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Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

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20/11/2012

Paura nelle Citta dei Morti Viventi aka Frayeurs (1980)


Dans la ville de Dunwich, le père Thomas se pend dans un cimetière. Son suicide a pour effet malheureux d’ouvrir les portes de l’Enfer, permettant aux morts de revenir sous forme de zombies. A New York, au même moment, Mary, une médium, a des visions atroces. En compagnie du journaliste Peter Bell, elle va se rendre à Dunwich pour tenter de refermer les portes de l’Enfer avant la Toussaint, sous peine de voir le monde entier envahi de zombies…


Frayeurs est probablement LE film le plus connu et le plus aimé par les fans de Lucio Fucli, en tout cas c'est celui qui garde la plus grande place dans mon coeur. A juste titre, puisqu'il constitue le sommet de la carrière du metteur en scène, celui ou il affine et maîtrise à la perfection son style et son univers fantasmagorique et acquière définitivement un statut de réalisateur culte et de maître de l'horreur. 



Cette fois-ci, il ne s'agit plus d'une commande mais bel et bien d'une oeuvre mûrement réfléchie et coécrite  avec son collaborateur Dardano Sachetti. Fulci avait voulu faire un film sur la peur qui, disait-t-il est le sentiment le plus vieux de l'homme mais aussi le plus libératoire. Le film devait d'ailleurs s'appeler uniquement  ''Paura'' (Peur), mais les producteurs voulaient encore une fois profiter de l'effet de mode et rajouter ''Morts-vivants'' dans le titre. Pourtant ici pas de lien avec les précédents Zombies de Fulci, ou ceux de Romero. Dans ''Frayeurs'', l'intrigue s'articule autour d'un des sept portes de l'enfer - thème que le réalisateur développera encore dans deux films suivants- qui est soudainement ouverte par le suicide d'un prêtre, lâchant  sur la ville de Dunham un marasme de violence, de sang et d'horreur.

Comme toujours chez Fulci, il est tout d'abord question d'ambiance. Et à ce titre, ''Frayeurs'' porte bien son nom puisque rarement un film n'aura instauré une atmosphère aussi oppressante, glaciale et terriblement pessimiste, qui noue l'estomac de bout en bout, bien avant même que les monstres fassent leur entrée. Fulci construit son film à la manière d'un rêve éveillé, un tableau fantasmagorique et poétique plongé peu à peu dans l'étrange puis dans l'horreur.  Oubliez les morts vivants du titre, ce film est surtout une histoire de fantômes et de ville hantée spécialement dans la première partie ou les habitants sont terrorisés (puis dézingués) par le fantôme de ce prêtre mort. Le réalisateur en profite d'ailleurs ici pour régler ses comptes avec l'institution religieuse chrétienne qu'il méprise dixit d'innombrables clins d'oeils aux symboles religieux qu'il malmène comme la suicide du prêtre (péché suprême dont les conséquences seront funestes) ou les larmes de sang (en référence à la madone) qui accompagnent tous les meurtres.

Fulci construit son film sous forme de vignettes sans forcément de rapport entre elles mis à part le lieu dans lequel elles se déroulent, accentuant ainsi le coté irréel. Il en profite d'ailleurs pour soigner l'effet de chacune de ses scènes et offre des chocs visuels à haute teneur en hémoglobine qui explosent le trouillomètre et font immédiatement dégobiller les âmes sensibles: j'en cite entre autres la claustrophobie scène d'enterrement vive de l'héroine, bien avant Kill Bill, le perçage de crane d'un jeune attardé par une chignole industrielle, les fracassage de cranes à mains nues avec zooms sur la cervelle qui dégouline et surtout surtout la scène qui m'a traumatisé pendant toute mon enfance et qui me fait toujours autant d'effet: Celle du fantôme du prêtre qui, par le simple regard, fait saigner une jeune femme de l'intérieur puis lui fait vomir toutes ses tripes et ses entrailles, un vrai cauchemar éveillé. On y voit aussi le grand talent du spécialiste des effets spéciaux Giannetto de Rossi qui arrive à faire pratiquement de la magie sur le set. Nous citerons à ce propos la vision diabolique de l'antre de l'enfer dans lequel s'engouffrent les héros et la richesse et la beauté du décor qu'il a créé.

Pour terminer notons comme d'habitude le formidable score du génial Fabio Frizzi qui en quelques notes transporte le spectateur en plein coeur de cet univers fantastique que crée Fucli et lui fait vivre l'expérience avec encore plus de profondeur et d'intensité, faisant de ces compositions un piler dans l'univers ''Fulcien''.

Ainsi donc, ''Frayeurs'' constitue non seulement le sommet de la carrière d'un maître de l'horreur mais aussi un très grand film d'une beauté macabre et d'une violence qui reste encore aujourd'hui inégalée. A découvrir absolument, ainsi que sa bande originale. Parole d'Atef.

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