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Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts Read More

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03/11/2013

Maniac Cop III: Badge Of Silence (1994)

L'officier Matt Cordell est de nouveau de retour d'outre-tombe. Cette fois il est à la recherche d'une fiancée, qu'il trouvera en Kate, une jeune femme flic abbatue lors d'une prise d'otages. Cette dernière a été comme lui cataloguée de "Maniac Kate" car des journalistes sans scrupules ont montrés des images d'elle mensongères, la décrivant comme une machine à tuer, tirant même sur les otages...


Sorti en 1988, le premier Maniac Cop avait réussi le pari de combiner à merveille le film d'épouvante et celui du policier 80's, accouchant d'une pépite classieuse qui le fit entrer instantanément au rang des classiques de l'horreur. Ce ''Badge Of Silence'' est donc la troisième et dernière partie de la trilogie culte. Mais au vu du résultat effroyable, il n'est pas étonnant que personne n'ait voulu tenter une quatrième suite. 


Comme toute suite qui se respecte, le bis-repetita est de mise avec un pitch/prétexte sans complexes: Alors que le deuxième film laissait voir un Matt Cordell/Maniac Cop enfin en paix et enterré pour de bon, ne voilà-t-il pas qu'un obscur adepte de voodoo en décide autrement et ressuscite le pauvre diable. Et comme les vieilles habitudes ont la ''vie'' dure, nous revoilà plongés dans un nouveau parcours sanglant, mais cette fois-ci il ne s'agit pas de vengeance personnelle (puisque Cordell avait charcuté à peu près tout le monde dans le précédent épisode) mais bien pour réhabiliter une collègue plongée dans un profond coma suite à une fusillade qui a mal tourné et dont la réputation a été salie par des reporters véreux. Sa route croisera de nouveau celle du Detective McKinney, qui tente lui aussi de laver l'honneur de la policière. 

 Très tôt dans la production, des divergences ont éclaté entre le réalisateur William Lustig et son scénariste Larry Cohen d'une part et les producteurs d'autre part concernant le ton et l'univers dans lequel devait évoluer ce nouvel opus. Lustig et son scénariste avaient en tête de faire un film noir, encore plus que les précédents où le fantastique prendrait définitivement le pas (notamment par l'introduction des rites voodoos) et de situer l'action dans un hôpital désaffecté à Harlem, plantant ainsi un décor lugubre, gothique en hommage aux grand classiques de la Hammer et où le Maniac Cop serait en quelque sorte le nouveau monstre de Frankenstein. Las, les producteurs n'en voulaient rien savoir et firent pression pour imposer leur vision, préoccupés uniquement par l'appât du gain facile et de capitaliser bêtement sur le nom de Lustig et du Maniac Cop. Lustig finira par déclarer forfait et quittera la bateau avec son scénariste en milieu de tournage et reniera ce film dont le producteur Joel Soisson prendra les rennes. 

Au vu du résultat, il est en effet très difficile de reconnaître une quelconque empreinte de l'auteur de ''Maniac'' tant le film fait preuve d'une nullité affligeante. Sautant à pieds joints dans le nanar, les producteurs présentent une liste d'abominations longue comme le bras commençant par la pire: un scénario taillé à coups de serpe dont on ne comprend rien, ni actions, ni motivations. Non contents de ''trahir'' l'esprit de la série en délaissant en grosse partie le milieu urbain au profit d'un décor unique dans un hôpital, les producteurs font du Maniac Cop un gentil redresseur de torts qui est touché par le destin pas très cool d'une fliquette comateuse et qui ne s'en prend de fait qu'aux ordures et aux corrompus. Le film consistera donc en priorité à aligner des personnages secondaires, démontrer à quel point ils mériteraient de crever, puis exauce vos vœux en les envoyant à la mort. Une mort nanardesque, attention! Puisqu'on est dans un hôpital, le Mania Cop tue à coup de défibrillateur et rayons X (plus ridicule que spectaculaire, certes). On appréciera aussi moyennement cette amourette débile qui unit le personnage de Robert Davi à une doctoresse blonde (non ce n'est pas une insulte), pas plus que les répliques niaises qu'ils s'échangent à tout bout de champ au détriment de la trame principale dont le réalisateur se fout comme de l'an quarante. Si on ajoute à cela une réalisation d'une platitude crasse, un montage pas moins, avec son lot de faux raccords où l'on passe de la nuit la plus noire au jour ensoleillé en deux secondes, nous obtenons donc un très beau ratage franchement indigne de cette franchise qui avait beaucoup de qualités et un énorme potentiel. 

Que reste-t-il donc à ce troisième volet? Trois fois rien. Deux ou trois scènes qui valent le détour comme le lancé d'un mec puis flingué dans les airs, un gunfight dans un hôpital qui n'aurait pas déplu à John Woo et un final hallucinant d'un Maniac Cop en feu (il adorerait pas ça des fois?) conduisant à tombeau ouvert et écartant les voitures sur son passage à mains nues. A part ça, il ne faut pas s'étonner que la franchise se soit arrêtée là, malgré une fin ouverte, William Lustig ayant déserté les plateaux depuis des années. Un triste épilogue à une saga qui mérite amplement d'être redécouverte, à défaut d'assister à un revival façon Rocky Balboa.  


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