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Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

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01/11/2013

Maniac Cop (1988)

Matt Cordel, un ancien officier de police envoyé en prison, se fait agresser par des codétenus pleins de rancune. Il est laissé pour mort. Quelques années plus tard, Matt Cordel, mu par une envie de vengeance se met à tuer les citoyens déguisé en policier...


C'est en cherchant des idées pour une éventuelle suite de ''Maniac'' que Larry Cohen et William Lustig en viennent au pitch de ce Maniac Cop (on gardera le Maniac pour surfer sur la vague du film en en question). Le script n'est pas encore fini que la production se met en place, grâce notamment au soutien de la compagnie de James Glickenhaus, habitué des petites productions horrifiques ainsi que par  la présence dans le rôle principal de Ash himself, Bruce Campbell. Si le résultat n'a rien d'aussi subversif et violent que son modèle, ''Maniac Cop'' constitue tout de même une excellente surprise et met la première pierre à une trilogie inégale mais jouissive, malheureusement trop oubliée. 


Avec ce film, William Lustig signe l'hybride parfait entre film d'épouvante et thriller/policier bien de son époque. Il emprunte à chacun ses codes pour mieux en faire un tout cohérent, violent et explosif. Maniac Cop se présente d'abord comme un Slasher tout ce qu'il y a de plus classique avec son ''monstre'' qui déambule dans les rues en quête de victimes, de préférence de jeunes demoiselles se promenant tard dans les ruelles sombres de New York. Il est filmé dans l'ombre, massif et menaçant et ses crimes sont brutaux et cruels mais qui ne semblent pas fortuits. En effet il semble que le meurtrier veuille faire porter le chapeau à quelqu'un d'autre et qu'il ait certains comptes à régler. C'est là qu'entre en jeu le volet ''policier'' avec une enquête menée bon train pour déterminer qui se cache derrière ces meurtres atroces ainsi que de ses motivations. 

Lustig est loin d'être un manchot, il apporte à la réalisation un soin particulier et un certain savoir-faire hérité de sa longue expérience dans la série B. Avec Son New York sombre, sale , truffé de dangers et son tueur qui rôde inlassablement, on retrouve bien la patte du papa de ''Maniac'' même si la démarche est ici moins radicale et le point de vue totalement différent. Lustig préfère sciemment brouiller les cartes concernant son tueur: Jusqu'à la fin, nous ne saurons pas très bien s'il est un mort-vivant, si c'est bien le suspect en question en quête de vengeance ou juste son fantôme. D'ailleurs son visage ne sera montré que vers la fin, étrangement plus défiguré que putréfié, n'offrant donc pas de réponse définitive quant à la sa nature véritable et c'est tant mieux, les interprétations seront laissés au soin du spectateur. C'est Robert Z'dar, le roi de la série Z qui prête sa trogne au ''Maniac Cop'' et ce choix relève du génie tant il imprime d'emblée une silhouette caractéristique et flippante avec sa mâchoire surnaturelle (la marque de fabrique de Z'dar) ainsi qu'une parfaite gestuelle dans la combinaison de flic, héritée de sa brève incursion dans les forces de l'ordre de Chicago avant qu'il ne devienne acteur. Ça ne s'invente pas. 

Côté casting, Maniac Cop est étonnamment bien fourni question Guest Stars puisqu'on y croise, outre Z'dar, Tom Atkins, grand habitué des séries B horrifiques (vu notamment chez Carpenter), Richard Roundtree, William Smith, l'ex gloire des 50's Sheree North (dans un rôle aux antipodes des divas sexy qu'elle interprétait dans le temps) sans compter les caméos de Lustig lui même, ainsi que de Sam Raimi en personne dans le rôle d'un reporter Tv. La présence de ce dernier n'est pas si étonnante puisque son acteur fétiche et pote Bruce Campbell tient le rôle principal dans ce film. C'est un peu dommage que la prestation de Campbell soit un peu plan plan et n'offre pas de moments de cynisme cinglant ni d'humour noir dont il a le secret (la faute aussi à un personnage pas assez bien écrit), mais sa présence reste toujours hautement appréciée quelque soit le film. 

Tout ce beau monde réussit au final une belle série B ricaine qui s'assume pleinement et offre grâce à un scénario habile et une réalisation soignée, à défaut d'être inspirée, de très bons moments d'horreur et d'action et ce malgré un manque évident de moyens. Bien dommage, car ce Maniac Cop avait de quoi faire partie du''hall of fame'' des monstres tels que Jason Voorhees ou Michael Myers. ''Maniac Cop'' reste à découvrir et à redécouvrir pour tous les amateurs du genre.  

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