Slide # 1

Baby Driver (2017)

Le réalisateur culte de la trilogie cornetto revient enfin avec son nouveau Baby. Verdict !

Daylight (1996)

Ghost in the Shell (2017)

L'adaptation du manga culte japonais avec Scarlett Johannssen est-elle à la hauteur des attentes ?

Slide # 3

Blood Father (2016)

Retour de l'ogre Gibson dans un rôle à sa mesure.

Slide # 4

Star Trek Beyond (2016)

Encore un flamboyant exemple de la malédiction du numéro 3.

Slide # 5

La Maison des Otages (1990)

L'avant dernier film de Michael Cimino, remake du classique de 1945 avec Mickey Rourke.

01/09/2017

Top 10 car chases in movies

Hell Driver - Patrick Lussier (2011)

En marge de mon article sur Baby Drive, fort sympathique par ailleurs, je me suis mis en tête d'énumérer mes courses poursuites préférées dans des films que j'ai apprécié ou pas. Alors, oui, il y en a un sacré paquet mais je me suis contenté de ne citer que les 10 meilleurs. C'est bien 10.

Oh, et puis, c'est un top tout ce qu'il y a de plus personnel et qui ne se base donc sur rien de plus que mon ressenti lors du visionnage de ces films, donc rangez vos couteaux et dites-moi en commentaire si vous êtes d'accord avec ce classement et quels sont vos préférés. Sans plus attendre, à vous les studios ! 

24/08/2017

Baby Driver (2017)



Passionné de musique, le jeune « Baby » officie comme chauffeur pour plusieurs braqueurs de banques à Atlanta. Un jour, il rencontre la fille de ses rêves, Debora, qui travaille comme serveuse dans un diner. Il se dit alors qu'il peut changer de vie et quitter la criminalité. Mais Doc, son employeur, n'apprécie pas ce changement...

22/08/2017

Ghost in the Shell (2017)



Dans un futur proche, le Major est unique en son genre : humaine sauvée d’un terrible accident, son corps aux capacités cybernétiques lui permet de lutter contre les plus dangereux criminels. Face à une menace d’un nouveau genre qui permet de pirater et de contrôler les esprits, le Major est la seule à pouvoir la combattre. Alors qu’elle s’apprête à affronter ce nouvel ennemi, elle découvre qu’on lui a menti : sa vie n’a pas été sauvée, on la lui a volée.

Blood Father (2016)




John Link est un ancien motard membre d'un gang. Il s'est racheté une conduite après 9 ans passés en prison. Sa fille Lydia, âgée de 17 ans, le retrouve afin qu'il la protège de trafiquants de drogue qui veulent la tuer.

Star Trek Beyond (2016)



Une aventure toujours plus épique de l’USS Enterprise et de son audacieux équipage. L’équipe explore les confins inexplorés de l'espace, faisant face chacun, comme la Fédération toute entière, à une nouvelle menace.

21/08/2017

Desperate Hours (1990)



Michael Bosworth (Mickey Rourke), un criminel au Q.I. nettement supérieur à la moyenne, s'évade pendant son procès, juste avant la délibération des jurés, alors qu'il comparaissait pour plusieurs crimes moraux. Rejoint par son frère et un de ses amis, il décide d'investir une villa des quartiers huppés afin d'attendre son avocate qui l'a fait s'évader et qui est aussi sa maîtresse. La maison qui fait l'objet de son choix est celle de la famille Cornell. La mère (Mimi Rogers), récemment séparée de son mari (Anthony Hopkins), y vit avec ses deux enfants mais le père leur rend visite fréquemment. La prise d'otage est imminente et la terreur de la famille Cornell s'installe.

14/07/2017

Bastille Day (2016)

Michael Mason, un pickpocket américain, devient l’homme le plus recherché par la CIA à Paris lorsqu’il vole ce qu’il croyait être un simple sac. Sean Briar, l’agent chargé de l’enquête, se rend rapidement compte que Michael n’est qu’un pion dans le vaste complot qui se prépare, et il le recrute pour remonter jusqu’à la source. Commence alors une course contre la montre, où les deux hommes vont devoir faire équipe pour déjouer les plans d’une puissante organisation dont ils sont désormais les cibles...

03/03/2017

Quarry (TV Show - 2017)




De quoi ça parle ? 

1968. L’Amérique est secouée par la guerre du Vietnam, la ségrégation raciale et la campagne présidentielle de 1968, finalement remportée par Richard Nixon. C’est dans ce contexte que rentrent Mac et Arthur, deux copains de régiment, rescapés de l’enfer asiatique. Mac est blanc, Arthur est noir. L’un habite une maison coquette de banlieue avec sa petite amie, l’autre survit dans un ghetto avec sa femme et ses deux enfants.

Dès leur arrivée à l’aéroport, ils comprennent que leur retour sera moins facile que ce qu’ils avaient imaginé. Ils sont accueillis violemment par des militants anti-guerre. Famille, amis, société : tout le monde les rejette. Trouver un travail pour se réinsérer est mission quasi-impossible. Après quelques recherches infructueuses, ils finissent par trouver des petits boulots. Arthur travaille à la chaîne dans une usine de meubles de bureaux. Mac est garagiste. Chacun reçoit une solde de misère et gagne à peine de quoi vivre dans leurs nouveaux emplois.

C’est alors que les représentants d’une organisation criminelle viennent les voir, chacun à leur tour pour leur proposer des “contrats”, avec 30 000 dollars d’apport pour démarrer. Arthur accepte tout de suite cette manne financière tombée du ciel. Mac est plus réticent mais contraint par le manqué de liquidités auquel il fait face, il finit par accepter une mission avec son frère d’armes. Une mission qui tourne mal : Arthur est tué par balles par l’un des hommes qu’ils étaient venus descendre. C’est alors que Mac, commence doucement à basculer totalement dans sa nouvelle carrière criminelle.

La relève de Banshee ?

Après la conclusion en apothéose de sa série phare Banshee -soit dit en passant l'une des  meilleures et des plus sous-estimées des séries de ces 5 dernières années- la chaîne Cinemax se devait de combler le vide ressenti par les fans. C'est désormais chose faite avec l'adaptation de la série de romans de Max Allan Collins par le duo Michael Fuller et Graham Gordy (Rectify). Pour assurer la connexion entre les deux séries, le showrunner ici sera Greg Yaitanes à qui l'on doit les épisodes les plus mémorables de Banshee et qui se charge de la réalisation de toute la saison 1. Un gage de réussite cristallisé par un pilote classieux, brutal et envoûtant qui pose les bases de son univers. Mais si le parallèle entre Quarry et Banshee est évident -les deux mettent en scène un homme en conflit avec la violence qui l'habite- la comparaison s'arrête là puisque la nouvelle série lorgne beaucoup plus vers le drame que vers l'action burinée et fun, creusant de ce fait son propre sillon.    

Une plongée au cœur des 70's 

Avec son contexte particulier -le traumatisme post Vietnam- Quarry fait miroiter plusieurs fois la promesse d'un angle sociopolitique de l'Amérique 70's, mais cette piste est bien vite perdue en cours de route en faveur d'une reconstruction d'époque soignée mais souvent creuse.  La série préfère miser sur son atmosphère pesante et son rythme lent instaurés au fil des épisodes et ponctués par des éruptions de violences fulgurantes à mesure que Mac Conway, le personnage principal sombre dans une spirale infernale. 

Parlons en de ce personnage principal puisqu'il constitue l'un des points forts de la série : Il est interprété par Logan Marshall-Green (Prometheus, The Invitation) remarquable d'intensité et de nuances. Il est épaulé par Peter Mulan dans le rôle du boss mafieux ambiguë qui le prend sous son aile. La relation entre lui et Mac est l'un des moteurs narratifs les plus intéressants de cette série. C'est d'ailleurs lui qui donne le surnom Quarry (carrière en français) à Mac car, explique-t-il, il est vide et froid à l'intérieur. 

Allant à contresens des attentes de beaucoup, Quarry ose approfondir ses personnages et explorer leurs facettes les plus noires, alors qu'elle aurait pu se contenter de servir à chaque épisode une mission périlleuse et une exécution sanglante. Un choix risqué qui peut laisser plus d'un sur le bas côté, lassés par autant d'écarts au pitch initial mais qui contribue grandement à façonner l'attrait de cette série décidément atypique et envoûtante. 

Enfin, Quarry est aussi une série qui s'écoute, sa bande son étant absolument impeccable composée de grands standards du funk, de la soul, un peu de gospel et d’Otis Redding évidemment. Une belle découverte en somme. 

21/01/2017

Daylight (1996)





Dans le tunnel qui relie Manhattan au New Jersey, des centaines de véhicules se pressent en cette fin d'après-midi. Le chauffeur d'une voiture volée percute en fuyant un camion chargé de produits toxiques et inflammables. Le feu se propage à grande vitesse, détruisant tout sur son passage, provoquant l'éboulement de blocs de béton. Les survivants, menacés de noyade et d'étouffement, se tournent vers l'ancien chef du Samu qui se trouve sur place. Kit Latura fait l'impossible pour les sauver. Grâce à son ingéniosité, il réussit à faire sortir quelques survivants, avec un chien et rencontre une relation sentimentale.


Daylight sort en 1996 en plein revival des films catastrophes, phénomène enclenché par le succès de la même année ''Twister'' et qui fit quelques beaux fleurons comme ''Volcano'' ou ''Dantes' Peak'' (1997) ou ''Armageddon'' (1998). Comme toujours le pitch est très simple, un groupe de personnes est coincé quelque part à cause d'une ''Catastrophe'' au choix et un ou deux héros (au choix aussi) se démèneront comme ils pourront pour les sortir de la mouise sains et saufs. Ici, Stallone est en tête d'affiche donc de héros, y'en aura forcément qu'un seul. 

Comme toujours dans ce genre de films, le cahier de charges est assez simple en apparence mais de plus en plus exigeant avec le temps. Le scénario reste pratiquement une constante mais la véritable star reste toujours les Effets Spéciaux. Comprendre: Les explosions et les destructions en tous genres. Et de ce point de vue là, Daylight assure très bien. Aux manettes, Rob Cohen (dont la filmo ne cessera de péricliter au fil des ans) filme ce qu'il sait le mieux: l'action et enchaîne les scènes spectaculaires sans faillir. Il est d'ailleurs très intéressant de revoir le film aujourd'hui en comparant ses effets spéciaux  à la débauche d'effets numériques qui se font aujourd’hui et qui filent la gerbe et/ou l'épilepsie. C'était encore le milieux des années 90 et on savait encore faire des effets Old School avec de vrais cascadeurs, de vraies maquettes, de vrais décors et de la vraie dynamite. C'est justement ce qui donne de la personnalité à ce film et la raison qui fait qu'il tienne assez bien le coup après tant d'années.


Le personnage du héros est interprété par Sylverster Stallone, qui amorce en 96 une série de déconvenues au Box Office après les douches froides de ''Assassins" et ''Judge Dredd'' et compte énormément sur ce film pour se refaire une santé (le film sera quand même un flop au USA mais se rattrapera à l'étranger). Nicolas Cage était pressenti pour tenir ce rôle, mais les producteurs préférèrent Sly et j'en suis ravi. Pourtant, ce n'est pas l'une de ses meilleures performances, loin s'en faut. 

Le personnage de Latura semble taillé sur mesure pour lui: un ex-quelque chose qui reprend du service pour sauver des gens. Malheureusement ça ne fonctionne pas du tout car il est écrit n'importe comment et se conduit donc un peu n'importe comment. LaTura qu'on veut nous présenter comme un type tranquille et qui rechigne à prendre des risques n'hésite pas dès les première secondes à plonger tête la première dans le merdier en cours (ici, un tunnel bloqué des deux côtés et prend l'eau) dans un élan qui frôle l'inconscience. Deux trois secondes lui suffisent pour faire un topo de la situation et arriver à la conclusion que tout le monde à tort, c'est lui qui a raison, (exactement comme la dernière fois d'ailleurs). Ses talents sont tels qu'ils relèvent parfois de la prescience, il voit des choses que les autres ne voient pas et ceux qui ne suivent pas ses conseils le payent de leur vie. Pas très crédible tout ça quand même. 

En plus le scénario, en plus d'être pas follement original, s'encombre de sentimentalisme jusqu'à l'overdose: Ce couple de personnes âgées qui préfère mourir main dans la main, ce brave policier qui se sacrifie pour les autres et ce chien! Ce chien qui a une chance de cocu (parce que tout le monde sait que dans un film américain on peut dézinguer autant d'humains qu'on veut, les animaux eux, pas touche) et qui au terme d'un suspens intenable, s'en sortira indemne au contraire de ses propriétaires. Stallone lui même en fait des tonnes dans le drame, avec un air intense arboré tout au long du film, des gémissements de peine à chaque mort d'un innocent, qu'il s'attribue à lui même, un peu comme Jesus. Et puis au final, il n'évite malheureusement pas le ridicule avec ce passage ou il s'adresse directement au tunnel: "T'as tué tout le monde, mais tu m'a pas tué moi!! Et là j'ai trouvé ton cœur, j'lai trouvé et je vais le faire exploser!!". Une prouesse qui n'est pas passée inaperçue chez lez gars des Razzie Awards puisqu'ils le lui ont décerné cette même année pour le pire acteur. Sois fort Sly, t'en as vu d'autres. 

Au final, Daylight reste un solide divertissement si l'on n'est pas trop regardants et qui assurera une excellente soirée pizza entre potes. Les effets spéciaux tiennent encore bien le coup, mais malheureusement le scénario vu et revu plombe quelque peu le fun qui pourrait s'en dégager. 

PS: A signaler aussi l'apparition de Viggo Mortensen dans le rôle d'un riche trou du cul narcissique qui se fait tuer tôt dans le film, et aussi feu Sage Stallone dans le rôle d'un survivant. 


13/01/2017

Vendredi 13 (1980)




Le vendredi 13 juin 1958, un jeune garçon nommé Jason Voorhees meurt noyé au camp de Crystal Lake. L'année suivante, deux moniteurs sont également tués. À la suite de ces événements, le camp reste abandonné. En 1979, Steve Christy décide de le rouvrir un vendredi 13 juin, jour anniversaire des décès survenus vingt et un an auparavant. Lors de la préparation du camp pour l'été, les moniteurs employés par Christy commencent à disparaître les uns après les autres pendant la nuit. En effet, le même tueur qui a sévi en 1958 est de retour pour une justice sanglante…





Y'avait ce petit garçon. Un chic p'tit gars qu'était venu avec sa mère pour passer les vacances d'été au Camp Crystal Lake en 1957. Le pauvre petit s'est noyé dans le lac au grand désespoir de sa maman. On dit que c'est la faute de ses moniteurs qui ont pas fait assez attention. C'est ce que sa mère a toujours soutenu, mais personne n'en a pris compte. Vous savez, ce choc l'a bien secoué, elle en a presque perdu la tête et personne ne peut l'en blâmer. Quoi qu'il en soit, ce triste accident a été le départ d'une série de disparitions et de meurtres étranges l'année suivante puis durant les années 80. Des morts atroces, toutes plus horribles les une que les autres, y'en a eu des paquets, si bien que le camp est définitivement fermé depuis le temps - quelques inconscients bravent souvent l'interdiction pour venir y fricoter, mais n'y font pas long feu -. Beaucoup de théories ont circulé à propos de ces meurtres. On raconte même que c'est le fantôme du petit garçon qui est revenu pour se venger, mais personne n'a encore pu élucider ce mystère. Bref, son nom à ce p'tit gars c'était Jason. Jason Voorhees. Et ceci est son histoire.

Il est de bon ton de dire, en parlant d'une franchise du cinéma, que c'est l'accueil favorable du public qui a fait qu'une ou des suites aient été envisagées, et que « personne » parmi l'équipe ne s'attendait à un tel succès, ni n'avait en tête de faire des séquelles. Pour le cas de la saga Vendredi 13, la démarche n'a rien d'aussi spontanée. Sean S.Cunningham, réalisateur et producteur de la série, avait clairement en tête l'envie de surfer sur le succès d'Halloween - La Nuit des Masques - d'un certain John Carpenter, sorti en 79 - en produisant un film qui irait encore plus loin dans l'angoisse et qui resterait gravé dans les mémoires. Il a déjà un titre qui, pense-t-il, sonne bien : Vendredi 13, et un Logo, le célèbre 13 en relief qui explose une vitre. Cunningham, très prévoyant, commencera même par poster une pré-affiche avec ce titre et ce logo dans  le journal Variety - une affiche qui annonce sans complexes Vendredi 13 comme « le film le plus terrifiant jamais réalisé » - pour être sur que personne n'en détenait les droits - ce fut pourtant le cas, mais l'affaire a été réglée à l'amiable -. Une fois la machine sur les rails, le script fut goupillé par Victor Miller, qui ne cachera pas non plus avoir largement puisé dans Halloween. Miller saura cependant trouver une variante extrêmement intéressante et originale en situant l'action dans un camp de vacances - il inventera pratiquement tout un sous genre : le Backwood Slasher - mais aussi en insérant un twist inattendu concernant l'identité de son tueur. Le reste n'a été que pure formalité et au vu du résultat on ne peut que féliciter Cunningham pour son flair incroyable : il sera l'heureux papa de l'une des francises les plus connues et les plus prolifiques du cinéma d'horreur.

Pourtant, à regarder ce premier épisode, un constat saute aux yeux : si Cunningham est un petit futé pour le marketing / packaging et autres noms « corporate » en ing, il pousse tout de même l'optimisme un peu trop loin en s'adjugeant le poste de réalisateur. Un choix malheureux qui aurait pu tuer la franchise dans l’œuf tellement sa réalisation se révèle plate et impersonnelle. Tout au long du film, il ne fera que se reposer sur son scénario - déjà assez maigrichon - en enchaînant les scènes quasi mécaniquement et un peu par dessus la jambe. Il s'en fout et il a raison, ce n'est pas comme s'il se passait grand chose dans ce film. Les ados fument du shit, se désapent pour un oui ou pour un non, mais surtout, et c'est ce qui nous intéresse, se font trucider en masse. Un canevas certes simpliste mais auquel il fallait penser, parce qu'il servira de mètre étalon pour tous les slashers à venir - et des enfants illégitimes, Vendredi 13 en aura à la pelle -. C'est donc un peu dommage que la réalisation n'ait pas été à la hauteur des ambitions affichées et l'on se surprend à penser à ce qu'aurait donné le film avec un réal plus aguerri. Malgré cette déconvenue, quelques points positifs demeurent, le premier - que l'on doit principalement au scénario, il est vrai - étant le ton du film, qui lorgne beaucoup plus vers le giallo que vers l'horreur puisque, jusqu'au bout, l'identité du tueur reste secrète et ne sera dévoilée que dans un final expéditif et inédit. En effet, on a trop tendance à l'oublier, mais dans ce premier opus, le tueur n'est pas notre ami Jason - qu'une version française débile appellera Jacky - mais bien sa maman tarée. Un choix couillu donc qui ajoute à l'originalité de l'oeuvre et sert de prélude au mythe de Jason.

Un homme pourtant fera toute la différence, et s'il ne fallait choisir qu'une seule star du film ce serait lui : Tom Savini. Nul besoin de le présenter, ce magicien des maquillages, à l'époque fraîchement sorti de Zombie de Romero est pour beaucoup dans le succès public de ce premier Vendredi 13. Palliant à une réalisation morne, ce sont ses maquillages et ses effets spéciaux qui donneront au film un aspect hautement fun : tous les dézinguages  sans exception seront des morceaux de bravoure généreux en ingéniosité et en hémoglobine. L'autre bonne idée du film a été de varier les morts et les objets prodiguant cette mort, une règle qui sera appliquée à la lettre au gré des suites. C'est un massacre en règle auquel nous avons droit, que ce soit un coup de hache dans la gueule, une flèche en travers de la gorge - oui, c'est bien Kevin Bacon dans ses tous premiers rôles -, un étripage à la machette ou encore, le clou, une superbe décapitation et une tête qui roule dans un final en apothéose. Du grand art. L'apport de Savini ne se limite pas seulement à ses qualités de maquilleurs, il aura aussi cette idée de génie - inspirée du Carrie de Depalma - un peu par blague, mais dont il s'est empressé de faire part à l'équipe : et si on faisait revenir Jason des tréfonds du lac ? Bingo: la scène est un électrochoc qui a le double mérite d'offrir une fin ambiguë - s'agissait-t-il d'un rêve ou d'une réalité ? - et ouverte à toutes les spéculations - et à toutes les suites -. Enfin, on ne peut pas clore cette chronique du film sans parler du fameux score signé Harry Manfredi, devenu instantanément culte grâce à son Tch-Tch-Tch-Tch-Ha-Ha-Ha-Ha reconnaissable entre mille. Un thème musical qui constitue l'un des tous premier piliers de cette saga en devenir.

Pris isolément, ce Vendredi 13 n'est rien d'autre qu'un slasher  tout juste moyen qui a très mal vieilli, mais qui peut procurer un certain plaisir régressif au visionnage. A ce titre, il faudra plus y voir un  prologue à la saga qu'un premier épisode à proprement parler. Il faudra attendre l'année suivante pour la suite du film, qui lance la saga en grande pompes. Mais ça, c'est une autre histoire.