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Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

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07/05/2013

Breakdown (1997)


Jeff et Amy Taylor ont pris la route pour San Diego, où les attend une nouvelle vie. En plein désert, leur voiture tombe en panne. Un poids lourd s'arrête. Le chauffeur Red propose de leur venir en aide. Tandis qu'Amy se charge, avec le secourable camionneur, d'aller quérir une dépanneuse, Jeff s'emploie à réparer le véhicule, qu'il réussit à faire démarrer. Il décide d'aller rejoindre Amy mais, au relais routier, il ne trouve pas trace de son épouse. Devant le silence des autochtones, il reprend le volant et aperçoit le camion de Red. Interrogé, il prétend ne pas le connaître. Questionné par la police, il nie l'avoir jamais rencontré.


''Breakdown" est un superbe Road Movie déboulé de nulle part, fait à l'ancienne et qui a attiré l'attention du public sur les talents du méconnu Jonatahn Mostow (qui s'en ira quelques années plus tard réaliser Terminator 3: Rise of The Machines). Quelque part entre le thriller, le Road Movie et le film d'action, il offre un cocktail vraiment explosif de tous ses ingrédients à la juste dose, le tout sur un Pitch simplissime: Mais putain ou est passée ma femme? 

Le film bénéficie évidemment du talent et du charisme de Kurt Russel, malheureusement trop sous-exploité depuis (à part pour un Tarantino, ou il était là juste pour faire cool). J'adore cet acteur, dommage que cette putain d'industrie hollywoodienne oublie un peu trop facilement ses icônes et les précipite vite fait dans le Has-Beenat. M'enfin merde quoi, c'est Snake Plissken les gars! Anyway, encore une fois Russel est parfait dans le rôle du petit mari BCBG dans sa Jeep flambant neuve catapulté en plein cauchemar dans le sud américain à la recherche de sa femme. Il y a un côté jouissif (et malsain) de le voir passer du gentil mec civilisé qui ne veut pas d'histoires, à la parano, l'hystérie puis en une bête dangereuse prête à tout pour sauver sa femme. Son talent inné le rend totalement crédible de bout en bout assurant la sympathie du spectateur, autant dire qu'il porte seul sur ses épaules le poids de son film. Totalement l'inverse d'un Tom Cruise par exemple ou on se foutrait comme une guigne de ce qui pourrait lui arriver aussi bien qu'a sa femme (Mission Impossible 3), là je m'identifie parfaitement au type. C'est un acteur que j'ai en face de moi, pas une méga star  d'ou l’intérêt du film. 

 Face à lui, pour leur 4éme collaboration, il est confronté à JT Walsh dans un des rôles qu'il affectionne tant: celui du vilain trou du cul. Ce sera d'ailleurs l'un des derniers rôles de Walsh qui succombera à une crise cardiaque à peine un an plus tard. Comme toujours il est flippant à souhait dans le genre de type vachement ordinaire, mais qui se révèle être un enfoiré de première qui kidnappe des gens sur l'autoroute, leur extorque leur blé puis les dézingue en douce. L'une des scènes fortes du film est celle ou il rentre chez lui, peinard tranquille à la rencontre de sa gentille femme et de son petit garçon qui ne se doutent pas du tout que dans le coffre de son camion il y a une femme attachée comme une saucisse qui va bientôt se faire liquider. 

Une mention spéciale va ici à tout le casting des ''méchants'' qui offre une belle galerie de rednecks forts en gueule, violents et vicieux comme des serpents à sonnettes. J'ai particulièrement apprécié la réaction du gamin, qui n'a pas hésité à pointer une carabine à la tronche de Russel alors qu'il venait récupérer sa femme, et puis la réaction de sa mère qui l'incite purement et simplement à le buter. ça c'est de l'hospitalité sudiste ou alors je m'y connais pas! 

Et puis le vrai plus du film c'est surtout sa réalisation, efficace et nerveuse qui maintient le rythme à tous les instants. Le réalisateur, en pleine possession de ses moyens, est aussi à l'aise dans les scènes de suspense que dans celles plus musclées de bastons et d'action. Ici, pas d'effets spéciaux outranciers, pas de câblages ni d'écrans verts/bleus, tout est fait à la main, old fashion school. Les moments forts du film étant les nombreuses courses poursuites sur les routes désertiques de l'Utah (dont un final épique), on est heureux de pouvoir sentir l'huile de moteur crasseuse, la gomme fondre sur le bitume, les pneus crisser pour de bon et de la vraie tôle qui se fracasse dans de superbes cascades. On en vient même à penser à du Mad Max pour ses duels routiers et la désolation du décor.

Au final ''Breakdown'' est une pure pépite de série B avec des acteurs solides et de l'action réjouissante et terriblement efficace à l'image des mécaniques implacables qu'il filme. C'est aussi l'héritier et malheureusement l'un des tous derniers exemples d'un certain cinéma artisanal, purement 90's qu'on ne voit plus du tout dans un cinéma actuel laminé par des effets digitaux à tous les plans et par des têtes d'affiches aussi insipides et inconsistants les uns que les autres. Bref, On n'en fait plus des comme ça et c'est bien dommage.   
  

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