Slide # 1

Slide # 1

Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

Slide # 2

Slide # 2

Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

Slide # 3

Slide # 3

Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

Slide # 4

Slide # 4

Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

Slide # 5

Slide # 5

Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

02/11/2012

Cannibal Ferox (1981)


Des étudiants en anthropologie se rendent en Amazonie pour démentir les rumeurs de tribus cannibales. Sur place, ils rencontrent Mike et Joe, deux Américains trafiquants d'émeraudes et de cocaïne, ayant réduit des indigènes à l'esclavage. À la suite du mauvais traitement des indigènes par les trafiquants, du viol et du meurtre d'une jeune fille de la tribu ainsi que d'autres tortures infligées à leur peuple, les indigènes se révoltent contre leurs tortionnaires. Ces derniers vont être soumis aux pires outrages.


 Après le succès monstre de Cannibal Holocaust, ce n'était qu'une question de temps avant que la formule fasse des petits et ça n'a pas raté: Cannibal Ferox, réalisé par Umberto Lenzi (considéré comme le vrai père de la mode cannibale) sort pile un an après et porte en lui tous les gênes du produit à formule et du bis opportuniste.

La jaquette du film ne fait de mystères sur ses intentions, pour preuve ses jolies demoiselles légèrement vêtues et aux nichons bien remplis qui se font dépecer par des indigènes. En haut, une étiquette qui proclame haut et fort que le film a été banni (à l'époque) dans 31 pays et que c'est le film le plus violent qui ait jamais été tourné. Ce n'est probablement pas faux: Cannibal Ferox ne cherche pas midi à quatorze heures et ne s'embarrasse pas de fioritures, il va droit au but et n'a pas d'autre ambition que de faire étalage de scènes gores à la limite du soutenable et par la même occasion de mettre en valeur les talents de maquilleur et spécialiste des effets spéciaux sanglants Gianetto de Rossi.

Sur un scénario con-con digne des productions actuelles des studios américains (3 belles demoiselles seules, se mettent en tête d'aller en foret vierge pour démontrer l'existence des pratiques cannibales au sein de la communauté indigène. Elles rencontreront deux malfrats en cavale qui les conduiront à leur perte), le film aligne des boucheries réjouissantes ou répulsives, au choix avec un sens certain du masochisme. Aussi pourrons nous admirer cette éventration d'un personnage pour se repaître de ses intestins, cette scène culte du scalp (le cerveau, c'est bon pour le cholestérol), cette énucléation à la machette (quelle précision) mais aussi la plus célèbre (pour faire ombre à l'empalement à la poutre de Cannibal Holocaust) cette charmante nymphette suspendue par des crochets dans le corps et j'en passe et des meilleures. 

Les animaux ne sont pas en reste non plus, dans la plus pure tradition de l'époque (Certains diront ce sont eux qui s'en prennent le plus sur la gueule). Ainsi, Cannibal Ferox fait encore plus fort que National Geographic en filmant un papillon qui se fait bouffer par un indigène (pour conjurer le mauvais sort, essayez pour voir), un autre qui se fait bouffer par une tarentule, la même tarentule qui se fait écraser, un tapir qui se fait étrangler par un anaconda, un tigre qui bouffe un singe perché sur un arbre.... bref du grand reportage animalier avec zooms gratuits à l'appui. Pas très écolo tout ça. Malheureusement, le film n'offre rien de plus que ces scènes sanglantes pour les amateurs du genre, il ne fait que copier son modèle en foutant à la trappe tous les messages qu'il véhiculait et en se focalisant sur son aspect gore.

Cannibal Ferox est donc une série Z purement anecdotique et qui a fait les beaux jours des video-clubs VHS. Son réalisateur à choisi la voie de la facilité et de l’opportunisme en copiant sans vergogne un modèle, Cannibal Holocaust, qui -lui- avait au moins le mérite d’offrir un minimum de profondeur et plusieurs niveaux de lecture. A réserver donc un uniquement aux amateurs de sensations fortes pas trop exigeants. 

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire