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Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

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02/12/2014

Hercules (2014)





Hercule, ancien héros de la cité grecque d’Athènes, mène désormais une troupe de mercenaires à travers des contrées lointaines. Le roi de Thrace en appelle alors à sa légendaire puissance pour unifier son royaume, déchiré par une guerre civile…



Hercules aura eu par deux fois les honneurs de se voir porté à l'écran en 2014, à des résultats largement variables. Après la tentative sérieuse comme une crise cardiaque de Renny Harlin, voici venir le tour d'un autre faiseur d'Hollywood, Brett Ratner, qui propose une version bien à lui du légendaire guerrier: Bien huilée mais  parfaitement anonyme 



Rien de plus excitant sur le papier. A l'origine du projet, l'adaptation du roman graphique bien hype de Radical Comics, Hercule : Les Guerres thraces  de Steve Moore. En plus de son ton cru et violent, l'originalité du roman vient du faite qu'elle propose une relecture intelligente du mythe d'Hercules que tout le monde connait pour lui proposer une version alternative, plus réaliste. Le choix de l'interprète pour le rôle titre avait lui aussi fait saliver pas mal de gens et tombait sous le sens: qui mieux que Dwayne "The Rock" Johnson pour prêter sa carrure impressionnante à Hercules ?  La débandade n'est venue que plus tard lorsque le nom du réalisateur fut annoncé, le tâcheron par excellence, le Yes-Man number one d'Hollywood, mister Brett Ratner himself. Trois minutes, c'est le temps maximum qu'il attendra pour annoncer la couleur : après une entrée en matière musclée -et intégralement spoilée dans la bande annonce- voilà qu'on nous sert la première réplique idiote et un gag au ras des pâquerettes où un prisonnier est sur le point de se faire empaler par une lance dans les fesses. Michael Bay aurait apprécié. 

C'est donc un Hercules bien mortel que l'on nous présente, une approche qui rappelle par ailleurs la variation sur Les frères Grimm proposée par Terry Gilliam, dont la réputation légendaire tient principalement aux ragots colportés par les intéressés eux mêmes. Une approche réaliste qui sera par ailleurs le seul point commun entre cette adaptation et son modèle puisque tout le reste sera jeté aux oubliettes dans la plus grande tradition de l'industrie hollywoodienne. La version de Ratner se positionne donc comme un gros crowd pleaser, calibré pour satisfaire la plus large audience avec un minimum d'espace cerveau disponible. Pourquoi pas après tout, ce ne sera ni la première ni la dernière fois. Là ou le bas blesse c'est quand le personnage principal en prend un coup à force de diluer le propos du matériel d'origine. Hercules sera donc un nice guy aux valeurs morales inébranlables qui se trouve être super bien baraqué, tout comme le premier héros venu.  A ce titre, l'on se demande très souvent durant le visionnage du film si ce ne serait pas plutôt Hercules qui fait du Dwayne Johnson plutôt que le contraire, tellement l'acteur livre une performance lambda. Coincé par une performance d'acteur limitée, desservi par un scénario offrant le minimum syndical et flanqué d'un réal manchot, cet Hercules fait peine à voir. 

Hercules n'est donc rien d'autre qu'un énième néo-peplum de commande comme on en voit défiler à la chaîne ces dernières années avec les mêmes résultats désastreux et sans que personne n'en tire les conséquences, le dernier en date étant Pompéi qui, lui, avait sur être autrement plus fun. Doté d'une enveloppe beaucoup plus confortable que la version de Renny Harlin, Ratner persiste à faire preuve de paresse en offrant le minimum dicté par le cahier de charges et couche sur pellicule une trame linéaire au possible jalonnée par une succession de scènes tantôt drôles, tantôt musclées mais jamais traversées par un quelconque souffle épique , pourtant nécessaire à pareil métrage. Les scènes de combat par exemple, seuls moments forts du métrage, sont proprets comme il faut et purement fonctionnelles, voir statiques, même si l'on sera très reconnaissants de ne pas avoir droit à un montage frénétique et une caméra parkinsonnienne à la limite de l’épilepsie. De tout ce fatras on retiendra peut être quelques jolis moments de cabotinage en règle, dont les seconds rôles Ian McShane en devin un peu space et John Hurt en Bad Guy sénile. 

Hercules version 2014 est un divertissement pop corn qui n'amasse pas mousse, mais qui fera le bonheur de ados en mal de castagne musclée. La faute à un manque d'ambition et une paresse sans égal de son réalisateur qui avait pourtant toutes les cartes en main pour signer un produit plus excitant à défaut d'être plus couillu. Ô rage, Ô frustration.   

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