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Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

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07/02/2015

Tusk (2014)





Réalisateur culte pour certains, hipster sur-estimé pour d'autres Kevin Smith ne fait pas l'unanimité et ça ne changera pas de sitôt. Son Red State, première incursion dans l'horreur avait su être convaincant malgré quelques lacunes et c'est donc avec beaucoup de curiosité qu'était attendu son retour à ce registre. C'est désormais chose faite avec Tusk: un film schizo, complètement barré et qui tient  aussi la promesse du titre, celle de placer la célèbre chanson des Fleetwood Mac dans un film d'horreur. Faut le faire.   


Peut-on faire un film à partir de n'importe quoi? Par exemple, supposons que vous soyez avec un pote entrain de vous en payer une bonne tranche, derrière le micro de votre podcast -oui, supposez que vous soyez podcaster du coup-. Supposons que vous soyez aussi passablement stone et que vous vous mettiez à inventer le pitch le plus dingue pour votre prochain film, un truc franchement craignos, mais en même temps super hilarant quoi. Genre, un type kidnappe un autre mec et le transforme en morse pour lui tenir compagnie. Et bien si votre nom est Kevin Smith et que celui de votre ami soit Scott Mosier, la réponse est : Oui, parfois c'est aussi simple que ça. C'est en tout cas l'origine de ce film un peu particulier qui signe le retour au registre horrifique de Kevin Smith. Cependant, point de message politique en filigrane ici, il s'agira surtout de l'adaptation pure et simple de ce délire de garçons attardés, hybride entre comédie potache et film d'épouvante peu avare en scènes choc. 

Une fois n'est pas coutume, commençons par la fin et faisons un point sur tout ce qui ne va pas avec Tusk, en commençant par le plus évident: Est-ce que ça tient la route ? Pour une blague douteuse sortie un soir de cuite, évidemment non. Le film de Kevin Smith aurait été parfait en court métrage, en un segment d'une anthologie horrifique mais il faut avouer qu'en tant que long, ça sent vachement la rallonge pénible. Smith ne se prive pas de digresser à la moindre occasion en voulant étoffer son récit par des sous-intrigues sympathiques tout au plus, mais qui n'apportent rien à la trame - les états d'âme de la petite amie du personnage principal, les flash-backs censés montrer à quel point c'est un connard, la tromperie avec son meilleur ami... - . L'intrigue de trop sera sans aucun doute celle de la mini enquête menée par l'ami -Joel Haley Osment, à la limite de l'obésité- et la gonzesse du héros qui, non seulement est ridiculement simpliste mais qui sert uniquement de prétexte à un caméo hallucinant d'un Johnny Depp -oups, spoiler- en roue libre. Le résultat sera laissé à l'appréciation du spectateur qui prendra ça comme une blague de plus ou comme un bras d'honneur de la part de Smith. 

Une chose est sûre, Tusk recèle une grande propension à partir d'une minute à l'autre dans le n'importe nawak, ce qui ressemble finalement beaucoup à son papa. Smith joue beaucoup avec les sentiments du spectateur -en même temps qu'avec ceux du héros- et instaure une ambiance étrange, tantôt drôle, tantôt glauque. Aux blagues pipi-caca et vannes sur le Canada succèdent en un éclair des scènes de body horror que n'aurait pas dénigré un Human Centipede. On rit beaucoup certes, mais ces rires deviennent jaunes, puis franchement parano tant on a l'impression d'avoir le cul entre deux chaises. Le final quand à lui vient mettre en exergue tout le malaise instauré depuis le début et constitue un sommet de mauvais gout et d'humour noir, franchement couillu. C'est justement ce qui fera la singularité du film. Il serait bon aussi de signaler que, même si c'est une vaste farce, Tusk est superbement bien filmé et bénéficie de terrifiants maquillages signés Robert Kurtzman -  Evil Dead III, Une Nuit en Enfer, Le Monde Fantastique d’Oz -. Cerise sur le gâteau, Michael Parks en grand taré psychopathe au verbe aussi facile que la lame et Justin Long en trou du cul qui en chiera des masses viennent achever le paysage général de ce film ouf.  

Film curieux, glauque, complètement fou et jusqu'au-boutiste, Tusk ne plaira pas à tout le monde mais ne laissera personne indifférent. Doté de qualités techniques indéniables mais malheureusement plombé par trop de faiblesses structurelles,  il prouve non seulement que Kevin Smith est décidément increvable mais surtout qu'on peut faire un film sur absolument n'importe quoi pour peu qu'on y mette un tant soit peu de créativité. 

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