Slide # 1

Baby Driver (2017)

Le réalisateur culte de la trilogie cornetto revient enfin avec son nouveau Baby. Verdict !

Daylight (1996)

Ghost in the Shell (2017)

L'adaptation du manga culte japonais avec Scarlett Johannssen est-elle à la hauteur des attentes ?

Slide # 3

Blood Father (2016)

Retour de l'ogre Gibson dans un rôle à sa mesure.

Slide # 4

Star Trek Beyond (2016)

Encore un flamboyant exemple de la malédiction du numéro 3.

Slide # 5

La Maison des Otages (1990)

L'avant dernier film de Michael Cimino, remake du classique de 1945 avec Mickey Rourke.

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30/11/2011

The Blair witch Project (1999)



En 1999, à une époque ou le film d'horreur était quasiment mort, deux futés Daniel Myrick et Eduardo Sánchez écrivent et réalisent cette petite pépite d'angoisse avec des clopinettes et en un temps records avec le succès massif qu'on lui connait.  

Au delà du scénario, pas mal flippant tout de même, Blair Witch project a popularisé ce qu'on appelle aujourdhui le ''Found Footage'' ou ''vidéo retrouvée'' qui continue 12 ans plus tard à faire des émules, pour le meilleur (La Trilogie Paranormal Activity, REC) et pour le pire (Quarantine 2, The Zombie Diaries 2). Souvenez-vous, en 1999 le truc in était devenu se faire shooter par sa propre caméra et ce bouton Rec clignotant au coin de l'écran, une série surfant sur la vague à même vu le jour (pour une courte durée tout de même, heureusement) ''Freaky links'', vous vous rappelez?  Ce procédé n'était pas nouveau puisque presque 20 ans plus tôt, il avait fait son apparition, toujours dans le genre horreur, dans le célèbre Cannibal Holocaust (1980)et son clone Cannibal Ferox (1981). Il est d'ailleurs intéressant de constater les similarités entre Blair witch Project et le film de 81: Tous deux racontent à travers une vidéo retrouvée le périple funeste d'un groupe de documentalistes en pleine forêt (du Maryland pour ce film, en Amazonie pour l'autre film) et qui se retrouvent imbriqués dans une situation qui les dépasse (ouais, tu parles d'un euphémisme). Les ressemblances s'arrêtent là puisque le traitement diffère largement dans les deux films. Là ou Cannibal holocaust est foutrement gore et démonstratif , l'approche de Blairwitch Project est beaucoup plus subtile et tire grand avantage de son concept. 

D'abord, le film est volontairement amateurial dans la pure tradition du Less is More. Les acteurs eux même sont des amateurs, la plus grande partie des dialogues sont improvisés, les décors minimaux  et le tout a été filmé en 8 jours. C'est ce qui constitue le point fort du film, et qui créa la formule pour les années à venir. Cette simplicité est à elle seule l'arma fatale dans ce genre de films puisqu'elle permet une totale identification par le spectateur aux protagonistes, surtout qu'ils n'ont rien du canon hollywoodien pour distraire l'oeil et l'esprit. Le spectateur est totalement immergé dans l'histoire et réagit au quart de tours à ce qui s'y passe. Les réalisateurs jouent ingénieusement avec nos nerfs avec un craquement par ci, une silhouette par là, et distillent juste ce qu'il faut d'informations pour enflammer l'imagination et voilà, le tour est joué: une angoisse d'une efficacité imparable. 

Les créateurs ont même poussé le concept à son paroxysme avec une campagne marketing de génie en créant une campagne de mystification et de brouillage de pistes, avec de faux sites relatant les incidents du film, de faux appels à témoins, des avis de recherche avec les noms des personnages, des documentations bidons sur la sorcière de Blairwitch... Une idée de génie qui contribua à l'essor commercial du film et au raz de marée qu'il a déclenché. 

Revoir BlairWitch Project 10 ans est assez surprenant car je trouve qu'il n'a pas trop mail vieilli, même si les effets ne sont pas aussi effrayants, déjà-vu oblige. Mais c'est surtout intéressant pour se rendre à quel point il a été copié, à toutes les sauces et avec divers résultats et de se dire que finalement... il fallait y penser!   

25/11/2011

Rob Zombie's Halloween II (2009)



Rob Zombie réalise la suite de son Remake dont personne ne voulait, deux ans après avoir certifié qu'il ne ferait pas de suite au Remake dont personne ne voulait. C'est ce qui s'appelle avoir de la suite dans les idées? Alors pour ne pas confondre (parce que c'est vrai que ça devient compliqué) Halloween II n'est pas le remake de Halloween 2 mais la suite du Remake de Halloween 1 qui était -lui- un remake de Halloween1. C'est clair? 

Cette fois-ci Rob Zombie se libère de toute contrainte liée à la franchise et pousse plus loin la démarche qu'il avait entreprise avec son précédent film. Il s'approprie totalement le personnage de Myers et réalise un film plus brut et violent que le précédent. Il reprend là ou le premier film s'est arrêté en se focalisant ce qu'il en est advenu des survivants de la première hécatombe du tueur: Laurie Strode bien sûr mais aussi son amie Marie, le shérif et le Dr Sam Loomis. Et le constat n'est pas très reluisant. Pour commencer Zombie plante sa caméra pile en salle opératoire ou l'on assiste au rafistolage des survivants, et c'est vraiment pas beau à voir. C'est ce que j'ai apprécié le plus dans le film, il montre les séquelles réalistes de la tuerie, pas comme il se fait d'habitude dans les suite, genre juste une cicatrice au front. Là les filles par exemple sont presque défigurées le long du film. Bien sure cette séquence à l’hôpital renvoie à celle du II original et la tuerie qui s'en suit, sanglante et violente à souhait. Et ça permet aussi de faire un état sur l'état psychologique dans lequel se trouve Laurie après coup (la scène de l’hôpital n'était en fait qu'un cauchemar récurent qu'elle fait). On apprends qu'elle est mentalement instable, en pleine crise d'adolescence avec de fréquente et étranges visions. En plus devinez quoi? elle ne sait toujours pas qu'elle est la soeur de Michael Myers... dingue ça! mou qui croyait que la première partie ne laissait pas d'équivoque.. bah non! Et elle l'apprend par le livre du Dr Sam Loomis qui est maintenant une star des médias grâce à son livre sur Myers. On apprend aussi que c'est devenu un vrai trou du cul limite mégalo qui fait chier son monde. Lui non plus ne se rends pas compte qu'il est connecté à Myers par un fort lien quasi-paternel et qu'il sait qu'il ne sera en paix que lorsqu'il en aura fini avec lui.
Mais le vrai plus dans le film c'est surtout l'évolution du personnage de Myers dans ce film. Il y est décrit comme un SDF, vagabond qui va au grès du vent. Personnage Zombien par excellence, cheveux hirsutes et longue barbe, il a rangé son masque dans sa besace et sillonne les états sans but précis. Zombie nous donne aussi un aperçu de son inconscient par les visions qu'il a de sa défunte mère et de sa propre image étant gosse, les deux communiquant avec lui et lui dictant sa conduite. Ça donne lieu à de superbes séquences oniriques qui font appel au savoir faire de Zombie question video clip et qui sont de toute beauté et servent justement l'histoire. C'est aussi l'autre point fort du film qui est bien mieux filmé que le précédent, Zombie ayant aussi opté pour le 16mm au lieu du 35 habituel donnant un ton plus personnel et moins convenu au tout, ce qui fait que j'ai beaucoup apprécié cette suite, encore plus que l'original malgré les foudres qu'il s'est attiré.

21/11/2011

Rob Zombie's Halloween (2007)



Ce bon vieux Michael Myers a eu aussi son tour pour se taper un coup de jeune selon la formule bien rodée (et désormais inévitable) du Reboot/Remake. Mais cette fois, Michael Bay n'y est pour rien. C'est Rob Zombie qui s'y colle après consultation du réalisateur d'origine, j'ai nommé l'immense John Carpenter, qui selon les dires de Zombie, a conseillé à ce dernier de s'approprier totalement l'histoire et d'en faire son propre film. Au vu du résultat on peut certifier qu'il a appliqué cette consigne à la lettre. 

Le choix ''inédit'' de Zombie pour reprendre l'autre icône du cinéma d'horreur s'avère payant. Le réalisateur s'y prend comme un véritable artisan pour faire revivre le personnage de Myers avec visiblement beaucoup de respect pour l'original et une excellente connaissance de ses classiques (suis mon regard Michael-connard-Bay). Dans sa nouvelle mouture, il préfère faire un peu plus la lumière sur son personnage central, sur lequel on connait finalement très peu. L'original de 78 n'offrait qu'une seule scène en ouverture du film pour montrer le premier meurtre de Myers, puis son marathon sanglant à sa sortie de l'asile psychiatrique et sa fixation sur le personnage de Laurie Strode qui ne sera expliqué qu'au film suivant. 
Zombie, fidèle à lui même, opte pour le traitement trash et installe le petit Myers dans une famille dysfonctionnelle (ou le taux d'utilisation du mot ''FUCK'' atteint des sommets). Il prend son temps pour nous en dire plus sur l'enfance du tueur, il distille ingénieusement des informations sur ses penchants sanglants et sur son déséquilibre mental. Cette première partie est le point fort du film car elle nous dit carrément que dès son plus jeune âge, les graines du mal étaient déjà bien en lui, même si le tout est assez convenu. Le choix de l'acteur pour le rôle du jeune Myers (le gosse qui traite Will Smith de trou du cul dans ''Hancock'') est bien pensé puisque sa jolie bouille, cheveux blonds et yeux angéliques contrastent bien avec sa passion pour la dissection des rats, pour l'immolation des chats errants et leur conservation dans des sacs en plastique et aussi pour le tabassage à mort de collègues au lycée parce que leurs tronches ne lui revient pas... Zombie suit aussi l'incursion de Meyers en asile pour enfants et introduit brillamment le personnage du Dr Sam Loomis (impeccable Malcolm McDowell), il met plus en avant les liens qui unissent les deux personnages, chose qui n'était pas non plus clairement spécifiée dans l'original. Ici il est clair que le Dr Loomis est le plus proche qui soit d'une figure paternelle pour Meyers et par conséquent sa traque par le premier prend une dimension autrement plus intéressante.
Malgré ces atouts, la deuxième partie n'évite pas les sentiers battus à mesure qu'elle suit les virées sanglantes  de Meyers. La version Meyers de 2007 (jouée par le catcheur Tyler Mane) diffère beaucoup de celle de l'original: elle est beaucoup plus massive et imposante et Zombie n'hésite pas à accentuer son côté machine à tuer (plus proche d'un Jason Voorhees par exemple) et c'est tant mieux. Le problème c'est que le reste de son parcours n'est pas aussi original qu'on l'aurait souhaité. Les meurtres s’enchaînent à rythme soutenu avec un gore assez présent, mais ça reste loin des extravagances chères au réalisateur surtout au vu de l'originalité affichée de ce remake.
Ce film reste tout de même conseillé car bien au dessus des autres remakes qui se produisent à la pelle et qui  manquent de substance. Halloween 2007 constitue aussi une étape importante dans la mythologie de Michael Myers étant donné qu'il nous en apprends plus sur ses origines. A noter que le film aura sa propre suite deux ans plus tard, toujours sous la direction de Rob Zombie. 

10/11/2011

Les Griffes de La Nuit (2010)





En toute logique, après s'être attaqués à Leatherface et Jason Voorhees, ce n'était qu'une question de temps avant que vienne le tour d'une autre figure importante du Cinéma d'Horreur moderne, j'ai nommé Freddy Krueger, pour se faire relifter. Excusez le jeu de mots débile. L'idée est encore une fois alléchante même s'il ne s'agit pas d'un reboot mais bien du remake du premier opus (culte) de la série, dirigée en 1984 par le grand Wes Craven. (Et qui, pour une raison que j'ignore, n'a pas supervisé lui-même le remake, comme il l'a fait avec ses autres films). En plus le problème avec le personnage de Freddy est qu'au fil des épisodes, il a sombré lentement mais inexorablement vers une caricature de lui même, certains films (le 3ème par exemple, beuuuuuu...) faisant carrément office de farce déjantée dont il fut involontairement le dindon. Alors, oui, pourquoi pas une nouvelle mouture du plus célèbre méchant à griffes? Surtout que ça ne peut pas être pire que les autres remakes qu'on nous a déjà servi. 

Si la bouse tant redoutée n'a pas lieu, dieu merci, on est encore loin du coup d'éclat espéré. Le remake n'a rien de transcendantal, mais n'a pas vraiment à rougir devant son prédécesseur car il offre plusieurs points intéressants, qui ne cachent malheureusement pas ses (innombrables faiblesses). 

Pour commencer, cette mouture adopte une approche légèrement différente de son modèle: Là ou le film de Wes Craven centre son intrigue sur les ''victimes'' du tueur et principalement sur le personnage de Nancy,  la nouvelle version, elle, préfère porter toute l'attention sur Freddy lui même: ce qu'il est, comment est-il devenu ainsi, ses motifs... Cette approche aurait pu être intéressante mais elle s'avère à double tranchant. 
Pour commencer, le réalisateur agit comme si tout le monde connaissait Freddy. Il apparaît dès les première images du film, en entier, filmé sous toutes les coutures. Visiblement le réalisateur ne veut pas faire dans le suspens. C'est dommage, parce que ça fout en l'air tout le potentiel ''trouillomatique'' du personnage.  De plus, les scénaristes en font des tonnes pour expliquer en détail ses origines, sa genèse et ses pulsions, ne laissant plus aucune place à l'imagination du spectateur. A ce sujet, l'autre changement important dans la trame est aussi dans les motifs du monstre. En 1984, Wes Craven voulait faire de son personnage un pédophile qui molestait les enfants de maternelle, mais dut changer d'avis lorsqu'une affaire de cette nature secoua l'opinion publique, l'obligeant à faire de Freddy un meurtrier. Cette modification a été supprimée, et le Freddy de 2010 retrouva ses penchants pédophiles. J'ai toujours pensé que la version de 84 marchait mieux car elle cadrait parfaitement avec ce fou furieux. Ici par contre, le parti pris s'avère casse-gueule: Freddy se venge des enfants de la maternelle, maintenant ados, parce que ceux ci l'ont dénoncé  à leurs parents et que ces derniers l'ont lynché à mort... Déjà que je ne vois pas vraiment la vraisemblance avec ce châtiment en vue du crime, mais le plus important c'est que toute une dimension séduisante du film de 84 part en fumée. Autrefois Freddy se vengeait des parents (personnages à part entière) qui l'ont brûlé vif à travers leurs enfants. Par contre ici, Freddy ne fait aucune tentative pour punir les parents (qui n'apparaissent que de façon caricaturale) mais se concentre sur les ''cafteurs''... Vous m'avez dénoncé, je vais vous faire la peau!!! c'est pire que si vous m'aviez brûlé vif....  Je ne sais pas, mais j'a trouvé que ça ne marchait pas du tout dans ce film-ci. 
L'autre problème important ici est le personnage de Freddy lui même. J'ai déjà dit plus haut qu'aucun effort n'a été fait pour exploiter son potentiel démoniaque, il est filmé sous toutes les coutures mais malheureusement sans grande originalité. Pire, même les effets visuels de 2010 n'arrivent pas à restituer ne serais-ce que le quart de son horreur. Les producteurs ont déclaré qu'ils avaient préféré une approche plus réaliste d'un maquillage de grand brûlé... C'est bien, mais ce Freddy là ressemble surtout à un poisson frit, pas de quoi sursauter la nuit. Jackie Earle Haley qui incarne ce personnage n'a rien du grand guingnolesque de Robert Engelund de 84 et c'est certes un mieux. L'approche plus sérieuse et l'humour pince sans rire lui vont bien. Mais pour ce qui est de foutre la trouille... Zero. 

A propos de foutre la trouille, je ne soulignerait jamais assez ce paradoxe foireux de l'avancée technologique en terme d'effets spéciaux et leur incapacité totale à faire peur. Si on ajoute à sa un réalisateur incompétent, c'est pire. C'est encore le cas ici et ça commence vraiment à bien faire.  J'ai fait la comparaison entre 3 scènes clés qui m'ont sérieusement donné des cauchemars quand j'étais petit: 
(ATTENTION SPOILERS)

- Le meurtre de Kris dans sa chambre à coucher: En 84, ça avait été réalisé de façon nerveuse et furieusement sanglante, autant vous dire que ça giclait fort, la fille soutenue en l'air, avec ce contraste de sa nuisette blanche. En 2010, la fille à juste l'air d'être soutenue par des câbles, c'est filmé par dessus la jambe, sans avoir les couilles d'aller franchement vers le gore. Comme si le réalisateur voulait ménager son public... alors qu'à la base c'est un film d'horreur. En plus, je ne comprends pas la volonté des faiseurs de films ces jours-ci à vouloir faire du sang numérique. C'est que du sirop d'érable nom d'une pipe!!! c'est L'essence même du film d'horreur!!!! 

- La main gantée de lames qui sort d'entre les jambes de Nancy alors qu'elle somnole dans la baignoire. En 84, Wes Craven avait pris son temps pour filmer ça ajoutant encore de l'angoisse à une scène déjà hyper traumatisante. En 2010, la main sort pendant 2 secondes chrono et replonge dans la baignoire. Un petit coucou et puis s'en va. Comme si le réalisateur nous disait: ''Hé les gars, c'est une super scène qu'on a l'a! pour la voir dans de meilleures conditions, allez réviser le film original, moi j'ai pas que ça à foutre!!'' 

Et enfin, le Meilleur/Pire pour la fin: 

- Freddy qui dilate avec son visage le mur de la chambre de Nancy, comme s'il allait le traverser. Maintenant que j'y pense, je ne sais pas s'il figurait bien dans le premier, ou dans un autre film de la série. En tout cas, c'est une marque de fabrique connue chez Krueger. Quand je l'ai vue pour la première fois, j'ai passé 4 nuits blanches d'affilée en fixant le mur d'en face. Ici elle m'a juste fait marrer, et pas parce que je suis devenu plus vieux. En 84, ça avait été tourné simplement par un mur de Latex sur lequel ont avait passé la tête de Freddy. En 2010, les pros des effets visuels se sont dit: ''Ecoutez, on est en 2010, pourquoi faire simple, efficace et pas cher lorsqu'on peut faire compliqué, nul et qui coûte assez pour nous offrir un nouveau Yacht? '' La scène finie pue tellement l'artificiel que c'en est vraiment une insulte au spectateur. 

C'est justement ce que je trouve révoltant dans le cinéma actuel. Non seulement il existe une pénurie d'idées originales non avouée qui fait que nous puisions toujours dans les archives du passé, mais en plus les producteurs sont incapables de faire aussi bien, avec beaucoup plus de moyens et un schéma tout tracé. C'est une belle analogie à l'expression :'' Ils ne trouveraient même leur cul dans le noir, avec une lampe et une carte''. Triste mais vrai. 

Si vous voulez savoir à quel point c'était mieux avant, vous pouvez voir le film. Sinon, il vaut aussi par quelques scènes bien trouvée et un casting moins amidonné que d'habitude (et toujours issu des séries Tv US), notamment celui de Nancy, joué par Rooney Mara: un choix audacieux, puisqu'elle a juste ce qu'il faut de naturel et de force de caractère pour son modèle de 84. Elle à plus l'air d'une ado paumée que d'une cruche surfaite de canons hollywoodiens.  

08/11/2011

Friday the 13th (2009)



Il était pratiquement inévitable que la franchise des ''Vendredi 13'' ne tombe entre les mains de la machine à Remakes d'Hollywood, et particulièrement celle de Platinum Dunes, dont c'est ici la 6ème production. Il est vrai que le personnage de Jason Voorhees avec sa machette et son masque de Hockey sont l'une des figures les plus emblématiques du cinéma d’horreur de ces 30 dernières années. Plus encore que celle de Freddy Kruger, ou celle de Michael Meyers. Alors sa remise au gout du jour n'était qu'une question de temps et c'est le duo de ''Massacre à la tronçonneuse'' qui s'y colle... Je sais, pas très réjouissant... 

En fait, ce qu'il faut noter ici c'est que ce n'est pas à proprement un Remake mais un Reboot (qui est tout aussi à la mode). Cette mouture ne reprend aucun épisode de la saga, il ne s'agit pas non plus d'une suite ni d'un prequel (ça aussi c'est à la mode) mais plutôt s'inscrit juste après le premier épisode de la série, là ou justement naït le personnage de Jason tel que nous le connaissons: massif, bestial et fan de Hockey.
En soi c'est une très bonne initiative, ça rentre dans le vif du sujet et ça évite de trop sombrer dans la comparaison avec l'un ou l'autre des épisodes. De plus, le film prend (légèrement) la peine d'expliquer en introduction, ce qui pousse le petit Jason à massacrer tout ce qui passe à proximité (C'est pour venger sa môman, c'est pas mignon?) et aussi l'existence du masque de Hockey sur sa tronche puisque ce dernier n’apparaît que vers le 3ème épisode. Ce sont quelques petits détails sans grande importance, mais qui marquent tout de même un peu d'amélioration dans le traitement cinématographique de la production Michael Bay, quand même. Alors autant vous dire que personnellement, une fois n'est pas coutume, j'ai beaucoup apprécié cette reboomakél ou je sais pas quoi, pas spécialement pour les efforts entrepris par les producteurs, mais pour les caractéristiques elles mêmes. 
Le scénario a eu la bonne idée de garder tous les aspects jouissifs de la saga du tueur du vendredi (qui soit en passant, tue tous les jours de la semaine). En son époque, elle avait instauré tous les codes du slasher movie estival qui a depuis enfanté à foison, pour le meilleur et surtout pour le pire. Comme de coutume, ce n'est pas un groupe de campeurs qui vont se faire découper en rondelles, mais deux! Toute la débilité des personnages abrutis qu'on aime dans la série sont là pour notre plus grand plaisir: 

-Vous avez les couples: garçons virils qui vont avec des gonzesses crétines (et pas forcément blondes). Ici Michael Bay les sort comme d'hab droit d'une revue de play boy (et principalement de série tv us que je connais pas).  Et pour ancrer le casting dans l'ère du temps, vous avez aussi (en plus du black de service qui écoute du rap, bravo pour la finesse) un jeune asiatique que la racines orientales ne sauveront pas du traitement Voohrees. 
-Vous avez le geek aux binocles, plus intéressé par son portable-gps que par les nichons de ses amies, mais par contre -nouveauté- il est aussi intéressé par une plantation de shit qu'il compte revendre. Malheureusement cette plantation se trouve pile à Crystal lake, juste à coté de la baraque de Jason. Ce qui soulève un point important pour les fans: ''Le tueur du vendredi'' est-il un accro à l'herbe, ce qui expliquerait sa bestialité? hmmm.. je pensais que la marijuana adoucissait les moeurs... la preuve que non.
_Vous avez le trou du cul de service qui est riche, beau, musclé, qui a une superbe petite-amie-objet  mais qui agit comme le dernier des salopards et tu sais très bien qu'il crèvera en dernier, lentement et douloureusement.
_Le héros, beau gosse aux couilles en acier trempé et qui conduite une Triumph ou quelque chose comme ça (qui est trop petite pour lui d'ailleurs). Il est à la recherche de sa soeur disparue, et ''il croit dur comme fer qu'elle est là'' pour aucune raison en particulier mais ''il le sait, il le sent''. Il va bien sûr se disputer avec le trou du cul de service et charmer la copine de celui-ci. Hmmmm, vous sentez la Testostérone???

En tout cas, comme je l'ai dit plus haut (ou pas, je ne sais plus) la débilité de ces personnages rentre bien dans la logique des productions Bay ce qui fait que le film très bien. Les scénaristes peuvent se réjouir de leur conneries puisque c'est exactement pour ça qu'on aime la Saga Vendredi 13. Tous les personnages à part le héros ne pensent qu'à baiser comme des castors, s'éclater comme des pétards, boire comme des éponges, se shooter comme des rastas... Leur comportement n'obéit à aucune logique, surtout lorsque le danger est là:

"_Oh merde, tu as cassé la chaise de mon père''
 ''_ Pas de problème, je peux la réparer mais j'ai besoin d'outils''
''_ Y'en a dans la remise, toute noire, à vingt mètres de la maison. Vas-y maintenant et seul, il est 1h du matin...''
''_ Ok.... tiens, mais c'est qui ce gros mec baraqué, avec un masque de Hockey sur la tronche... et pourquoi il tient une hache?? ARHGHHRAAAHGHEUUUUU!!!!''
'' _hé, t'as entendu? on dirait des cris... Attends, c'est peut être l'asiatique qui n'est pas revenu de la remise depuis 3 heures... je vais vérifier... Seul... et je vais m'armer d'un wok et d'un tisonnier.

Le côté le plus jouissif, comme dans tous les épisodes est bien entendu le Body Count, le nombre de cadavres entassés et surtout la façon dont ils crèvent. Ici, la tuerie est bien gore (heureusement), originale et à un rythme soutenu. Les armes de prédilection du tueur sont bien là: la machette, le harpon, la hache et le grand classique, j'ai nommé la prise Voorhees : Le passe muraille! c'est quand tu te crois à l'abri derrière un mur et que le tueur le pulvérise et t'en fais sortir à travers. Culte! Et pour cloturer, le soubresaut final que je tairai si vous n'avez pas vu le film.

Par contre, un seul problème subsiste  sur ce film, qui est assez important: C'est Jason Voorhees lui même. Je ne sais pas pourquoi, cette version 2009 essaye de le rendre sympathique et doué de sentiments débiles. Pour commencer il décide de garder une des victimes du campement en vie mais en captivité... Hmmm, c'est sûr qu'il fume trop de shit. Et en plus il la garde en vie parce qu'elle ressemble beaucoup à sa mère. Je ne sais pas mais je ne trouve pas que ça ajoute un réel plus au personnage, bien au contraire. Ce qui fout la trouille chez Jason c'est justement son côté déshumanisé. C'est une force de la nature, un être surnaturel,  sauvage, increvable et qui ne s'accorde pas le temps de réfléchir ni de calculer sauf pour tuer. Il frappe, fort, vite et bien. J'ai donc eu in peu de mal avec cette version ou il parait presque vouloir engager la conversation avant de découper une tête en deux, genre: ''tiens ça dans ta gueule'' ou ''Goute un peu de ma machette...''
Pour ce qui est du reste, j'avoue que j'ai pris énormément de plaisir à visionner ce film, même avec deux gros lourdauds derrière la caméra. Ne boudons pas notre plaisir.



07/11/2011

The Hitcher (2007)



Cette fois-ci Michael Bay, toujours via Platinum Dunes est parti chercher dans les tréfonds du registre de l'angoisse/horreur et à sorti une pépite des années 80, malheureusement trop méconnue et qui voyait un auto-stoppeur psychopathe mener la vie dure à un pauvre automobiliste sur les routes désertes des USA. Un rôle culte (un autre) pour Rutger Hauer et un film qui à dégoûté les américains des auto-stoppeurs pendant des génération. 
En 2007 par contre, cette mouture se prend en pleine gueule le traitement Bay et avec elle le pauvre spectateur qui a été berné par la bande annonce. Je vous la fait courte, la version 2007 est une bouse US comme on en fait rarement, indigne d'une série Z. Le producteur succombe sans retenue à son égo et crache sur le modèle original (en terme ciné on dit: proposer une relecture) et se croit bien meilleur. 
Pour commencer, Michael Bay intervertit les rôles pour donner celui du héros à son personnage féminin (Sophia Bush). Ça aurait été une très bonne idée, mais chez lui, la femme n'est qu'une poupée gonflable qui n'existe que pour sa plastique de couverture de mode. Et pour verses plus dans le fantasme masculin, il lui donne à chaque fois un gros flingue ou fusil à pompe pour shooter ici et là. Je ne vais même pas parler de son acolyte qui ressemble lui aussi à une gonzesse, sans aucune trace distinctive et dont je me rappelle à peine la gueule.L'autre idée qui aurait pu être bonne, c'est la présence du trop rare Sean Bean qui n'ajoute malheureusement rien au personnage de serial killer tenace, à défaut d'être inquiétant, il est juste...pas net. 
Bay s'adjoint encore les ''services'' d'un nouveau venu du ...oui, vous l'avez deviné,du milieu du clip qui a travaillé avec nombre d'artistes dont je tairai le nom par miséricorde. Dave Meyers (c'est son nom) fonctionne en mode automatique et aligne des scènes beta sans se soucier de cohérence (le scénario ne l'aide pas vraiment) si bien qu'on se foute vraiment de ce qui arrive aux personnages comme de l'an un. Il préfère le gore gratuits et graphiques, les effets chocs à deux balles et les plans léchés d'une pub de bagnole. 
je crois que le pire dans tout ça c'est qu'en plus ça se prends hyper au sérieux et n'est pas du tout conscient de son propre ridicule (qui heureusement ne tue pas). Le genre de film qui se croit plus malin que son spectateur et qui finit par donner l'envie de gifler quelqu'un à la fin de la séance... Un ratage complet. 



The Amityville Horror (2005)


Amityville est la deuxième production de la société ''Platinum Dunes'', tout auréolée par le succès public de son précédent ouvrage. La formule ne change pas, Michael Bay s'attaque aussi à un autre film important de l'horreur américain, bien que moins culte que ''Massacre à la tronçonneuse''. Encore une fois le réalisateur (Andrew Douglas) est un nouveau venu au cinéma mais a déjà fait ses armes à la pub et aux clips. Le scénariste lui, est toujours le même que pour la précédente prod, alors il y a de quoi craindre le pire. 

Je ne sais pas si le producteur à écouté les critiques qu'on lui a adressé concernant son précédent remake parce que... heu... non attendez... je retire ça, tout le monde sait très bien que Michael Bay ne lis jamais les critiques qu'on lui adresse même celles provenant de son nombril. Alors, je reformule: il se trouve que, par total hasard, la plus part des défauts que j'avais trouvé au remake de ''massacre...'' ont été évitées sur ce film ci. Mais ça se comprends très bien puisqu'on n'est plus ici dans le registre du slasher psychopathe qui trucide à la pelle mais dans celui de la maison hantée, ce qui fait que le rythme n'est plus si effréné, il y a moins de migraine à cause du montage nerveux des productions Bay et les personnages semblent moins sortis d'une pub pour Calvin Klein. Sinon, comme toujours (et chose que je regrette beaucoup) le films repose beaucoup  trop sur les effets visuels que sur autre chose. 

Pourtant, Amityville 2005 n'a pas à rougir devant son modèle. Le réalisateur se débrouille tout de même pour créer une identité propre à son film qui, même si elle ne brille pas par son originalité, lui permet quand même de survivre à la première vision. Il a aussi clairement plus de talent de réalisation que son collègue Marcus Nispel puisque le rythme est très bien équilibré et les moments dramatiques et horrifiques s’enchaînent ''presque'' naturellement. En élève appliqué, il suite à la lettre les consignes du cahier de charges et les codes du genre ''maison hantée''. Les moments d'angoisse foisonnent et arrivent à point nommé là ou les attends et avouons quand même qu'ils sont bien agencés et font souvent froid dans le dos grâce (ou à cause) des effets spéciaux. La bonne nouvelle aussi c'est que la scène culte (pour moi) du premier film à été gardée dans le remake, à savoir l'attaque par les mouches du révérend Callaway. 
Pourtant, comme dans ''massacre à la tronçonneuse'' les producteurs passent encore à côté du vrai sujet. La force d'Amityville, (comme celle de ''Shining'' par exemple) réside dans son personnage principal, joué à l'époque par James Brolin et ici par Ryan Reynolds. Dans le film de 79, ce qui foutait le plus les pétoches, ce n'est pas tant la maison elle même, mais la lente métamorphose du père de famille en un parfait étranger déshumanisé, possédé par les ondes maléfiques de la maison et qui s'en prends à ses propres enfants et femme. La version 2005 ne s'embarrasse pas de pareilles futilités et le déclin est amorcé en deux scènes éclairs, si bien qu'au lieu de se dire ''papa est devenu un démoniaque serial killer'' on se dit ''Papa est devenu un vrai trou du cul!''. Ryan Reynolds, malgré sa barbe n'a pas l'étoffe de son prédécesseur et, bien qu'il fasse  du bon boulot, demeure beaucoup trop lisse et pas convaincant du tout en meurtrier potentiel. 

Nonobstant ces lacunes, Amityville 2005 reste tout à fait décent par rapport à d'autres crimes perpétrés par Michael Bay et se regarde avec plaisir pour peu qu'on ne soit pas trop regardant sur certains détails.    


05/11/2011

Massacre à la Tronçonneuse (2003)



Un beau jour, on ne sait trop comment, Michale Bay (qui est je pense la pire chose qui soit jamais arrivé au cinéma US) décide, comme ça sur un coup de tête de ''Remaker'' tous les films d'horreur d'anthologie, voire  carrément cultes. Il créera même une société dédiée ''Platinum Dunes" qui produira ses méfaits en s'en mettant plein les fouilles. Et voilà que du jour au lendemain, tout Hollywood se redécouvrait une passion pour le sang, les tripes et les boyaux. La première victime de ce caprice de réalisateur-play boy est ni plus ni moins que le cultissime ''Massacre à la tronçonneuse" qui comme son l'indique n'est pas une comédie romantique. 

On pourrait débattre des heures sur le choix de pareilles pratiques, et surtout le choix d'un tel film à ''Refaire'' mais ce serait vain, Hollywood n'obéit plus à aucune logique depuis longtemps, et un remake de plus ou de moins.... L'oeuvre de Tobe Hooper sortie en 74 constitue une pierre angulaire dans l'édifice du film d'horreur moderne, alors il est tout à fait logique que des légions de fans attendent ce remake toutes griffes dehors, prêts à dézinguer le pauvre pêcheur qui oserait toucher l'objet de leur adoration. Et ils ont eu raison. 

''Massacre à la Tronçonneuse'' nouvelle mouture recèle tous les défauts d'un film de Michael Bay, le principal étant la forme. Bay a cette fâcheuse tendance de tout prendre comme un video clip. Le film est léché à l'extrême, les acteurs sont beau gosses et ne dépassent pas les 25 ans d'âge, L’héroïne (Jessica Biel) est une gravure de mode sexy à souhait recouverte d'une fine couche de sueur à cause du soleil du sud Us et qui se débrouille pour garder son sweat shirt noué juste au dessus du nombril, malgré avoir couru dans tous les sens, tombé une dizaine de fois, crié, frappé, charcuté... Bref, tout est factice dès les premières images du film. Et lorsqu'on pose la question au producteur pour savoir ce qui le pousse à reprendre ces vieux classiques, il répond sans vergogne que c'est parce qu'il en est grand fan. Faux! Bay n'a rien compris à ce qui faisait la beauté et la force de l'original. Là ou le film de Tobe Hooper est une lente descente vers la folie pure et dure, qui repose plus sur l'atmosphère poisseuse distillée tout au long que sur le gore, celui de Bay déboule bille en tête et déballe tout, avec une succession de scènes qui se veulent choc mais qui puent quand même le toc. En plus ici préfère se focaliser sur le personnage de ''Leather Face'' alors que le film original tourne tout autour de sa famille de dégénérés. La faute revient aussi au réalisateur Marcus Nispel qui arrive lui aussi du milieu du clip et qui sera longtemps abonné au Remakes. En parfait élève, il s'écrase comme une punaise et exécute à la lettre les consignes de son producteur: Caméra tremblante, actions confuses, montage épileptique... Du Bay tout craché! Il en ressort un film totalement aseptisé, dépourvu de sa moelle, qui ne laisse aucune impression impérissable une fois le visionnage fini et qui passe totalement à côté de son modèle. 
Seul Bon point... L'affiche est pas mal.