Slide # 1

Baby Driver (2017)

Le réalisateur culte de la trilogie cornetto revient enfin avec son nouveau Baby. Verdict !

Daylight (1996)

Ghost in the Shell (2017)

L'adaptation du manga culte japonais avec Scarlett Johannssen est-elle à la hauteur des attentes ?

Slide # 3

Blood Father (2016)

Retour de l'ogre Gibson dans un rôle à sa mesure.

Slide # 4

Star Trek Beyond (2016)

Encore un flamboyant exemple de la malédiction du numéro 3.

Slide # 5

La Maison des Otages (1990)

L'avant dernier film de Michael Cimino, remake du classique de 1945 avec Mickey Rourke.

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20/07/2015

Mister Babadook (2014)



Depuis la mort brutale de son mari, Amelia lutte pour ramener à la raison son fils de 6 ans, Samuel, devenu complètement incontrôlable et qu'elle n'arrive pas à aimer. Quand un livre de contes intitulé Mister Babadook se retrouve mystérieusement dans leur maison, Samuel est convaincu que le ‘Babadook’ est la créature qui hante ses cauchemars. Ses visions prennent alors une tournure démesurée, il devient de plus en plus imprévisible et violent. Amelia commence peu à peu à sentir une présence malveillante autour d’elle et réalise que les avertissements de Samuel ne sont pas peut-être pas que des hallucinations...

20/02/2015

Nightcrawler (2014)

Branché sur les fréquences radios de la police, Lou parcourt Los Angeles la nuit à la recherche d’images choc qu’il vend à prix d’or aux chaînes de TV locales. La course au spectaculaire n'aura aucune limite...

07/02/2015

Tusk (2014)





Réalisateur culte pour certains, hipster sur-estimé pour d'autres Kevin Smith ne fait pas l'unanimité et ça ne changera pas de sitôt. Son Red State, première incursion dans l'horreur avait su être convaincant malgré quelques lacunes et c'est donc avec beaucoup de curiosité qu'était attendu son retour à ce registre. C'est désormais chose faite avec Tusk: un film schizo, complètement barré et qui tient  aussi la promesse du titre, celle de placer la célèbre chanson des Fleetwood Mac dans un film d'horreur. Faut le faire.   


Peut-on faire un film à partir de n'importe quoi? Par exemple, supposons que vous soyez avec un pote entrain de vous en payer une bonne tranche, derrière le micro de votre podcast -oui, supposez que vous soyez podcaster du coup-. Supposons que vous soyez aussi passablement stone et que vous vous mettiez à inventer le pitch le plus dingue pour votre prochain film, un truc franchement craignos, mais en même temps super hilarant quoi. Genre, un type kidnappe un autre mec et le transforme en morse pour lui tenir compagnie. Et bien si votre nom est Kevin Smith et que celui de votre ami soit Scott Mosier, la réponse est : Oui, parfois c'est aussi simple que ça. C'est en tout cas l'origine de ce film un peu particulier qui signe le retour au registre horrifique de Kevin Smith. Cependant, point de message politique en filigrane ici, il s'agira surtout de l'adaptation pure et simple de ce délire de garçons attardés, hybride entre comédie potache et film d'épouvante peu avare en scènes choc. 

Une fois n'est pas coutume, commençons par la fin et faisons un point sur tout ce qui ne va pas avec Tusk, en commençant par le plus évident: Est-ce que ça tient la route ? Pour une blague douteuse sortie un soir de cuite, évidemment non. Le film de Kevin Smith aurait été parfait en court métrage, en un segment d'une anthologie horrifique mais il faut avouer qu'en tant que long, ça sent vachement la rallonge pénible. Smith ne se prive pas de digresser à la moindre occasion en voulant étoffer son récit par des sous-intrigues sympathiques tout au plus, mais qui n'apportent rien à la trame - les états d'âme de la petite amie du personnage principal, les flash-backs censés montrer à quel point c'est un connard, la tromperie avec son meilleur ami... - . L'intrigue de trop sera sans aucun doute celle de la mini enquête menée par l'ami -Joel Haley Osment, à la limite de l'obésité- et la gonzesse du héros qui, non seulement est ridiculement simpliste mais qui sert uniquement de prétexte à un caméo hallucinant d'un Johnny Depp -oups, spoiler- en roue libre. Le résultat sera laissé à l'appréciation du spectateur qui prendra ça comme une blague de plus ou comme un bras d'honneur de la part de Smith. 

Une chose est sûre, Tusk recèle une grande propension à partir d'une minute à l'autre dans le n'importe nawak, ce qui ressemble finalement beaucoup à son papa. Smith joue beaucoup avec les sentiments du spectateur -en même temps qu'avec ceux du héros- et instaure une ambiance étrange, tantôt drôle, tantôt glauque. Aux blagues pipi-caca et vannes sur le Canada succèdent en un éclair des scènes de body horror que n'aurait pas dénigré un Human Centipede. On rit beaucoup certes, mais ces rires deviennent jaunes, puis franchement parano tant on a l'impression d'avoir le cul entre deux chaises. Le final quand à lui vient mettre en exergue tout le malaise instauré depuis le début et constitue un sommet de mauvais gout et d'humour noir, franchement couillu. C'est justement ce qui fera la singularité du film. Il serait bon aussi de signaler que, même si c'est une vaste farce, Tusk est superbement bien filmé et bénéficie de terrifiants maquillages signés Robert Kurtzman -  Evil Dead III, Une Nuit en Enfer, Le Monde Fantastique d’Oz -. Cerise sur le gâteau, Michael Parks en grand taré psychopathe au verbe aussi facile que la lame et Justin Long en trou du cul qui en chiera des masses viennent achever le paysage général de ce film ouf.  

Film curieux, glauque, complètement fou et jusqu'au-boutiste, Tusk ne plaira pas à tout le monde mais ne laissera personne indifférent. Doté de qualités techniques indéniables mais malheureusement plombé par trop de faiblesses structurelles,  il prouve non seulement que Kevin Smith est décidément increvable mais surtout qu'on peut faire un film sur absolument n'importe quoi pour peu qu'on y mette un tant soit peu de créativité. 

Left Behind (2014)






Perdu : Nicolas Kim Coppola, plus connu sous le nom Nicolas Cage, ou encore The Cage pour les intimes. Profession: Acteur jusqu'en 2006, année à laquelle sa filmographie commence à partir en caca-huètes pour cause de problèmes financiers consécutifs à un audit fiscal particulièrement désastreux . Signe distinctif: Porte un Oscar, obtenu en 1995 pour le film Leaving Las Vegas et croit dur comme fer que ça excuse tout. Adapte sa coiffure à chaque nouveau film en accord avec son taux de nanardise. Vu pour la dernière fois dans l'excellente Joe en 2014. Des sources bien informées signalent l'avoir aperçu dans d'autres films au courant de la même année -Rage, Left Behind, Outcast...- mais aucune preuve n'a été avancée jusqu'ici. Si vous le retrouvez, merci de le signaler au plus vite. Ses fans sont très, très inquiets. 

Quand on y repense avec un peu de recul, la décision de changer de nom artistique de Coppola à Cage à été pour le petit Nicolas prophétique. Aucun Coppola n'aurait toléré que son nom de famille soit associé de près ou de loin à ce qu'on pourrait appeler ''L'étrange filmographie du Cage''. Talia Shire, sa tante, a certes fait Horreur à volonté, mais elle a arrêté les conneries depuis Le Parrain. Francis Ford Coppola, son tonton, a certes fait Jack mais lui, il peut, parce que c'est Francis Ford Coppola. Nous ne pouvons que supposer l'ampleur de la circonspection qu'éprouvent ses proches au vu du dérapage dangereux de la filmo de notre Nico. Nous compatissons et sommes prêts à pardonner, surtout lorsque le Nico nous jure ses grands dieux qu'on ne l'y reprendrait plus et qu'il est définitivement rangé des voitures. Joe a été une très bonne surprise en début d'année. Rage n’était pas folichon mais avait su montrer les crocs. Puis ce Left Behind... Dis-donc, tu nous prendrais pas un peu pour des cons, Nicolas ? 

Parlons-en de ce Left Behind puisqu'il le faut. Difficile à croire, mais il s'agit là du reboot d'une trilogie déjà existante datant du début 2000, adaptation d'une série de best sellers cathos signés Tim LaHaye et Jerry B. Jenkins. Déjà à l'époque, l'accueil commercial et critique avait été désastreux et l'on s’étonne encore de la pertinence d'un tel reboot, surtout au vu du résultat de cette nouvelle mouture. Par où faut-il commencer ? Par la patine cheap et mal fagotée du métrage dont le plus gros du budget est allé dans les poches du coiffeur de Nic Cage ? Ce n'est pas le pire, spécialement dans la filmo de l'acteur. Pour un film qui veut traiter de l'apocalypse et du chaos, il est scandaleusement avare en scènes chocs. Une voiture numérisée qui pète ici ou là, tout au plus, dans un New York qui ressemble vachement à ... à rien en fait. On ne remarquera même pas les talents plus que limités de Vic Armstrong, dont le dernier film en tant que réalisateur remonte au début des années 90 et le pourtant très fun et bourrin Au dessus de la loi. Terne, moche, sans éclats, une prestation qui frôle le ghost directing.  Tout comme l'on ne s'attardera pas sur ce casting transparent choisi uniquement pour sa galerie de tronches lisses et oubliables qui se contentent d'arborer une moue de circonstance. Non, tout cela n'est pas spécialement le souci de cette péloche.

Ce qui pue vraiment dans ce Chaos, c'est qu'il est extrêmement faux cul dans le fond comme dans la forme. Le pitch veut faire croire qu'il traite de l'enlèvement des chrétiens selon la bible et le merdier qui s'en suit. Or il abandonne son postulat de départ en cours de route -trop cher, t'es fou? - pour nous narrer la mésaventure d'un avion en atterrissage forcé et dont l'équipage se limite exclusivement à la classe Business. Le texte religieux est amené avec autant de grâce qu'un rhinocéros traversant un champ dégagé, et est aussi simplet qu'un cours de maternelle : En gros, faut croire en Dieu sinon, bah y'a plein de merdouilles qui vont t'arriver et si jamais y'a l'apocalypse, tu seras épargné. Mais le plus dégueulasse ici, c'est le ton sérieux comme la mort qui prévaut. Un comble au vu de l'amateurisme et de la médiocrité dont il fait preuve. C'est con, c’est creux, c’est chiantissime, ça met trois plombes à se mettre en place et en plus ça pète plus haut que son cul. Dire qu'on passe à côté d'un authentique nanar certifié Gold avec Nic Cage en prime et qu'au lieu de ça on nous sert ce navet infect qu'on veut faire passer pour du caviar. C'est too much. 

Le Chaos est sans conteste le pire film de la filmo de Nicolas Cage. Faut-il en dire plus? Ne perdez surtout pas votre temps avec, il n'y a rien, mais rien à en tirer. On vous aura prévenus. 

29/12/2014

Gone Girl (2014)


Amy et Nick forment en apparence un couple modèle. Victimes de la crise, ils quittent Manhattan pour retourner s’installer dans la ville du Missouri où Nick a grandi. Mais le jour de leur 5ème anniversaire de mariage, Amy disparaît et Nick retrouve leur maison saccagée. Lors de l’enquête tout semble accuser Nick. Celui-ci décide, de son côté, de tout faire pour savoir ce qui est arrivé à Amy et découvre qu’elle lui dissimulait beaucoup de choses...

The Frame (2014)



Dans un contexte plutôt morose monopolisée par les productions formatées des gros studios, le film de genre et particulièrement la science fiction peine à trouver la place qui fut jadis sienne, celle du spectacle divertissant mais aussi visionnaire et qui donne matière à réfléchir. Les exceptions sont toujours là fort heureusement, Looper l'année passée, Interstellar cette année-ci, mais elles sont justement ce qu'elles sont: des exceptions.  Ainsi, il ne sera pas étonnant de constater que les pépites de genre viennent de plus en plus du milieu communément appelée -non sans un certain swag- Indie. Quelques semaines plus tôt sortait Predestination, un petit bijou australien qui explosait littéralement les codes du voyage dans le temps. The Frame se présente aussi comme un autre objet filmique non identifié, un film SF ludique et am bitieux qui se propose d'explorer le rapport du spectateur à l'image en le prenant directement à partie. Le résultat est bluffant quoi que parfois assez éprouvant. 

The Frame démarre d'un postulat somme toutes assez classique: Chaque être humain n'est-t-il pas un acteur dans sa propre vie ? Ou dans celle d'un autre ? Et dans quelles mesures avons-nous le contrôle de notre vie, de nos destinées? Des questions existentielles, un brin philosophiques que le jeune Jamin Winans aborde de front avec méthodologie -parfois de façon scolaire- mais avec assurance et inventivité, bien loin de la lourdeur que laissent craindre sa relative inexpérience et la lourdeur de son sujet. Véritable homme orchestre -producteur, réalisateur, auteur, compositeur-  Winans s'emploie en priorité à dresser les fondations de sa trame, à savoir ses deux personnages principaux : deux êtres que tout oppose -littéralement- un gangster sur le retour et une ambulancière altruiste dont les vies commencent à s'imbriquer dans celle de l'autre de façon surréaliste à mesure qu'ils réalisent que chacun est en fait le personnage d'une série tv regardée par l'autre. Un peu compliqué tout ça ? C'est justement le défi de ce film et toute l'ampleur de son ambition. Il ne sera d'ailleurs pas étonnant que nous soyons aussi régulièrement sollicités durant le métrage, allant même jusqu'à faire quelques sauts dans le vide, heureusement toujours rattrapés à temps par Winans.

On l'aura compris, The Frame est avant tout une expérience ludique que le réalisateur déploie comme une spirale hypnotique et dont le vernis dramaturgique s'effrite peu à peu à mesure que nous en comprenons les règles -en même temps que le font les protagonistes eux-mêmes- et que le fantastique s'invite discrètement dans la danse. Etalé sur trois parties, le film commence comme un polar urbain remarquablement troussé dans lequel nous suivons le parcours des deux protagonistes. Winans dissémine intelligemment les indices quant au surréalisme de sa trame grâce un très beau travail de la caméra -ces vas et viens lancinants - et sur la musique qui souligne l'étrangeté de l'ambiance sans pour autant être intrusive. Winans a la bonne idée de mettre sur le même pied d'égalité le spectateur et les protagonistes de son film et le choix d'acteurs amateurs se révèle payant puisqu'il assure une identification presque immédiate de notre part et une empathie certaine. Ainsi, leur confusion ultérieure sera justement la notre et leur quête de la vérité sera vécue aussi intensément par le spectateur témoin. Devant nous se mettre en place un puzzle gigantesque dans une dynamique lancinante et le film n'aura de cesse d'étirer son enveloppe pour littéralement l'exploser dans un troisième acte visuellement époustouflant et foutrement bien trouvé. C'est probablement dans cette partie là que Winans donnera la pleine mesure de son talent de film maker, tirant le meilleur parti de ses maigres ressources et donnant tout le sens au titre de son film dans une des scènes les plus réussies du métrage : The frame en anglais voulant dire l'image, mais aussi le cadre -et donc la limite de cette image- contre lequel se battent ses personnages.     

L'aspect formel de the frame n'est pas son seul atout. C'est aussi un film d'une densité incroyable qui se lit sur plusieurs niveaux. Que ce soit de la love story fantastique ou le drame sentimental, le divertissement pur -notamment dans les scènes de braquages, impressionnantes malgré un budget limité - le film de Winans n'en finit pas de jongler entre les genres, tout en gardant une lisibilité parfaite. La ligne conductrice de cet univers, le vrai carburant du film demeure cette dualité, mise en abîme : Réalité, fiction. Clair, obscur. Fatalité, espoir. Destinée, libre arbitre. Perdition, salut. Alors, The Frame, le film SF de l'année ? Il s'en faut de peu puisque malgré ses qualités évidentes et le film de Winans souffre malheureusement d'un problème de tempo, surtout dans son troisième acte, qui arrive déjà assez tard. A trop vouloir couvrir toutes ses bases, le réalisateur a peut-être péché par excès de zèle et sa dernière partie s'enlise dans la redite, certaines scènes s'étirant plus que de raison et semblent souligner des points évidents plus que de raison. Une certaine lourdeur risque donc de rebuter certains mais rien de bien préjudiciable vu l'originalité de cette dernière partie. 

Avec The Frame, Jamin winans s'affirme comme un réalisateur à suivre. Son film, malgré une enveloppe budgétaire restreinte, déborde d'inventivité et d'ambition tant sur le fond que sur la forme et constitue l'une des plus grosses claques de l'année 2014. A découvrir d'urgence. 

28/12/2014

The Equalizer (2014)












Robert McCall mène une vie rangée, partagée entre son travail dans un magasin de bricolage, une vie sociale équilibrée et une routine bien réglée. Mais derrière l’allure d’un citoyen banal se cache la violence d’un homme au passé trouble, qui a décidé de ne plus avoir recours à la violence après la mort de sa femme. Une promesse qu’il va briser pour venir en aide à Teri, une adolescente prostituée. Sans le savoir, McCall va attirer l’attention de malfrats russes, prêts à tout pour se venger…

21/12/2014

A Walk Among The Tombstones (2014)


Ancien flic, Matt Scudder est désormais un détective privé qui travaille en marge de la loi. Engagé par un trafiquant de drogue pour retrouver ceux qui ont enlevé et assassiné sa femme avec une rare violence, Scudder découvre que ce n’est pas le premier crime sanglant qui frappe les puissants du milieu… S’aventurant entre le bien et le mal, Scudder va traquer les monstres qui ont commis ces crimes atroces jusque dans les plus effroyables bas-fonds de New York, espérant les trouver avant qu’ils ne frappent à nouveau…

08/12/2014

The Prince (2014)




Paul est un ancien grand gangster de La Nouvelle-Orléans. Il s'est rangé et vit dans le Mississippi, où il tient un petit garage. Un jour, il reçoit une lettre de l'université où sa fille, Beth, étudie. Apprenant qu'elle n'assiste plus aux cours depuis plusieurs mois, il essaie de la contacter et apprend par la suite que sa fille est devenu une toxicomane et qu'elle s'est enfui à la Nouvelle-Orléans avec un petit dealer. Avec l'aide de Angela, une fêtarde invétérée et amie de sa fille, il est contraint de retourner chez lui et reprendre du service pour retrouver Beth. Mais quand Omar, le boss de la ville, prend connaissance de son arrivé, il décide d'intervenir afin d'assouvir sa vengeance.

Rage a.k.a Tokarev (2014)

Paul Maguire est un homme d'affaire ayant trempé dans des affaires un peu louches. Il a beau avoir remisé ses cadavres au placard, et depuis mène une existence paisible auprès de sa fille, son passé va toutefois ressurgie. Un soir, une troupe d'hommes armés et masqués font irruption chez lui et kidnappent sa fille. Il va alors sortir l'artillerie lourde pour arracher sa fille bien-aimée, des griffes des ravisseurs.

05/12/2014

Sabotage (2014)


Depuis son retour au cinéma, chaque nouveau film d'Arnold Schwarzenegger est attendu avec une fébrilité qui frôle l'hystérie par sa large fanbase. Jusqu'ici, les rôles anecdotiques qu'il a tenu dans la trilogie Expendables ont fait office d'amuse gueule qui a plus excité l'appétit qu'autre chose. Quant au dernier "The Last Stand", la frustration qu'il a généré a été plus forte que le fun- pourtant bien présent. les attentes étaient donc super élevées lors de l'annonce de ce sabotage ou l'on nous promettait de faire enfin bon usage de l'énorme potentiel Badass de Schwarzy. On ne demandait qu'a le croire.  Le constat lui, est plutôt mitigé.

Sabotage suit les amours et les emmerdes (surtout les emmerdes hein) d'une équipe d'intervention spéciale, ultra Badass, qui met en échec la pire racaille du pays, le doigt dans le nez. C'est normal, leur chef d'équipe n'est autre que le Governator himself. Le film démarre en quatrième vitesse en les mettant en situation dans une opération musclée qu'ils réussissent, mais dont le but n'est pas totalement désintéressé les mecs en avaient après le magot que cachaient les trafiquants. Une fois le paquet sécurisé ils allaient laisser couler un peu de temps et le ramasser par la suite. manque de pot, ils se font blueser sur ce coup. Du coup, ils ont sur le dos leurs supérieurs a la police, les affaires internes et la mafia qui n'aime pas qu'on l'encule et qui se met a dézinguer l'équipe un a un. ça donne envie hein?

Le film commence donc sous les meilleurs auspices, avec un pitch sombre a souhait serti d'un casting de gueules cassées bien comme on les aime (il est d'ailleurs assez marrant de voir réunis dans le même film arnold et sam worthington, deux cyborgs de la saga terminator). david ayer qui réalise n'a pas non plus la réputation de faire dans la dentelle. Ceci n'empêche pourtant pas le film d'avoir deux gros problèmes qui tuent a peu feu tout ce qu'il aurait pu devenir.

Premièrement, l'équipe de choc en elle même, sujet de tous les enjeux de sabotage. Sorte de 12 salopards modernes, on est supposes ressentir un minimum d'empathie a leur égard et pour les grosses merdouilles qui leur arrivent. Eh ben c'est pas le cas. A peu près tous les membres sont des trous du cul finis, de véritables connards taille xxl qui agissent comme la dernière des racailles en toute circonstance. Il suffit de regarder la scène ou Arny leur présente une membre des affaires internes dans la cour de sa maison et ou ceux-ci la gavent avec leur humour a deux balles, puis continuent a la limite du harcèlement sexuel, a deux doigts de la violer sur place sans que personne ne lève le petit doigt. Pas même Arny, alors que ça se passe sous son toit (il arborera uniquement un sourire qui dit: "hahaha, quels sacres déconneurs ces garçons quand même!). Bref, les gars sont tellement antipathiques que c'est presque avec joie qu'on attend qu'ils se fassent buter. super lentement si possible. Donc bon, pour les enjeux dramatiques, on repassera. Heureusement, le film se rattrape vers la fin avec un final très bien vu qui ne sauve pas le tout, mais hausse une peu le niveau et suscite un minimum d'indulgence.

Le deuxième problème de sabotage c'est sa réalisation mal torchée. David ayer est peut être un bon scénariste -même si son seul titre de gloire qu'on nous ressert a chaque bande annonce, celle du script de Training Day, est largement sur estime- mais cote réalisation c'est un gros tâcheron. sous prétexte de faire dans les polars urbains violents et hyper réalistes, il nous sert des images moches, des cadrages approximatifs et des plans franchement gerbants, surtout lorsqu'il en vient a l'action a proprement dit et derrière lesquels il cache sa parfaite incompétence. Sabotage aurait vraiment gagne a être confie a quelqu'un de plus expérimente qui aurait pu mettre en valeur au moins son coté formel, même si le film est assez avare en scènes musclées. la, le film est juste anonyme, voir assez moche.

Seul bon point du film? arny bien sur dont le film a l'air d'avoir été spécialement écrit pour lui. Le choix de schwarzenegger pour tenir le rôle titre de ce film est très intéressant et traduit probablement une volonté consciente de sa part de se démarquer de ses rôles passes et d'opter plutôt pour la méthode clint eastwood, celle d'accepter et de mettre a profit son age et ses rides, tout le contraire de stallone par exemple. Ici (et dans une moindre mesure dans the last stand) i, est tout bonnement parfait de charisme et de crédibilité, avec toutes ses rides et son regard d'acier qui en dit long sur son lourd passe. le film joue habilement a cultiver son cote ambigu (salaud ou pas salaud?) jusqu'au bout en laissant constamment le spectateur dans le flou, et c'est tant mieux. On espère juste que cette volonté soit appuyée par de vrais rôles au cinéma. Vu le désintérêt général du public pour ses films jusqu'ici, c'est pas encore gagne.

Sabotage reste malheureusement un film rate mais un très bon Arnold. On s'en contentera.

25/11/2014

Dracula Untold (2014)




Les montagnes de Transylvanie, en Roumanie, vers 1431, pendant l'invasion turque. Le prince Vlad Tepes est un souverain aimé et respecté et un grand guerrier. Après une bataille, il n'a qu'une hâte, celle de retrouver sa femme Mirena et leur fils. C'est alors que le seigneur Mehmed le défie et menace la sécurité de son royaume. Celui-ci vient de lever une grand armée et veut que le fils de Vlad soit enrôlé. Afin de protéger son petit garçon et son peuple, il décide de voir un sorcier censé lui donner des pouvoirs surnaturels. Ainsi, il doit vendre son âme et se voit condamné à devenir une créature de la nuit. Au grand désespoir de sa famille.

04/11/2014

Horns (2014)

Décidément bien installé aux states, Alexandre Aja aura surtout officié sur des remakes : du coup de poing La Colline a des Yeux au moins mémorable Mirrors en passant par le très fun Piranha 3D. Il s’attaque cette fois-ci à une adaptation du célèbre livre de Joe « fils-de-Stephen-King » Hill qui condense à elle seule tout son cinéma. Pourtant, à vouloir faire le grand écart entre plusieurs genres, Horns finit surtout par se prendre très vite les pieds dans le plat.

Horns c’est surtout un pitch « dément » : un quidam accusé d’un crime qu’il n’a pas commis se réveille le lendemain d’une cuite épique avec deux cornes et la capacité de faire avouer les secrets les plus terribles à toute personnes qui les voit. Un don vachement flippant mais aussi super pratique pour mener l’enquête en vue de prouver son innocence. Joe Hill, l’auteur, avait pris cette idée à bras le corps pour la développer à petit feu sur un roman de cinq cent pages – qui soit dit en passant a ses qualités autant que ses défauts -. Keith Bunin, le scénariste, n’a pas autant de chance. D’une part parce que sa prose laisse beaucoup à désirer et d’autre part parce qu’il n’a pas autant d’espace pour développer sa trame, surtout que le support n’est pas le même. Ah, l’éternel débat livre contre adaptation ciné ! Le résultat immédiat c’est que la seule bonne idée du film s’en retrouve méchamment torchée et expédiée en deux temps trois mouvements, et comme Bunin ne propose rien d’autre – ou si peu – pour pallier ce fait, on est déjà très mal barrés. Ainsi, passées les trois premières scènes d’exposition, c’est tout le vide abyssal de ce métrage qui se profile devant nous.

Conscient peut-être de la limite de son propos, Aja semble se concentrer plus sur l’ambiance de son film qu’à son contenu. Qu’il ait fait appel à Frederick Elmes, directeur photo de David Lynch, pour soigner ses images n’est pas totalement un hasard : avec son meurtre mystérieux et non élucidé dans une bourgade rurale, ses personnages hauts en couleurs et leurs secrets inavouables, Horns rappelle beaucoup une autre œuvre culte de Lynch, Twin Peaks. Le film aurait pu alors se doubler d’un portrait au vitriol d’une société bouffée par le vice et la violence sauf qu’il se complait à multiplier les ruptures de tons et à sauter d’un genre à l’autre avec une préférence pour la romance ado teintée de fantastique. Une romance dont le premier degré plombe systématiquement tout le comique morbide issu des scènes plus décalées et ajoute un cachet young adult dont on se serait volontiers passés. Impossible dès lors d’instaurer un quelconque climat ni le minimum de suspense requis pour adhérer à l’intrigue, une intrigue tellement traitée par-dessus la jambe « qu’on en a plus rien à faire de toute façon » : il suffit juste de regarder les cornes et le tour est joué.

Lent et confus mais heureusement d’une plastique irréprochable, Horns s’enlise à mesure que le désintérêt s’installe pour de bon. Aja jette alors l’éponge et emballe un dernier tiers en totale conformité avec le cahier de charges du thriller hollywoodien, c'est-à-dire complètement artificiel, cousu de fil blanc et bien trop enclin à vouloir tout expliquer sans pour autant apporter de vraies réponses. N’oublions pas non plus un happy ending dans les règles avec en prime de la bonne grosse symbolique sur des thèmes aussi fédérateurs que la rédemption et le pardon et l’amour, le vrai, celui qui dégouline de partout. Le plus embarrassant restera surtout cette effusion de gore qui arrive trop tard, un peu comme des excuses et une façon de dire que « hé les mecs, c’est le réalisateur de Haute Tension quand même ». On n’y croit pas une seconde, justement.

Si la sauce joyeusement crétine de Piranha 3D avait si bien pris c’est parce que le film s’assumait pleinement, tout le contraire de Horns dont on se souviendra surtout pour tout ce qu’il a oublié d’être : une farce féroce, horrifique et fun. Au vu de tout le potentiel qu’il y avait, on ne peut que regretter ce non évènement. Ah, sinon Daniel Radcliff est pas trop mal dans ce film. C’est déjà ça.

01/06/2014

Devil's Due/ The Baby (2014)


Zach et Samantha, deux jeunes nouveaux mariés partent pour leur lune de miel à la République dominicaine, durant leur voyage ils se perdent quelque part et ils rencontrent un chauffeur de taxi qui les amène dans un bar.

Ils boivent et perdent connaissance puis ils sont emportés dans une chambre souterraine où Samantha est le sujet d'un rituel démoniaque.

Ils se réveillent tous les deux dans leur chambre d'hôtel sans aucun souvenir de la nuit passée, Ils rentrent chez eux et Zach apprend que Sam est enceinte, quelques jours plus tard Zach remarque que quelque chose ne va pas avec Sam et le bébé.



Le Found Footage est décidément increvable. Lancé au début des 80's avec le Cannibal Holocaust de Rugiero Daoato , popularisé en 99 avec ''The Blairwitch Project'' puis canonisé en 2007 par le futé ''Paranormal Activity'', il sera par la suite usé jusqu'à la corde et décliné à toutes les sauces -Horreur, SF, Action- au grand dam de cinéphiles atterrés par cette banqueroute d'ambition artistique et au grand bonheur des producteurs avides de gain facile -le Found Footage étant un moyen génial de tourner des bobines à la va vite avec un budget rikiki mais rapportant des masses de billets. C'est dans cette optique que se présente ''The Baby'' -merci la traduction française- qui n'invente rien du tout mais recycle grossièrement tous ce qui a été fait jusqu'ici dans le genre de l'horreur pour un résultat forcément creux mais qui se révèle assez fun à regarder. 

The Baby affiche ses intentions opportunistes dès les premières secondes avec des versets de la bible, John 2:18 annonçant grosso modo qu'il n'y aura pas un, mais une armée d'antéchrists qui viendront tôt ou tard. Comprendre: Il y aura autant de séquelles que nécessaire, ne soyez pas surpris. Ce postulat étant énoncé, le film s’acquitte rapidement de quelques détails gênants - Le Found Footage est avant tout une question de prétexte- en plantant le décor et les enjeux: Un couple tout beau, tout content se marie et part en République Dominicaine pour une Lune de Miel qu'ils n'oublieront pas de sitôt, surtout que parmi les souvenirs  ramenés de voyage figure un fœtus encombrant. Nous sommes donc dans l'horreur prénatale aux forts relents de souffre -des fois que le titre n'aurait pas été assez clair- et pour la première heure du métrage, cet antéchrist en herbe tarde à se manifester au profit de la ribambelle de clichés sur la maternité qu'on se croit obligés de nous dérouler: Nous aurons droit à la cérémonie de mariage à l'église, la réception en l'honneur des mariés -avec témoignages des hommes/demoiselles d'honneur- puis la lune de miel et -oui, vous avez vu juste- tous les préparatifs pour l'arrivée du p'tit monstre -sans mauvais jeux de mots-. 

Le Found Footage est aussi une question de contraintes et si la technique peut paraître élémentaire, très souvent elle se révèle d'une traîtrise qui a vite fait de vous revenir à la gueule et, en ce sens, The Baby s'avère sacrément faux-cul. Les réals y croient tellement que leur héros se sent obligé d'énoncer clairement sa motivation derrière ses enregistrements continus, ''Mon père le faisait tout le temps quand j'étais môme, ça rendait ma mère folle'', vous imaginez bien le spectateur. Pire, à mesure que le film avance, la contrainte devient tellement encombrante qu'ils usent de raccourcis éhontés pour justifier beaucoup de leurs scènes chocs -bien pratique cette caméra qui s'allume et s'éteint toute seule à des moments ''stratégiques'', cette bande de djeuns qui passait par là avec, devinez quoi, une caméra HD, et puis ces caméras espions dissimulées partout dans la maison par une secte hyper zélée-. Faut-il rappeler que le Found Footage est censé à la base donner un cachet réaliste à l'action et un impact plus profond et viscéral à ce qu'il nous montre? Difficile de s'en convaincre quand on voit cette obsession à se filmer en permanence avec des cadrages presque parfaits, et ou la logique dans le noir n'est plus d'allumer la lumière mais de passer en mode infra-rouge. Au diable alors le bon sens, The Baby, comme ses prédécesseurs n'en est pas à une invraisemblance près et pour passer le temps, le spectateur pourra s'amuser à relever tous les trous scénaristiques qui jalonnent la bobine, il y en a autant que de Pokemons. 

Tous ces détails enfin réglés, the Baby peut enfin se concentrer sur ce à quoi il aspire: la trouille. A ce rayon, il faut dire que même si le flippomètre ne s'emballe pas, il reste cependant très acceptable. Comme énoncé précédemment, le film pompe à tour de bras dans à peu près tout ce qui a été fait dans le genre et même dans les classiques: difficile de ne pas penser à Rosemary's Baby dont il reprend les prémices sans pour autan réussir à instaurer le centième de l'atmosphère parano, préférant plutôt se placer à côté d'un Paranormal Activity dans sa partie vie de couple pépère option possession. Rendons-lui justice, le film ménage quelques effets qui fonctionnent bien, comme celle de l'amniocentèse,  et se révèle heureusement avare en jump-scares à deux balles -Oh, saloperie de chat qui a fait tomber le pot de confiture-. Formellement il se révèle aussi moins crade que ses modèles et vachement plus lisible, surtout que l'enveloppe budget semble assez confortable -c'est la 20th century Fox en même temps- et les manifestations démoniaques sont de l'envergure d'un ''Chronicle'' et assure au moins en spectacle à défaut d'assurer en horreur. 

The Baby doit être abordé pour ce qu'il est: un produit d'exploitation pas dégueulasse mais qui n'apporte rien de nouveau, un beau spécimen qui illustre très bien le cahier de charges du Found Footage et fait un bilan exhaustif de ce qui a été fait dans le genre jusque là. Mais ce qu'il y a de plus flippant dans le film c'est qu'il atteste formellement de la pénurie d'imagination qui frappe les studios, en attendant des suites qui à n'en point douter ne tarderont pas. Autant vous faire à l'idée.   

18/03/2014

Dark Touch (2014)







Un soir, en pleine campagne, dans une maison isolée, les objets et meubles se déchaînent contre ses habitants et les tuent tous. Seule rescapée : une petite fille de 11 ans dont la police se borne à ignorer le témoignage...


Marina de Van n'avait pas tourné de film pour le cinéma depuis 2009 et son mal-aimé ''Ne te retourne pas''. Quatre ans plus tard et un passage par la case Tv en 2012 -le Petit Poucet- , la revoici de retour avec ce nouveau métrage -Dark Touch- un film qui emprunte autant à son propre cinéma qu'à celui des grosses références du cinéma fantastique. Verdict. 

Si les deux précédents métrages de Marina de Van flirtaient déjà avec la frontière du fantastique sans vraiment sauter le pas, c'est désormais chose faite avec ''Dark touch'' qui nous y plonge d'emblée avec son pitch minimaliste et étrange: Des meubles massacrent une famille en ne laissant qu'une seule rescapée dont personne ne prend au sérieux le témoignage. Mais si le traitement du film semble différent, l'on est forcés de constater qu'il s'inscrit directement dans la lignée de la filmographie unique de la réalisatrice. Derrière ses airs de conte fantastique se profile bien un drame psychologique, tendu, intense et oppressant -comme toujours chez de Van- mais dont le sujet est cette fois-ci ne fait pas de mystères: l'enfance maltraitée.  

Le ton est donnée dès les premières scènes du film où la caméra s'attarde sur des meubles inertes, puis cette étagère qui se décolle du mur dans un fracas assourdissant: Ce sont justement les objets les plus ordinaires qui deviennent les plus inquiétants et les plus meurtriers, comme le démontrera la suite. Dès lors, toutes les certitudes volent en éclats et les apparences se fissurent lentement mais sûrement, à commencer par ce portrait de famille -idéale en surface- qui ne tarde pas à révéler toute sa laideur le temps d'une scène suggestive mais insoutenable. Marina de Van aime à rappeler sans cesses dans ses films que l'ennemi est toujours intime: un visage familier qui se métamorphose dans ''ne te retourne pas'' ou encore un bras qui n'obéit plus dans ''dans ma peau''. La cinéaste instaure une tension de tous les instants alors que sa caméra suit inlassablement son héroïne, l'angélique -et super flippante- Missy Keating dans un  parcours chaotique. La cadrant de très près, ne la quittant presque jamais un seul instant, parfois au détriment des autres acteurs, de Van trouve en elle une héroïne comme elle les aime: un être tourmenté, incapable d'extérioriser ses sentiments et qui porte en elle une fêlure profonde dans laquelle elle nous plonge jusqu'au tréfonds. 

Missy Keating -oui, la fille de Ronan- est à ce propos hallucinante de naturel et d’ambiguïté.  Son visage d'un blanc presque livide et ses yeux bleus immenses parviennent à merveille à retranscrire toute la fragilité, l'innocence mais aussi la froideur résolue qui l'animent. On pense forcément au ''Carrie'' de De Palma non seulement par le sujet et le caractère ''maléfique'' de son personnage principal mais surtout à ''La malédiction'' avec son côté radical. La comparaison s'arrête là, la réalisatrice préfère ne suivre aucun modèle mais adopte une mise en scène classique et classe sans effets gratuits -aucun jump scare à deux balles ici-. Tout est au service de son propos, ingénieusement étayé en mouvements de caméra subtils, en longs travellings et en métaphores, avec ce ton bleu et ce curieux tempo minimaliste. Le clou du spectacle vient ensuite dans un troisième acte final coup de poing, décomplexé et jouissif dans son absence totale de morale confirmant le statut  subversif de Marina De Van. 

Avec Dark Touch, Marina De Van signe un conte horrifique classique et élégant qui puise ses racines dans le drame pur et dur. Ce classicisme pourra en rebuter certains, y compris parmi les habitués de la cinéaste qui lui reprocheront son manque d'audace, mais son film reste néanmoins un très bel exercice de style et une brillante démonstration de la capacité d'un genre -ici le fantastique- à rendre compte d'une réalité atroce encore mieux qu'un drame à proprement parler.