Slide # 1

Baby Driver (2017)

Le réalisateur culte de la trilogie cornetto revient enfin avec son nouveau Baby. Verdict !

Daylight (1996)

Ghost in the Shell (2017)

L'adaptation du manga culte japonais avec Scarlett Johannssen est-elle à la hauteur des attentes ?

Slide # 3

Blood Father (2016)

Retour de l'ogre Gibson dans un rôle à sa mesure.

Slide # 4

Star Trek Beyond (2016)

Encore un flamboyant exemple de la malédiction du numéro 3.

Slide # 5

La Maison des Otages (1990)

L'avant dernier film de Michael Cimino, remake du classique de 1945 avec Mickey Rourke.

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22/08/2017

Blood Father (2016)




John Link est un ancien motard membre d'un gang. Il s'est racheté une conduite après 9 ans passés en prison. Sa fille Lydia, âgée de 17 ans, le retrouve afin qu'il la protège de trafiquants de drogue qui veulent la tuer.

29/09/2011

L'Homme sans Visage (1993)


Deux ans avant de signer la fresque épique que l'on connaît et qui consacrera son réalisateur au panthéon des stars hollywoodiennes, Mel Gibson signa en 93 cette adaptation du livre ''l'homme sans visage'' pourtant réputé sulfureux et qui constitua son tout premier essai derrière la caméra.

Si ce n'est pas le coup de maître d'emblée, le résultat s'en approche largement. Il faut reconnaître à Gibson le mérite d'avoir choisi un projet modeste pour ses débuts, contrairement à un Kevin Costner par exemple qui était allé danser avec les loups (et le succès que l'on lui connait). Loin de toute grandiloquence, Gibson se concentre ici pleinement à ses personnages et à leur psychologie refusant toute tendance au grand spectacle et préférant le drame intimiste et émotionnel à travers la relation tumultueuse, parfois difficile et souvent ambiguë entre un jeune élève en mal de repères et un vieux maître défiguré et exilé de tout contact humain depuis longtemps.
Le premier point fort de ce film est bien sûr le scénario qui brasse sur un fond apparemment simpliste des thèmes universels comme la quêté de reconnaissance, l'homophobie, la pédophilie et la rédemption. Mais il faut aussi reconnaître le talent évident de la direction d'acteurs de Gibson qui , il est vrai, bénéficie de sa longue et propre expérience. La réalisation est toute en finesse et sait se jouer des poncifs habituels et des recettes faciles, surtout que le potentiel lacrymal est bien présent. Et en prime le jeu d'acteurs est au top grâce à la révélation Nick Stahl (Terminator 3: Rise of the Machines) dans son tout premier rôle, en petit garçon enfermé et étouffé dans le monde féminin de sa mère égocentrique, de ses demi-soeurs autoritaires et abusives. Son seul salut réside dans l'obtention d'une bourse d'études qui lui payera son ticket pour l'indépendance. Mel Gibson offre quant à lui l'une de ses meilleures prestations (mais on dit ça de chacun de ses rôles remarquez) dans la peau de ce mystérieux instituteur, taciturne et au passé plus que trouble (il ne devait pas jouer dans le film, mais après le refus de tous les acteurs de sa liste pour jouer dans son film, il s'est résigné à le faire lui même). Au fil du film, l'élève et le professeur apprennent peu à peu à se connaitre et à s'apprécier et découvrent qu'ils ont plus de points communs qu'il n'y paraît. Tous deux sont exilés en marge de la société, tous deux cherchent à échapper à une société autoritaire et moralisatrice, mais un seul trouvera le chemin de la rédemption.

''L'homme sans visage'' demeure à ce jour un petit joyau du cinéma 90's malheureusement occulté par le succès de son successeur, mais qui mérite assurément le détour.

28/01/2011

Edge Of Darkness (2010)

Edge Of Darkness marque le retour devant la camera de l'icône du cinéma qu'est Mel Gibson dont le dernier rôle avait été dans l'insipide ''Signs'' en 2002. Putain 8 ans, comme dirait Jaques Chirac. Entre temps Mel avait plutôt fait parler de lui dans les revues people pour ses innombrables écarts de conduite et des déclarations fracassantes sur les juifs, les homos, son ex femme et j'en passe. Il s'agit de l'adaptation sur grand écran de la mini série anglaise du même nom et par le même réalisateur Martin Campbell a qui l'on doit la résurrection de James Bond (Casino Royale).
Pour moi ce n'est pas seulement le retour de deux grands noms du cinéma d'action, mais plus encore, un retour aux sources du polar urbain des années 70.

Il y a du William Friedkin dans ce film, une esthétique, un rythme et des thèmes qui lorgnent plus du film noir que des clichés des ''Actionners'' bourrins que nous avons l'habitude de voir depuis ces 5 dernières années. Beaucoup reprocheront d'ailleurs sa lenteur de cadence, le traiteront même d'ennuyeux. Mais ce n'est pas le cas: Edge Of Darkness ne joue tout simplement pas sur ce terrain là.
Evoluant dans la plus pure tradition du Revenge Movie, le film tisse lentement mais sûrement sa trame et ses enjeux, instaure son climat paranoïaque et présente sa galerie de personnages et de personnalités, jamais complètement noirs, jamais complètements blancs. La réalisation inédite de Martin Campbell tout en finesse se refuse à toute surenchère visuelle, sans pour autant perdre de son efficacité. Ici, point d'explosions spectaculaires. La violence arrive comme un éclair, fulgurante, nette et sans bavures pour disparaître aussitôt. Elle n'est jamais gratuite et sert fidèlement de ressort dramatique plus qu'autre chose. Plus encore que par sa conception et son approche réaliste, la comparaison avec les polars d'antan tient aussi dans le message subversif et la morale qui parait déplacée dans ce monde du politiquement correct: Les fils de pute doivent payer, peu importe ce qu'il en coûte. De vieux thèmes d'un Dirty Harry ou d'un Charles Bronson.
L'autre point fort revient évidemment à l'immense acteur, Mel Gibson dans un rôle qu'il connait sur le bout des doigts, celui du père veuf et revanchard qui fait le deuil de sa fille unique tout en menant une enquête qui le mènera dans les milieux troubles de la politique et de la corruption. Mel est égal à lui même, vampirise chaque scène de par sa présence et la charge émotive qu'il dégage. A l'image du film, il est lui aussi froid, méthodique, imprévisible, brutal et ne recule devant rien pour assouvir sa vengeance. En quelques minutes il nous fait réaliser à quel point il avait manqué au paysage cinématographique actuel et à quel point il est jouissif de le revoir en si grande forme.
Là ou le bas blesse par contre c'est ENCORE UNE FOIS, au niveau du scénario. A trop vouloir jouer la carte de la conspiration, on perd très souvent le fil de l'histoire au profit de sous-intrigues parfois vraiment grotesques. Le film aurait gagné en lisibilité si les scénaristes avaient supprimé plus de personnages au profit d'autres. Bien sûr le rôle titre est impeccable, mais il laisse sur sa faim. Je fais surtout allusion aux dialogues de Mel avec sa défunte fille qui avaient un potentiel énorme mais qui demeurent ici anecdotiques. Autre potentiel foutu en l'air est celui du méchant de service incarné par Danny Huston (qui semble abonné aux rôles de trou du cul depuis quelque temps). Son personnage ne dépasse pas le stade de caricature alors que j'aurai souhaité en savoir plus sur lui et ses motivations en tant que grand Buisness Man aux mains sales comme il en pullule sur terre.

Malgré tous ces point faibles qui empêchent le film d'être le vrai polar choc que j'avais espéré, Edge Of Darkness n'en demeure pas moins une vraie réussite à mi chemin entre l'éco-polar et le thriller politique d'une technicité sans faille et avec un casting 4 étoiles.



18/10/2010

The Passion (2004)


KesKecé :

Après avoir construit une table, dîné à treize avec ses amis et rendu son oreille à un soldat, Jésus se fait tabasser. Pendant deux heures. C’est dire si Jésus Crie…

Lynchage biblique:

Après le tollé mondial cataclysmique qu’a déchaîné ‘’La passion du Christ’’ un peu partout à l'époque, l’envie pour moi était grande d’aller se faire sa propre opinion et voir d’où pouvait bien venir tout ce raffut. Cela étant fait, un constat s’est imposé : Si ‘’La passion…’’ pose un problème, ce n’est pas celui que tout le monde s’acharne à croire (certains plus que d’autres apparemment).
Si vous aussi vous avez été bernés par tout le battage médiatique qui a accompagné le film et pensiez trouver la réponse à la question : qui veut la peau de Jésus Christ? Détrompez-vous le film n’en à cure. Déjà dès les dix premières minutes un avant-goût est donné : L’arrestation de Jésus ne s’est pas faite dans la dentelle. Tout ce qui suivra non plus, et c’est bien là le problème du film. De scène de violence en scène de violence arrosés autant par le sang que par les larmes de Marie, le spectateur assiste médusé et perplexe à ce déchaînement d’hémoglobine et à rien d’autre. La perplexité laissant bientôt place à l’agacement voir le profond malaise pour certains. Car le fait que Jésus ait souffert cela personne n’en doute, mais est-ce bien un motif suffisant pour en faire tout un film? Non. Et pourtant… Monsieur Gibson ne se donne même pas la peine de nous présenter certains des personnages (mais qui est celle qui est à coté de Marie? Et ceux qui se font crucifier avec le malheureux ? Et le mystérieux personnage avec le serpent, est-ce bien… ?) Ce qui donne la désagréable impression de snober complètement le spectateur et de le laisser hors du coup (sans mauvais jeu de mots).
Plus encore que la violence elle-même, c’est aussi et surtout la façon dont elle est filmée : Explicite à outrance, gratuite à souhait et complètement dénuée de pudeur. Des coups de poings aux coups de pieds, des coups de fouets aux coups de piquets, rien ne nous sera épargné, tout sera montré et remontré avec une insistance qui frise la perversité : ‘’Regardez comme c’est moche…Regardez comme c’est violent… Oh, oui ça doit faire mal ça !!…’’ Et au réalisateur d’en remettre une couche avec gros effets spéciaux et ralentis esthétisants inutiles sinon complètement ridicules par moments.
Mais pourquoi ? Dans quel but ? Fidèle retranscription biblique d’un fait existant? N’est-ce pas un peu trop en faire ? Faire le procès des assassins présumés de Jésus ? N’est-ce pas enfoncer des portes ouvertes ? Petit caprice de Star ? N’est-ce pas complètement stupide?? En effet, points d’interrogations…
‘’La passion du Christ’’ est donc un film qui vous laisse l’arrière goût de vous être fait manipuler de bout en bout et donne l’envie folle de crucifier quelqu’un. La faute n’est pas tant celle d’un réalisateurs aux motifs obscurs (accordons lui le bénéfice du doute) que celle d’une affiche publicitaire d’une triste naïveté pour ne pas dire d’une irresponsabilité imbécile: Un évènement unique de l’histoire, un chef d’œuvre qui porte la marque des grands films de la décennie… Et mon cul, c'est du poulet?

Du film il gardons au moins le thème universel : La tolérance pour le salut de nos âmes. Aimons nous les uns les autres, même Mel Gibson. De toute façon ce fut à partir de ce film là qu'il commença lentement mais surement à enterrer sa carrière et son image publique, scandale après scandale. Reviens Mel!!

14/10/2010

The Patriot- Le Chemin de la Liberté (2000)


DeKoiçaSagit:

Non contents de foutre la pagaille un peu partout dans les vénérables Etats Unis d'Amérique, ne voilà-t-il pas qu'ils commettent l'erreur aussi monumentale que stupide de tuer le fils de Benjamin Martin, ancien héros de guerre. Sachant que Benajmin Martin est Mel Gibson, in devient alors évident qu'ils vont en chier un max.

Le chemin de la liberté c'est le chemin de la sortie !

Si vous êtes férus d'histoire avec un grand "H", ce film....n'est pas pour vous. Passez votre chemin, dégagez. Certes l'action traite de la guerre d'indépendance américaine durant le 18eme siècle, mais ce thème est très vite relégué au second plan au profit du divertissement pur et simple. Normal de la part du spécialiste de la grosse arnaque dopée aux effets spéciaux qu'est Roland Emmerich (déjà coupable de l'insupportable Godzilla, et plus tard de 10.000 BC et 2012) et qui -pour l'occasion- nous refait le coup d'"Independence Day" en remplaçant juste les aliens par des rosbifs. La subtilité, Roland Emmerich ne connaît pas!

Ici les bagarres, les batailles se suivent a un rythme soutenu, avec beaucoup de violence (gratuite la plus part du temps) mais sans grande originalité (exception faite peut être pour la scène où Mel reprend son fils aux anglais, bluffante!). Le tout est plombé d'interminables plaidoiries sur le patriotisme, la guerre, la famille et la vengeance toutes aussi "cliché" les unes que les autres. Je n'ai jamais compris même après tout ce temps pourquoi Emmerich qui est allemand à la base nous refait le coup du Vive les USA!

Fort heureusement , Mel Gibson (très tres très gentil face a un général très très méchant) est là pour sauver le film de l'ennui total grâce a son charisme et a l'impressionnante charge émotionnelle qu'il dégage aussi bien dans les scènes dramatiques que dans celles plus comiques.En fait tout le film est porté par Mel qui connait la chanson par cœur puisqu'il avait lui même traité un thème similaire-avec beaucoup plus de brio-dans "Braveheart". Une prestation remarquable qui fut en passe de lui offrir un Golden Globe et peut être même l'oscar du meilleur acteur dans un film dramatique. Mais un bon acteur ne suffit pas forcement à faire un bon film même s'il a de très beaux yeux bleus et qu'il épingle seul des chevaux avec des troncs d'arbres...

Enfin bref, The Pariot est un film dont la dimension épique s'accommode très bien de ses 2h40, qui est servi par un Mel Gibson au mieux de sa forme mais qui est en fin de compte aussi ennuyeux qu'un cours d'histoire en plein été. Une daube hollywoodienne dans la plus pure tradition.

Ps: On appréciera le petit sous-titre débile avec le titre : ''Le Chemin de la liberté''. Waw, comme c'est poétique! J'aimerai vraiment savoir qui les choisit ces nullités. (Mais bon c'était peut être pour ne pas confondre ce film avec une autre atrocité du même nom, avec Steven Seagal.)