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06/06/2012

Rabbit Hole (2010)




Rabbit Hole tente le pari de traiter de front un sujet pas vraiment folichon, à savoir la perte d'un fils de quatre ans et le combat des parents (Nicole Kidman et Aaron Eckhart) pour composer avec cette perte et d'aller de l'avant malgré tout. 

Le mérite de ce film est d'abord qu'il ne sombre pas dans le pathos et les raccourcis lacrymaux à base de guimauve (comme par exemple dans "Aussi profond que l'Océan", sur un sujet presque similaire). Le réalisateur ne cherche pas à faire de la surenchère et se pose en observateur de ses personnages, les laissant évoluer dans leur environnement et en filmant leurs émotions et leurs réactions. Il brosse ainsi deux portraits et deux réactions distinctes face à cette tragédie à travers le Père et la Mère, qui vivent chacun différemment cette perte. Le premier essaye de maintenir un rythme de vie normal, de ne pas se laisser consumer par la douleur par des moyens ''rationnels''. Il s'inscrit avec sa femme dans une thérapie de groupe et met un point d'honneur à n'en rater aucune. Il garde précieusement ses vieux habits et ses jouets ainsi qu'une vidéo de son défunt fils qu'il visionne en secret chaque nuit avant de se coucher. La mère par contre est plus ''frénétique'' dans son besoin d'aller de l'avant: Elle donne tous les vieux habits et jouets de son fils à la charité, cesse d'aller dans les thérapies de groupe qu'elle juge stériles ("Toutes ces bondieuseries, c'est pas pour moi'' confie-t-elle à sa mère), vire le chien, veut vendre la maison dans laquelle ils habitent et, plus étrangement, se rapproche du jeune adolescent qui a tué son fils. 

La finesse de la réalisation est pour beaucoup dans le succès du film. La caméra s'efface complètement pour laisser libre cours aux performances d'acteurs, avec en tête une Nicole Kidman exceptionnelle qui porte littéralement le film sur ses épaules. Le réalisateur n'appuie pas les propos de ses protagonistes par des effets inutiles et à l'opposé des autres films du genre, ne recours pas à une musique envahissante qui en rajoute des tonnes. Tout est affaire de dosage et fort heureusement ici, la performance dépasse tout enjeux esthétique extérieur au drame. Par contre, là ou le bas blesse, c'est que malgré tous ces atouts, Rabbit Hole souffre d'un certain académisme qui le plombe par moments et gâche quelques bonnes idées qui auraient gagné à être creusées. La première et la moins négligeable est justement celle de la rencontre entre la mère et l'ado qui a tué accidentellement son fils, somme toute assez schématique qui à force d'éviter la surenchère tombe totalement à plat. Pourtant le vrai potentiel du film était là: le réconfort et le salut dans la rencontre avec le meurtrier de son enfant. La confrontation semble ici tout à fait banale et convenue: En gros le réconfort vient grâce à une BD crée par le jeune ado au titre de Rabbit Hole (d'ou le titre du film, t'as compris) qui parle d'univers parallèles et la théorie selon laquelle, quelque part ailleurs, il existe d'autres ''Nous'' qui vivent leur vie et qui sont ''heureux". Bon. L'autre grande opportunité était aussi de creuser la relation complexe entre Becca/kidman et sa mère, sachant qu'elles ont toutes deux perdu un fils. Un aspect relégué au deuxième plan, se résumant à quelques scènes de disputes. Dommage, parce que ces sillons semés ici et là tout au long du film et mal exploités auraient donné encore plus de profondeur au film et, ci ce n'était le casting irréprochable, Rabbit Hole n'aurait été rien d'autre qu'un film indépendant US de plus dont l'étiquette ''Sundance'' est souvent un peu trop pesante.  


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