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Baby Driver (2017)

Le réalisateur culte de la trilogie cornetto revient enfin avec son nouveau Baby. Verdict !

Daylight (1996)

Ghost in the Shell (2017)

L'adaptation du manga culte japonais avec Scarlett Johannssen est-elle à la hauteur des attentes ?

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Blood Father (2016)

Retour de l'ogre Gibson dans un rôle à sa mesure.

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Star Trek Beyond (2016)

Encore un flamboyant exemple de la malédiction du numéro 3.

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La Maison des Otages (1990)

L'avant dernier film de Michael Cimino, remake du classique de 1945 avec Mickey Rourke.

24/02/2014

Thor: The Dark World (2013)

Thor se bat pour restaurer l’ordre à travers l’univers mais une ancienne race menée par le menaçant Malekith revient pour précipiter l’univers dans les ténèbres. Face à un ennemi auquel même Odin et Asgard ne peuvent résister, Thor doit s’embarquer dans son plus périlleux voyage jusqu’à ce jour, au cours duquel il retrouvera Jane Foster et sera contraint de tout sacrifier pour sauver l'humanité.

En 2011 sortait le premier volet de Thor réalisé par Kenneth Brannagh, un choix qui avait fait rouler les yeux de beaucoup de sceptiques, le gars n'étant pas franchement réputé pour être un fana d'action super héroïque (mais ce détail n'est pas du genre à rebuter les exécutifs de Marvel, au contraire c'est même vachement recommandé). Le résultat avait pourtant surpris plus d'un, la copie rendue étant d'assez bonne facture mais aussi -plus surprenant encore- le film avait réussi à trouver une histoire à raconter, celle du rite de passage et surtout celle du fils préféré et de la rivalité fratricide pour le trône. Quelques belles séquences d'action, un humour décalé façon ''Les Visiteurs'' et une direction d'acteur à la limite du Kitch avaient fini par susciter l'enthousiasme à défaut de remporter l'adhésion. Des défauts il y en avait des masses, mais tout le monde s'en foutait parce que le sacro-saint ''The Avengers'' approchait à grands pas. Ce deuxième opus s'inscrit, lui, dans la deuxième phase du ''Marvel cinématic Universe'' suivant le virage amorcé par ''Iron Man 3'' et profite donc d'un How To bien rôdé et d'un public de fans déjà largement acquis. C'est donc un peu normal que Thor 2 se permette de faire autant de n'importe quoi et avec autant de je m'en foutisme. 

Thor 2 se trouve dans une position très inconfortable: C'est d'abord une suite, et en tant que tel, il se trouve logiquement obligé de surpasser son prédécesseur dans la pure tradition du Bigger & Louder. Il se trouve aussi dans l'obligation de surpasser ou au moins de réitérer l'exploit de son collègue à l'armure électronique qui, avec Iron Man 3 avait négocié l'après ''Avengers'' de main de maître en offrant un spectacle buriné, décoiffant et surtout intelligent. Autant dire que les attentes sont énormes pour cette deuxième partie. Les Studios Marvel ont donc choisi de répondre à ses attentes par l'alternative la plus paresseuse et la plus simpliste: L'overdose d'effets spéciaux. A l'inverse du dernier Iron Man dont le plus grand point fort était un scénario inventif et malin (en même temps c'était Shane Black), Thor: Le monde des Ténèbres nous assène un pitch de série, qui devrait être précédé de la mention ''Remplir les pointillés'' : Le...... est l'arme la plus puissante du/des Monde(s) convoitée par ........ dans le but d'anéantir........ et de plonger l'univers dans ........... (attention, un indice s'est glissé dans le titre du film). Seul..... peut l’arrêter, mais arrivera-t-il à temps pour sauver le monde, sa belle et venger sa mère? Notez bien le caractère Nanar 80's en puissance de ce pitch qui marche aussi bien pour un super héros Marvel que pour un Vandamme ou un Chuck Norris (qui a d'ailleurs tous les atouts capillaires pour interpréter Thor si la firme Cannon avait été encore en activité). Malheureusement le film se prend beaucoup trop au sérieux pour pouvoir espérer une quelconque satisfaction de ce côté là. Vert, c'est donc le mot d'ordre, du 100% écran vert dans un festival de décors et d'effets qui pètent les yeux (bien sûr que c'est en 3D!) puisque le plus gros de l'action se déroule dans une galaxie extraterrestre alternant du flashy gerbant et du gris anthracite tout moche (si vous avez trouvé les décors du premier Kitch, accrochez vous pour celui-ci). Trop occupé à aligner ses scènes de baston et de batailles toutes les cinq minutes, le film ne semble à aucun moment vouloir se soucier d'un quelconque enjeu dramatique, de la moindre épaisseur scénaristique ni même de ses propres personnages qu'il se contente de placer ici ou là en leur faisant débiter des répliques d'une débilité affligeante. 

Alan Taylor, réalisateur choisi en grandes pompes pour mener ce projet à bien suite au départ de Patty Jenkins (à cause de ''divergences artistiques'', mais oui, mais oui) échoue lamentablement à trouver une histoire à raconter et se contente de filmer une aventure générique avec des personnages et des héros interchangeables et creux. Ainsi, le rôle de Stellan Skarsgard rapetisse jusqu'à n'être plus qu'un faire valoir comique, celui de Nathalie Portman est rétrogradé au rang de potiche en détresse, le méchant est purement fonctionnel voire transparent et le potentiel Badass de Heimdall est toujours aussi scandaleusement sous-exploité. Mais celui qui est le plus à plaindre dans ce joyeux bordel c'est bien Thor lui même: Il faut croire que le plus intéressant dans le héros nordique c'est son origin story et sa lente ascension au trône, une fois sa royale destinée accomplie, le bougre s'ennuie à mourir (et nous aussi du coup) et les quelques ennemis numérisés qu'il fracasse à coup de marteau peinent à le consoler. Et pourtant la matière était bien là, à portée de main, avec cet univers si particulier entre la science-fiction et l'héroïc Fantasy que le réal décide de traiter comme un sous Star Wars période Menace Fantôme, mais aussi avec ce gravitas palpable qui est tout juste effleuré en surface et désamorcé en deux trois scènes (Le deuil de Thor et Loki ne durera que dix minutes, montre en main). Que reste-t-il au film alors? Trois fois rien, des éclairs de badasserie que l'on doit à Heimdal et à Frigga, quelques cameos sympas et une ou deux scènes de baston et c'est à peu près tout. 


Thor, le Monde des Ténèbres condense donc à lui tout seul tout ce qui va de travers dans le cinéma de divertissement actuel, avec ses dérives numériques et sa totale abdication devant le tout puissant écran vert: Long, chiant, moche et d'un ennui mortel, il ne ravira que les fans hardcore de comics, les autres pourront passer leur chemin sans trop de remords. 

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