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28/12/2014

The Equalizer (2014)












Robert McCall mène une vie rangée, partagée entre son travail dans un magasin de bricolage, une vie sociale équilibrée et une routine bien réglée. Mais derrière l’allure d’un citoyen banal se cache la violence d’un homme au passé trouble, qui a décidé de ne plus avoir recours à la violence après la mort de sa femme. Une promesse qu’il va briser pour venir en aide à Teri, une adolescente prostituée. Sans le savoir, McCall va attirer l’attention de malfrats russes, prêts à tout pour se venger…




Seuls les télévores les plus hardcore se souviendront de la série ''Equalizer'' qui passait sur M6 à un créneau horaire obscur et où Edward Woodward, héros so british, offrait ses services d'ancien espion pour venir en aide aux personnes en besoin et ce de façon gracieuse. Pas sur que cette adaptation ciné provoque un regain d'intérêt pour la série, The Equalizer 2014 ayant visiblement d'autres chats à fouetter que de coller à son modèle et rappeler son bon souvenir. Cette mouture se révèle identique à tous les films d'action lambda sortis à la pelle par les gros studio, sauf que là il y a Denzel Washington dedans.

A Hollywood on n'a même plus le cran d'assumer des scripts cons. Non, il faut chercher une certaine légitimité. Par exemple, il ne faut pas dire qu'on écrit une série B ou Z sur un homme tranquille au premier regard mais qui se transforme en ange de la mort déclenchant l'apocalypse sur ceux qui l'ont fait chier, mais plutôt déclarer qu'on est entrain de penser une totale ré-imagination de l'univers de telle série ou de tel film. Et tout de suite ça a plus de classe. Surtout quand la série a été totalement oubliée, là on est dans le pur Swag et les studios banquent illico. Longtemps coincé en development hell, le projet d'adaptation de la série Equalizer remonte à 2010 lorsque Russel Crowe se met en tête de le monter en s'appropriant le premier rôle et en confiant la réalisation à son pote Paul Haggis -les deux viennent alors de tourner Les 3 prochains jours-. Si l'idée de voir Crowe en justicier implacable qui nettoie la ville est excitante, celle de voir le tâcheron Haggis à la réalisation l'est beaucoup moins. Pas assez en tout cas pour un feu vert de Sony. Jusqu'a ce que le projet arrive entre les mains de Mister Denzel qui l'emballe et qui décide de la faire avec son copain à lui, Antoine Fuqua. Ce dernier vient de faire un coup d'éclat avec la super bonne série B ''La chute de la Maison Blanche'' et retrouve ainsi la A-List des studio après une série de gros flops - Le Roi Arthur, Tears of the Sun...-. Voilà, c'est à peu près ce qu'il y a de plus excitant à raconter à propos de ce film. 

Il est facile de taper sur ces grosses machines hollywoodiennes, pétées de thune mais totalement transparentes et superficielles. Sauf qu'il faut dire que certaines tendent elles mêmes le bâton pour se faire battre, comme le film qui nous intéresse ici et qui semble tellement se foutre de ce que pense la critique et le spectateur que ça en deviendrait presque marrant. Presque. C'est l'adaptation de la série ''The Equalizer'', on a compris, mais vu son pitch -Denzell venge sa copine prostituée au grand coeur- qu'ils auraient très bien pu nous le vendre comme la suite de Man On Fire, le remake de Taxi Driver ou encore du Reboot d' Un justicier dans la ville. Ça aurait très bien pu être un re-reboot de Batman version Ghetto tellement le film part dans tous les sens. Et à dire la vérité, on s'en serait tapé tellement c'est vachement bien foutu. Voilà probablement ce qui est le plus emmerdant dans ce film. On aura beau être aussi sceptiques que l'on veut, il est totalement impossible de détacher les yeux du spectacle qui s'étale devant nous sur plus de deux heures. Les studios Sony ont tellement kiffé leur propre came qu'ils ont greenlighté deux suites, sept mois avant la sortie du produit fini. Alors bon, les critiques... ça va bien deux minutes. 

Denzel Washington dans les pans d'un justicier implacable, ce n'est pas nouveau. L'acteur a bien rôdé ce genre de rôles ''tranquillement Badass'' chez feu Tony Scott -auquel on pense beaucoup ici, pour les mauvaises raisons-. Comme Liam Neeson après lui, il arrive à en imposer un max en deux secondes et à apporter une intensité incontestable à ce genre de personnage mille fois revu, y imprimant un cachet de respectabilité qui sauve le film d'être estampillé nanar. Le film est totalement conscient de cet atout, surtout que c'est le seul, et il l'exploite à fond. Ainsi le métrage sera une déification de la star dans sa zénitude, sa sagesse, sa générosité -il aide tout son entourage à coup de citations profondes, qu'ils l'aient demandé ou pas- mais aussi dans tout son savoir faire particulier, lorsque l'action daigne enfin éclater en grosses giclées qui tâchent. Avec Denzel, toute la batterie de clichés et de poncifs passe sans problème: Je vis seule, je parle pas beaucoup, je chronomètre tout, y compris le temps que je vais mettre à défoncer 5 types, je fais du slo-mo avec une explosion en arrière plan, les méchants sont russes avec accent... Heureusement, l'acteur est épaulé par une réalisation très efficace à défaut d'être vraiment inspirée. Antoine Fuqua est certes un yes-man mais il vaut largement mieux que la tare Brett Ratner par exemple. Même s'il n'a pas de style propre à lui, il connait suffisamment son job pour torcher des images taillées au millimètre où chaque centime du budget -pourtant pas énorme- est mis en valeur.  Difficile à croire que The Equalizer n'a coûté que 55 millions de dollars. C'est quand même dommage que le film ne veuille pas faire d'effort pour être plus fun  avec un humour salvateur et plus présent -tout ça est quand même sérieux comme la mort- et que le réal pense être obligé d'en rajouter des tonnes pour faire cool dans ses scènes de baston - et vas-y que je te sers le ralenti, que je zoome sur ton iris dilaté, regarde comment l'air vibre quand ça explose... -. Sinon, tout ça roule nickel chrome sans accrocs, vers une fin jusqu'au boutiste, gratuite et dont le premier degré reste en travers de la gorge. Sont forts ces ricains quand même. 

The Equalizer est donc un Vigilante Movie décomplexé et hybride qui réjouira autant qu'il ne dépitera  et ce, pour exactement les mêmes raison. De toute façon, le films se fout pas mal de votre avis alors autant se faire une raison. Les fans du genre y trouveront exactement ce qu'ils sont venus chercher, rien de plus rien de moins et avec la mention "100% doux avec vos neurones". C'est pas original pour un sou, mais putain qu'est-ce que c'est bien foutu.  

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