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Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

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Slide # 5

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08/05/2013

Backdraft (1991)




Brian et Steven McCaffrey sont les fils d'un officier des sapeurs-pompiers de Chicago mort en héros dans un incendie. Tandis que Steven a brillamment suivi les traces de son père, Brian, pour sa part, s'est détaché de ce milieu. Il tente néanmoins un retour vers la profession mais Steven, dubitatif quant aux motivations de son frère, va le mettre rudement à l'épreuve. En parallèle, le lieutenant Donald Rimgale est appelé à enquêter sur des incendies criminels déclenchés à l'aide d'une substance appelée trychtichlorate. Ces derniers ont pour but de tuer d'anciens collaborateurs du maire.

Est-ce que quelqu'un se souvient de William Baldwin? Ouais, le frère de Alec, vous savez? Moi même j'avais complètement oublié son existence jusqu'à ce que je le revoie dans un épisode de Hawai 5-0 (Ça va je vous rassure il tient bien la forme) et je me suis rappelé qu'il avait été une star éphémère durant les années 90 et que, pour ma part, la seule fois ou je l'avais trouvé potable c'était justement dans "Backdraft". Putain de film sur les pompiers comme on n'en a jamais fait depuis. Dans ce film, le petit William offre sa belle gueule de jeune premier dans le rôle d'un aspirant pompier Brian MacCaffrey qui évolue tant bien que mal à l'ombre d'un papa pompier, décédé en héros et érigé au rang de légende depuis, et celui d'un frère aîné, lui aussi devenu crack dans son métier. Son côté lisse et son manque de charisme évident ont justement été les atouts qui l'ont aidé à s'imposer dans le rôle aux côtés d'un casting All Star. J'y reviendrai tout à l'heure.  


D'abord ce qui est le plus sympa dans ''Backdraft'', c'est que même s'il traite des pompiers, ce n'est pas non plus un film de propagande comme l'a été "Top Gun" pour l'aviation ou récemment les crétins ''Coast Guard'' pour les... heu.. Coast guards donc, et ''Ladder 49", dernière bouse en date traitant de l'univers des hommes de feu. Ici, on évolue de plain pied dans le Thriller pur et dur. Le pompiers sont évidemment les vedettes et sont présentés comme des guerriers du feu, des héros de tous les jours, mais sans avoir recours à des effets lacrimaux et de la guimauve en veux-tu en voilà comme c'est devenu la règle ces temps-ci (ah putain, on savait encore faire des films en 90). Dans le films ces gars sont confrontés à un mystérieux pyromane qui fout le feu un peu partout, mais semble viser certaines personnalités politiques en particulier et semble utiliser un genre de mixture méchamment inflammable. 

Le volet enquête est assuré par un service spécialisé (un genre de police des pompiers) qui est dirigé par Robert de Niro, dans un petit rôle si on veut, un peu étonnant de sa part (surtout à l'époque). Il nous la joue réglo, presque sans faire de vagues dans la peau de ce flic, ancien pompier, qui met à jour des bureaucrates corrompus dans les hautes sphères. Il n'empêche qu'il crève l'écran même avec très peu de scène. Ce qui m'amène à parler du casting du film. 

La vraie star du film c'est bien sûr mon pote Kurt Russel dans le rôle d'une tête brûlée (excusez le jeu de mots) véritable casse-cou du feu comme son défunt père. Comme à l'accoutumée, non seulement le mec a du charisme mais en aussi le talent et toutes les nuances d'acteur qu'il faut pour donner du relief à son personnage et le rendre immédiatement sympathique, y compris lorsqu'il fait son connard et met la pression sur son petit frangin pour qu'il se casse du métier. Le duo marche assez bien d'ailleurs je trouve, chacun met en avant les contrastes de l'autre et se complètent finalement bien. 
Face à Kurt Russel il y'a son pote JT Walsh, toujours aussi impeccable en connard en cravate. Il jour ici avec un naturel presque suspect un bureaucrate véreux qui a des vues sur la mairie qui procède à des coupes drastiques dans le budget des pompiers mettant leurs vies en danger. 

On retrouve aussi la carcasse imposante comme un gecko de Scott Glenn, toujours aussi bourru en papa poule pas très net, les plastiques irréprochables de Rebecca de Mornay et de Jennifer Jason Leigh et même un petit rôle de ce vieux renard de Donald Sutherland, sorte d'Hannibal Lecter pyromane à qui l'on vient demander de l'aide pour démasquer un autre pyromane. 

La réalisation est de Ron Howard, alors en pleine ascension (il réalisera encore plein de gros hits dans les années à venir avant de se casser la gueule avec deux Dan Brown). Même aujourd'hui son film garde toute son efficacité et sa classe, avec cette photo chaude et léchée propre au cinéma des années 90. Howard pose aussi une patte très personnelle avec une réalisation hyper innovante pour filmer le feu, véritable personnage à part entière. Howard le film comme s'il s'était agi d'une entité vivante, vicieuse et létal qui se propage partout, languide puis violente et qui consume tout sur son passage. Il arrive à rendre très crédibles toutes les scènes au cœur du feu ainsi que le travail minutieux des sapeurs pompiers sans sacrifier les scènes de grands spectacle, et putain elles sont tout bonnement épiques. Les effets spéciaux ont été réalisés par la prestigieuse Industrial Light &Magic et le film a reçu 3 oscars techniques cette même année, pour un résultat réellement époustouflant. 

Encore une fois, quand je regarde le cast, à part De Niro qui ne fait plus que des comédies, Sutherland et Scott Glenn abonnés aux seconds rôles surtout pour la DTV, je regrette vraiment le temps béni de ce cinéma-là et la disparition des acteurs comme Russel, Rebecca de Mornay ou Jason Leigh. Même Ron Howard ne fait plus rien depuis quelque temps. Il est totalement impensable de refaire le même film aussi bien ces jours-ci, même avec 10 fois plus de blé, c'est juste pas possible, c'est comme ça. Faut voir le navet ''Ladder 49'' pour le comprendre. Raison de plus pour redécouvrir ce morceau de bravoure encore et encore et se délecter de son arrière gout de paradis perdu. 

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