Slide # 1

Baby Driver (2017)

Le réalisateur culte de la trilogie cornetto revient enfin avec son nouveau Baby. Verdict !

Daylight (1996)

Ghost in the Shell (2017)

L'adaptation du manga culte japonais avec Scarlett Johannssen est-elle à la hauteur des attentes ?

Slide # 3

Blood Father (2016)

Retour de l'ogre Gibson dans un rôle à sa mesure.

Slide # 4

Star Trek Beyond (2016)

Encore un flamboyant exemple de la malédiction du numéro 3.

Slide # 5

La Maison des Otages (1990)

L'avant dernier film de Michael Cimino, remake du classique de 1945 avec Mickey Rourke.

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22/11/2010

L'anthologie du film con - Bangkok Dangerous (2008)


Dans ''Bangkok Dangerous'', Nicolas Cage se balade à Bangkok, tire sur des gens, conduit presque exclusivement des motos, fait des yeux en silence et parle en voix off tout au long du film au cas ou vous auriez pas compris ce qu'il est en train de faire.

Depuis ses difficultés financières, je ne m'étonne plus de voir Nicolas Cage dans un film sur trois qui sortent en salles. Si on ajoute à ça son problème de calvitie galopante, on lui pardonnera facilement ce faux pas supplémentaire... Il en a fait des pires (de films et de coupes de cheveux).

Dans ce film là, qui pourrait s'appeler ''The Hitman's Movie for Dummies'' tous les poncifs du tueur à ''Cage'' sont au rendez-vous sans aucun plus: Joe/cage est un tueur solitaire, froid et méthodique qui ne s'embarrasse pas de bagages ni d'attaches roule sa bosse partout où ses services létaux sont demandés et ne se pose jamais de questions (Je le sais parce qu'il le dit en même temps en voix-off). Pourtant dès qu'il mets les pieds à Bangkok il commence à enfreindre ses propres règles une à une (les fameuses ''Rules" du tueur). Je sais pas, ça doit être la bouffe thaïlandaise ou la météo ou un truc de ce genre, en tout cas le type commence à faire ami-ami avec un pic Pocket, se met en tête de lui apprendre son métier (et vas-y que je te sers le célèbre montage du training), risque tout pour lui venir en aide, s'éprend d'une jolie pharmacienne muette qui lui fait découvrir le bangkok by night. Il croisera même un éléphant en pleine rue, scène visiblement importante dans le film puisque Joe/cage en lui tapotant la tête et le nourrissant de banane s'arrête un moment et contemple le vide avec un regard à la... heu...Nicolas Cage. Genre: ''Hmm.. cet éléphant me fait venir des pensées profondes''. Puis, à cause de l'éléphant ou pas, toutes les merdouilles qu'on est en droit d'attendre de ce genre de scénario arrivent (et oué). Les états d'âme, les hésitations et surtout surtout le ''Un dernier contrat et je me casse'' LE truc à ne pas faire quand vous êtes un tueur à gage! (regardez ''Assassins'', merde).
Vous me direz que quand on regarde un film d'action, on n'est jamais trop regardants pour le scénario, ce n'est pas faux. Mais sur ce registre aussi le film foire dans les grandes largeurs, avec son envie de de se la jouer stylisée, effets ralentis, gros plans sur les yeux bleus du petit Nicolas... La vérité c'est que l'action dans ce film d'action est beaucoup trop mollassonne et plate pour divertir un tant soit peu et faire diversion sur le ratage général. Je ne comprendrai jamais pourquoi avec tous ces moyens mis en place, on puisse encore avoir ce genre de bouses qui laissent sur sa faim et limite tapent sur le système.
Tu fais chier Nicolas Cage!!!

Un point intéressant cependant: Le film possède une fin alternative que je ne raconterai pas, mais qui avait au moins le mérite de donner plus de couilles à l'oeuvre. Il semblerait donc que la loi du marketing ait eu raison du scénario initial et que le tout ait été pré-mâché pour une audience US à majorité crétine. J'aime à croire que c'est cette version qui a motivé le choix de Cage et des réalisateurs, trop confiants dans le système hollywoodien.

13/01/2017

The Trust (2016)




Waters et Stone sont policiers à Las Vegas. Flics sans envergure, ils arrondissent leurs fins de mois avec des petits larcins jusqu’à ce que leur attention se porte sur le mystérieux coffre-fort d’un dealer désormais sous les verrous. Après une longue préparation, mais sans rien savoir de ce qu’ils vont trouver, les comparses échafaudent le casse que doit changer leur vie. Mais dans la ville du jeu, on est rarement gagnant.

07/02/2015

Left Behind (2014)






Perdu : Nicolas Kim Coppola, plus connu sous le nom Nicolas Cage, ou encore The Cage pour les intimes. Profession: Acteur jusqu'en 2006, année à laquelle sa filmographie commence à partir en caca-huètes pour cause de problèmes financiers consécutifs à un audit fiscal particulièrement désastreux . Signe distinctif: Porte un Oscar, obtenu en 1995 pour le film Leaving Las Vegas et croit dur comme fer que ça excuse tout. Adapte sa coiffure à chaque nouveau film en accord avec son taux de nanardise. Vu pour la dernière fois dans l'excellente Joe en 2014. Des sources bien informées signalent l'avoir aperçu dans d'autres films au courant de la même année -Rage, Left Behind, Outcast...- mais aucune preuve n'a été avancée jusqu'ici. Si vous le retrouvez, merci de le signaler au plus vite. Ses fans sont très, très inquiets. 

Quand on y repense avec un peu de recul, la décision de changer de nom artistique de Coppola à Cage à été pour le petit Nicolas prophétique. Aucun Coppola n'aurait toléré que son nom de famille soit associé de près ou de loin à ce qu'on pourrait appeler ''L'étrange filmographie du Cage''. Talia Shire, sa tante, a certes fait Horreur à volonté, mais elle a arrêté les conneries depuis Le Parrain. Francis Ford Coppola, son tonton, a certes fait Jack mais lui, il peut, parce que c'est Francis Ford Coppola. Nous ne pouvons que supposer l'ampleur de la circonspection qu'éprouvent ses proches au vu du dérapage dangereux de la filmo de notre Nico. Nous compatissons et sommes prêts à pardonner, surtout lorsque le Nico nous jure ses grands dieux qu'on ne l'y reprendrait plus et qu'il est définitivement rangé des voitures. Joe a été une très bonne surprise en début d'année. Rage n’était pas folichon mais avait su montrer les crocs. Puis ce Left Behind... Dis-donc, tu nous prendrais pas un peu pour des cons, Nicolas ? 

Parlons-en de ce Left Behind puisqu'il le faut. Difficile à croire, mais il s'agit là du reboot d'une trilogie déjà existante datant du début 2000, adaptation d'une série de best sellers cathos signés Tim LaHaye et Jerry B. Jenkins. Déjà à l'époque, l'accueil commercial et critique avait été désastreux et l'on s’étonne encore de la pertinence d'un tel reboot, surtout au vu du résultat de cette nouvelle mouture. Par où faut-il commencer ? Par la patine cheap et mal fagotée du métrage dont le plus gros du budget est allé dans les poches du coiffeur de Nic Cage ? Ce n'est pas le pire, spécialement dans la filmo de l'acteur. Pour un film qui veut traiter de l'apocalypse et du chaos, il est scandaleusement avare en scènes chocs. Une voiture numérisée qui pète ici ou là, tout au plus, dans un New York qui ressemble vachement à ... à rien en fait. On ne remarquera même pas les talents plus que limités de Vic Armstrong, dont le dernier film en tant que réalisateur remonte au début des années 90 et le pourtant très fun et bourrin Au dessus de la loi. Terne, moche, sans éclats, une prestation qui frôle le ghost directing.  Tout comme l'on ne s'attardera pas sur ce casting transparent choisi uniquement pour sa galerie de tronches lisses et oubliables qui se contentent d'arborer une moue de circonstance. Non, tout cela n'est pas spécialement le souci de cette péloche.

Ce qui pue vraiment dans ce Chaos, c'est qu'il est extrêmement faux cul dans le fond comme dans la forme. Le pitch veut faire croire qu'il traite de l'enlèvement des chrétiens selon la bible et le merdier qui s'en suit. Or il abandonne son postulat de départ en cours de route -trop cher, t'es fou? - pour nous narrer la mésaventure d'un avion en atterrissage forcé et dont l'équipage se limite exclusivement à la classe Business. Le texte religieux est amené avec autant de grâce qu'un rhinocéros traversant un champ dégagé, et est aussi simplet qu'un cours de maternelle : En gros, faut croire en Dieu sinon, bah y'a plein de merdouilles qui vont t'arriver et si jamais y'a l'apocalypse, tu seras épargné. Mais le plus dégueulasse ici, c'est le ton sérieux comme la mort qui prévaut. Un comble au vu de l'amateurisme et de la médiocrité dont il fait preuve. C'est con, c’est creux, c’est chiantissime, ça met trois plombes à se mettre en place et en plus ça pète plus haut que son cul. Dire qu'on passe à côté d'un authentique nanar certifié Gold avec Nic Cage en prime et qu'au lieu de ça on nous sert ce navet infect qu'on veut faire passer pour du caviar. C'est too much. 

Le Chaos est sans conteste le pire film de la filmo de Nicolas Cage. Faut-il en dire plus? Ne perdez surtout pas votre temps avec, il n'y a rien, mais rien à en tirer. On vous aura prévenus. 

24/01/2012

Season Of The Witch (2011)



Il faut savoir pourquoi on regarde un film de Nicolas Cage. On regarde un film de Nicolas Cage parce que justement il y a Nicolas Cage dedans, voilà pourquoi. En tout cas, c'est la seule raison qui justifie le visionnage de ce ''Season Of The Witch'',connement appelé en français ''Le dernier des Templier'' sans doute pour donner un faux air de film d'aventure comme ''Le dernier des Mohicans'' ou le ''Dernier Samaritain'' ou le ''Dernier Samourai'' et j'en passe. Histoire de vous dire que les producteurs vous prennent vraiment pour le ''Dernier des Cons''. 

Le bon vieux Nic justifie sa dernière fiche de paye par le fait que l'action sort des sentiers battus en se déroulant pour une fois durant les croisades, ce dont attestent sa cape et son épée sur l'affiche. Le pitch en lui même est assez intriguant: Deux templiers sont priés (on leur laisse pas trop le choix non plus) d'escorter une Dam'zelle soupçonnée de sorcellerie et d'avoir causé une épidémie de peste meurtrière, vers une église spécialisée qui se chargera de la délivrer du mal. Enfin un truc comme ça. Je vous rappelle qu'à cette époque là il ne faisait pas bon être sorcière et que la sanction pour pareille injure était la pendaison. Oui, j'aurais moi même dit le bûcher mais bon. Alors pour corser le tout, la route est super longue et jonchée de dangers, idéal pour meubler le film et offrir des scènes de suspens/action/angoisse/rire et j'en passe. Par exemple: cette fille est elle vraiment une sorcière? le prêtre qui les accompagne est-il si sincère qu'il en a l'air? Le jeune puceau qui les accompagne est-il gay? (non je déconne j'ai inventé ça)... 

Alors pour faire bref, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent dans ce film, il n'est pas assez bon pour être recommandable et il n'est pas assez mauvais pour être franchement amusant. Il se situe dans cette zone grise et aseptisée des productions à la chaine vite vues et vite oubliées. Je m'étonne encore qu'il ait eu droit à une sortie ciné tellement les décors et les effets spéciaux sentent le cheap. En plus même le casting n'a pas grand chose à foutre de ce qui peut bien se passer dans le film et ça se sent: personne n'est concerné et certains cachent à peine le fait qu'ils se font carrément chier. Pour ce qui est de Nic, il ne nous gratifie même pas de son numéro habituel du méga acting ni ses tics outranciers, il se contente d'être juste là et offre la prestation minimale syndicale. Ici il est Beamen (je sais pas quel genre de nom c'est mais j'étais pas là durant les croisades, alors peut être que c'était en vogue ces temps-là?) qui est un ''soldat de dieu'' c'est à dire qu'avec son pote Felson (Ron-Hellboy-Pearlman) ils zigouillaient avec plaisir tout ceux que l'église désignait comme hérétiques et donc ennemis de dieu (c'est un peu comme on traite les gens de gauche chez nous). En tout cas on montre bien dans le film que les deux amis sont des pros dans ce qu'ils font et qu'ils ne reculent devant aucun danger dixit cette réplique de Beamen à son camarade: ''Je prends les 300 à gauche et tu prends les 300 à droite'' (hahaha). Ils utilisent aussi d'autre répliques cool comme ''si j'en tue plus que toi, tu m'offre à boire'' et ''je suis là pour sauver ton cul'' et d'autres dans ce genre là, preuve que les auteurs ont fait un travail de recherche important pour coller au plus près de la réalité des répliques du 14ème siècle. La preuve il a juste dit ''offrir à boire'' et n'a pas spécifié quoi, alors qu'il aurait pu dire, ''tu m'offre une Heineken ou une Budweiser''. Alors bravo les auteurs. Bravo aussi au réalisateur Dominic Sena qui fait son travail en mode fantôme, lui aussi aux abonnés absents: Les scènes de bataille sont filmées comme un match de foot inter lycée, les effets dramatiques sont tellement faux qu'ils deviennent comiques et ainsi vogue le navire... Je me souviens avoir bien rigolé lors du moment ''crucial'' ou Beamen & Felson (tiens, ça aurait fait un joli titre ça) se rendent compte de l'aveuglement de l'église, pile lorsque le premier plante son épée dans la poitrine d'une jolie femme. Là on a droit au gros plan sur les yeux du tueur ''Oh Merde, mais qu'est ce que j'ai fait?'' et sur ceux de la victime ''Oh Merde, mais qu'est ce que t'as fait?''... Pour en rajouter, encore un gros plan sur un sol jonché d'enfants/femmes/vieillards morts de la même façon et nos deux compères qui se regardent en se disant: ''Finalement la guerre c'est pas bien...''  Tout ça dans un montage éclair de 2 minutes chrono. J'ai aussi bien rigolé lorsque Felson commence à faire des projets d'avenir et exprime le souhait de visiter le berceau de sa naissance et invite son compagnon à l'accompagner: Grosse Erreur, tout le monde sait qu'il ne faut jamais faire ça, ni même montrer une photo de sa femme et ses enfants, ni parler de retraite etc... C'est le meilleur moyen de se faire tuer avant le générique de fin, merde! (eh ben ouais, il est mort Feslon, tant pis pour le spoiler).
En tout cas Nicolas Cage n'est toujours pas sorti de sa spirale infernale de films à la chaîne, en attendant le prochain et en espérant que ce soit par pire...

09/12/2011

Trespass (2011)





Trespass est la dernière fiche de paye de Nicolas Cage et de Nicole Kidman sous la tutelle houleuse de Joel Shumacher. Les deux acteurs ayant déjà travaillé pour ce dernier par le passé -l'un dans 8mm et l'autre dans Batman Forever - autant dire qu'ils sont entre potes. L'histoire est celle d'une séquestration d'un couple de bourgeois (Nick et Nicole) ainsi que de leur fille par un quartet de cinglés qui en ont après leurs présumée fortune. Le casse ne devrait pas prendre plus de 20 minutes avec un plan bien huilé, mais nous savons vous et moi qu'il ne s'agit pas d'un court métrage et que plus le plan est bien huilé, plus il est aisé de se le carrer dans le cul. 

Regarder un film de Nicolas Cage, l'homme qui n'a jamais dit non à un scénario depuis au moins 10 ans, revient à jouer à la roulette russe, mais avec 5 balles dans le chargeur de six. Et autant dire que sur ce coup là, je me suis encore tiré une balle dans la tête en louant le DVD. Pourtant j'ai regardé le film parce que même dans ses pires productions, Cage arrive quand même à offrir des moments de ''Mega Acting'' d'anthologie qui limitent un tant soit peu les dégâts. Malheureusement il n'arrive pas à sauver ''Trespass'' du naufrage total. Cage, joue le rôle d'un bourgeois bobo au gout vestimentaire douteux, vendeur de diamants et qui entretient une multitude de secrets qu'il cache à sa famille mais qui seront révélés peu à peu au fil de l'intrigue. A ce sujet j'ai été un peu amusé de savoir que notre ami google décrit le film comme un Thriller psychologique, alors que je n'ai pas vu l'ombre d'un soupçon de neurone dans toute la trame. Ça rappelle forcément Panic Room de David Fincher mais cette comparaison n'est certainement pas à son avantage tant les deux sont diamétralement opposés. Là ou le premier exploitait avec brio le décor d'une maison lambda, le deuxième se cantonne dans le hall d'entrée et s'enfonce dans une paralysie totale digne d'un théâtre filmé dont la réalisation pâteuse de Schumacher n'arrive pas à se dépêtrer. Le film se repose exclusivement sur la confrontation entre les différents protagonistes, mais là aussi même le duo de stars à l'affiche n'arrive pas à créer une étincelle qui puisse susciter l'intérêt. De plus, le gros point faible du film reste ses ''méchants'' totalement inconsistants et unidimensionnels qui n'apportent rien à l'intrigue et dont les actions semblent au mieux tirés par les cheveux, au pire totalement irrationnels: rendez vous compte, en deux heures de casse, ils n'ont pas jugé nécessaire d'attacher leurs otages, n'est-ce pas une charmante attention de leur part? 

Pour combler le manque d'intérêt, les méchant passent le plus clair de leur temps à tabasser les gentils et le scénario, pour justifier son appellation de thriller psychologique, tente de créer des twists tous les quarts d'heure par des révélations alambiquées, supposément fracassantes mais qui ne font pas plus d'effet qu'un pétard mouillé. Par exemple et bien vous savez les diamants que vous êtes venus arracher de vos prisonniers, bah ils existent pas! Vous savez, les inconnus qui sont entrés chez vous par effraction? bah c'est pas des inconnus! Vous croyez que le personnage de Nicole Kidman aime son mari? bah non elle l'a trompé avec l'un des tortionnaires! Vous croyez que le personnage de Nick cage est choqué de l'apprendre? bah non, il le savait déjà! et vous vous souvenez quand je vous disais qu'il y avait pas d'argent dans la maison? bah en fait non, y'en a des masses!! Que dites-vous de ça? Rien justement, tant le tout est traitée de par dessus la jambe. 

Pour information le film n'est resté que 2 semaines en salle aux USA et au vu du naufrage il a été retiré de l'affiche avec un record de sortie de DVD après 18 jours seulement. A propos, j'ai été amusé de regarder les interview en bonus ou tout le cast s'évertue à énumérer les qualités du scénario, spécialement le couple Kidman/Cage. En tout cas, une chose est sûre ce n'est pas encore ''Trespass'' qui relancera la carrière de Cage, ni même de celle de Schumacher. 

08/12/2014

Rage a.k.a Tokarev (2014)

Paul Maguire est un homme d'affaire ayant trempé dans des affaires un peu louches. Il a beau avoir remisé ses cadavres au placard, et depuis mène une existence paisible auprès de sa fille, son passé va toutefois ressurgie. Un soir, une troupe d'hommes armés et masqués font irruption chez lui et kidnappent sa fille. Il va alors sortir l'artillerie lourde pour arracher sa fille bien-aimée, des griffes des ravisseurs.

05/06/2016

I Am Wrath a.k.a The Revenge (2016)



Le cinéma est un univers à géométrie variable. Tellement variable qu'en un battement de cil, certaines gloires du grand écran se voient, par les caprices du sort, contraintes de cachetonner dans des produits génériques destinés principalement au marché de la vidéo. On pense évidemment à Nicolas Cage, qui s'est fait le porte étendard de la VOD faisandée, mais d'autres stars ne sont pas en reste : Robert de Niro, Al Pacino ou encore Bruce Willis ont pu payer grâce à ça les traites de leurs maisons à Malibu ou les frais d'entretien de leurs yachts. Le club vient de s'agrandit avec la venue de John Travolta, représenté par ce The Revenge dont l'affiche à elle seule annonce déjà la couleur et les ambitions. Sans surprise, il s'agit d'un produit impersonnel destiné principalement à attirer rapidement du cash et rendre hommage au perruquier de sa star.
 

 
Dans quel monde vivons nous ? De nos jours, on ne peut même plus kidnapper, assassiner, braquer quelqu'un sans que l'un des proches de la victime ne se révèle être un agent secret, ancien marine ou ex-membre des forces spéciales bien badass qui, du coup, nous promet l'apocalypse façon Charles Bronson. C'est toute un corps de métier - la thug - qui s'en trouve fragilisé sans que personne ne bouge le petit doigt. C'est cette même injustice qui est faite dans The Revenge, puisque John Travolta, sous prétexte que sa femme se soit faite assassiner par une bande de braqueurs - elle avait qu'a tendre gentiment son sac à main aussi - décide de se faire justice lui-même, de façon explosive et pas mal chorégraphiée. Pour sa défense, cela a permis aussi à mettre un terme à un complot plus vaste, impliquant des sommités politiques. Bon, on veut bien passer l'éponge pour cette fois. Là où nous sommes bien moins indulgents c'est sur la qualité générale de cette resucée de Taken, condensé de tous les revenge movies vus depuis Un justicier dans la ville.  Car oui, même avec un pitch aussi simpliste et des attentes pas vraiment énormes, The Revenge arrive malgré tout à décevoir.      
 

 
La genèse de The Revenge remonte à 2012. Le projet avait alors autrement plus de gueule puisqu'il devait réunir Nicolas Cage et William Friedkin respectivement en premier rôle et à la réalisation. Les choses partant un peu en couilles de parts et d'autres, le script s'est baladé entre plusieurs mains avant de se concrétiser, avec cette fois-ci Travolta au casting et Chuck Russel à la barre. Moins bandant qu'annoncé au départ, mais pas dégueu pour autant. Il faut se rappeler que Russel a été un solide artisan de séries B : Freddy 3 : Les Griffes du cauchemar, le remake de The Blob, l'Effaceur et même le succès planétaire de Jim Carey, The Mask.  Bon, il est aussi coupable du premier Roi Scorpion et de l'Elue, mais on ne vas pas chipoter.  Quoi qu'il en soit, au vu du pitch que l'on nous fait miroiter ici, nous étions en droit de s'attendre au moins à un vrai plaisir coupable, bourrin comme il faut, avec force pétages de bras et fusillades en règle. Rien de bien compliqué, juste reprendre une formule usée jusqu'à la corde avec des variantes ici où là. Et pourtant, on doit déchanter à peine 30 minutes après le début  tellement le je m'en foutisme règne sur le métrage. Chuck Russel a visiblement sa check list à la main, avec des passages obligés qu'il barre au fur et à mesure qu'il enquille ses scènes, sans se soucier vraiment d'une quelconque fluidité ni d'instaurer un semblant de dramaturgie. Ainsi le meurtre traumatisant prétexte à tout ce beau merdier sera expédié en deux minutes  -merci à Rebecca de Mornay d'être passée nous voir -, le dilemme moral du héros de même, et pour la transition de papa sans histoires à ange exterminateur, elle est juste risible : coup d’œil à une bible. Bam. Défonçage d'un mur secret dans un sous-sol. Bam. Chargement de gros flingues, froncement de sourcils et hoodie sur le tête. Bam. On ne s'attendait pas à de la subtilité, c'est clair. Mais là, c'est tellement expéditif que ça en devient vite insultant. 
 

 
Le réalisateur assurant le minimum syndical, tout le poids du film se retrouve sur les épaules de John Travolta. Curieusement, malgré son has beenat indiscutable, l'acteur a choisi de se faire plus discret que d'autres en optant pour de rares apparitions qui, bien que pas vraiment convaincantes, restent bien moins crades que celles d'un Bruce Willis par exemple. L'acteur jouit d'un capital sympathie toujours intact et le plaisir de le revoir sur écran faire son badass est bien là. Le seul souci, c'est qu'il n'a pas l'occasion de faire grand chose : il essaie tant bien que mal d'insuffler un peu de gravité à son personnage mais ses efforts sont sabotés par un scénario rachitique et des répliques d'une débilité abyssale. C'est d'autant plus dommage qu'il suffit pour l'acteur d'un seul plan où il allume une clope pour laisser éclater toute la coolitude qu'on lui connait. Pour ce qui est de la baston, c'est une toute autre histoire puisque dès que les choses se corsent, c'est la doublure de l'acteur qui prend le relais, avec très peu de discrétion. Il aura cependant le bon gout de porter la même perruque que lui, perruque qui soit dit en passant est tellement ringarde qu'on ne voit plus qu'elle pendant tout le métrage. Un hommage à Nick Cage ? Là ou The Revenge se rattrape, c'est grâce à la présence de Christopher Meloni en coéquipier de Travolta. Pas vraiment le comic relief, mais suffisamment marrant pour que le film verse dans le buddy movie sympa, surtout que l'alchimie entre les deux acteurs est palpable.
 

 
Abstraction faite de la perruque en hérisson de Travolta, The Revenge peut s'avérer distrayant grâce à son duo d'acteurs qui se démènent comme ils peuvent pour donner vie à un scénario débilos et quelques scènes d'action pas dégueu. On aurait préféré un peu plus d'implication de la part de Chuck Russel, technicien solide et expérimenté, pour mieux torcher son film, mais en l'état, celui-ci se laisse regarder gentiment à défaut de se démarquer réellement de la production VOD actuelle. 

04/06/2012

Peggy Sue Got Married (1986)


Peggy Sue (Kathleen Turner) vient de se séparer de son mari et ancien amour de lycée Charlie (Nicolas Cage) qu'elle a épousé juste après l'obtention du diplôme. Conviée à une fête de réunion d'anciens élèves elle retrouve tous ses vieux camarades du lycée, vingt cinq ans plus tard et en profite pour leur raconter ses griefs et ses désillusions. Et quand elle est désignée encore une fois reine du bal, elles succombe à l'émotion et s'évanouit, pour se réveiller au printemps 1960, sa dernière année de lycée. Croyant d'abord à une farce, elle se rend compte peu à peu qu'elle a bel et bien voyagé dans le temps. 

13/05/2012

L'anthologie du Film Con: 88 Minutes (2007)


Vous savez, les acteurs sont finalement des gens comme vous et moi. Des gens ordinaires qui ont un métier comme un autre mais aussi des charges à payer, des factures qui pleuvent à chaque fin de mois etc... Vous savez ce que c'est. 
Alors pour arrondir les fins de mois difficiles, des gens comme vous et moi ou Al Pacino piochent dans le bas de tiroir des scénarios pourraves (rangés là à cet effet) et choisissent celui qui pue le moins, du moins l'espère-t-on au vu des résultats à l'écran de certains choix comme ce 88 minutes. Rien qu'à l'emballage, on peut avancer sans risque que nous sommes bien en présence d'un nanar certifié gold. Déjà, voir la tête de Pacino, cheveux en pétard et au teint dangereusement hâlé avec la barbe version Carlito Brigante donne le ton.

08/10/2013

Killing Season (2013)

Dans les Appalaches, un vétéran de la guerre de Bosnie vit tranquille dans une cabane dans les bois jusqu'à ce qu'un étranger, en fait un ancien soldat serbe ivre de vengeance, débarque à proximité.

05/06/2016

Criminal : Un espion dans la tête (2016)



Jusqu'ici cantonné aux petites productions DTV - RX, Danika -, Ariel Vromen s'est surtout fait connaitre en 2013 avec le très efficace The Iceman, film de gangsters avec Michael Shannon, qu'il avait coécrit et dans lequel il avait fait preuve d'une belle maîtrise autant dans la réalisation que dans la direction d'acteurs. Avec Criminal : un espion dans la tête, il passe à la vitesse supérieure puisqu'il se retrouve aux commandes d'un thriller high-tech avec un parterre de stars qui fait rêver : Kevin Costner, Gary Odlman, Tommy Lee Jones, Gal Gadot et Ryan Reynolds. Le rêve s'arrête cependant ici, le casting est à peu de choses près tout ce que le film a  à offrir, Vromen étant visiblement incapable de transcender un scénario lambda et retombe dans tous les travers de la DTV générique malgré une enveloppe budgétaire très confortable.

Ryan Reynolds n'arrête pas de faire des folies avec son corps. Après Echange standard où il se retrouvait dans le corps de Jason Bateman, après Renaissances, où l'âme de Ben Kingsley était transférée dans son enveloppe corporelle et après toutes les saloperies que des scientifiques chelous lui ont infligés pour en faire Deadpool, voilà que Reynolds remet ça. Dans Criminal : un espion dans la tête, il incarne un agent secret sur le point d'extraire le hacker le plus dangereux de l'histoire, lorsque l'opération capote et qu'il est tué sous la torture. Pas de panique, les avancées technologiques sont telles qu'il suffit de transférer la mémoire du défunt dans un autre corps et le tour est joué. Et quel meilleur cobaye pour recevoir cette mémoire que ce psychopathe condamné à mort aussi dangereux qu'imprévisible ? En plus c'est Kevin Costner, la chance! Si le concept vous semble risible, rappelez-vous qu'en 97 John Woo avait quand même réussi à nous faire gober qu'on pouvait aisément faire un face swap entre John Travolta et Nicolas Cage, sans passer par une application mobile. Bref, voilà donc le pitch pas plus zarbi qu'un autre du film qui nous intéresse et qui sera le prétexte à toute une série d'événements rocambolesques mais malheureusement pas aussi barrées que l'idée de départ. Avec sa chasse à l'homme londonienne, ses courses poursuites, ses bastonnades en tout genre, Criminal : un espion dans la tête se positionne comme un sous Jason Bourne, le savoir faire de Paul Greengrass en moins. Cette impression est renforcée tout au long du premier acte -qui concerne exclusivement Ryan Reynolds- qui suit sa fuite dans la métropole londonienne, filmée caméra à l'épaule en montage ultra cut avec tous les clichés Big Brother : Salle d'opération avec plein de gens qui regardent plein d'écrans avec un haut gradé en costard qui leur gueule dessus "Retrouvez-le moi'', extraits crades des caméras de surveillance d'une gare, d'un métro, d'un hypermarché, sans oublier les inserts écran qui vous donnent l'heure et l'endroit où se passe l'action. Au cas où vous vous sentiriez perdu. Pratique.

 Curieusement, c'est avec l'arrivée de Kevin Costner que le film semble prendre conscience de la légèreté de son postulat. Une fois le transfert de mémoire terminé, Vromen se retrouve avec un éventail de possibilités à explorer et donne l'impression de ne pas s'y être préparé. Il en résulte un patchwork confus qui part dans tous les sens mais sans destination précise. Dans un premier temps, ça prête à sourire : Costner en mode gros connard, on ne voit pas ça souvent et le plaisir qu'il prend à défoncer des innocents, cracher sur des passants et les insulter à coup de ''Motherfucker'', est visible à l'écran, voir même communicatif. Bien sûr, le scénario nous fait très souvent oublier qu'il s'agit d'un condamné à mort aux actes vachement répréhensibles, mais vous savez... C'est Costner, on lui donnerait le bon Dieu sans confession. Les choses finissent par déraper sérieusement lorsque Vromen tente de traiter ce qui aurait du être le cœur de son film, à savoir le dilemme psychologique de son personnage, lorsque celui-ci se trouve de plus en plus submergé par la personnalité de l'espion décédé. Soit tout à fait l'inverse d'un Docteur Jekyll et Mister Hyde. Un dilemme qui aurait nécessité un minimum de finesse mais qui vire vite à la mauvaise farce, la faute à un scénario écrit avec les pieds, terrible de balourdise et bourré de clichés. Le point de non retour est atteint lorsqu'on essaye de nous fourguer cette idylle naissante entre la veuve de l'espion -la lumineuse Gal Gadot- et Jericho-Costner, en qui elle reconnait des bribes de son mari, le tout sous l’œil approbateur de sa petite fille qui a vite fait d'adopter ce nouveau papa bourru. Faut pas pousser mémé dans les bégonias. 

Une fois évacués tous les ressorts dramatiques qui auraient pu rendre le film intéressant, Criminal : un espion dans la tête peut alors sombrer définitivement dans le film d'action mainstream. Parce que ce n'est pas tout ça, mais il y a un quota d'explosions, de fusillades et de courses poursuites à respecter. Vromen emballe vite fait l'intrigue qui traîne sans s'embrasser de vraisemblance et sans prendre la peine de cacher son ennui. C'est que le temps commence à se faire bien long dans ce dernier tiers et ce n'est pas son suspense à deux balles qui inverserait la tendance. Pour passer le temps et arriver enfin au final en happy end du plus mauvais goût, le spectateur pourra s'amuser à reconnaître les nombreux seconds rôles de luxe qui complètent le casting : Amaury-prison-break- Nolasco, l'immense Scott Adkins - qui ne met ici aucun coup de latte, scandaleux- et, non, vous ne rêvez pas, il s'agit bien de Michael Pitt dans le rôle du hacker tout en sueur. Encore une fois, c'est le casting qui constituera le plus gros gâchis du film tant il est - à quelques exceptions près- honteusement sous-exploité. Tommy Lee Jones et Gary Oldman, malgré leurs prestations impeccables, ne nous contrediront pas. 

Avec son pitch improbable et son scénario boursouflé, Criminal : un espion dans la tête aurait pu donner un résultat intéressant et original s'il avait eu le courage -ou la volonté- d'assumer pleinement son postulat ridicule. Tel n'étant pas le cas, le film reste un divertissement correct mais qui ne se démarque pas vraiment des centaines de productions similaires, tout juste sauvé par la prestation de son acteur principal. Au vu de tous les talents impliqués et tous les moyens mis à contribution ici, c'est tout bonnement inexcusable. 

21/01/2017

Daylight (1996)





Dans le tunnel qui relie Manhattan au New Jersey, des centaines de véhicules se pressent en cette fin d'après-midi. Le chauffeur d'une voiture volée percute en fuyant un camion chargé de produits toxiques et inflammables. Le feu se propage à grande vitesse, détruisant tout sur son passage, provoquant l'éboulement de blocs de béton. Les survivants, menacés de noyade et d'étouffement, se tournent vers l'ancien chef du Samu qui se trouve sur place. Kit Latura fait l'impossible pour les sauver. Grâce à son ingéniosité, il réussit à faire sortir quelques survivants, avec un chien et rencontre une relation sentimentale.


Daylight sort en 1996 en plein revival des films catastrophes, phénomène enclenché par le succès de la même année ''Twister'' et qui fit quelques beaux fleurons comme ''Volcano'' ou ''Dantes' Peak'' (1997) ou ''Armageddon'' (1998). Comme toujours le pitch est très simple, un groupe de personnes est coincé quelque part à cause d'une ''Catastrophe'' au choix et un ou deux héros (au choix aussi) se démèneront comme ils pourront pour les sortir de la mouise sains et saufs. Ici, Stallone est en tête d'affiche donc de héros, y'en aura forcément qu'un seul. 

Comme toujours dans ce genre de films, le cahier de charges est assez simple en apparence mais de plus en plus exigeant avec le temps. Le scénario reste pratiquement une constante mais la véritable star reste toujours les Effets Spéciaux. Comprendre: Les explosions et les destructions en tous genres. Et de ce point de vue là, Daylight assure très bien. Aux manettes, Rob Cohen (dont la filmo ne cessera de péricliter au fil des ans) filme ce qu'il sait le mieux: l'action et enchaîne les scènes spectaculaires sans faillir. Il est d'ailleurs très intéressant de revoir le film aujourd'hui en comparant ses effets spéciaux  à la débauche d'effets numériques qui se font aujourd’hui et qui filent la gerbe et/ou l'épilepsie. C'était encore le milieux des années 90 et on savait encore faire des effets Old School avec de vrais cascadeurs, de vraies maquettes, de vrais décors et de la vraie dynamite. C'est justement ce qui donne de la personnalité à ce film et la raison qui fait qu'il tienne assez bien le coup après tant d'années.


Le personnage du héros est interprété par Sylverster Stallone, qui amorce en 96 une série de déconvenues au Box Office après les douches froides de ''Assassins" et ''Judge Dredd'' et compte énormément sur ce film pour se refaire une santé (le film sera quand même un flop au USA mais se rattrapera à l'étranger). Nicolas Cage était pressenti pour tenir ce rôle, mais les producteurs préférèrent Sly et j'en suis ravi. Pourtant, ce n'est pas l'une de ses meilleures performances, loin s'en faut. 

Le personnage de Latura semble taillé sur mesure pour lui: un ex-quelque chose qui reprend du service pour sauver des gens. Malheureusement ça ne fonctionne pas du tout car il est écrit n'importe comment et se conduit donc un peu n'importe comment. LaTura qu'on veut nous présenter comme un type tranquille et qui rechigne à prendre des risques n'hésite pas dès les première secondes à plonger tête la première dans le merdier en cours (ici, un tunnel bloqué des deux côtés et prend l'eau) dans un élan qui frôle l'inconscience. Deux trois secondes lui suffisent pour faire un topo de la situation et arriver à la conclusion que tout le monde à tort, c'est lui qui a raison, (exactement comme la dernière fois d'ailleurs). Ses talents sont tels qu'ils relèvent parfois de la prescience, il voit des choses que les autres ne voient pas et ceux qui ne suivent pas ses conseils le payent de leur vie. Pas très crédible tout ça quand même. 

En plus le scénario, en plus d'être pas follement original, s'encombre de sentimentalisme jusqu'à l'overdose: Ce couple de personnes âgées qui préfère mourir main dans la main, ce brave policier qui se sacrifie pour les autres et ce chien! Ce chien qui a une chance de cocu (parce que tout le monde sait que dans un film américain on peut dézinguer autant d'humains qu'on veut, les animaux eux, pas touche) et qui au terme d'un suspens intenable, s'en sortira indemne au contraire de ses propriétaires. Stallone lui même en fait des tonnes dans le drame, avec un air intense arboré tout au long du film, des gémissements de peine à chaque mort d'un innocent, qu'il s'attribue à lui même, un peu comme Jesus. Et puis au final, il n'évite malheureusement pas le ridicule avec ce passage ou il s'adresse directement au tunnel: "T'as tué tout le monde, mais tu m'a pas tué moi!! Et là j'ai trouvé ton cœur, j'lai trouvé et je vais le faire exploser!!". Une prouesse qui n'est pas passée inaperçue chez lez gars des Razzie Awards puisqu'ils le lui ont décerné cette même année pour le pire acteur. Sois fort Sly, t'en as vu d'autres. 

Au final, Daylight reste un solide divertissement si l'on n'est pas trop regardants et qui assurera une excellente soirée pizza entre potes. Les effets spéciaux tiennent encore bien le coup, mais malheureusement le scénario vu et revu plombe quelque peu le fun qui pourrait s'en dégager. 

PS: A signaler aussi l'apparition de Viggo Mortensen dans le rôle d'un riche trou du cul narcissique qui se fait tuer tôt dans le film, et aussi feu Sage Stallone dans le rôle d'un survivant. 


25/02/2011

RED (2010)

Au cas ou vous ne seriez pas au courant, la grande mode à Hollywood depuis un certain temps est à l'adaptation des Bd's (dites Comic Books si vous voulez avoir l'air branché). Non vous étiez pas au courant? Ah ben vous habitiez peut être pas sur terre depuis longtemps? Cette tendance en tout cas à donné lieu comme souvent dans l'industrie du film à de vrais chefs d'oeuvre (the Dark Knight), à des spectacles honnêtes (Iron Man), aussi bien qu'à des navets impardonnables (The Punisher, Daredevil, Electra, The Fantastic 4 et d'autres merdouilles dont je me rappelle plus).
Voici donc le tour de ce RED, un comic book en 3 volumes sortis entre 2003 et 2004 chez Wildstorm (bah oui, y'a pas que Marvel et DC dans la BD). Personnellement comme beaucoup de gens j'imagine, je n'ai jamais entendu parler de la BD. Mais un signe qui ne trompe pas, si une BD n'a pas eu de suite, de préquel ni de reboot c'est qu'elle n'est pas aussi emballante que ça. (Ah, mon ami Wikipedia me dit qu'un prequel existe déjà depuis 2010. Oubliez ce commentaire à la con chères lecteurs). En tout cas, emballante ou pas ça n'a pas semblé inquiéter les producteurs qui ont mis ce film en chantier à grands rendort de millions et de cast 4 étoiles dont le crâne d'oeuf de Bruce Willis.
Pour info RED veut dire Retired Extremely Dangerous, au cas ou vous auriez pas compris en regardant l'affiche pourquoi tous ces vieux portent des flingues. Et pour ce qui est de la trame, il s'agit d'une équipe d'élite de la CIA à la retraite qui est forcée de reprendre du service lorsque leur ancien employeur essaye de les liquider un à un. Non mais t'imagines????
Alors déjà pour ce qui est du postulat, je ne sais pas vous mais essayer de me faire gober que Bruce Willis qui a 56 ans, est un ancien vétéran de l'armée à la retraite (anticipée, ouais d'accord) qui a tout vu et qui a déjà formé des dures à cuire de la CIA.... j'y crois pas trop. Surtout qu'il a sensé avoir déjà bossé avec Morgan Freeman (74 ans) et Hellen Mirren (66ans). Mais bon, ça n'a semblé déranger personne alors je ne dis rien.
Sinon pour en revenir au film lui même, j'ai encore une fois été ahuri par la crétinerie abyssale de l'ensemble et du courage des décideurs hollywoodiens de te regarder dans les yeux et de te dire qu'ils ont spécifiquement pensé à tout le monde pour leur offrir ''Le meilleur résultat possible''. Tout au long du film, je n'ai pas cessé de me faire un tas de réflexions sur le cinéma US actuel que je voudrais partager avec toi, cher lecteur. De toute façon c'est mon blog et je fais ce que je veux.

1°) Qu'est ce qui a bien pu pousser des pointures comme les acteurs pré-cités pour accepter de figurer dans cette bouse sans nom, avec le sourire et sans aucun état d'âme. Sont-ils aussi poursuivis par le fisc comme Nicolas Cage pour accepter tout scénario les yeux fermés?
2°) Pourquoi les producteurs de films d'action persistent-ils à vouloir engager des connards qui n'ont aucun lien de près ou de loin avec l'art du film d'action pour faire des films d'action? Robert Schwenke, non mais tu te fous de ma gueule?
3°) Pourquoi les producteurs de films persistent-ils à vouloir faire des films avec des scénarii aussi désastreux pour des budgets aussi colossaux? Ma femme s'est endormie en plein milieu (en plein milieu d'une scène de fusillade... Et elle adore Bruce Willis), moi même j'ai du faire un gros effort pour ne pas balancer le dvd dans les chiottes et finir me film. Tout est d'un ennui total, sans aucune originalité, ni dans l'action ni dans la comédie. Aucun ressort dramatique, aucuns enjeux réels... A la fin j'en avais vraiment rien à foute de personne, pas même du Willis. Les vannes tombent à l'eau, les numéros d'acteurs sont vraiment embarrassants surtout pour Freeman et Malcovitch et les scènes d'actions sont aussi connes que cette scène ou Willis sort d'une voiture en pleine course en tirant sur tout ce qui bouge comme s'il descendait une marche d'escalier (le premier qui me dit ''c'est de la BD'' je le bute). Avec juste un peu plus d'effort, ça aurait pu vraiment être à la hauteur de son pitch.
4°) Apparemment le public US de nos jours est exclusivement constitué de crétins décérébrés, post pubères qui n'ont pas forcément besoin de réfléchir pour regarder des films. Enfin je veux dire, je n'ai rien contre les spectacles décérébrés, mais je veux qu'ils aient au moins la décence de s'accepter comme tel. Ou sont passés les films couillus, qui osent et qui t'en mettent plein les mirettes?

Si tu peux répondre à ces questions, cher lecteur, alors prêt pour voir ''RED'' tu seras. Mais si ce n'est pas le cas, ''RED'' comme la peste tu éviteras et Bruce Willis à tout bout de champ tu maudiras.

15/06/2012

Ninja Assassin (2009)


Etant un enfant des années 80, il est inutile pour moi de vous faire un dessin sur ce que le mot magique N.I.N.J.A peut m'évoquer. Si vous êtes comme moi, vous vous souviendrez sans doute (avec peut être des larmes de nostalgie) de ces pépites signées Menahem Golan/Yoram Globus aux titres poétiques comme L'implacable Ninja (81), La revanche du Ninja (83), Invasion Ninja (84) ou encore de la tronche de frigidaire de Michael Dudikoff dans American Ninja 1,2 et 4...  Je ne parlerai pas non plus des heures passées devant la console à jouer à Shinonbi jusqu'à épuisement (parce que SEGA, c'est plus fort que toi).... Enfin bref, vous voyez de quoi je parle, snif. Alors quand j'ai entendu parler de ce film produit par les réalisateurs de Matrix, et par Joel-Arme Fatale- Silver et réalisé par le mec de V for Vendetta, mon excitation fut à son comble, façon polie de dire que j'ai bandé comme un malade, en me frottant les mains et me léchant les babines. Pour rien.