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07/10/2014

Les Tortues Ninja 3 (1993)




Au Japon, au xviie siècle. Quatre samouraïs poursuivent le prince Kenshin qui s'est révolté contre son père. Arrêté et emprisonné, Kenshin saisit un sceptre. De nos jours, à New York, la journaliste April O'Neil, est venu offrir à ses amis Leonardo, Donatello, Raphael, Michelangelo et Splinter le même sceptre qu'elle a trouvé chez un antiquaire. Alors qu'elle en lit l'inscription, elle disparaît et Kenshin apparaît à sa place. Les quatre tortues Ninja reviennent au xviie siècle pour délivrer April et aider la princesse Mitsu à résister à l'invasion des troupes du roi Norinaga. Elles seront aidées par un jeune pirate, Whit Whitley, l'ancêtre de Casey Jones…



Troisième incursion dans le cinéma coup pour coup pour nos amies les tortues ados mutantes ninja bouffeuses de pizza, après deux épisodes à la qualité discutable mais aux rentrées financière plus qu'honorables. Ce troisième opus fera par contre l'unanimité mais pas dans le bon sens puisque c'est celui qui est décrié par tout le monde, fans et critiques, comme l'épisode le plus faiblard d'une franchise en plein Burnout. Pourtant ce n'était pas faute d'avoir essayé. 

Sur le papier, le pitch avait de la gueule : les quatre tortues sont transportées dans le temps, au cœur du japon féodal pour sauver leur amie April O'neal mais aussi leur propre peau. Ils auront affaire à deux clans rivaux de samouraïs ainsi qu'à une bande de marchands d'armes pas nets qui tentent d'alimenter les hostilités afin de vendre le plus de marchandises.  Cette prémisse affiche une envie louable de la part des producteurs de faire  évoluer l'univers de la série vers un peu plus d'originalité, chose qui manquait beaucoup au deuxième épisode qui n'avait pas su éviter la redite. Ils ont même supprimé les méchants d'origine comme Shredder où Tatsu pour mieux faire table rase et proposer une nouveauté bienvenue. Malheureusement, cette volonté n'a pas été suivie de réels efforts pour concrétiser cette vision et le film qui en a résulté réunit à lui seul tous les défauts des précédents opus en y ajoutant quelques erreurs d'appréciation très dommageables. 

On peut apprendre beaucoup des vingt premières minutes de ce troisième épisode. La première étant que l'équipe de Jim Henson avait fait du super bon boulot côté marionnettes dans les précédents épisodes, car au vu de la tronche des tortues sur ce film, les gars ont été visiblement remplacés par d'obscurs tâcherons. Les mutants ici sont tellement mal fichues qu'ils en deviennent des grenouilles au lieu de tortues avec cette teinte de vert fluo et ces taches dégueu. Le pire étant clairement la marionnette de Splinter atteinte apparemment de paralysie facile et motrice. Pas de quoi mettre les fans à l'aise d'entrée de jeu. La deuxième chose que l'on apprend c'est qu'au rythme hyper laborieux ou les choses essayent de se mettre en place, à coups de  vannes à deux balles, de chorégraphies de danse gratuites et de répliques bateau, le reste du film promettait de brasser pas mal de vide et d'être tout aussi laborieux. Et ça n'a pas manqué. Les Tortues Ninja 3 fait beaucoup de bruit pour rien et arrive en quelques scènes à désintégrer tout le capital sympathie de la série. 

L'un des principaux défauts des adaptations ciné des Tortues Ninja réside dans la totale transparence de ses héros. Alors que dans la BD d'origine les quatre frères avaient chacun une personnalité propre qui le distinguait des autres et des motivations tout aussi propres -l'un des arcs les plus intéressants de la BD étant la rivalité continue entre Raphael et Leonardo- les films s'étaient contenté de les différencier uniquement par leurs disciplines martiales et la couleur de leurs masques, comptant ainsi sur l'amour déjà acquis chez la fanbase. Ici, en plus d'être totalement interchangeables, les tortues sont absolument casse-bonbons de bout en bout. Les facéties du groupe et les blagues sur les pizza, ça va deux secondes mais elles tombent toutes à plat et empêchent toute empathie et tout ressort dramatique dans la trame. Les héros ne sont tellement pas concernés qu'on finit par se foutre comme de l'an quarante de ce qui leur arrive. Qu'importe alors si les décors et les costumes sont superbes, si les seconds rôles sont succulents -Elias Koteas en tête dans un double emploi- et si les combats sont vachement bien goupillés, on n'attend plus qu'une chose : que le film se termine et que les tortues arrêtent de jacasser. 

Sans conteste l'épisode de trop, ce troisième volet méritait un peu plus de rigueur dans la mise en place surtout que le pitch laissait entrevoir un potentiel important. Au lieu de quoi, nous sommes ici face à un film qui siérait mieux aux jeunes enfants qui y trouveront surement leur compte. Les autres grinceront des dents devant autant d'ineptie et regretteront le temps ou elle était plus verte leur tortue. Une tranche de pizza pour se remonter le moral ?

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