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Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

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18/10/2010

The Passion (2004)


KesKecé :

Après avoir construit une table, dîné à treize avec ses amis et rendu son oreille à un soldat, Jésus se fait tabasser. Pendant deux heures. C’est dire si Jésus Crie…

Lynchage biblique:

Après le tollé mondial cataclysmique qu’a déchaîné ‘’La passion du Christ’’ un peu partout à l'époque, l’envie pour moi était grande d’aller se faire sa propre opinion et voir d’où pouvait bien venir tout ce raffut. Cela étant fait, un constat s’est imposé : Si ‘’La passion…’’ pose un problème, ce n’est pas celui que tout le monde s’acharne à croire (certains plus que d’autres apparemment).
Si vous aussi vous avez été bernés par tout le battage médiatique qui a accompagné le film et pensiez trouver la réponse à la question : qui veut la peau de Jésus Christ? Détrompez-vous le film n’en à cure. Déjà dès les dix premières minutes un avant-goût est donné : L’arrestation de Jésus ne s’est pas faite dans la dentelle. Tout ce qui suivra non plus, et c’est bien là le problème du film. De scène de violence en scène de violence arrosés autant par le sang que par les larmes de Marie, le spectateur assiste médusé et perplexe à ce déchaînement d’hémoglobine et à rien d’autre. La perplexité laissant bientôt place à l’agacement voir le profond malaise pour certains. Car le fait que Jésus ait souffert cela personne n’en doute, mais est-ce bien un motif suffisant pour en faire tout un film? Non. Et pourtant… Monsieur Gibson ne se donne même pas la peine de nous présenter certains des personnages (mais qui est celle qui est à coté de Marie? Et ceux qui se font crucifier avec le malheureux ? Et le mystérieux personnage avec le serpent, est-ce bien… ?) Ce qui donne la désagréable impression de snober complètement le spectateur et de le laisser hors du coup (sans mauvais jeu de mots).
Plus encore que la violence elle-même, c’est aussi et surtout la façon dont elle est filmée : Explicite à outrance, gratuite à souhait et complètement dénuée de pudeur. Des coups de poings aux coups de pieds, des coups de fouets aux coups de piquets, rien ne nous sera épargné, tout sera montré et remontré avec une insistance qui frise la perversité : ‘’Regardez comme c’est moche…Regardez comme c’est violent… Oh, oui ça doit faire mal ça !!…’’ Et au réalisateur d’en remettre une couche avec gros effets spéciaux et ralentis esthétisants inutiles sinon complètement ridicules par moments.
Mais pourquoi ? Dans quel but ? Fidèle retranscription biblique d’un fait existant? N’est-ce pas un peu trop en faire ? Faire le procès des assassins présumés de Jésus ? N’est-ce pas enfoncer des portes ouvertes ? Petit caprice de Star ? N’est-ce pas complètement stupide?? En effet, points d’interrogations…
‘’La passion du Christ’’ est donc un film qui vous laisse l’arrière goût de vous être fait manipuler de bout en bout et donne l’envie folle de crucifier quelqu’un. La faute n’est pas tant celle d’un réalisateurs aux motifs obscurs (accordons lui le bénéfice du doute) que celle d’une affiche publicitaire d’une triste naïveté pour ne pas dire d’une irresponsabilité imbécile: Un évènement unique de l’histoire, un chef d’œuvre qui porte la marque des grands films de la décennie… Et mon cul, c'est du poulet?

Du film il gardons au moins le thème universel : La tolérance pour le salut de nos âmes. Aimons nous les uns les autres, même Mel Gibson. De toute façon ce fut à partir de ce film là qu'il commença lentement mais surement à enterrer sa carrière et son image publique, scandale après scandale. Reviens Mel!!

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