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03/03/2017

Quarry (TV Show - 2017)




De quoi ça parle ? 

1968. L’Amérique est secouée par la guerre du Vietnam, la ségrégation raciale et la campagne présidentielle de 1968, finalement remportée par Richard Nixon. C’est dans ce contexte que rentrent Mac et Arthur, deux copains de régiment, rescapés de l’enfer asiatique. Mac est blanc, Arthur est noir. L’un habite une maison coquette de banlieue avec sa petite amie, l’autre survit dans un ghetto avec sa femme et ses deux enfants.

Dès leur arrivée à l’aéroport, ils comprennent que leur retour sera moins facile que ce qu’ils avaient imaginé. Ils sont accueillis violemment par des militants anti-guerre. Famille, amis, société : tout le monde les rejette. Trouver un travail pour se réinsérer est mission quasi-impossible. Après quelques recherches infructueuses, ils finissent par trouver des petits boulots. Arthur travaille à la chaîne dans une usine de meubles de bureaux. Mac est garagiste. Chacun reçoit une solde de misère et gagne à peine de quoi vivre dans leurs nouveaux emplois.

C’est alors que les représentants d’une organisation criminelle viennent les voir, chacun à leur tour pour leur proposer des “contrats”, avec 30 000 dollars d’apport pour démarrer. Arthur accepte tout de suite cette manne financière tombée du ciel. Mac est plus réticent mais contraint par le manqué de liquidités auquel il fait face, il finit par accepter une mission avec son frère d’armes. Une mission qui tourne mal : Arthur est tué par balles par l’un des hommes qu’ils étaient venus descendre. C’est alors que Mac, commence doucement à basculer totalement dans sa nouvelle carrière criminelle.

La relève de Banshee ?

Après la conclusion en apothéose de sa série phare Banshee -soit dit en passant l'une des  meilleures et des plus sous-estimées des séries de ces 5 dernières années- la chaîne Cinemax se devait de combler le vide ressenti par les fans. C'est désormais chose faite avec l'adaptation de la série de romans de Max Allan Collins par le duo Michael Fuller et Graham Gordy (Rectify). Pour assurer la connexion entre les deux séries, le showrunner ici sera Greg Yaitanes à qui l'on doit les épisodes les plus mémorables de Banshee et qui se charge de la réalisation de toute la saison 1. Un gage de réussite cristallisé par un pilote classieux, brutal et envoûtant qui pose les bases de son univers. Mais si le parallèle entre Quarry et Banshee est évident -les deux mettent en scène un homme en conflit avec la violence qui l'habite- la comparaison s'arrête là puisque la nouvelle série lorgne beaucoup plus vers le drame que vers l'action burinée et fun, creusant de ce fait son propre sillon.    

Une plongée au cœur des 70's 

Avec son contexte particulier -le traumatisme post Vietnam- Quarry fait miroiter plusieurs fois la promesse d'un angle sociopolitique de l'Amérique 70's, mais cette piste est bien vite perdue en cours de route en faveur d'une reconstruction d'époque soignée mais souvent creuse.  La série préfère miser sur son atmosphère pesante et son rythme lent instaurés au fil des épisodes et ponctués par des éruptions de violences fulgurantes à mesure que Mac Conway, le personnage principal sombre dans une spirale infernale. 

Parlons en de ce personnage principal puisqu'il constitue l'un des points forts de la série : Il est interprété par Logan Marshall-Green (Prometheus, The Invitation) remarquable d'intensité et de nuances. Il est épaulé par Peter Mulan dans le rôle du boss mafieux ambiguë qui le prend sous son aile. La relation entre lui et Mac est l'un des moteurs narratifs les plus intéressants de cette série. C'est d'ailleurs lui qui donne le surnom Quarry (carrière en français) à Mac car, explique-t-il, il est vide et froid à l'intérieur. 

Allant à contresens des attentes de beaucoup, Quarry ose approfondir ses personnages et explorer leurs facettes les plus noires, alors qu'elle aurait pu se contenter de servir à chaque épisode une mission périlleuse et une exécution sanglante. Un choix risqué qui peut laisser plus d'un sur le bas côté, lassés par autant d'écarts au pitch initial mais qui contribue grandement à façonner l'attrait de cette série décidément atypique et envoûtante. 

Enfin, Quarry est aussi une série qui s'écoute, sa bande son étant absolument impeccable composée de grands standards du funk, de la soul, un peu de gospel et d’Otis Redding évidemment. Une belle découverte en somme. 

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