Slide # 1

Baby Driver (2017)

Le réalisateur culte de la trilogie cornetto revient enfin avec son nouveau Baby. Verdict !

Daylight (1996)

Ghost in the Shell (2017)

L'adaptation du manga culte japonais avec Scarlett Johannssen est-elle à la hauteur des attentes ?

Slide # 3

Blood Father (2016)

Retour de l'ogre Gibson dans un rôle à sa mesure.

Slide # 4

Star Trek Beyond (2016)

Encore un flamboyant exemple de la malédiction du numéro 3.

Slide # 5

La Maison des Otages (1990)

L'avant dernier film de Michael Cimino, remake du classique de 1945 avec Mickey Rourke.

Affichage des articles dont le libellé est Jackie Earle Haley.. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jackie Earle Haley.. Afficher tous les articles

03/11/2013

Maniac Cop III: Badge Of Silence (1994)

L'officier Matt Cordell est de nouveau de retour d'outre-tombe. Cette fois il est à la recherche d'une fiancée, qu'il trouvera en Kate, une jeune femme flic abbatue lors d'une prise d'otages. Cette dernière a été comme lui cataloguée de "Maniac Kate" car des journalistes sans scrupules ont montrés des images d'elle mensongères, la décrivant comme une machine à tuer, tirant même sur les otages...


Sorti en 1988, le premier Maniac Cop avait réussi le pari de combiner à merveille le film d'épouvante et celui du policier 80's, accouchant d'une pépite classieuse qui le fit entrer instantanément au rang des classiques de l'horreur. Ce ''Badge Of Silence'' est donc la troisième et dernière partie de la trilogie culte. Mais au vu du résultat effroyable, il n'est pas étonnant que personne n'ait voulu tenter une quatrième suite. 


Comme toute suite qui se respecte, le bis-repetita est de mise avec un pitch/prétexte sans complexes: Alors que le deuxième film laissait voir un Matt Cordell/Maniac Cop enfin en paix et enterré pour de bon, ne voilà-t-il pas qu'un obscur adepte de voodoo en décide autrement et ressuscite le pauvre diable. Et comme les vieilles habitudes ont la ''vie'' dure, nous revoilà plongés dans un nouveau parcours sanglant, mais cette fois-ci il ne s'agit pas de vengeance personnelle (puisque Cordell avait charcuté à peu près tout le monde dans le précédent épisode) mais bien pour réhabiliter une collègue plongée dans un profond coma suite à une fusillade qui a mal tourné et dont la réputation a été salie par des reporters véreux. Sa route croisera de nouveau celle du Detective McKinney, qui tente lui aussi de laver l'honneur de la policière. 

 Très tôt dans la production, des divergences ont éclaté entre le réalisateur William Lustig et son scénariste Larry Cohen d'une part et les producteurs d'autre part concernant le ton et l'univers dans lequel devait évoluer ce nouvel opus. Lustig et son scénariste avaient en tête de faire un film noir, encore plus que les précédents où le fantastique prendrait définitivement le pas (notamment par l'introduction des rites voodoos) et de situer l'action dans un hôpital désaffecté à Harlem, plantant ainsi un décor lugubre, gothique en hommage aux grand classiques de la Hammer et où le Maniac Cop serait en quelque sorte le nouveau monstre de Frankenstein. Las, les producteurs n'en voulaient rien savoir et firent pression pour imposer leur vision, préoccupés uniquement par l'appât du gain facile et de capitaliser bêtement sur le nom de Lustig et du Maniac Cop. Lustig finira par déclarer forfait et quittera la bateau avec son scénariste en milieu de tournage et reniera ce film dont le producteur Joel Soisson prendra les rennes. 

Au vu du résultat, il est en effet très difficile de reconnaître une quelconque empreinte de l'auteur de ''Maniac'' tant le film fait preuve d'une nullité affligeante. Sautant à pieds joints dans le nanar, les producteurs présentent une liste d'abominations longue comme le bras commençant par la pire: un scénario taillé à coups de serpe dont on ne comprend rien, ni actions, ni motivations. Non contents de ''trahir'' l'esprit de la série en délaissant en grosse partie le milieu urbain au profit d'un décor unique dans un hôpital, les producteurs font du Maniac Cop un gentil redresseur de torts qui est touché par le destin pas très cool d'une fliquette comateuse et qui ne s'en prend de fait qu'aux ordures et aux corrompus. Le film consistera donc en priorité à aligner des personnages secondaires, démontrer à quel point ils mériteraient de crever, puis exauce vos vœux en les envoyant à la mort. Une mort nanardesque, attention! Puisqu'on est dans un hôpital, le Mania Cop tue à coup de défibrillateur et rayons X (plus ridicule que spectaculaire, certes). On appréciera aussi moyennement cette amourette débile qui unit le personnage de Robert Davi à une doctoresse blonde (non ce n'est pas une insulte), pas plus que les répliques niaises qu'ils s'échangent à tout bout de champ au détriment de la trame principale dont le réalisateur se fout comme de l'an quarante. Si on ajoute à cela une réalisation d'une platitude crasse, un montage pas moins, avec son lot de faux raccords où l'on passe de la nuit la plus noire au jour ensoleillé en deux secondes, nous obtenons donc un très beau ratage franchement indigne de cette franchise qui avait beaucoup de qualités et un énorme potentiel. 

Que reste-t-il donc à ce troisième volet? Trois fois rien. Deux ou trois scènes qui valent le détour comme le lancé d'un mec puis flingué dans les airs, un gunfight dans un hôpital qui n'aurait pas déplu à John Woo et un final hallucinant d'un Maniac Cop en feu (il adorerait pas ça des fois?) conduisant à tombeau ouvert et écartant les voitures sur son passage à mains nues. A part ça, il ne faut pas s'étonner que la franchise se soit arrêtée là, malgré une fin ouverte, William Lustig ayant déserté les plateaux depuis des années. Un triste épilogue à une saga qui mérite amplement d'être redécouverte, à défaut d'assister à un revival façon Rocky Balboa.  


10/11/2011

Les Griffes de La Nuit (2010)





En toute logique, après s'être attaqués à Leatherface et Jason Voorhees, ce n'était qu'une question de temps avant que vienne le tour d'une autre figure importante du Cinéma d'Horreur moderne, j'ai nommé Freddy Krueger, pour se faire relifter. Excusez le jeu de mots débile. L'idée est encore une fois alléchante même s'il ne s'agit pas d'un reboot mais bien du remake du premier opus (culte) de la série, dirigée en 1984 par le grand Wes Craven. (Et qui, pour une raison que j'ignore, n'a pas supervisé lui-même le remake, comme il l'a fait avec ses autres films). En plus le problème avec le personnage de Freddy est qu'au fil des épisodes, il a sombré lentement mais inexorablement vers une caricature de lui même, certains films (le 3ème par exemple, beuuuuuu...) faisant carrément office de farce déjantée dont il fut involontairement le dindon. Alors, oui, pourquoi pas une nouvelle mouture du plus célèbre méchant à griffes? Surtout que ça ne peut pas être pire que les autres remakes qu'on nous a déjà servi. 

Si la bouse tant redoutée n'a pas lieu, dieu merci, on est encore loin du coup d'éclat espéré. Le remake n'a rien de transcendantal, mais n'a pas vraiment à rougir devant son prédécesseur car il offre plusieurs points intéressants, qui ne cachent malheureusement pas ses (innombrables faiblesses). 

Pour commencer, cette mouture adopte une approche légèrement différente de son modèle: Là ou le film de Wes Craven centre son intrigue sur les ''victimes'' du tueur et principalement sur le personnage de Nancy,  la nouvelle version, elle, préfère porter toute l'attention sur Freddy lui même: ce qu'il est, comment est-il devenu ainsi, ses motifs... Cette approche aurait pu être intéressante mais elle s'avère à double tranchant. 
Pour commencer, le réalisateur agit comme si tout le monde connaissait Freddy. Il apparaît dès les première images du film, en entier, filmé sous toutes les coutures. Visiblement le réalisateur ne veut pas faire dans le suspens. C'est dommage, parce que ça fout en l'air tout le potentiel ''trouillomatique'' du personnage.  De plus, les scénaristes en font des tonnes pour expliquer en détail ses origines, sa genèse et ses pulsions, ne laissant plus aucune place à l'imagination du spectateur. A ce sujet, l'autre changement important dans la trame est aussi dans les motifs du monstre. En 1984, Wes Craven voulait faire de son personnage un pédophile qui molestait les enfants de maternelle, mais dut changer d'avis lorsqu'une affaire de cette nature secoua l'opinion publique, l'obligeant à faire de Freddy un meurtrier. Cette modification a été supprimée, et le Freddy de 2010 retrouva ses penchants pédophiles. J'ai toujours pensé que la version de 84 marchait mieux car elle cadrait parfaitement avec ce fou furieux. Ici par contre, le parti pris s'avère casse-gueule: Freddy se venge des enfants de la maternelle, maintenant ados, parce que ceux ci l'ont dénoncé  à leurs parents et que ces derniers l'ont lynché à mort... Déjà que je ne vois pas vraiment la vraisemblance avec ce châtiment en vue du crime, mais le plus important c'est que toute une dimension séduisante du film de 84 part en fumée. Autrefois Freddy se vengeait des parents (personnages à part entière) qui l'ont brûlé vif à travers leurs enfants. Par contre ici, Freddy ne fait aucune tentative pour punir les parents (qui n'apparaissent que de façon caricaturale) mais se concentre sur les ''cafteurs''... Vous m'avez dénoncé, je vais vous faire la peau!!! c'est pire que si vous m'aviez brûlé vif....  Je ne sais pas, mais j'a trouvé que ça ne marchait pas du tout dans ce film-ci. 
L'autre problème important ici est le personnage de Freddy lui même. J'ai déjà dit plus haut qu'aucun effort n'a été fait pour exploiter son potentiel démoniaque, il est filmé sous toutes les coutures mais malheureusement sans grande originalité. Pire, même les effets visuels de 2010 n'arrivent pas à restituer ne serais-ce que le quart de son horreur. Les producteurs ont déclaré qu'ils avaient préféré une approche plus réaliste d'un maquillage de grand brûlé... C'est bien, mais ce Freddy là ressemble surtout à un poisson frit, pas de quoi sursauter la nuit. Jackie Earle Haley qui incarne ce personnage n'a rien du grand guingnolesque de Robert Engelund de 84 et c'est certes un mieux. L'approche plus sérieuse et l'humour pince sans rire lui vont bien. Mais pour ce qui est de foutre la trouille... Zero. 

A propos de foutre la trouille, je ne soulignerait jamais assez ce paradoxe foireux de l'avancée technologique en terme d'effets spéciaux et leur incapacité totale à faire peur. Si on ajoute à sa un réalisateur incompétent, c'est pire. C'est encore le cas ici et ça commence vraiment à bien faire.  J'ai fait la comparaison entre 3 scènes clés qui m'ont sérieusement donné des cauchemars quand j'étais petit: 
(ATTENTION SPOILERS)

- Le meurtre de Kris dans sa chambre à coucher: En 84, ça avait été réalisé de façon nerveuse et furieusement sanglante, autant vous dire que ça giclait fort, la fille soutenue en l'air, avec ce contraste de sa nuisette blanche. En 2010, la fille à juste l'air d'être soutenue par des câbles, c'est filmé par dessus la jambe, sans avoir les couilles d'aller franchement vers le gore. Comme si le réalisateur voulait ménager son public... alors qu'à la base c'est un film d'horreur. En plus, je ne comprends pas la volonté des faiseurs de films ces jours-ci à vouloir faire du sang numérique. C'est que du sirop d'érable nom d'une pipe!!! c'est L'essence même du film d'horreur!!!! 

- La main gantée de lames qui sort d'entre les jambes de Nancy alors qu'elle somnole dans la baignoire. En 84, Wes Craven avait pris son temps pour filmer ça ajoutant encore de l'angoisse à une scène déjà hyper traumatisante. En 2010, la main sort pendant 2 secondes chrono et replonge dans la baignoire. Un petit coucou et puis s'en va. Comme si le réalisateur nous disait: ''Hé les gars, c'est une super scène qu'on a l'a! pour la voir dans de meilleures conditions, allez réviser le film original, moi j'ai pas que ça à foutre!!'' 

Et enfin, le Meilleur/Pire pour la fin: 

- Freddy qui dilate avec son visage le mur de la chambre de Nancy, comme s'il allait le traverser. Maintenant que j'y pense, je ne sais pas s'il figurait bien dans le premier, ou dans un autre film de la série. En tout cas, c'est une marque de fabrique connue chez Krueger. Quand je l'ai vue pour la première fois, j'ai passé 4 nuits blanches d'affilée en fixant le mur d'en face. Ici elle m'a juste fait marrer, et pas parce que je suis devenu plus vieux. En 84, ça avait été tourné simplement par un mur de Latex sur lequel ont avait passé la tête de Freddy. En 2010, les pros des effets visuels se sont dit: ''Ecoutez, on est en 2010, pourquoi faire simple, efficace et pas cher lorsqu'on peut faire compliqué, nul et qui coûte assez pour nous offrir un nouveau Yacht? '' La scène finie pue tellement l'artificiel que c'en est vraiment une insulte au spectateur. 

C'est justement ce que je trouve révoltant dans le cinéma actuel. Non seulement il existe une pénurie d'idées originales non avouée qui fait que nous puisions toujours dans les archives du passé, mais en plus les producteurs sont incapables de faire aussi bien, avec beaucoup plus de moyens et un schéma tout tracé. C'est une belle analogie à l'expression :'' Ils ne trouveraient même leur cul dans le noir, avec une lampe et une carte''. Triste mais vrai. 

Si vous voulez savoir à quel point c'était mieux avant, vous pouvez voir le film. Sinon, il vaut aussi par quelques scènes bien trouvée et un casting moins amidonné que d'habitude (et toujours issu des séries Tv US), notamment celui de Nancy, joué par Rooney Mara: un choix audacieux, puisqu'elle a juste ce qu'il faut de naturel et de force de caractère pour son modèle de 84. Elle à plus l'air d'une ado paumée que d'une cruche surfaite de canons hollywoodiens.