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19/11/2014

Return of The Living Dead 3 (1993)

On se souvient très peu aujourd'hui de la saga des Retour des Morts-Vivants si ce n’est par son premier épisode culte qui fit adhérer les zombies à la sympathie générale des cinéphiles. Avant que la série ne tombe dans la bouse crétine et décérébrée avec Necropolis et Rave to the Grave, il est bon de se rappeler qu’au début des années 90’s, Brian Yuzna avait donné un baroud d’honneur avec Le Retour des Morts-Vivants 3, un ultime volet surprenant et réussi bien qu'éloigné de l’esprit de la franchise.

C’est un peu par hasard que le projet d’un troisième volet des Retour des Morts Vivants tombe entre les mains de Brian Yuzna. Les producteurs arrivaient en fin de validité des droits et devaient impérativement sortir un nouvel épisode s’ils ne voulaient pas dire adieu à la franchise qui, disons le, restait très rentable et ce malgré un deuxième épisode hyper mal torché. Le Retour des Morts-Vivants 3 fut donc un produit de commande, les producteurs ayant pour seule exigence que le film soit livré vite et pas à gros frais, rien que ça. Yuzna, qui à l’époque avait un autre film à sketchs sur le feu – Necronomicon – qu’il produisait et réalisait en partie décide de confier l’écriture du scénario à son pote John Penney. Ce dernier a notamment travaillé sur un autre titre de gloire de Yuzna, Bride of Re-Animator. C’est d’ailleurs beaucoup de « vrais morceaux » de Bride of Re-Animator que nous retrouverons dans la trame de ce troisième volet, puisque les deux complices décident d’orienter leur histoire vers une love story maudite et monstrueuse avec du bon gros gore qui tâche.

Exit donc la comédie potache et gore qui avait fait jusqu'ici la recette et le succès de la franchise. Place à un ton plus sérieux, plus grave et un humour noir incisif, plus dans l’air du temps, 90’s s’entend. Est-ce pour autant qu’il faut affirmer que cette séquelle ne s’inscrit pas dans la continuité de ses prédécesseurs ? Pas si sûr. Une ligne directrice entre les épisodes de la série serait justement le parti pris adopté par les producteurs vis-à vis de la Zombitude. Ils pouvaient être hyper drôles, maintenant ils peuvent être sexy et c’est justement la singularité de ce film et de son héroïne inédite : July, une zombie à retardement. Yuzna filme son métrage sous forme de road movie, suivant la fuite en avant d’un couple de djeunz rebelles qui s’habillent en cuir, roulent en moto et disent fuck à la life et à la dictature des paternels trop relous. Le parent de Curt par exemple est un militaire qui s’amuse à réveiller des morts avec un gaz appelé Trioxin. Non mais allo, quoi ! Alors que le couple est trop vénère, il décide de partir loin, mais un dérapage de moto met fin à leurs espoirs et à la vie de July. Curt a alors l’idée de la plonger de la Trioxin pour la ramener à la vie. C'est du moins ce qu’il croit.

Avouons-le, la meilleure chose qui soit arrivée à ce troisième volet est surement son budget serré. Habitué à de pareilles contraintes – et autrement plus qualifié que Dan O’Bannon ou ce tâcheron de Ken Wiederhorne – Brian Yuzna se fend d’une pellicule horrifique fauchée mais hautement efficace. Et comme souvent chez les réals doués, ce frein financier agit comme un catalyseur d’imagination et de trouvailles en tout genre, notamment question maquillage et effets spéciaux. Ainsi ce Retour des Morts-Vivants 3 sera l’épisode le plus généreux en splatter et en hémoglobine, l'ensemble se fendant même d’un bestiaire de zombies assez original qui n’est pas sans rappeler les premiers Hellraisers. Mais le choix le plus payant opéré par Yuzna est de se focaliser sur son personnage principal et sa lente métamorphose en morte vivante, et ce, à travers les yeux même de son amoureux. Il y a quelque chose d’éminemment érotique dans la façon de filmer cette zombie, et Yuzna réussit par un tour de passe-passe génial à capturer tout ce paradoxe entre attraction-répulsion et tension sexuelle exercée par le monstre sur son amant et ses victimes. Le film est en ce sens traversé plusieurs fois par une poésie macabre très surprenante, notamment lorsque July achève sa transformation en déesse SM criblée de verre puis à l'occasion d'un final romantique, Shakespearien par excellence avec les amoureux au milieu des flemmes. Dommage que plusieurs défauts plombent le tout et le ramènent vers un cachet plus nanardesque, comme ces trous scénaristiques à répétition, ce je m’en foutisme dans la cohérence et une direction d’acteur inexistante. Sans quoi le film aurait été une perle à tous les points de vue au lieu d’être l’œuvre de commande qu’elle est.

Le Retour des Morts-Vivants 3, c’est donc Roméo et Juliette au pays des zombies : rien ou peu à voir avec le reste de la saga si ce n’est dans les grandes lignes. Le film n’en demeure pas moins une belle pépite horrifique qui assure très bien dans le spectacle et se place sans peine parmi les meilleures variations du genre.

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