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Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

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15/07/2012

The Quest, Le Grand Tournoi (1996)


New York, 1925. Après avoir involontairement dérobé une mallette remplie d'argent à un gangster, Christophe Dubois, acrobate de rue, embarque clandestinement à bord d'un navire en partance pour la Thaïlande. Sur place, le jeune homme est initié à la pratique du combat Muay Thaï pendant six mois. Suite à cela, Christophe n'a plus qu'un souhait : participer au Ghan-Ghen, un tournoi d'arts martiaux réunissant les plus grands champions venus des quatre coins de la planète...


En 1996, Jean Claude Van Damme concrétise un de ses plus vieux rêves en réalisant ce film dont il est aussi l'auteur. L'entreprise est louable en soi, et JCVD à au moins le mérite de s'être mouillé la chemise à fond et d'avoir délivré un film d'aventure divertissant et qui bastonne bien pour tous les amateurs de castagne fan de l'acteur. D'ailleurs je dois avouer que si on ne m'avait pas dit qu'il était derrière la caméra je l'aurais deviné tout seul tellement on évolué ici en territoire familier. 

Premièrement le sujet, qui rappelle forcément celui de Bloodsport, avec son tournoi clandestin et ses combattants venus des quatre coins du monde. Impossible de ne pas faire le parallèle entre les deux, mais au moins, Van Damme préfère jouer à fond la carte de l'aventure et de l'exotisme. Son film est beaucoup plus soigné visuellement que son modèle et les locations sont superbes et garantissent au moins un dépaysement total. Tout comme dans Bloodsport, les combats mèneront à un boss final hyper menaçant et qui fout les chocottes (Abdel Qissi, dans sa deuxième baston avec JCVD après Full Contact). Le film jouit aussi de la prestation du trop rare Roger Moore, dans le rôle d'un mercenaire anglais, salopard fini qui n'hésite pas à se servir de n'importe qui pour arriver à ses fins. Ici, il sauvera la peau de JCVD, puis le vendra comme esclave au premier venu, puis l'embauchera pour un tournoi d'arts martiaux pour faire diversion le temps qu'il vole une immense statue en or au sein de la cité perdue. La grande classe quoi. Dommage quand même que sa prestation soit uniquement là en tant que faire valoir comique et ne soit pas plus développée.   

Deuxièmement, la naïveté ambiante dans tout le film. Un peu comme son collègue Steven Seagal deux ans auparavant, le premier passage derrière la caméra de JCVD souffre de ce drôle de syndrome qui frappe les réalisateurs en herbe, qui veulent à tout prix mettre le paquet dès le début et signer l'oeuvre définitive de leurs carrières, avec malheureusement un résultat qui - s'il n'est pas honteux- se prend un peu trop au sérieux et devient carrément con-con par moments. La preuve par son personnage principal, Christophe Dubois, personnage Vandammien par excellence, héros au grand coeur et aux poings d'acier, un homme d'honneur et de morale sur lequel tombent des emmerdes pas possibles. Van Damme, pour une raison qui m'échappe, décide que ce n'est pas assez et qu'il faut que son héros prenne des dimensions proprement mythiques: Ainsi Dubois se battra d'abord pour récolter assez d'argent pour nourrir un groupe d'orphelins et les sortir de l'enfer de la rue. Il se battra aussi pour faire honneur à son ami boxeur, qui souhaite voir hisser le drapeau des Younaitède Stètes ov Ameurika sur le haut du podium de ce tournoi. Il se battra aussi pour venger un ami combattant, mort sous les coups du méchant de service qui l'a carrément pété en deux. Mais en plus, voyant que ces deux amis mercenaires, ceux qui l'avaient vendu comme esclave, risquaient la mort pour avoir osé voler le trésor de la cité perdue, décide de racheter leur salut en renonçant à sa médaille en échange de leurs vies. Et en plus il partira un bras au dessus de l'épaule de la jolie reporter américaine (et dont le rôle se résume à celui d'un vase ou d'une poutre dans le décor, qui sourit de temps en temps). Alors qu'est ce que vous dites de ça? ça c'est un vrai héros non? Comment ça il en fait trop??

Il y a un autre truc que je n'ai pas bien compris, c'est les combattants de ce tournoi clandestin. Ces combattants sont supposés être issus de pays différents. Alors Van Damme, y vas carrément en stéréotypant chaque combattant par les caractéristiques de son pays d'origine: Ainsi l'espagnol sera Latin Lover, habillé en chanteur de Flamenco avec un style de combat mimant cette danse, Le Brésilien aura forcément des Dread Locks et son style sera la Capuera, l'Africain sera vetu d'une jupe en paille et colliers en os, et effectuera une danse endiablée sur fond de tam-tam avant le combat (mais j'ai été déçu que le français ne fasse pas de la boxe française et ne porte pas de béret et une fine moustache, et que l'allemand ne soit pas habillé en soldat SS). L'idée en soi est assez drôle, j'ai aimé le 2ème degré et je trouve que ça donne un côté jeu vidéo aux combats (Street Fighter est sorti juste un an avant), mais le problème c'est justement que rien n'est fait pour nous montrer que c'est du 2ème degré... Les mecs sont vraiment sérieux vous voyez, ils trouvent leurs accoutrements normaux.. Et ça franchement, c'est dur à avaler.

JCVD l'acteur fait ce qu'il peut ici pour meubler un scénario hyper léger. On sent qu'il s'en donne à coeur joie en incarnant son personnage d'acrobate de rue, peint en clown, ou lorsque, vieilli par le maquillage, il dérouille quelques p'tits cons à coups de canne. Mais il n'empêche que sa performance en général est en dessous de la moyenne, même pour son niveau. Mono expressif sauf pour un sourire limite débile lorsqu'il est content, ou moue rageuse en roulant des yeux lorsqu'il est sur le point de fracasser du Mongol, il est quasiment absent tout le long du film et semble visiblement mal à l'aise en cumulant les deux casquettes devant et derrière la caméra. C'est d'autant plus dommage parce que ça nous aurait bien aidés, surtout qu'on se fait bien chier entre les scènes de combats... Les combats qui d'ailleurs, ne révolutionnent pas non plus le genre ni dans la chorégraphie, ni dans le montage ou le cadrage, un comble pour un film de baston.

En résumé, The Quest souffre de beaucoup trop de lacunes pour en faire un film réussi ou au moins intéressant, même dans la filmographie de Jean-Claude Van Damme. Malgré tout, la naïveté générale qui s'en dégage finit par devenir attachante et les fans de base de l'acteur (dont je fais partie) y trouveront certainement leur compte. 

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