Slide # 1

Slide # 1

Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

Slide # 2

Slide # 2

Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

Slide # 3

Slide # 3

Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

Slide # 4

Slide # 4

Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

Slide # 5

Slide # 5

Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

12/01/2012

Or Noir (2011)


De par son sujet, Or Noir contient en lui même les gênes d'une grande fresque épique dans la droite lignée des superproductions hollywoodiennes d'antan. C'est connu les grands espaces désertiques se prêtent bien aux épopées sur pellicule, surtout en cinémascope. De ce côté là, le film remplit admirablement sa mission, surtout que le réalisateur Jean-Jacques Annaud semble tout désigné pour prendre les rennes d'une pareille entreprise. En vieux briscard aguerri, il a tout le savoir faire nécessaire pour offrir un film à grand spectacle, tirant profit des magnifiques paysages du désert Tunisien, de somptueux décors et d'un casting d'acteurs iconoclastes mais complémentaires. Comme tout film d'aventure qui se respecte, les scènes d'actions se succèdent à un rythme soutenu intercalés de grands discours galvanisants et d'amourettes compliquées et de trahisons tragiques. D'un point de vue formel, pas de doute, l'Or noir est une belle réussite. 

Pourtant ce n'est pas là le principal intérêt du film. Comme je le disais plus haut, le plus important ici est bien l'immense potentiel de son sujet. Car dans cette lutte entre deux Emirs rivaux qui se disputent l'industrie naissante du Pétrole, c'est tout le formidable dilemme des pays arabes qui est mis sous les feux des projecteurs: Quel comportement adopter face à la séduction du capitalisme dans une zone ou la pauvreté menace de plus en plus les monarchies. Deux courants se font face dans le film personnifiés par les deux Emirs: Le traditionaliste/immobiliste Amar (Mark Strong) et le progressiste/vicieux Nessib (Antonio Banderas). A travers leur lutte transparaît  toute la division des pays arabes face à l'ingérence occidentale. Autant dire que, dans le contexte actuel, cette trame à tout ce qu'il faut pour être purement explosive.
Pourtant, or noir ne fait que survoler cette dimension politique sans avoir le courage de creuser un peu plus son sujet. Pourtant il suffisait d'un rien, mais le réalisateur préfère visiblement réduire cette dualité à une simple différence de caractères et se focalise plutôt sur l'évolution de ses personnages dans un pareil contexte. Peut être que les fonds Qataris apportés au financement du film ont calmé les ardeurs des scénariste? Ce parti pris du réalisateur ne se révèle pas payant, car le film est flanqué de plusieurs défauts qui    plombent le tout et font grincer les dents.

Le principal défaut (à mon sens) relève dans le personnage clé du film: le Prince Auda, interprété par Tahar Rahim. Si l'acteur à tout le charisme qu'il faut pour porter sur ses épaules un pareil personnage, il est malheureusement desservi par un scénario qui le décridibilise considérablement. Il m'est vraiment difficile de croire que ce prince, frêle et introverti, plongé dès son plus jeune âge dans les livres et les bibliothèques et qui n'a jamais posé pied en dehors du palais royal se transforme en quelques heures en foudre de guerre, rompu à l'art du combat et de la stratégie renversant avec une aisance louche. Le miracle ne s'arrête pas là puisque non seulement il s'avère un leader aguerri, mais de plus il est tellement charmant qu'il rallie à lui tous ceux qui le croisent à commencer par les propres prisonnier qu'il escortait (et qui pourtant avaient entrepris de massacrer tous leurs gardiens dans une violente mutinerie, cinq minutes auparavant). Je ne sais pas mais je me souviens que même Neo dans Matrix en avait bavé plus que ça pour prouver qu'il était bien l'élu...
Le deuxième point qui m'a gêné est le personnage de Nessib lui même. Si Antonio Banderas porte très bien les habits traditionnels arabes, son jeu (je ne sais si c'est volontaire ou pas) verse beaucoup trop dans la caricature à mon goût, à tel point que je ne suis pas arrivé à cerner ses vraies motivations. Pourtant dans une scène tôt dans le film, il nous est montré comme un monarque soucieux de ses sujets, accablé par le manque de soins qu'ils rencontrent et qui voit le pétrole comme un moyen d'améliorer avant tout leur bien être. Mais au fil des évènements, il ne se cantonne plus qu'a des mimiques moyennement drôles pour ne pas dire carrément ridicules.
Et enfin pour finir, deux mots sur la romance dans le film qui est vraisemblablement là uniquement pour respecter le cahier de charges tellement elle est tirée par les cheveux. Elle n'a joute rien et se veut proche d'un Romeo et Juliette du golfe, mais on n'y croit pas une seconde.

Or Noir reste agréable à voir si l'on est pas trop regardant, mais qui n'empêche pas une grosse frustration  en passant à côté de l'essentiel au profit du grand spectacle.


   

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire