Slide # 1

Baby Driver (2017)

Le réalisateur culte de la trilogie cornetto revient enfin avec son nouveau Baby. Verdict !

Daylight (1996)

Ghost in the Shell (2017)

L'adaptation du manga culte japonais avec Scarlett Johannssen est-elle à la hauteur des attentes ?

Slide # 3

Blood Father (2016)

Retour de l'ogre Gibson dans un rôle à sa mesure.

Slide # 4

Star Trek Beyond (2016)

Encore un flamboyant exemple de la malédiction du numéro 3.

Slide # 5

La Maison des Otages (1990)

L'avant dernier film de Michael Cimino, remake du classique de 1945 avec Mickey Rourke.

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03/01/2016

Extraction (2015)

Bruce Willis est un type comme toi et moi. Il a une vie, une famille, un job régulier et surtout, un sac de factures à payer. Sans oublier les impôts. Sauf que lui, ses factures proviennent des frais d'entretien de sa maison à Malibu ou de son yacht arrimé en Floride. Et que fait-il pour payer ses factures ? Il refuse de tourner dans Expendables 3, quitte le tournage du dernier Woody Allen, et préfère cachetonner dans des DTV bien faisandées. Logique. A ce titre, 2015 sera pour lui une année record en terme de daubes moisies puisqu'il alignera sans coups férir les imbitables The Prince, Vice et ce Extraction qui nous intéresse ici. 

La DTV - pour Direct To Video- est une discipline à part entière. Malgré sa réputation de décharge pour des merdes sans nom -très souvent méritée- elle recèle quand même pas mal de pépites sous estimées qui n'auraient pas à rougir devant certaines productions de studio similaires. Ceci est particulièrement vrai pour le domaine de l'action où exercent quelques solides artisans comme Isaac Florentine et sa série des Undisputed ou encore le très doué John Hyams -fils de- qui a relancé avec brio une saga morte, Universal Soldiers. Certains autres films ''ciné'' ont aussi trouvé suites en DTV et créé ainsi des franchises bien décomplexées et burinées à souhait, à l'instar de The Marine, 12 Rounds ou encore Death Race. Bref, tout ça pour vous dire que la DTV, c'est pas la honte : On peut très bien se fendre d'un produit hautement calibré et bien foutu pour peu qu'on ait une réelle volonté et un minimum d'ambition -ne serais-ce que celle de divertir-. Ce qui n'est absolument pas le cas pour ce Extraction

Paresseux jusque dans le choix de son titre -bonne chance pour trouver le bon chez IMDB qui en dénombre 3 en 2012, 2013 et 2015- Extraction l'est aussi de par sa durée : 83 minutes pile poil, auxquels il faudra retrancher une bonne dizaine de minutes pour les interminables cartons des sociétés de production impliquées -y'en a des masses-, le long générique animé du début et celui de la fin. Le film ne se foule pas trop non plus coté scénar' puisque le pitch sent déjà le réchauffé -fiston agent secret part à la rescousse de son papa encore plus agent secret que lui-. Le film préférera dépenser son énergie à chercher toutes les idées foireuses pour se donner du cachet en accumulant les tares de la DTV actuelle : filtres couleurs approximatifs -du jaune pipi au bleu vomitif- des ''schling'' quand quelqu'un sort un couteau et des ''click'' quand quelqu'un pointe un flingue. Ce qui arrive beaucoup dans Extraction, il faut bien l'avouer.  Sans oublier toutes les calories brûlées dans le maniement de la caméra au shaker. Pour faire plus dynamique, voyez ?

Une fois établi que le réal' était aux abonnés absents - Steven C.Miller, déjà coupable de plusieurs crimes contre le bon gout tout au long de sa filmo- il ne reste plus qu'au naïf spectateur avachi sur son fauteuil préféré qu'à se rabattre sur le casting, duquel il espère tirer une quelconque satisfaction. Las, ce sera peine perdue. Comme personnage central, il se verra infliger Kellan Lutz, le fils illégitime de Liam Hemsworth et Josh Duhamel, pratiquement le seul de toute cette entreprise qui croit dur comme fer à ce Extraction.  Difficile de lui en vouloir au pauvre Kellan, après tout on ne choisit pas d'avoir le charisme d'un frigidaire Mon Blanc en mode defrost. Cela ne l'empêche pas de mouiller sa chemise à fond et se démener comme un diable pour tirer le film vers le haut. Présent quasiment dans chaque plan, il assure sans démériter, notamment dans les nombreuses bastons qui jalonnent le métrage. A ses côtés, une autre valeur sûre du DTV en la personne de Gina Carano dont le médiocre talent d'actrice est vite éclipsé une fois qu'elle enfile une robe de soirée aussi moulante que bien décolletée et tabasse quelques méchants dans une boite de nuit chelou. Et puis, au milieu de tout ça il y a Bruce Willis. Willis, qui cette fois ne prend même plus la peine de cacher son ennui d'être ici. Arborant la même grimace tout au long du métrage, que ce soit pour montrer la peur, la colère, la douleur, la bonne humeur, il livre une prestation impersonnelle et désincarnée digne des plus grands moments ciné de Steven Seagal. Pas de surprises non plus, toutes ses scènes semblent tournées dans le même hangar et disséminées ici où là sur toute le longueur du film. Et probablement tournés le même jour, pour qu'il puisse vite aller afficher son talent dans d'autres DTV de genre. Un vrai prince ce Bruce. 

Extraction est la dernière fiche de paye de Bruce Willis. Une performance en extended cameo mais qui ne vaut donc pas tripette. Pas assez bon, pas assez mauvais, un film qui se situe dans cette partie grise qui viendra à bout de la patience des plus téméraires d'entre vous. Nul. On vous aura prévenus. 


08/12/2014

The Prince (2014)




Paul est un ancien grand gangster de La Nouvelle-Orléans. Il s'est rangé et vit dans le Mississippi, où il tient un petit garage. Un jour, il reçoit une lettre de l'université où sa fille, Beth, étudie. Apprenant qu'elle n'assiste plus aux cours depuis plusieurs mois, il essaie de la contacter et apprend par la suite que sa fille est devenu une toxicomane et qu'elle s'est enfui à la Nouvelle-Orléans avec un petit dealer. Avec l'aide de Angela, une fêtarde invétérée et amie de sa fille, il est contraint de retourner chez lui et reprendre du service pour retrouver Beth. Mais quand Omar, le boss de la ville, prend connaissance de son arrivé, il décide d'intervenir afin d'assouvir sa vengeance.

25/02/2011

RED (2010)

Au cas ou vous ne seriez pas au courant, la grande mode à Hollywood depuis un certain temps est à l'adaptation des Bd's (dites Comic Books si vous voulez avoir l'air branché). Non vous étiez pas au courant? Ah ben vous habitiez peut être pas sur terre depuis longtemps? Cette tendance en tout cas à donné lieu comme souvent dans l'industrie du film à de vrais chefs d'oeuvre (the Dark Knight), à des spectacles honnêtes (Iron Man), aussi bien qu'à des navets impardonnables (The Punisher, Daredevil, Electra, The Fantastic 4 et d'autres merdouilles dont je me rappelle plus).
Voici donc le tour de ce RED, un comic book en 3 volumes sortis entre 2003 et 2004 chez Wildstorm (bah oui, y'a pas que Marvel et DC dans la BD). Personnellement comme beaucoup de gens j'imagine, je n'ai jamais entendu parler de la BD. Mais un signe qui ne trompe pas, si une BD n'a pas eu de suite, de préquel ni de reboot c'est qu'elle n'est pas aussi emballante que ça. (Ah, mon ami Wikipedia me dit qu'un prequel existe déjà depuis 2010. Oubliez ce commentaire à la con chères lecteurs). En tout cas, emballante ou pas ça n'a pas semblé inquiéter les producteurs qui ont mis ce film en chantier à grands rendort de millions et de cast 4 étoiles dont le crâne d'oeuf de Bruce Willis.
Pour info RED veut dire Retired Extremely Dangerous, au cas ou vous auriez pas compris en regardant l'affiche pourquoi tous ces vieux portent des flingues. Et pour ce qui est de la trame, il s'agit d'une équipe d'élite de la CIA à la retraite qui est forcée de reprendre du service lorsque leur ancien employeur essaye de les liquider un à un. Non mais t'imagines????
Alors déjà pour ce qui est du postulat, je ne sais pas vous mais essayer de me faire gober que Bruce Willis qui a 56 ans, est un ancien vétéran de l'armée à la retraite (anticipée, ouais d'accord) qui a tout vu et qui a déjà formé des dures à cuire de la CIA.... j'y crois pas trop. Surtout qu'il a sensé avoir déjà bossé avec Morgan Freeman (74 ans) et Hellen Mirren (66ans). Mais bon, ça n'a semblé déranger personne alors je ne dis rien.
Sinon pour en revenir au film lui même, j'ai encore une fois été ahuri par la crétinerie abyssale de l'ensemble et du courage des décideurs hollywoodiens de te regarder dans les yeux et de te dire qu'ils ont spécifiquement pensé à tout le monde pour leur offrir ''Le meilleur résultat possible''. Tout au long du film, je n'ai pas cessé de me faire un tas de réflexions sur le cinéma US actuel que je voudrais partager avec toi, cher lecteur. De toute façon c'est mon blog et je fais ce que je veux.

1°) Qu'est ce qui a bien pu pousser des pointures comme les acteurs pré-cités pour accepter de figurer dans cette bouse sans nom, avec le sourire et sans aucun état d'âme. Sont-ils aussi poursuivis par le fisc comme Nicolas Cage pour accepter tout scénario les yeux fermés?
2°) Pourquoi les producteurs de films d'action persistent-ils à vouloir engager des connards qui n'ont aucun lien de près ou de loin avec l'art du film d'action pour faire des films d'action? Robert Schwenke, non mais tu te fous de ma gueule?
3°) Pourquoi les producteurs de films persistent-ils à vouloir faire des films avec des scénarii aussi désastreux pour des budgets aussi colossaux? Ma femme s'est endormie en plein milieu (en plein milieu d'une scène de fusillade... Et elle adore Bruce Willis), moi même j'ai du faire un gros effort pour ne pas balancer le dvd dans les chiottes et finir me film. Tout est d'un ennui total, sans aucune originalité, ni dans l'action ni dans la comédie. Aucun ressort dramatique, aucuns enjeux réels... A la fin j'en avais vraiment rien à foute de personne, pas même du Willis. Les vannes tombent à l'eau, les numéros d'acteurs sont vraiment embarrassants surtout pour Freeman et Malcovitch et les scènes d'actions sont aussi connes que cette scène ou Willis sort d'une voiture en pleine course en tirant sur tout ce qui bouge comme s'il descendait une marche d'escalier (le premier qui me dit ''c'est de la BD'' je le bute). Avec juste un peu plus d'effort, ça aurait pu vraiment être à la hauteur de son pitch.
4°) Apparemment le public US de nos jours est exclusivement constitué de crétins décérébrés, post pubères qui n'ont pas forcément besoin de réfléchir pour regarder des films. Enfin je veux dire, je n'ai rien contre les spectacles décérébrés, mais je veux qu'ils aient au moins la décence de s'accepter comme tel. Ou sont passés les films couillus, qui osent et qui t'en mettent plein les mirettes?

Si tu peux répondre à ces questions, cher lecteur, alors prêt pour voir ''RED'' tu seras. Mais si ce n'est pas le cas, ''RED'' comme la peste tu éviteras et Bruce Willis à tout bout de champ tu maudiras.