Slide # 1

Baby Driver (2017)

Le réalisateur culte de la trilogie cornetto revient enfin avec son nouveau Baby. Verdict !

Daylight (1996)

Ghost in the Shell (2017)

L'adaptation du manga culte japonais avec Scarlett Johannssen est-elle à la hauteur des attentes ?

Slide # 3

Blood Father (2016)

Retour de l'ogre Gibson dans un rôle à sa mesure.

Slide # 4

Star Trek Beyond (2016)

Encore un flamboyant exemple de la malédiction du numéro 3.

Slide # 5

La Maison des Otages (1990)

L'avant dernier film de Michael Cimino, remake du classique de 1945 avec Mickey Rourke.

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25/03/2013

Hara-Kiri, Mort d'un Samouraï (2011)


Voulant mourir dignement, Hanshiro, un samouraï sans ressources, demande à accomplir un suicide rituel dans la résidence du clan Li, dirigé par le chef Kageyu. Essayant de décourager Hanshiro, Kageyu lui conte l’histoire tragique d’un jeune ronin, Motome, venu récemment avec la même requête. Hanshiro est traumatisé par les détails horrifiants du sort qui fut réservé à Motome mais il persévère dans sa décision de mourir dans l’honneur. Au moment de se faire hara-kiri, il présente une ultime requête : il désire être assisté dans son acte par trois lieutenants de Kageyu, qui sont absents tous les trois, par une étrange coïncidence. Méfiant et furieux, Kageyu demande à Hanshiro de s’expliquer. 

01/08/2012

Assassination Games (2011)


Deux tueurs à gages rivaux, chacun passé maître dans l’art de manier son arme, vont devoir s’allier pour une mission à haut risque : mettre un terme aux agissement d’un cartel de la drogue...

17/02/2012

The Tree Of Life (2011)



Il y a des films comme ça qui sortent des sentiers battus, des films qui vous prennent à partie, qui vous interpellent et qui amorcent quelque chose en vous... un dialogue, un questionnement, une avalanche de réflexions... The Tree Of Life est indéniablement de ceux-là. Terence Malick, qui tourne peu mais bien, revient avec ce film existentiel après un hiatus de six ans et s'offre au passage la Palme d'Or à Cannes et l'Ours d'Or à Berlin (pour ne citer qu'eux parmi la myriade d'accolades décrochées par le film). D'ailleurs, l'une des toutes premières questions qui me sont venues à l'esprit en le visionnant est justement en rapport avec ce consensus quasi universel autour du film et les critiques dithyrambiques suscitées partout. A tel point que je me suis bien senti con durant toute la projection. Mais que c'est-il passé?

The Tree of Life, comme tous les films de son auteur est une expérience à part entière et se vit comme tel. Avec tout ce que cela comporte comme aléas, comme incertitudes et comme résultats. Dans ce film-ci le réalisateur tente rien de moins que d'étreindre à bout de bras ''La Vie''. Ses origines, sa genèse et son appréhension par l'infiniment petit : Dans notre cas, une famille américaine moyenne confrontée à un deuil subite... Cette expérience est tout d'abord visuelle. L'ouverture se fait tout par un motif récurrent, un halo de couleurs, virevoltant lentement puis vers des images de toute beauté simulant le début de tout... Le commencement de la vie. Une explosion de couleurs, de formes et de motifs sur fond de musique d'Alexandre Desplat. Une poésie qui n'est pas sans rappeler le génie Kubrickien de 2001 Odyssée de l'espace (sur un thème assez similaire) et il n'est pas étonnant donc de trouver au commandes des effets visuels le même Donald Trumbull qui a participé au film précité. Ces incursions dans l'espace reviendront souvent entrecouper le déroulement de l'histoire, à chaque fois accompagnés d'un dialogue en voix off. Adressé à qui? c'est la question. Au fils défunt? A dieu tout puissant? Mystère.

Curieusement, bien que l'intention évidente de cette ballade au tréfonds de l'univers et la recréation imagée de la vie est de pousser à la méditation, à l'émerveillement et à l'introspection, cette démonstration m'a laissé complètement de marbre. J'ai bien sûr beaucoup apprécié la prouesse technique cela va sans dire, mais sans plus. J'imagine que les réactions doivent varier selon les personnes mais dans mon cas, ça a fait chou blanc...  Bien que croyant, je ne suis pas assez religieux pour percevoir le moindre écho spirituel dans cette partie du film ni du discours théologique qui s'en dégage et très franchement je ne vois pas trop l’intérêt avec le reste du film, mis à part l'exercice de style un peu imbu de soi.

Une troisième partie, tout aussi ''Space'' avec en vedette Sean Penn (sur laquelle je ne m'étendrai pas) est tout aussi brouillonne et surfe elle aussi sur des sentiments métaphysico-philosophiques et tente de peindre une vision sur l'eau delà, comme un couronnement du don de la vie: Il n'y a pas de mort, mais une continuation de la vie. Même Sean Penn le dit en interview, certaines parties auraient gagné à être raccourcies. (Moi je ne suis pas obligé d'être politiquement correct alors je dis carrément qu'elles auraient du être foutues à la poubelle).

La plus grande réussite dans ce film est indéniablement son noyau dur: la partie centrale qui s'articule autour de la petite famille sur laquelle règne Brad Pitt en patriarche absolu. Ce film dans le film est d'une justesse incroyable et capture impeccablement l'essence et l'esprit de cette vénérable institution qu'est la famille. Terence Malick, avec sa sensibilité et un don certain de l'écriture, brosse en parallèle 3 portraits distincts: La mère (Jessica Chastain) croyante, aimante et dévouée, un peu trop soumise à son mari (mais on est dans l'Amérique post WW2, alors c'était à la mode en ces temps là). Le père (Pitt), un homme frustré qui malgré ses bonnes intentions et son désir d'offrir la meilleure éducation à ses enfants, ne les ménage pas et rentre souvent en conflit avec le reste de sa famille. La performance de Pitt est à saluer comme moins amidonnée que d'habitude probablement grâce au rôle lui même, superbement bien écrit. Bien que teigneux et souvent injuste il est impossible de ne pas s'identifier à lui et de ne pas comprendre ses motivations. Le plus beau rôle par contre, c'est celui du fils aîné (Hunter McKraken). Le naturel de ce garçon est ahurissant! C'est grâce à lui que l'on a droit aux plus belles scènes et qu'on touche du doigts tout ce qui fait la  beauté de la vie d'un enfant. La caméra le suit depuis sa naissance jusqu'à son adolescence (et bien plus tard à l'âge adulte) et décrit son interaction avec son environnement qu'il découvre de jour en jour, sa maman qu'il idolâtre, ses frères qu'il aime de façon inconditionnelle et ses amis avec qui il fait les quatre cent coups, pour le meilleur et pour le pire. Tout est authentique dans ces scènes-là, et tout y est : de ses expéditions à la découverte du monde qui l'entoure aux premiers émois sexuels, des premières réflexions existentielles au complexe oeidipien et les conflits répétés avec la figure paternelle... C'est tout le cycle d'apprentissage de la vie auquel nous assistons.  Le tout est mis en images avec un talent certain, ne serais-ce que par le magnifique travail de photographie qui est fait.

A mon sens, ce noyau dur aurait très bien se suffire à lui même et n'avait pas besoin de tant d'écarts expérimentaux pour argumenter son sujet. Il est clair que la célébration de la vie est au centre du film et qu'elle transpire à chaque image projetée. La mort, elle, n'est que suggérée mais jamais montrée (pas même pour illustrer la chaine alimentaire) et le film se termine par une note d'optimisme en montrant un possible paradis ou les hommes et femmes se retrouvent enfin après la séparation. Mais comme je l'ai dit, The Tree of Life peut se prêter à d'innombrables interprétations et analyses et dont l'impact peut varier dépendamment des personnes. Et c'est peut être bien là son mérite.







08/02/2012

(2011 ) حكايات تونسية


Shems est amoureuse mais son fiancé la trompe. Ines est psychanalyste divorcée et vit pleinement sa sexualité, ce que réprouve beaucoup sa fille unique. Sabrine est belle, riche et intelligente mais peine à trouver l'homme idéal. Chahinaz est mariée depuis 8 ans mais ce n'est qu'une façade, au fond elle est malheureuse et au bord du divorce. Hassen rentre au pays après une longue absence suite au décès de sa femme. Il est pris sous l'aile de son vieil ami Mo, dont la fortune provient du trafic de drogue. Et de l'autre côté de la planète, Sami, le taxiste raconte ses déboires pour sortir la tête hors de l'eau dans un contexte économique et social ardu. 

Il est difficile de parler de ce film et de passer à côté du tollé qu'il a créé. Indignation totale, les qualificatifs fusent de partout traitant le film de tous les noms, ''Une honte, une honte totale!!!!''. Pour ma part, je pense qu'en plus d'être totalement stupide, cette polémique n'a tout bonnement pas lieu d'être. Je dirai que c'est plutôt une mode qui ressort à chaque nouvelle production tunisienne pour la taxer de tous les noms. La plus part des mécontents souligne le fait que les sujets abordés soient ''indécents''. Le film de Nada Mezni parle en effet de femmes libérées qui parlent ouvertement de sexe, qui font la bringue, se soûlent la gueule et couchent sans lendemain. Personnellement je ne trouve rien d'indécent en cela, je ne vais pas me voiler la face (mais là encore on va me traiter de sale gaucho). Il y a une grande différence entre aller regarder un film et être d'accord avec son sujet, point barre. Je trouve même le film un peu timide, contrairement à ce qui se fait d'habitude aucune nudité n'est montrée, ni scène de sexe, ni même le moindre baiser... Si l'on considère les décolletés et mini jupes comme de l'indécence, alors oui, c'est bien le seul écart qu'enregistre le film.
On a aussi reproché au film (encore une fois) de ne pas refléter la réalité tunisienne, et malgré que la réalisatrice scande sur tous les médias qu'elle a voulu transcrire le train de vie d'une certaine catégorie seulement, je dois admettre qu'elle l'a bien cherché, la faute à une certaine insistance sur le titre ''Histoire tunisiennes'' (y'a pas photo) et la mention murmurée en voix off au générique du début : conforme aux critères tunisiens. Alors bon faudrait savoir ce que tu veux Nada!

Si l'on veut vraiment chercher des poux au film, c'est plutôt du côté du scénario qu'il faut pencher. Le problème de ce ''7kéyéte Tounsia'' est qu'il n'a pas de fil conducteur, la réalisatrice se contente d’enchaîner les scénettes les unes après les autres sans grands efforts pour construire une trame particulière, sans créer de tensions ni d'enjeux qui attiserait un tant soit peu l'intérêt. Pour ma part, je trouve assez plaisant cette succession de tranches de vie des ces charmantes demoiselles. Mais je ne trouve pas pour autant que ça fasse un film à part entière, au mieux un épisode d'un feuilleton comme ''Casting'' ou ''Mektoub'' dont la réalisatrice s'inspire énormément. Le scénario n'hésite pas non plus à user des clichés habituels, du coiffeur pour femmes qui est une vraie tapette au mari bien sous tous les rapports mais qui au fond est homo en passant par le jeune minet qui saute tout ce qui bouge ''parce qu'il est un homme, un vrai''.  De plus je n'a pas encore compris le rôle de Taoufik el Ayeb, en narrateur souvent en voix off qui, lui, nous raconte ses déboires et ses problèmes à n'en plus finir. On pourrait croire que c'est fait exprès afin de faire une comparaison entre les deux mondes exposés dans le film, mais le rôle est tellement mal exploité que je me suis posé la question. Je n'ai pas vraiment vu une utilité particulière à cet ajout, mais je l'ai plutôt perçu comme un quota glissé là pour ne pas que le film se fasse taxer d'élitisme. Je n'ai pas non plus vu l'intérêt du personnage de Mo (gros macho dealer de came, bouffeur de femmes mais cocu lui même) à part celui de verser plus encore dans le Bling-Bling.

Sinon, si l'on veut bien mettre tous ses inconvénients de côté, le film ne manque pas de qualités, spécialement du point de vue technique. Visiblement la jeune réalisatrice connait bien son boulot et sait soigner ses images.  Elle met en valeur avec brio la collection de belles gueules dans son casting, déjà vus dans les productions cactus. Notons aussi un superbe travail de photo hyper léchée, une utilisation judicieuse (et inédite) de la caméra, notamment en caméra portée (la réalisatrice à commencé sa carrière par les documentaires) et surtout une très belle bande son composée par la violoniste Yasmine Azaiez qui tient aussi le rôle principal. Qualités qui sont malheureusement assez rares dans les films tunisiens, d'ou le mérite de la réalisatrice qui au moins présente un produit fini à l'image de ses personnages: formellement beaux à défaut d'être pleinement consistants.

Dommage que les tentatives de faire du neuf, d'essayer de faire des films de genre, ou de pur divertissement se heurtent toujours à un mur d'indignations. après tout pourquoi faut-il absolument que les films tunisiens restent cantonnés au registre auteurien et doivent impérativement être le miroir de sa réalité?  



24/01/2012

Season Of The Witch (2011)



Il faut savoir pourquoi on regarde un film de Nicolas Cage. On regarde un film de Nicolas Cage parce que justement il y a Nicolas Cage dedans, voilà pourquoi. En tout cas, c'est la seule raison qui justifie le visionnage de ce ''Season Of The Witch'',connement appelé en français ''Le dernier des Templier'' sans doute pour donner un faux air de film d'aventure comme ''Le dernier des Mohicans'' ou le ''Dernier Samaritain'' ou le ''Dernier Samourai'' et j'en passe. Histoire de vous dire que les producteurs vous prennent vraiment pour le ''Dernier des Cons''. 

Le bon vieux Nic justifie sa dernière fiche de paye par le fait que l'action sort des sentiers battus en se déroulant pour une fois durant les croisades, ce dont attestent sa cape et son épée sur l'affiche. Le pitch en lui même est assez intriguant: Deux templiers sont priés (on leur laisse pas trop le choix non plus) d'escorter une Dam'zelle soupçonnée de sorcellerie et d'avoir causé une épidémie de peste meurtrière, vers une église spécialisée qui se chargera de la délivrer du mal. Enfin un truc comme ça. Je vous rappelle qu'à cette époque là il ne faisait pas bon être sorcière et que la sanction pour pareille injure était la pendaison. Oui, j'aurais moi même dit le bûcher mais bon. Alors pour corser le tout, la route est super longue et jonchée de dangers, idéal pour meubler le film et offrir des scènes de suspens/action/angoisse/rire et j'en passe. Par exemple: cette fille est elle vraiment une sorcière? le prêtre qui les accompagne est-il si sincère qu'il en a l'air? Le jeune puceau qui les accompagne est-il gay? (non je déconne j'ai inventé ça)... 

Alors pour faire bref, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent dans ce film, il n'est pas assez bon pour être recommandable et il n'est pas assez mauvais pour être franchement amusant. Il se situe dans cette zone grise et aseptisée des productions à la chaine vite vues et vite oubliées. Je m'étonne encore qu'il ait eu droit à une sortie ciné tellement les décors et les effets spéciaux sentent le cheap. En plus même le casting n'a pas grand chose à foutre de ce qui peut bien se passer dans le film et ça se sent: personne n'est concerné et certains cachent à peine le fait qu'ils se font carrément chier. Pour ce qui est de Nic, il ne nous gratifie même pas de son numéro habituel du méga acting ni ses tics outranciers, il se contente d'être juste là et offre la prestation minimale syndicale. Ici il est Beamen (je sais pas quel genre de nom c'est mais j'étais pas là durant les croisades, alors peut être que c'était en vogue ces temps-là?) qui est un ''soldat de dieu'' c'est à dire qu'avec son pote Felson (Ron-Hellboy-Pearlman) ils zigouillaient avec plaisir tout ceux que l'église désignait comme hérétiques et donc ennemis de dieu (c'est un peu comme on traite les gens de gauche chez nous). En tout cas on montre bien dans le film que les deux amis sont des pros dans ce qu'ils font et qu'ils ne reculent devant aucun danger dixit cette réplique de Beamen à son camarade: ''Je prends les 300 à gauche et tu prends les 300 à droite'' (hahaha). Ils utilisent aussi d'autre répliques cool comme ''si j'en tue plus que toi, tu m'offre à boire'' et ''je suis là pour sauver ton cul'' et d'autres dans ce genre là, preuve que les auteurs ont fait un travail de recherche important pour coller au plus près de la réalité des répliques du 14ème siècle. La preuve il a juste dit ''offrir à boire'' et n'a pas spécifié quoi, alors qu'il aurait pu dire, ''tu m'offre une Heineken ou une Budweiser''. Alors bravo les auteurs. Bravo aussi au réalisateur Dominic Sena qui fait son travail en mode fantôme, lui aussi aux abonnés absents: Les scènes de bataille sont filmées comme un match de foot inter lycée, les effets dramatiques sont tellement faux qu'ils deviennent comiques et ainsi vogue le navire... Je me souviens avoir bien rigolé lors du moment ''crucial'' ou Beamen & Felson (tiens, ça aurait fait un joli titre ça) se rendent compte de l'aveuglement de l'église, pile lorsque le premier plante son épée dans la poitrine d'une jolie femme. Là on a droit au gros plan sur les yeux du tueur ''Oh Merde, mais qu'est ce que j'ai fait?'' et sur ceux de la victime ''Oh Merde, mais qu'est ce que t'as fait?''... Pour en rajouter, encore un gros plan sur un sol jonché d'enfants/femmes/vieillards morts de la même façon et nos deux compères qui se regardent en se disant: ''Finalement la guerre c'est pas bien...''  Tout ça dans un montage éclair de 2 minutes chrono. J'ai aussi bien rigolé lorsque Felson commence à faire des projets d'avenir et exprime le souhait de visiter le berceau de sa naissance et invite son compagnon à l'accompagner: Grosse Erreur, tout le monde sait qu'il ne faut jamais faire ça, ni même montrer une photo de sa femme et ses enfants, ni parler de retraite etc... C'est le meilleur moyen de se faire tuer avant le générique de fin, merde! (eh ben ouais, il est mort Feslon, tant pis pour le spoiler).
En tout cas Nicolas Cage n'est toujours pas sorti de sa spirale infernale de films à la chaîne, en attendant le prochain et en espérant que ce soit par pire...

12/01/2012

Or Noir (2011)


De par son sujet, Or Noir contient en lui même les gênes d'une grande fresque épique dans la droite lignée des superproductions hollywoodiennes d'antan. C'est connu les grands espaces désertiques se prêtent bien aux épopées sur pellicule, surtout en cinémascope. De ce côté là, le film remplit admirablement sa mission, surtout que le réalisateur Jean-Jacques Annaud semble tout désigné pour prendre les rennes d'une pareille entreprise. En vieux briscard aguerri, il a tout le savoir faire nécessaire pour offrir un film à grand spectacle, tirant profit des magnifiques paysages du désert Tunisien, de somptueux décors et d'un casting d'acteurs iconoclastes mais complémentaires. Comme tout film d'aventure qui se respecte, les scènes d'actions se succèdent à un rythme soutenu intercalés de grands discours galvanisants et d'amourettes compliquées et de trahisons tragiques. D'un point de vue formel, pas de doute, l'Or noir est une belle réussite. 

Pourtant ce n'est pas là le principal intérêt du film. Comme je le disais plus haut, le plus important ici est bien l'immense potentiel de son sujet. Car dans cette lutte entre deux Emirs rivaux qui se disputent l'industrie naissante du Pétrole, c'est tout le formidable dilemme des pays arabes qui est mis sous les feux des projecteurs: Quel comportement adopter face à la séduction du capitalisme dans une zone ou la pauvreté menace de plus en plus les monarchies. Deux courants se font face dans le film personnifiés par les deux Emirs: Le traditionaliste/immobiliste Amar (Mark Strong) et le progressiste/vicieux Nessib (Antonio Banderas). A travers leur lutte transparaît  toute la division des pays arabes face à l'ingérence occidentale. Autant dire que, dans le contexte actuel, cette trame à tout ce qu'il faut pour être purement explosive.
Pourtant, or noir ne fait que survoler cette dimension politique sans avoir le courage de creuser un peu plus son sujet. Pourtant il suffisait d'un rien, mais le réalisateur préfère visiblement réduire cette dualité à une simple différence de caractères et se focalise plutôt sur l'évolution de ses personnages dans un pareil contexte. Peut être que les fonds Qataris apportés au financement du film ont calmé les ardeurs des scénariste? Ce parti pris du réalisateur ne se révèle pas payant, car le film est flanqué de plusieurs défauts qui    plombent le tout et font grincer les dents.

Le principal défaut (à mon sens) relève dans le personnage clé du film: le Prince Auda, interprété par Tahar Rahim. Si l'acteur à tout le charisme qu'il faut pour porter sur ses épaules un pareil personnage, il est malheureusement desservi par un scénario qui le décridibilise considérablement. Il m'est vraiment difficile de croire que ce prince, frêle et introverti, plongé dès son plus jeune âge dans les livres et les bibliothèques et qui n'a jamais posé pied en dehors du palais royal se transforme en quelques heures en foudre de guerre, rompu à l'art du combat et de la stratégie renversant avec une aisance louche. Le miracle ne s'arrête pas là puisque non seulement il s'avère un leader aguerri, mais de plus il est tellement charmant qu'il rallie à lui tous ceux qui le croisent à commencer par les propres prisonnier qu'il escortait (et qui pourtant avaient entrepris de massacrer tous leurs gardiens dans une violente mutinerie, cinq minutes auparavant). Je ne sais pas mais je me souviens que même Neo dans Matrix en avait bavé plus que ça pour prouver qu'il était bien l'élu...
Le deuxième point qui m'a gêné est le personnage de Nessib lui même. Si Antonio Banderas porte très bien les habits traditionnels arabes, son jeu (je ne sais si c'est volontaire ou pas) verse beaucoup trop dans la caricature à mon goût, à tel point que je ne suis pas arrivé à cerner ses vraies motivations. Pourtant dans une scène tôt dans le film, il nous est montré comme un monarque soucieux de ses sujets, accablé par le manque de soins qu'ils rencontrent et qui voit le pétrole comme un moyen d'améliorer avant tout leur bien être. Mais au fil des évènements, il ne se cantonne plus qu'a des mimiques moyennement drôles pour ne pas dire carrément ridicules.
Et enfin pour finir, deux mots sur la romance dans le film qui est vraisemblablement là uniquement pour respecter le cahier de charges tellement elle est tirée par les cheveux. Elle n'a joute rien et se veut proche d'un Romeo et Juliette du golfe, mais on n'y croit pas une seconde.

Or Noir reste agréable à voir si l'on est pas trop regardant, mais qui n'empêche pas une grosse frustration  en passant à côté de l'essentiel au profit du grand spectacle.


   

31/12/2011

Drive (2011)






Un jeune homme solitaire, "The Driver", conduit le jour à Hollywood pour le cinéma en tant que cascadeur et la nuit pour des truands. Ultra professionnel et peu bavard, il a son propre code de conduite. Jamais il n’a pris part aux crimes de ses employeurs autrement qu’en conduisant - et au volant, il est le meilleur.

09/12/2011

Trespass (2011)





Trespass est la dernière fiche de paye de Nicolas Cage et de Nicole Kidman sous la tutelle houleuse de Joel Shumacher. Les deux acteurs ayant déjà travaillé pour ce dernier par le passé -l'un dans 8mm et l'autre dans Batman Forever - autant dire qu'ils sont entre potes. L'histoire est celle d'une séquestration d'un couple de bourgeois (Nick et Nicole) ainsi que de leur fille par un quartet de cinglés qui en ont après leurs présumée fortune. Le casse ne devrait pas prendre plus de 20 minutes avec un plan bien huilé, mais nous savons vous et moi qu'il ne s'agit pas d'un court métrage et que plus le plan est bien huilé, plus il est aisé de se le carrer dans le cul. 

Regarder un film de Nicolas Cage, l'homme qui n'a jamais dit non à un scénario depuis au moins 10 ans, revient à jouer à la roulette russe, mais avec 5 balles dans le chargeur de six. Et autant dire que sur ce coup là, je me suis encore tiré une balle dans la tête en louant le DVD. Pourtant j'ai regardé le film parce que même dans ses pires productions, Cage arrive quand même à offrir des moments de ''Mega Acting'' d'anthologie qui limitent un tant soit peu les dégâts. Malheureusement il n'arrive pas à sauver ''Trespass'' du naufrage total. Cage, joue le rôle d'un bourgeois bobo au gout vestimentaire douteux, vendeur de diamants et qui entretient une multitude de secrets qu'il cache à sa famille mais qui seront révélés peu à peu au fil de l'intrigue. A ce sujet j'ai été un peu amusé de savoir que notre ami google décrit le film comme un Thriller psychologique, alors que je n'ai pas vu l'ombre d'un soupçon de neurone dans toute la trame. Ça rappelle forcément Panic Room de David Fincher mais cette comparaison n'est certainement pas à son avantage tant les deux sont diamétralement opposés. Là ou le premier exploitait avec brio le décor d'une maison lambda, le deuxième se cantonne dans le hall d'entrée et s'enfonce dans une paralysie totale digne d'un théâtre filmé dont la réalisation pâteuse de Schumacher n'arrive pas à se dépêtrer. Le film se repose exclusivement sur la confrontation entre les différents protagonistes, mais là aussi même le duo de stars à l'affiche n'arrive pas à créer une étincelle qui puisse susciter l'intérêt. De plus, le gros point faible du film reste ses ''méchants'' totalement inconsistants et unidimensionnels qui n'apportent rien à l'intrigue et dont les actions semblent au mieux tirés par les cheveux, au pire totalement irrationnels: rendez vous compte, en deux heures de casse, ils n'ont pas jugé nécessaire d'attacher leurs otages, n'est-ce pas une charmante attention de leur part? 

Pour combler le manque d'intérêt, les méchant passent le plus clair de leur temps à tabasser les gentils et le scénario, pour justifier son appellation de thriller psychologique, tente de créer des twists tous les quarts d'heure par des révélations alambiquées, supposément fracassantes mais qui ne font pas plus d'effet qu'un pétard mouillé. Par exemple et bien vous savez les diamants que vous êtes venus arracher de vos prisonniers, bah ils existent pas! Vous savez, les inconnus qui sont entrés chez vous par effraction? bah c'est pas des inconnus! Vous croyez que le personnage de Nicole Kidman aime son mari? bah non elle l'a trompé avec l'un des tortionnaires! Vous croyez que le personnage de Nick cage est choqué de l'apprendre? bah non, il le savait déjà! et vous vous souvenez quand je vous disais qu'il y avait pas d'argent dans la maison? bah en fait non, y'en a des masses!! Que dites-vous de ça? Rien justement, tant le tout est traitée de par dessus la jambe. 

Pour information le film n'est resté que 2 semaines en salle aux USA et au vu du naufrage il a été retiré de l'affiche avec un record de sortie de DVD après 18 jours seulement. A propos, j'ai été amusé de regarder les interview en bonus ou tout le cast s'évertue à énumérer les qualités du scénario, spécialement le couple Kidman/Cage. En tout cas, une chose est sûre ce n'est pas encore ''Trespass'' qui relancera la carrière de Cage, ni même de celle de Schumacher.