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29/09/2011

L'Homme sans Visage (1993)


Deux ans avant de signer la fresque épique que l'on connaît et qui consacrera son réalisateur au panthéon des stars hollywoodiennes, Mel Gibson signa en 93 cette adaptation du livre ''l'homme sans visage'' pourtant réputé sulfureux et qui constitua son tout premier essai derrière la caméra.

Si ce n'est pas le coup de maître d'emblée, le résultat s'en approche largement. Il faut reconnaître à Gibson le mérite d'avoir choisi un projet modeste pour ses débuts, contrairement à un Kevin Costner par exemple qui était allé danser avec les loups (et le succès que l'on lui connait). Loin de toute grandiloquence, Gibson se concentre ici pleinement à ses personnages et à leur psychologie refusant toute tendance au grand spectacle et préférant le drame intimiste et émotionnel à travers la relation tumultueuse, parfois difficile et souvent ambiguë entre un jeune élève en mal de repères et un vieux maître défiguré et exilé de tout contact humain depuis longtemps.
Le premier point fort de ce film est bien sûr le scénario qui brasse sur un fond apparemment simpliste des thèmes universels comme la quêté de reconnaissance, l'homophobie, la pédophilie et la rédemption. Mais il faut aussi reconnaître le talent évident de la direction d'acteurs de Gibson qui , il est vrai, bénéficie de sa longue et propre expérience. La réalisation est toute en finesse et sait se jouer des poncifs habituels et des recettes faciles, surtout que le potentiel lacrymal est bien présent. Et en prime le jeu d'acteurs est au top grâce à la révélation Nick Stahl (Terminator 3: Rise of the Machines) dans son tout premier rôle, en petit garçon enfermé et étouffé dans le monde féminin de sa mère égocentrique, de ses demi-soeurs autoritaires et abusives. Son seul salut réside dans l'obtention d'une bourse d'études qui lui payera son ticket pour l'indépendance. Mel Gibson offre quant à lui l'une de ses meilleures prestations (mais on dit ça de chacun de ses rôles remarquez) dans la peau de ce mystérieux instituteur, taciturne et au passé plus que trouble (il ne devait pas jouer dans le film, mais après le refus de tous les acteurs de sa liste pour jouer dans son film, il s'est résigné à le faire lui même). Au fil du film, l'élève et le professeur apprennent peu à peu à se connaitre et à s'apprécier et découvrent qu'ils ont plus de points communs qu'il n'y paraît. Tous deux sont exilés en marge de la société, tous deux cherchent à échapper à une société autoritaire et moralisatrice, mais un seul trouvera le chemin de la rédemption.

''L'homme sans visage'' demeure à ce jour un petit joyau du cinéma 90's malheureusement occulté par le succès de son successeur, mais qui mérite assurément le détour.

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