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Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

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08/10/2012

Judge Dredd (1995)




Après une apocalypse nucléaire, en 2139, la civilisation survit dans de gigantesques cités. Du haut, les quartiers favorisés, jusqu'au bas où la misère demeure et où, pour maintenir l'ordre, les juges patrouillent sur de puissantes motos volantes. Ils sont à la fois policiers, jurés et bourreaux. Parmi eux, le Juge Dredd. Accusé du meurtre d'un journaliste, le Juge Dredd, doit prouver son innocence avec l'aide de sa coéquipière le Juge Hershey et Herman Ferguson.
Bon alors, les gars? What the fuck happened avec Judge Dredd? C'est quoi tout ce raffut à chaque fois qu'on commence à en parler, hein? Oui, j'ai aimé Judge Dredd, je l'affirme, et je vis très bien avec. Cela dit, visiblement pas pour les mêmes raisons. 


Tout le monde voulait y croire à ce film, adaptation d'un comic book cultissime (et anglais pour une fois) par un jeune génie du video clip (futur réalisateur des meilleurs épisodes de CSI), bénéficiant d'un budget colossal et de la stature imposante d'un Sylvester Stallone en pleine forme (et pas encore sur la pente raide). Et pourtant, juste après une scène d'introduction hyper bandante, il était clair que Judge Dredd n'allait pas être le film promis et que plein de gens allaient grincer des dents. A commencer par les fans du comic

Le point de discordance est atteint pile au moment ou le personnage de Dredd ôte son légendaire casque et ou on le voit, visage nu pour la première fois. Même pour un néophyte comme moi et un ignorant total de l'univers de la BD, je ne peux tout simplement pas ne pas comprendre toute la portée (et donc la trahison) ressentie par les aficionados du comic: D'un seul geste, tout ce qui fait la caractéristique et l'identité même du Héros est réduite en cendres. C'est comme si dans une adaptation de Batman, le Héros ôtait son costume et décidait de dire ''Et puis merde à la fin, c'est qu'un putain de masque, je suis Bruce Wayne et j'ai pas besoin de ces conneries''. C'est à ce moment que le spectateur comprend qu'il a été floué sur la marchandise, car c'est justement là que le film bascule d'une adaptation du comic à un énième film de Sylvester Stallone. 

Alors que ce devrait être tout à fait le contraire, le personnage de Dredd disparaît donc complètement derrière la musculature et la mâchoire carrée de la star. Dès lors, les affronts envers le personnage d'origine se multiplient: Dredd est bavard, Dredd fait de l'humour (pas toujours très fin), Dredd est amoureux, Dredd est au fond très très gentil et même qu'il a un coeur en or derrière cette carapace en acier... En plus, on lui colle un Side Kick crétin sensé alléger le ton trop sérieux du film et qui ne pouvait être que l'énervant Rob Schneider. C'est simple on a juste envie de le tuer à chaque apparition (dans le genre, on n'a pas fait pire sauf avec Jar-jar Binx dans La Menace Fantôme). Alors oui, je comprends très bien que les fans aient crié au scandale et traité le film de tous les noms, franchement y'a de quoi.  

Donc pour résumer, Judge Dredd n'est pas Blade Runner. Est-ce une raison pour l'enterrer? pas pour moi, non. Forcément comme je suis expert en Nanars et fan inconditionnel du Stallone, j'ai largement trouvé mon compte ici. J'ai par dessus tout aimé le ton cartoonesque qui prévaut sur la production, le design délibérément dans le tape à l'oeil qui transparaît dans les décors, les costumes et les véhicules qui en jettent sans se prendre trop au sérieux. En comparaison, j'ai beaucoup plus aimé Mega-City One, que le San Angeles de Demolition Man. J'ai évidemment apprécié la performance over the top de mon Sylvester, raide comme la justice (hahaha, Ok, je sors) qui comme à son habitude sort une réplique con juste avant de péter la gueule à quelqu'un. A ses côtés, un Armand Assante tout aussi impliqué et qui semble parodier les pires prestations de Al Pacino. Rajoutons aussi quelques gueules toujours sympa à voir: Max Von Sydow,  Jurgen Prochnow sans oublier la charmante frimousse de Diane Lane. 

Bien sûr, on ne peut s'empêcher de penser à tout le potentiel qu'avait le pitch du film, à toutes les dimensions politiques que recelait le script et qui n'ont pas été utilisés à leur juste valeur. Le discours sur les carences de la justice, de l'état policier et des régimes totalitaires constituent autant de points importants qui auraient pu donner un résultat autrement plus excitant pour peu qu'ils aient été sérieusement développés. Mais il faut se rappeler qu'on amorçait à l'époque la deuxième partie des 90's et ou l'on sombrait peu à peu dans l'entertainment décérébré qui trouvera son apogée avec les blockbusters signés Michael Bay dans les années 2000. Il est évident lorsqu'on revoit le film que le poids des studios avait du être énorme et étouffant pour permettre un quelconque écart du chemin du grand spectacle, ne serai-ce qu'à voir les coupes incongrues, la courte durée du film qui indiquent très probablement un charcutage effreiné au montage pour en faire une oeuvre grand public. Les cons. 

Au final Judge Dredd reste un film malade avec un trop plein de défauts mais qui n'est pas dénué du charme désuet des productions de cette période, surtout pour les fans comme moi de Stallone. Il constitue aussi une belle occasion ratée de créer un excellent film de Sci-fi qui aurait pu casser la baraque. 

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