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Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

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16/07/2012

Maximum Risk (1996)



L'enquête d'Alain Moreau sur la mort de son frère jumeau le conduit du paisible sud de la France aux rues agitées de New York et tout droit dans les bras de la séduisante amie de son frère. Pourchassé par l'impitoyable mafia russe et des agents corrompus du FBI, le duo doit gagner une course contre la montre pour éclaircir le meurtre du frère d'Alain et révéler au grand jour un complot international.


C'est Jean Claude Van Damme lui même qui est allé chercher Ringo Lam pour réaliser ce script, marquant la première d'une belle collaboration (Replicant et In Hell) et entamant sa trilogie chinoise qui selon moi constitue ce qu'il a fait de mieux dans toute sa carrière (oui, je suis sérieux). Ce Maximum Risk par exemple est mon Van Damme préféré juste après ''Nowhere To Run'', rien que ça. 

Lam (le réalisateur donc, pas celle qui veut chanter pour ceuuuuux....) fait bizarrement preuve de beaucoup de retenue et signe pour sa première incursion dans le cinéma US rien de moins qu'un film noir, nerveux et violent marquant ainsi volontairement une rupture avec les films typiques de la filmo de JCVD. L'acteur n'a d'ailleurs jamais été aussi bien employé qu'ici, trouvant enfin un réalisateur qui le filme à sa juste valeur, comme un acteur avant tout et pas un castagneur décérébré. Il renoue aussi avec un des thèmes fétiches de l'acteur, le frère jumeau (décédé avant le film cette fois) et c'est justement ce fil conducteur qui donne toute la puissance au rôle de Moreau: Il ne part pas en quête de vengeance, mais avant tout pour essayer de comprendre qui était son frère, et pourquoi n'a-t-il pas eu vent de son existence plus tôt. Le scénario joue beaucoup sur cette ambiguïté autour du frère décédé et laisse volontairement le héros (et le spectateur) dans le flou: était-ce un mafieux pourri? un type bien? un agent double? un traître? JCVD offre une de ces meilleures performances d'acteur, celui d'un frère qui du jour au lendemain voit sa vie basculer du tout au tout. A l'image de son personnage, l'acteur s'essaye avec brio au registre dramatique qui lui sied décidément bien, pour peu qu'il soit bien dirigé. 

Les combats ici sont peu nombreux et ne constituent pas forcément l'intérêt du film. Comme c'est le cas chez Ringo Lam, ils surviennent brusquement, et sont d'une rare violence. Sans atteindre les proportions d'un Seagal, JCVD pète des rotules, retourne des pouces et défonce un mec avec un miroir. Le combat culminant du film est sans doute celui dans le bain à vapeur ou l'acteur, habillé d'une seule serviette de bain est aux prise avec un homme de main qui fait deux fois sa taille. C'est brutal, viril et limite gay. La réalisation est bien exécutée, la photo bleutée et les locations New Yorkaises filmées presque exclusivement de nuit (en contraste avec le soleil de Nice) ajoutent une touche de classe à ce néo-noir musclé. Mais pour autant Lam n'évite pas certains pièges et raccourcis faciles qui nuisent au rythme de son film, et traite certains aspects avec une désinvolture incompréhensible. Dommage parce qu'il aurait suffi qu'il prenne un peu plus de temps et qu'il s'attarde un peu plus sur ses personnages pour toucher à la perfection. Mais je ne pense pas que ce soit sa faute, les studios eux, n'y ont probablement vu qu'un énième film de Van Damme, et ont probablement demandé des coupes un peu partout. Les cons. 

Je ne peux pas non plus finir cette critique sans signaler l'excellente galerie de seconds rôles qui entourent JCVD, à commencer par Natasha Henstridge (ouais, ils font l'amour, t'es content?) moins potiche qu'on ne l'aurait cru, et qui tire son épingle du jeu parmi un cast exclusivement masculin. Mention spéciale aussi pour la participation inédite de Jean-Hugues Anglades, qui se demande quand même un peu ce qu'il fout ici. Et pour finir, une galerie de méchants impeccable formée par le mafieux russe Zach Grenier et les ripoux du FBI Paul Ben-Victor (toujours cool en salopard fini) et le débilos Franck Senger qui la joue tellement mongolien qu'on croirait qu'il s'est gouré de film.

Au final Maximum Risk est un film clé dans la filmo de JCVD mais qui n'est pas destiné à ses seuls fans, Ringo Lam ayant bouclé un action/thriller nerveux, carré et qui ne cherche pas midi à quatorze heures. Une réussite, surtout qu'il vieillit bien après toutes ces années. 

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