Slide # 1

Slide # 1

Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

Slide # 2

Slide # 2

Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

Slide # 3

Slide # 3

Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

Slide # 4

Slide # 4

Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

Slide # 5

Slide # 5

Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

02/06/2011

L'anthologie du Film Con: The Guardian (2006)



Qui l'eut cru? Quelqu'un a Hollywood a quand même eu le feu vert pour accorder une autre chance à Andrew Davis, après le calamiteux ''Collateral Damage". Non seulement ça, mais le film a pour vedettes Kevin Costner et le jeune mari de Demi Moore qui est apparemment acteur aussi... je sais pas. (oui je parle d'Ashton Kutcher).

Le film se déroule dans le milieu des gardes côtes of Ze Younaytède stètes Ov Ameurika. Ben Randall est un vétéran de ce corps de sauvetage qui après un accident qui a failli lui coûter la vie, se retire du terrain pour se consacrer à la formation de jeunes recrues. C'est là qu'il rencontre une jeune tête brûlée et grande gueule dont il sent le potentiel énorme. Un bras de fer d'Egos se met en place entre les deux... <--Remarquez que j'ai mis trois points de suspension pour dire que ''c'est pas tout, hahaha, plein d'autres trucs vont se passer que je vais pas vous dévoiler ici. Niarf, Niarf, Niarf.''

Malheureusement, même si je vais vous raconter en détail ce qui se passe dans le film, je pense qu'après lecture du pitch vous en aurez déjà une idée bien précise. Ça a été le cas pour moi par exemple. Et j'ai eu raison. Parce que le problème de ''The Guardian'' est que c'est un film de commande qui fonctionne en pilotage automatique. Ce genre de scénarios existe en copies avec pointillés qui peuvent servir pour tout et n'importe quoi dès qu'un producteur en a envie.

_''Tiens, j'aimerais bien faire un film sur les gardes côtes! ''
_''Aucun problème Boss, on a un script bêta pour ça !!''
__________________________________________

........ est un vétéran de la ........ . Il a eu un accident tragique (merci de détailler l'accident tragique en scène d'ouverture et n'oubliez pas que le héros doit impérativement être le seul survivant de cet accident). Traumatisé à mort .......... n'a d'autre choix que de quitter le terrain et enseigner son art. Là il rencontre....... (choisir un jeune acteur à la mode de préférence pour garantir le public de jeunes connasses de moins de 17 ans). Malgré leurs différences (prévoir des indifférences entre les deux) et la tension (prévoir des tensions entre les deux) un profond respect (prévoir des scènes de respect) et d'amitié (prévoir des scènes d'amitié, de préférence une amitié macho dans un bar) les liera dans l'adversité (prévoir au moins 2 scènes d'adversité dont une grosse à la fin du film).
___________________________________________

Remarquez que l'avantage de ces scénarii c'est que ça marche pour toute branche particulière que vous voulez mettre en valeur. Ça a marché pour l'US Air Force (Top Gun, 1986), Les Navy Seals (Navy Seals, 1990), Le corps des pompiers (Backdraft, 1991 ; Ladder 49, 2004), les pompiers volants (Always, 1990)... Pas que des chefs d'oeuvres tout de même, mais ces producteurs n'ont pas froid aux yeux.

Que le film soit bourré de clichés, n'est pas un problème en soi. Pleins le sont et s'en tirent quand même assez bien (parfois). Mais ici plusieurs éléments se combinent pour conduire à un ratage complet, à commencer par l'emphase. Ici, tout le monde en fait trop là ou il ne faut pas et pas assez là ou il en faut. A commencer par les acteurs.
Dans la grande tradition du Héros Vétéran revenu de tout, l'idée de caster Costner est très séduisante. Lui même étant un acteur vétéran et revenu de tout et le gout de l'eau de mer ne lui est visiblement pas passé malgré l'échec abyssal de ''Waterworld". alors que ce soit un vétéran, d'accord, tout le monde l'a compris et s'en doute. Mais c'est pas assez, il faut qu'on en rajoute. Alors ''Le premier Maître Ben Randall est l'un des sauveteurs les plus décorés de toute l'histoire de la garde côtière des Etats Unis''. On le sait parce que à un moment donné un instructeur dit à ses recrues :''Le premier Maître Ben Randall est l'un des sauveteurs les plus décorés de toute l'histoire de la garde côtière des Etats Unis''. (je vous l'avais dit).
Mais attendez, c'est pas assez... Dans un bar, la vieille amie de Ben raconte l'histoire de l'AEGIS, un bateau hopital qui a pris feu en pleine mer: ''C'était un cauchemar, les gens brûlaient dans leur lits. Et Ben les en a sorti un à un... Sauf un seul... Et quand le bateau à commencé à couler, il a plongé et l'en a sorti.... Mais le treuil de l'hélico est resté coincé.... Et ils étaient à 20mn de la base et l'homme criait... Alors Ben l'a regardé droit dans les yeux et lui a dit: "j'te lâcherai pas"... et il a pas lâché... il s'est disloqué l'épaule, s'est arraché les tendons de la main et il a pas lâché".
La vache, cet homme c'est le John Rambo des gardes côtes, j'espère que maintenant vous avez retenu la leçon!

Il en va de même pour le personnage de Jake Ficher (pêcheur en anglais, t'as compris? pour un garde côte...) qui campe la jeune recrue aux dents longues. Pour faire croire que ce type est un emmerdeur fini -et donc diamétralement opposé au personnage de Ben- on le fait passer pour le pire des trous du cul. Déjà lorsqu'il arrive au camp d'entrainement, il porte des Ray-Ban Aviator en métal qui lui donnent l'air d'un branleur. Quand un instructeur leur gueule dessus pour les faire sortir du bus en quatrième vitesse (vous savez, le vieux cliché comme à l'armée) et bien Jake Fisher n'en a rien à battre, il prends son temps et sort d'une démarche ''cool" en mâchant son chewing-gum... Ensuite pour son premier jour de classe, lorsqu'il voit le tableau des records (tous détenus par Ben Randall soit dit en passant) il se lève et lance au capitaine: ''Je voudrais que vous l'informiez que je vais rayer son nom de ce tableau''... Si c'est pas un trou du cul ça!!
Et beh non, détrompez-vous! Kutcher coûte beaucoup trop cher dans le budget pour vous laisser croire ça. Comme Ben, il a une histoire poignante à raconter et comme par hasard elle implique aussi un accident tragique (check!), un tas de morts (check!) et dont il est le seul survivant (check!). C'est pour ça qu'il a tout plaqué pour devenir garde côte. Il en profite même pour verser des larmes pour souligner à quel point il est traumatisé et à quel point il se croit bon acteur. Mais ça ne m'explique toujours pas pourquoi il se comporte comme un vrai connard...

Avec autant de bourrage de clichés j'aurais pas craché sur de l'action bourrine et bien grasse qui aurait compensé au mois la vacuité du reste. Mais ça n'a pas été le cas. Pour un film qui traite de la garde côtière, il y a finalement très peu de scènes de... heu... ''garde côterie''. Sur les 136 minutes que dure le film, presque les 2 tiers se passent dans le camp d'entrainement avec le sempiternel montage de la préparation physique, des épreuves à passer, des scènes de franche camaraderie et de tissage de liens avec d'autres personnages dont on n'a rien à foutre... C'est long, c'est chiant et c'est sans intérêt.

_ ''T'as entendu ça Phil ? ça a l'air chiant et sans intérêt. Qu'est ce qu'on peut faire de plus?''
_ ''Aucun problème boss, on va faire le coup classique de glisser une histoire d'amour quelque part. ça plaira aux filles!''

Oui parce qu'en plus il y a deux histoires d'amour. L'une à peine esquissée de Ben et son ex-femme (Sela Ward, qui ressemble de plus en plus à Michael Jackson dans ses mauvais jours). Histoire qui n'a aucune autre utilité que de resouligner à quel point la vie de héros n'est pas aussi rose qu'il n'y parait. Et il y a aussi une amourette entre kutcher et une jeune enseignante près de la base. Les 2 personnages insistent sur le fait que c'est purement physique et sans aucun engagement, mais COUP DE THEATRE: ils sont vraiment amoureux l'un de l'autre!!!! Je l'ai pas vue venir celle là...

Lorsqu'arrive enfin la scène de la catastrophe finale, on se dit qu'on y est. Le réalisateur va se rattraper et faire tout oublier de ces conneries qui n'ont que trop duré. On va avoir droit à de la castagne avec plein d'effets spéciaux comme sait les faire Hollywood. Ashton Kutcher part en solo pour un sauvetage risqué, tout se passe bien mais une tuile arrive... Saperlipopette!
Heureusement Costner n'a pas encore quitté la base (il allait juste démarrer la voiture, ouf) lorsqu'il entend le s.o.s de son pote. Il part donc à sa rescousse, tant pis pour son traumatisme!! C'est un Coast Guard Ov Ze Younaytède Stètz, MauZeurFokeur!

Je ne vais pas vous la raconter en long et en large quand même, parce que y'a rien à dire. La nullité du dénouement final n'a d'égal que le bâclage avec lequel elle a été tournée. Pas de quoi en faire tout un plat, on a déjà vu ça en beaucoup mieux. En comparaison, les 25 minutes consacrés au sauvetage en mer dans ''En pleine tempête (2000) '' valent beaucoup mieux que toutes les scènes musclées de ce film-ci. Et c'était il y a 11 ans.

Je ne veux même pas penser aux somme d'argents investies dans un pareil Nanar. Mais en tout cas une chose est sure, y'a des coups de pieds aux culs qui se perdent à Hollywood.

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire