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Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

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13/05/2014

The Necessary Death of Charlie Countryman - 2013


A la mort de sa mère, Charlie Countryman décide de tout quitter et d'entamer un voyage en Europe de l'est. A Budapest il tombe follement amoureux de Gabi, mais la jeune femme est promise à un redoutable chef de gang…

Ce n'est surement pas la bande annonce de Charlie Countryman qui donnerait particulièrement envie de voir ce film: avec sa bande son hype, ses explosions de couleurs, ses acteurs qui courent tous quelque part et quelques flinguages violents dans un style clippé hyper léché, l'impression de déjà vu est bien là. Si on y ajoute un Shia LaBoeuf en mode SDF aux cheveux filasses et au fort potentiel tête à claques en rôle titre, il y aurait de quoi en rebuter quelques uns. Ce serait pourtant une erreur parce que Charlie Countryman est une très bonne surprise qui n'invente pas l'eau chaude mais qui assure un spectacle agréable et hypnotisant sans démériter. 


Charlie Countryman, c'est donc l'ami LaBoeuf, touriste improvisé et paumé qui suite à une discussion animée avec le fantôme de sa mère -oui, oui- s'en va se perdre à Bucarest. Là il y rencontrera une belle inconnue dont il tombe éperdument amoureux, sans savoir qu'il y risquera sa peau. Une romance donc, en forme de fuite en avant qui n'est pas sans rappeler les délires d'un Danny Boyle. Ce n'est pas un secret et Frederick Bond, le réalisateur dont c'est ici le premier long, est le premier à l'avouer: son inspiration lui est venue en premier lieu des deux films de son modèle, Trainspotting pour le ton barré et son rythme à toute berzingue et Slumdog Millionaire pour son côté enfant du monde flanqué dans une ville en perpétuelle mutation. Alors, Charlie Countryman, une pale resucée? Pas vraiment, non. Il y a décidément un côté ''Acid Trip'' dans le film -et pas seulement dans les scènes ou Charlie en prend vraiment- qui n'est pas sans rappeler les délires de Trainspotting, mais Mr Bond réussit à transcender sa matière et mettre un savoir faire et une énergie certaine au profit d'une romance singulière. 

Les pièges étaient pourtant nombreux et la tentation de voir le film se casser la gueule bien réelle, comme ça, juste pour dire merde à tous les cinéastes venus du monde de la pub et qui nous assènent  de longs clips clinquants pendant deux heures, vite vus, vite oubliés-avec Shia LaBoeuf tiens, suis mon regard Michael Bay-. Charlie Countryman arrive néanmoins à nous entraîner d'emblée dans son sillage et nous promène au gré de la spirale frénétique du personnage principal, faite de drogue, de sexe et de tabassages en règle.  On aime le détester mais il faut l'admettre, LaBoeuf porte littéralement le film sur ses épaules et en constitue l'attraction principale. Naïf, névrosé, nigaud et totalement paumé, son personnage arrive à toucher les plus sceptiques, malgré ses cheveux gras et sa barbe hirsute.  Et puis, comme il s'en prend plein la tronche par à peu près tout le monde ici, ça aide probablement et ça rajoute du mérite au malheureux bougre -l'acteur à vraiment tourné des scènes sous acide, pour mieux s’imprégner du rôle et s'est pété deux ou trois doigts lors des bastons. Actor's Studio Style.  

A ses côtés, le casting affiche de très belles gueules à commencer par Evan Rachel Wood et sa plastique irréprochable -qu'elle n'hésite pas à exhiber pour notre grand plaisir- et l'immense Mads Mikkelsen en Gangster violent mais charismatique. Ces deux-là complètent un triangle amoureux improbable, véritable moteur du film qui le propulse tout azimut, non sans quelques redondances. Pas grave du tout, les exubérances des uns et des autres -Mikkelsen se lâche visiblement avec beaucoup de plaisir- pardonnent tout et tiennent accroché le spectateur de bout en bout. Mention spéciale aussi pour les rôles furtifs de Til Schweiger et Rupert Grint et qui donnent lieu à l'une des scènes les plus barrée du film  lorsque ce dernier avale la moitié d'une boite de Viagra et se retrouve avec une érection monumentale qu'il se propose de soigner dans le strip-club du premier. Il est cependant dommage que le film se contente de s'appuyer un peu trop sur ses qualités visuelles indéniables et sur un deuxième degré souvent salvateur à défaut d'un vrai scénario proprement construit: Les raccourcis scénaristiques vont bien avec le bordel généralisé dans la tête du héros, mais elles ne cachent une certaine paresse de la part de Matt Drake -déjà coupable de Projet X-. 

Charlie Countryman est donc un film qui a du coeur à défaut d'avoir de la substance. Malgré ses faux airs de clip touristique de luxe, il arrive aisément à captiver l'attention grâce à la maîtrise visuelle sans failles de son réal et à une belle brochette d'acteurs en roue libre. Dommage que la noirceur affichée tout au long du métrage n'ait pas été assumée jusqu'au bout, et le happy end qu'on nous sert laisse un petit arrière gout d'inachevé, sans pour autant gâcher le plaisir. Une belle découverte, assurément. 

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