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25/07/2012

L'empreinte De La Mort (2004)


Au cours d’une opération visant un trafic d’immigrés clandestin, une employée des services sociaux rentre le soir chez elle accompagnée d’une jeune adolescente asiatique. Mais le père de celle-ci, commanditaire du trafic part à la recherche de sa fille fugueuse. Sans pitié, il élimine tous ceux qui se dressent sur son passage, la jeune femme, ses parents et des proches. Mais il va tomber sur un écueil. Le mari de l’agent Archer, homme brisé mais terriblement violent, va partir à la poursuite des assassins de sa femme et les éliminer un à un…

A la base, le film devait être réalisé par personne d'autre que Ringo Lam, un an après l'excellent ''In Hell''. Celui-ci a préféré quitter le tournage une semaine après le coup d'envoi pour des divergences artistiques; Comprendre: Il a poussé le bouchon un peu trop loin question fantaisies et ça n'a pas plu aux producteurs. C'est donc au tour de Philippe Martinez, producteur issu du milieu du théâtre qui s'y colle. Dès les premières images, le ton est donné. Gros plan sur le visage impénétrable de JCVD, sur fond noir, dans un zoom arrière qui fait apparaître deux cadavres à ses pieds. Puis ''Cut'' sur une course poursuite effrénée et haletante. Ce sera donc du polar, noir et violent et une vraie bouffée de fraîcheur dans la filmo de l'acteur belge.

Car l'empreinte de la Mort est avant tout un film dramatique comme il en a fait rarement. Martinez étant l'un des rares réalisateurs (avec Ringo Lam, justement) à avoir su le diriger d'abord comme un acteur et pour ses qualités dramatiques justement. Il est l'un des seuls à avoir osé le pousser hors de sa zone de confort pour faire ressortir une décharge émotionnelle comme on en a rarement vu dans ses précédents rôles. Le scénario en lui même est riche en moments émotionnels forts ce qui tombe très bien. L'acteur ne s'est jamais autant mis à nu, laissant libre cours à ses sentiments. La caméra de Martinez s'attarde longuement sur ses rides, les cernes autour des yeux et ce regard profond, revenu de tout qui est autant celui du personnage que celui de l'acteur lui même. 

Bien sûr, Martinez n'oublie pas les affaires non plus et boucle un film d'action haletant et bien ficelé. Le réalisateur, même s'il n'est clairement pas un visionnaire compense ses lacunes par une cinéphilie et une profonde connaissance des codes du genre qui suintent par toutes les images du film. Ce film est avant tout un recyclage de tout ce qui se fait de mieux dans le cinéma d'action, que ce soit dans les flingages à la John Woo, les plans tarantinesques dans un coffre de voiture, du montage ultra cut des Tony scott ou Michael Bay sans oublier les gueules de mafieux et la violence fulgurante d'un Scorcese. A ce sujet, l'un des atouts du film est qu'il ne lésine pas dans l'hémoglobine et ajoute à la noirceur du film par des scènes parfois limites mais qui fonctionnent hyper bien et servent à donner plus de relief aux personnages à l'image de cette tête de chinois qui gicle sous le coup d'un fusil à pompe tiré à bout portant et cette scène de torture à la perceuse par les amis du héros afin de soutirer des infos, Sicilian Style. 

Ce patchwok, s'il ne marche pas tout le temps reste tout de même assez cohérent et bien foutu pour constituer une pépite de la série B bourrine qui ne cherche pas à révolutionner le genre mais plutôt à l'étreindre à pleins bras. Si défauts il y a c'est au niveau du rythme qui n'évite pas certaines redondances. Mis à part ça, c'est de l'excellent travail de la part de Philippe Martinez, aussi à l'aise dans les scènes d'action que dans celles plus intimistes.  Du très grand JCVD et une pierre angulaire dans sa filmo. 

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