Slide # 1

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Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

Slide # 2

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Slide # 5

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30/11/2011

The Blair witch Project (1999)



En 1999, à une époque ou le film d'horreur était quasiment mort, deux futés Daniel Myrick et Eduardo Sánchez écrivent et réalisent cette petite pépite d'angoisse avec des clopinettes et en un temps records avec le succès massif qu'on lui connait.  

Au delà du scénario, pas mal flippant tout de même, Blair Witch project a popularisé ce qu'on appelle aujourdhui le ''Found Footage'' ou ''vidéo retrouvée'' qui continue 12 ans plus tard à faire des émules, pour le meilleur (La Trilogie Paranormal Activity, REC) et pour le pire (Quarantine 2, The Zombie Diaries 2). Souvenez-vous, en 1999 le truc in était devenu se faire shooter par sa propre caméra et ce bouton Rec clignotant au coin de l'écran, une série surfant sur la vague à même vu le jour (pour une courte durée tout de même, heureusement) ''Freaky links'', vous vous rappelez?  Ce procédé n'était pas nouveau puisque presque 20 ans plus tôt, il avait fait son apparition, toujours dans le genre horreur, dans le célèbre Cannibal Holocaust (1980)et son clone Cannibal Ferox (1981). Il est d'ailleurs intéressant de constater les similarités entre Blair witch Project et le film de 81: Tous deux racontent à travers une vidéo retrouvée le périple funeste d'un groupe de documentalistes en pleine forêt (du Maryland pour ce film, en Amazonie pour l'autre film) et qui se retrouvent imbriqués dans une situation qui les dépasse (ouais, tu parles d'un euphémisme). Les ressemblances s'arrêtent là puisque le traitement diffère largement dans les deux films. Là ou Cannibal holocaust est foutrement gore et démonstratif , l'approche de Blairwitch Project est beaucoup plus subtile et tire grand avantage de son concept. 

D'abord, le film est volontairement amateurial dans la pure tradition du Less is More. Les acteurs eux même sont des amateurs, la plus grande partie des dialogues sont improvisés, les décors minimaux  et le tout a été filmé en 8 jours. C'est ce qui constitue le point fort du film, et qui créa la formule pour les années à venir. Cette simplicité est à elle seule l'arma fatale dans ce genre de films puisqu'elle permet une totale identification par le spectateur aux protagonistes, surtout qu'ils n'ont rien du canon hollywoodien pour distraire l'oeil et l'esprit. Le spectateur est totalement immergé dans l'histoire et réagit au quart de tours à ce qui s'y passe. Les réalisateurs jouent ingénieusement avec nos nerfs avec un craquement par ci, une silhouette par là, et distillent juste ce qu'il faut d'informations pour enflammer l'imagination et voilà, le tour est joué: une angoisse d'une efficacité imparable. 

Les créateurs ont même poussé le concept à son paroxysme avec une campagne marketing de génie en créant une campagne de mystification et de brouillage de pistes, avec de faux sites relatant les incidents du film, de faux appels à témoins, des avis de recherche avec les noms des personnages, des documentations bidons sur la sorcière de Blairwitch... Une idée de génie qui contribua à l'essor commercial du film et au raz de marée qu'il a déclenché. 

Revoir BlairWitch Project 10 ans est assez surprenant car je trouve qu'il n'a pas trop mail vieilli, même si les effets ne sont pas aussi effrayants, déjà-vu oblige. Mais c'est surtout intéressant pour se rendre à quel point il a été copié, à toutes les sauces et avec divers résultats et de se dire que finalement... il fallait y penser!   

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