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Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

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13/05/2012

L'anthologie du Film Con: 88 Minutes (2007)


Vous savez, les acteurs sont finalement des gens comme vous et moi. Des gens ordinaires qui ont un métier comme un autre mais aussi des charges à payer, des factures qui pleuvent à chaque fin de mois etc... Vous savez ce que c'est. 
Alors pour arrondir les fins de mois difficiles, des gens comme vous et moi ou Al Pacino piochent dans le bas de tiroir des scénarios pourraves (rangés là à cet effet) et choisissent celui qui pue le moins, du moins l'espère-t-on au vu des résultats à l'écran de certains choix comme ce 88 minutes. Rien qu'à l'emballage, on peut avancer sans risque que nous sommes bien en présence d'un nanar certifié gold. Déjà, voir la tête de Pacino, cheveux en pétard et au teint dangereusement hâlé avec la barbe version Carlito Brigante donne le ton.

Penchons nous sur le pitch: Jack Gramm (Pacino donc) est un expert en psychiatrie criminelle dont le témoignage clé à mis derrière les barreaux un dangereux serial killer, joué par personne d'autre que Neal McDonaugh dans son énième rôle de trou du cul (y compris celui de Desperate Housewives). Mais à la veille de son exécution, des meurtres identiques à son modus-operandi sont perpétrés. (Merde alors, ce foutu psy se serait-il donc trompé sur son compte??) et pour corser le tout (mais aussi pour justifier le titre du film), Gramm reçoit des coups de fils d'un mystérieux inconnu qui l'informe bien aimablement qu'il va le buter dans 88 minutes, un peu juste avant le générique de fin quoi... Pas cool donc.

L'originalité du film (si l'on veut parler d'originalité) c'est la volonté affichée de surfer sur la vague de l'intrigue en temps réel, en l'occurence 88mn. A partir du moment ou le personnage principal comprends que sa mort est imminente, il est censé se bouger le cul pour sortir de ce pétrin et avec lui le spectateur qui devrait compatir à son sort et suer d'angoisse en surveillant sa montre. Sauf qu'ici tout est tellement traité par dessus la jambe qu'au bout de 15 minutes, on n'en a strictement rien à battre de ce qui peut arriver ou non au docteur Pacino. La faute principal à un scénario trop con qui ne fait même pas mine d'essayer d'exploiter son pitch et de développer un tant soit peu l'intrigue. Pour commencer, Gramm lui même est un parfait connard, sûr de lui et condescendant avec un gout de chiottes question cravates. Déjà qu'il à clairement 60 ans passés, il est présenté ouvertement comme un chaud lapin qui saute au moins deux de ses étudiantes (sans parler de sa supérieure). A aucun moment il ne fait mine de réviser son jugement ou de revenir sur les détails de l'affaire qui l'a conduit dans ce pétrin. Vraiment hyper pro le gars.

L'action elle, est suggérée plutôt que filmée. Pour combler le vide sydéral qui habite ce film, des scènes d'une débilité confondante se suivent ET se ressemblent dans un festival de bêtises indignes des pires films de Nicolas Cage. Pacino court (un peu, et pas longtemps parce que ça fatigue quand même) dans un parking, dans une ruelle, dans un couloir... Il est menacé de mort donc il devient parano en soupçonnant tout le monde y compris ses étudiants, donc il confisque leurs portables s'ils font mine de l'utiliser (raison pour laquelle rappelons-le les portables sont interdits en classe car ils peuvent vous faire accuser de Meurtres en série). Pour ce qui est de l'enquête, point de psychanalyse criminelle à l'horizon, le doc passe son temps pendu au téléphone en donnant des ordres à son assistante et à raccrocher sans dire au revoir. J'espère d'ailleurs qu'elle est bien payée parce qu'il l'a traite comme sa boniche (il l'appelle pour lui demander de lui passer un tel au téléphone... mais ça t'aurait cassé les couilles de l'appeler toi même direct?). A un certain moment il sort un flingue (la psychiatrie a beaucoup changé dis-donc) et canarde à une ou deux reprises et il y a même une voiture qui explose. Un film d'action donc. Et comme les mecs voient bien que ce n'est pas assez pour tenir les spectateurs en haleine, l'histoire est flanquée de plusieurs sous-intrigues totalement dispensables qui sont juste là pour faire meuble (franchement ce que je m'en bas les couilles de l'ex petit ami jaloux de l'étudiante de Gramm... et puis pourquoi elle est collée à lui tout le long du film?).
Parlons-en un peu du casting puisque Pacino est lui aussi flanqué de plein de cachetonneurs qui sont visiblement là pour les mêmes raison que lui. A leur tête ce bon vieux William Forsythe dans son énième rôle d'agent du FBI, comme dab cheveux gominés et l'air constipé comme s'il avait un parapluie dans le cul. On a aussi Lelee Sobieski, qui depuis s'acharne encore ici à foutre en l'ai tout le potentiel qu'elle a montré dans Eyes Wide Shut. Deborah kara Unger est là aussi, toujours aussi expressive qu'un réfrigérateur Mont blanc. La seule qui prend les choses vraiment au sérieux c'est Alicia Witt dans un rôle stupide de faire valoir en étudiante survoltée et pot de colle, mais qui croit tellement en son rôle que ça en devient risible... ça ne rehausse même pas le niveau, on  a juste envie de lui foutre une baffe au pif.

Ce n'est qu'au bout de 105 minutes interminable ou les évènements se succèdent dans une lourdeur pachidermique (et aussi ''Fake'' que le décor de Vancouver qu'on veut nous faire passer pour celui de Washington) que vient le dénouement final, hyper prévisible et qui  met la touche finale à ce navet mollasson  riche en foutage de gueule et qui n'aurait jamais du quitter les étagères de la Dvdthque du coin. Vraiment bizarre que Nicolas Cage l'ait laissé filer....


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