute l'histoire de la garde côtière des Etats Unis''. On le sait parce que à un moment donné un instructeur dit à ses recrues :''Le premier Maître Ben Randall est l'un des sauveteurs les plus décorés de toute l'histoire de la garde côtière des Etats Unis''. (je vous l'avais dit).
Mais attendez, c'est pas assez... Dans un bar, la vieille amie de Ben raconte l'histoire de l'AEGIS, un bateau hopital qui a pris feu en pleine mer: ''C'était un cauchemar, les gens brûlaient dans leur lits. Et Ben les en a sorti un à un... Sauf un seul... Et quand le bateau à commencé à couler, il a plongé et l'en a sorti.... Mais le treuil de l'hélico est resté coincé.... Et ils étaient à 20mn de la base et l'homme criait... Alors Ben l'a regardé droit dans les yeux et lui a dit: "j'te lâcherai pas"... et il a pas lâché... il s'est disloqué l'épaule, s'est arraché les tendons de la main et il a pas lâché".
La vache, cet homme c'est le John Rambo des gardes côtes, j'espère que maintenant vous avez retenu la leçon!

Il en va de même pour le personnage de Jake Ficher (pêcheur en anglais, t'as compris? pour un garde côte...) qui campe la jeune recrue aux dents longues. Pour faire croire que ce type est un emmerdeur fini -et donc diamétralement opposé au personnage de Ben- on le fait passer pour le pire des trous du cul. Déjà lorsqu'il arrive au camp d'entrainement, il porte des Ray-Ban Aviator en métal qui lui donnent l'air d'un branleur. Quand un instructeur leur gueule dessus pour les faire sortir du bus en quatrième vitesse (vous savez, le vieux cliché comme à l'armée) et bien Jake Fisher n'en a rien à battre, il prends son temps et sort d'une démarche ''cool" en mâchant son chewing-gum... Ensuite pour son premier jour de classe, lorsqu'il voit le tableau des records (tous détenus par Ben Randall soit dit en passant) il se lève et lance au capitaine: ''Je voudrais que vous l'informiez que je vais rayer son nom de ce tableau''... Si c'est pas un trou du cul ça!!
Et beh non, détrompez-vous! Kutcher coûte beaucoup trop cher dans le budget pour vous laisser croire ça. Comme Ben, il a une histoire poignante à raconter et comme par hasard elle implique aussi un accident tragique (check!), un tas de morts (check!) et dont il est le seul survivant (check!). C'est pour ça qu'il a tout plaqué pour devenir garde côte. Il en profite même pour verser des larmes pour souligner à quel point il est traumatisé et à quel point il se croit bon acteur. Mais ça ne m'explique toujours pas pourquoi il se comporte comme un vrai connard...

Avec autant de bourrage de clichés j'aurais pas craché sur de l'action bourrine et bien grasse qui aurait compensé au mois la vacuité du reste. Mais ça n'a pas été le cas. Pour un film qui traite de la garde côtière, il y a finalement très peu de scènes de... heu... ''garde côterie''. Sur les 136 minutes que dure le film, presque les 2 tiers se passent dans le camp d'entrainement avec le sempiternel montage de la préparation physique, des épreuves à passer, des scènes de franche camaraderie et de tissage de liens avec d'autres personnages dont on n'a rien à foutre... C'est long, c'est chiant et c'est sans intérêt.

_ ''T'as entendu ça Phil ? ça a l'air chiant et sans intérêt. Qu'est ce qu'on peut faire de plus?''
_ ''Aucun problème boss, on va faire le coup classique de glisser une histoire d'amour quelque part. ça plaira aux filles!''

Oui parce qu'en plus il y a deux histoires d'amour. L'une à peine esquissée de Ben et son ex-femme (Sela Ward, qui ressemble de plus en plus à Michael Jackson dans ses mauvais jours). Histoire qui n'a aucune autre utilité que de resouligner à quel point la vie de héros n'est pas aussi rose qu'il n'y parait. Et il y a aussi une amourette entre kutcher et une jeune enseignante près de la base. Les 2 personnages insistent sur le fait que c'est purement physique et sans aucun engagement, mais COUP DE THEATRE: ils sont vraiment amoureux l'un de l'autre!!!! Je l'ai pas vue venir celle là...

Lorsqu'arrive enfin la scène de la catastrophe finale, on se dit qu'on y est. Le réalisateur va se rattraper et faire tout oublier de ces conneries qui n'ont que trop duré. On va avoir droit à de la castagne avec plein d'effets spéciaux comme sait les faire Hollywood. Ashton Kutcher part en solo pour un sauvetage risqué, tout se passe bien mais une tuile arrive... Saperlipopette!
Heureusement Costner n'a pas encore quitté la base (il allait juste démarrer la voiture, ouf) lorsqu'il entend le s.o.s de son pote. Il part donc à sa rescousse, tant pis pour son traumatisme!! C'est un Coast Guard Ov Ze Younaytède Stètz, MauZeurFokeur!

Je ne vais pas vous la raconter en long et en large quand même, parce que y'a rien à dire. La nullité du dénouement final n'a d'égal que le bâclage avec lequel elle a été tournée. Pas de quoi en faire tout un plat, on a déjà vu ça en beaucoup mieux. En comparaison, les 25 minutes consacrés au sauvetage en mer dans ''En pleine tempête (2000) '' valent beaucoup mieux que toutes les scènes musclées de ce film-ci. Et c'était il y a 11 ans.

Je ne veux même pas penser aux somme d'argents investies dans un pareil Nanar. Mais en tout cas une chose est sure, y'a des coups de pieds aux culs qui se perdent à Hollywood.