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Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

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01/07/2012

No Retreat, No Surrender Aka Karate Tiger (1986)


Jason est un grand fan de Bruce Lee et d'arts martiaux. Lorsque sont père est contraint de fermer son dojo à cause d'une bande de raquetteurs véreux, il part avec lui s'installer à Seattle et essayer de construire sa vie de teenager américain normal. Mais une suite d'humiliations et de coups durs (littéralement, dans la gueule) lui fera perdre de son assurance et le plongera dans la déprime. C'est alors qu'il décide de se reprendre en main et, à force d’entraînements intensifs et d'une volonté de fer, de devenir un combattant hors pair. Un parcours qui le fera croiser la route du dangereux ''Ivan le Rouge''. 


''Karate Tiger'' revêt un statut culte puisqu'il constitue le premier ''vrai'' rôle de Jean-Claude Van Damme. A ce propos ne vous laissez pas avoir par les affiches récentes qui montrent JCVD torse nu avec son nom en grand, c'est de la pub mensongère qui capitalise sur son succès ultérieur. Ici il n'est visible à l'écran que pendant 10mn en tout et pour tout, mais il vampirise déjà l'écran, volant même la vedette au héros du film, l'insipide Kurt McKinney. Il campe le bras droit d'un mafieux qui intimide tous les propriétaires de dojos pour qu'ils lui stoppent leur business. Pourquoi, je ne sais pas, peut être que le karaté le fait chier ou quelque chose comme ça. Tout comme dans ''L'arme absolue'' deux ans plus tard, ce méchant-là est russe (la preuve il s'appelle Ivan) et comme tout méchant il ne parle pas beaucoup, mais casse des bras et des jambes à plein de mecs, ce qui tombe très bien pour Jean-Claude qui se fait une excellente carte de visite. Il donne toute la mesure de son talent en arts martiaux dans de superbes combats chorégraphiés par Corey Yuen (aussi réalisateur) dont un ou il est habillé d'un costard tout blanc (le genre que tu vois surtout chez les Macs pas nets) ou il réalise sa fameuse clé de bras qui paralyse son jeune adversaire, sans oublier (dans le combat final) son célèbre grand écart, cette fois-ci sur les cordes du ring. Des classiques! Par contre, et même s'il ne montre pas ses fesses, on sait déjà que pour les prouesses d'acteur c'est pas gagné du tout. 

Sinon pour le film en lui même, il n'y a pas grand chose à dire. Nous sommes bien en présence d'un Nanar dans les règles de l'art puisque le film est tellement mal foutu qu'on dirait qu'il a été tourné en 1980 au lieu de 86: Les acteurs sont tous aussi mauvais les uns que les autres, les coupes de cheveux et les vêtements font mal aux yeux tellement ils sont kitch, sans compter les faux raccords, le mauvais doublage et les perches et micros qui sont visibles dans plusieurs scènes. 

Je crois que le plus débile reste tout de même le scénario, authentique Nanar 80's qui nous réchauffe le plat de ''Karaté Kid'' sorti deux ans plus tôt: Un jeune tête à claques, fan d'arts martiaux et qui se fait tabasser souvent et humilier devant sa gonzesse devient une foudre de Karate grâce à une volonté de fer et un entrainement acharné. Corey Yuen raconte lui même qu'il avait adoré le film mais qu'il trouvait que les combats étaient nuls (résultat: sa version est un film nul mais avec de bon combats, bien joué Corey!). 

La grosse différence par rapport au modèle est le fait qu'au lieu d'avoir un Sen Sei quelconque, c'est le fantôme de Bruce Lee lui même qui vient à la rescousse du jeune en détresse. Eh oué, personne n'a jamais essayé mais si vous chialez devant le tombeau de Bruce Lee à Seattle et que vous imploriez son aide, son fantôme viendra à vous et vous transmettra son savoir en Jeet Kune do et tout ça gratuitement et sans vous poser aucune question! Sacré Bruce... Il doit vraiment se faire bien chier là haut. Pour l'anecdote, pour le rôle de ce fantôme, la production a fait appel à Tai Chung Kim qui avait lui même servi de doublure à Bruce Lee pour terminer les prises de ''Le Jeu de la Mort''. Pour l'entrainement il utilise les mêmes discours que ce qu'on trouve habituellement dans tous les films du genre : Gagner ça se passe là! (en montrant la tête), Il faut que tu fasses le vide à l'intérieur de toi... il faut y croire pour y arriver... si tu penses que c'est impossible alors tu ne pourra jamais l'accomplir.... balablabla... Mais qu'on se rassure, on nous fait bien comprendre dans le film que toute cette rencontre se passe dans la tête du garçon et qu'il est le seul à voir ce fantôme... Remarquez ça ne m'a rassuré qu'à moitié, parce que ça voudrait dire que le mec est un psychopathe qui prend ses désirs pour des réalités quoi... Difficile d'éprouver de l'empathie pour un type comme ça franchement. Déjà que j'avais eu du mal depuis lé début: Le mec est tellement obsédé par la baston qu'il tabasse son coéquipier à l'entrainement et ne rate jamais une occasion pour faire un Kick in the face. Je sais pas mais ça me semble un garçon à problèmes ça. Heureusement qu'il a eu l'opportunité de défoncer Jcvd dans le film, ça l'aidera sûrement à se relaxer... 

Au final ''No Retreat, No Surrender'' vaut surtout pour la première apparition de Jean-Claude Van Damme dans un rôle consistant (ou presque) mais il constitue aussi un excellent Nanar comme on n'en fait plus, assurant un plaisir coupable et des moments de franche rigolade par certains aspect débiloïdes. Avis aux connaisseurs. 

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