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09/05/2011

Cape Fear (1991)


Cape Fear est la septième et avant dernière collaboration entre Robert de Niro et son réalisateur fétiche martin Scorcese. Elle constitue l'une des toutes dernières transformations hallucinantes de l'acteur dans l'un des innombrable rôles qui lui valurent sa renommée et attestent encore aujourd'hui de son immense talent.

Ce rôle c'est celui de Max Caddy, un ex taulard fraîchement sorti de cabanon après 14 ans de rétention pour viol d'une mineur. A peine sorti, une seule idée en tête: Faire la peau à son avocat qu'il tient pour responsable du cafouillage de son procès.

Bien sûr on pourrait s'arrêter uniquement au don surnaturel de DeNiro pour les transformations physiques pour ses rôles, de Travis Bickle à Jake LaMotta ou à Al Capone (bien plus tard). Ici, méconnaissable et tout en muscles, couvert de tatouages et démarche chaloupée: des prouesses qu'il connait bien. Mais là ne réside pas seulement tout son talent, et en Max Caddy il trouve encore un défi à sa démesure.

Caddy n'est pas la brute sans neurones qui sort de taule et veut sa revanche à la vas vite. C'est un homme qui s'est fait tout seul durant 14 ans d'incarcération houleuse. D’illettré, il est passé à un vrai petit génie, retors et pervers. Sa vengeance envers son avocat (Nick Nolte) il l'a pensée dans tous les détails. Elle n'est pas seulement physique, mais elle passe avant tout par l'humiliation, l'anéantissement mental total et la destruction de tout ce qu'il a de plus cher: Son chien, son amante, sa femme et surtout sa fille mineure (Juliette Lewis, nominée à l'oscar pour son rôle) qu'il pervertit jusqu'à la moelle. De Niro donne vie à ce psychopathe dans une performance d'acteur hallucinante à tout point de vue. Rien qu'à le regarder, on sait que c'est un fauve sauvage et dangereux, mais qui sait aussi user de tous son charme pour obtenir ce qu'il veut. Du grand Art!

Ce n'est pas le seul atout du film, certainement pas. Le grand Scorcese filme Cape Fear comme un Néo-noir (le film est un remake de 1962) à la façon d'un Hitchcock. Des plans larges, une caméra aérienne et la musique à la façon d'Elmer Bernstein reprenant Bernard Herman, nous plonge dans les souvenirs du maître. Mais Scorcese ne se contente pas de suggérer une ambiance angoissante, il l'installe durablement usant de toutes les ficelles et de tout son savoir faire coutumier pour faire suer son spectateur et le tenir en haleine.

Un thriller d'une redoutable efficacité et un DeNiro au sommet de son art, voilà tout ce dont est ''Cape Fear'': Un vrai bijou.





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