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Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

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01/06/2014

Devil's Due/ The Baby (2014)


Zach et Samantha, deux jeunes nouveaux mariés partent pour leur lune de miel à la République dominicaine, durant leur voyage ils se perdent quelque part et ils rencontrent un chauffeur de taxi qui les amène dans un bar.

Ils boivent et perdent connaissance puis ils sont emportés dans une chambre souterraine où Samantha est le sujet d'un rituel démoniaque.

Ils se réveillent tous les deux dans leur chambre d'hôtel sans aucun souvenir de la nuit passée, Ils rentrent chez eux et Zach apprend que Sam est enceinte, quelques jours plus tard Zach remarque que quelque chose ne va pas avec Sam et le bébé.



Le Found Footage est décidément increvable. Lancé au début des 80's avec le Cannibal Holocaust de Rugiero Daoato , popularisé en 99 avec ''The Blairwitch Project'' puis canonisé en 2007 par le futé ''Paranormal Activity'', il sera par la suite usé jusqu'à la corde et décliné à toutes les sauces -Horreur, SF, Action- au grand dam de cinéphiles atterrés par cette banqueroute d'ambition artistique et au grand bonheur des producteurs avides de gain facile -le Found Footage étant un moyen génial de tourner des bobines à la va vite avec un budget rikiki mais rapportant des masses de billets. C'est dans cette optique que se présente ''The Baby'' -merci la traduction française- qui n'invente rien du tout mais recycle grossièrement tous ce qui a été fait jusqu'ici dans le genre de l'horreur pour un résultat forcément creux mais qui se révèle assez fun à regarder. 

The Baby affiche ses intentions opportunistes dès les premières secondes avec des versets de la bible, John 2:18 annonçant grosso modo qu'il n'y aura pas un, mais une armée d'antéchrists qui viendront tôt ou tard. Comprendre: Il y aura autant de séquelles que nécessaire, ne soyez pas surpris. Ce postulat étant énoncé, le film s’acquitte rapidement de quelques détails gênants - Le Found Footage est avant tout une question de prétexte- en plantant le décor et les enjeux: Un couple tout beau, tout content se marie et part en République Dominicaine pour une Lune de Miel qu'ils n'oublieront pas de sitôt, surtout que parmi les souvenirs  ramenés de voyage figure un fœtus encombrant. Nous sommes donc dans l'horreur prénatale aux forts relents de souffre -des fois que le titre n'aurait pas été assez clair- et pour la première heure du métrage, cet antéchrist en herbe tarde à se manifester au profit de la ribambelle de clichés sur la maternité qu'on se croit obligés de nous dérouler: Nous aurons droit à la cérémonie de mariage à l'église, la réception en l'honneur des mariés -avec témoignages des hommes/demoiselles d'honneur- puis la lune de miel et -oui, vous avez vu juste- tous les préparatifs pour l'arrivée du p'tit monstre -sans mauvais jeux de mots-. 

Le Found Footage est aussi une question de contraintes et si la technique peut paraître élémentaire, très souvent elle se révèle d'une traîtrise qui a vite fait de vous revenir à la gueule et, en ce sens, The Baby s'avère sacrément faux-cul. Les réals y croient tellement que leur héros se sent obligé d'énoncer clairement sa motivation derrière ses enregistrements continus, ''Mon père le faisait tout le temps quand j'étais môme, ça rendait ma mère folle'', vous imaginez bien le spectateur. Pire, à mesure que le film avance, la contrainte devient tellement encombrante qu'ils usent de raccourcis éhontés pour justifier beaucoup de leurs scènes chocs -bien pratique cette caméra qui s'allume et s'éteint toute seule à des moments ''stratégiques'', cette bande de djeuns qui passait par là avec, devinez quoi, une caméra HD, et puis ces caméras espions dissimulées partout dans la maison par une secte hyper zélée-. Faut-il rappeler que le Found Footage est censé à la base donner un cachet réaliste à l'action et un impact plus profond et viscéral à ce qu'il nous montre? Difficile de s'en convaincre quand on voit cette obsession à se filmer en permanence avec des cadrages presque parfaits, et ou la logique dans le noir n'est plus d'allumer la lumière mais de passer en mode infra-rouge. Au diable alors le bon sens, The Baby, comme ses prédécesseurs n'en est pas à une invraisemblance près et pour passer le temps, le spectateur pourra s'amuser à relever tous les trous scénaristiques qui jalonnent la bobine, il y en a autant que de Pokemons. 

Tous ces détails enfin réglés, the Baby peut enfin se concentrer sur ce à quoi il aspire: la trouille. A ce rayon, il faut dire que même si le flippomètre ne s'emballe pas, il reste cependant très acceptable. Comme énoncé précédemment, le film pompe à tour de bras dans à peu près tout ce qui a été fait dans le genre et même dans les classiques: difficile de ne pas penser à Rosemary's Baby dont il reprend les prémices sans pour autan réussir à instaurer le centième de l'atmosphère parano, préférant plutôt se placer à côté d'un Paranormal Activity dans sa partie vie de couple pépère option possession. Rendons-lui justice, le film ménage quelques effets qui fonctionnent bien, comme celle de l'amniocentèse,  et se révèle heureusement avare en jump-scares à deux balles -Oh, saloperie de chat qui a fait tomber le pot de confiture-. Formellement il se révèle aussi moins crade que ses modèles et vachement plus lisible, surtout que l'enveloppe budget semble assez confortable -c'est la 20th century Fox en même temps- et les manifestations démoniaques sont de l'envergure d'un ''Chronicle'' et assure au moins en spectacle à défaut d'assurer en horreur. 

The Baby doit être abordé pour ce qu'il est: un produit d'exploitation pas dégueulasse mais qui n'apporte rien de nouveau, un beau spécimen qui illustre très bien le cahier de charges du Found Footage et fait un bilan exhaustif de ce qui a été fait dans le genre jusque là. Mais ce qu'il y a de plus flippant dans le film c'est qu'il atteste formellement de la pénurie d'imagination qui frappe les studios, en attendant des suites qui à n'en point douter ne tarderont pas. Autant vous faire à l'idée.   

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