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Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

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28/06/2012

Training Day (2001)


Il y a des jours comme ça... Des jours ou tu te réveilles avec la tête dans le cul, ou il fait un temps de merde dehors et ou, pour aucune raison particulière, le mec qui est censé t'évaluer pour ton entrée dans le service des stups te force à sniffer de la beu, te colle son flingue dans la tronche quand tu refuses, t'embarque dans une fusillade dans des quartiers chauds, t'implique dans un vol d'argent sale, te force à shooter un mec qui t'as rien fait et te colle avec des loubards qui veulent te sodomiser et/ou t'exploser le ciboulot dans la baignoire (pas nécessairement dans cet ordre-là)... Alors si tu passes une journée comme celle là, sache que ce jour sera ton ......(Roulement de Tambour) .......TRAINIG DAY.  


Training Day est entré dans l'histoire pour avoir été celui qui a enfin rapporté l'oscar à Denzel Washington pour sa prestation d'Alonzo Harris. Il joue ici un flic pourri jusqu'à la moelle, un enfoiré de première, un putain d'enc... ok c'est bon j'arrête, vous avez compris, ce n'est pas ce qu'il fait d'habitude et c'est tant mieux. Si vous me posez la question je vous dirai même qu'il représente l'unique intérêt de ce polar dont la finesse n'est vraiment pas le point fort. Pour autant, Antoine Fuqua ne démérite pas avec une réalisation solide comme toujours. Il y a de très bons moments ici et là tout au long du film qui offrent assez de tension et d'action pour ne pas se faire totalement chier. C'est plutôt sa direction d'acteurs qui laisse à désirer (sur tous ses films, remarquez). Sur ce coup-là, il est clair qu'il s'est fait totalement bouffer par la performance bigger than life de Denzel Washington: tout est tellement too much dans son rôle que je me demande comment l'équipe de tournage (et le jury des oscars) ne s'est-elle pas demandé: ''Non mais attendez... il serait pas entrain de se foutre de notre gueule le Denzel, là?''. Personnellement, c'est cette version que je préfère croire: que Denzel se fout vraiment de la gueule du monde sur ce coup-là et qu'il a été le premier surpris par sa récompense aux oscars. Et c'est en prenant sa prestation au deuxième degrés que j'ai adhéré pleinement à son interprétation d'Alonzo, spécialement lorsqu'il place la réplique culte (et qui en dit long sur le niveau du film) : ''KING KONG AIN'T GOT SHIT ON ME!!!!''... Allons, Denzel! t'es pas sérieux mec!

A ses côtés, dans le rôle du mec qui a vraiment, mais vraiment mal choisi son jour pour se lever le matin, on retrouve Ethan Hawke qui tire remarquablement son épingle du jeu et parvient à ''exister'' même à l'ombre de Denzel. Ses traits un peu enfantins sont vraiment parfaits pour le rôle de la nouvelle recrue qui s'en prends plein la gueule un jour de pas de chance. Là par contre le jeu est très subtil (et il a l'air de beaucoup plus y croire que le Denzel!): on assiste peu à peu, presque en même temps que lui à sa métamorphose de petite pucelle toute fraîche de promo à un dur à cuir qui décide de faire ce qu'il faut pour mettre un terme définitif aux dérives d'Alonzo. En fait, le véritable enjeu de Training Day, c'est lui. C'est le personnage de Jake Hoyt qui est le vrai catalyseur du film, c'est lui le cheveu dans la soupe et la merdouille dans le système bien huilé d'Alonzo. Et puis, si on y pense, il n'est pas totalement innocent à 100% le petit Jake: il a voulu grimper les échelons un peu trop vite et c'est pour ça qu'il a été assigné pour certification par un vieux de la vieille des stups, croyant que ça allait booster sa carrière naissante. Donc finalement, ce qui lui arrive, bah il l'a bien cherché: un baptême du feu qu'il n'oubliera pas de sitôt et Alonzo peut être fier, il a si bien assimilé la leçon qu'il l'appliquera la nuit même en le laissant en proie à la meute avide de sang, dans son propre quartier... Laisser les loups s'occuper des loups, qu'il disait....

Depuis sa sortie, Training Day a gagné un statut culte (pour des raisons qui m'échappent) et reste l'une des performances les plus mémorables de Denzel Washington. Huit ans plus tard, Antoine Fuqua réalisera Brooklyn's Finest, une autre fresque policière beaucoup plus ambitieuse (mais pas pour autant réussie) qui traite aussi de la corruption policière. Le plus étrange c'est que le même Ethan Hawke y joue un flic ripoux et désabusé qui n'hésite pas à se salir les mains pour s'en mettre plein les poches. Bien que ce personnage n'ait rien à voir avec celui de Training Day, il est presque impossible de ne pas faire le parallèle entre les deux: et si, après avoir fait tomber Alonzo, Jake s'était rendu compte que c'était lui qui avait raison, et que ça ne menait à rien de se cramponner à des idéaux futiles, qu'il n'était pas si différent des autres et que tôt ou tard il finirait par céder à l'appât du gain facile?
Pfff... l'est fort ce Denzel dis-donc. 

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